19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 16:31

 


Événements poétiques | Le Printemps des Poètes | « Les femmes & le désir en poésie »

 

 

 

 

 

 

 

La Mouille scandaleuse*

 

 

 

 

Roxane Darlot-Harel

Professeur agrégée de lettres modernes

Son blog

 

 

 

Crédit photo : La naissance de Vénus par Sandro Botticelli, Commons, Wikimédia. ​​​​​​​

 



 

Tempus lente fugit et amor celeriter nascitur

 

 

Il fallut des années, nombreuses et limpides,

Avant que je te trouve et que je te connaisse.

Tout était sobre alors, je n’étais point avide,

Avide de ta bouche où mes tourmentes naissent.

 

Comment ne pas crier que tu me bouleverses,

Que je ne savais rien ; que je m’étais trompée

Quand je croyais aimer des hommes. À l’inverse

C’est toi que je cherchais, une averse, trempée.

 

Ils me sont bien passés ces frémissements vagues.

Si j’effleure ta peau, si tu frôles mes cuisses,

Comme pour compenser ces années vulgivagues,

 

Je me noie de désir, juste en une seconde.

Et je me noie d’amour à mesure où languissent

Tous mes sens secoués par tes troublantes ondes.



 

 

Naevus vulvae

 

 

Et lorsque mon œil glisse où ta peau se chiffonne

Pour suivre goulûment ses lignes et ses fronces

Aux fils souples et crème, aux moirures de sconse,

Il se fixe un moment sur un bord qui moussonne.

 

La nature est taquine et pare quelquefois

Ses objets préférés de bijoux très discrets ;

Et sur ta lèvre enfouie dans l'ombre et le secret

Elle a posé ce grain de beauté que je vois.

 

À croire qu'elle pensât que cette mouche rousse

Fût un appât de plus pour que je colle à toi –

Pour vaincre la pudeur de la timide proie.

 

Mais elle eût pu, le grain, l'ôter de la frimousse :

Je ne peux oublier le monde entre tes cuisses 

Il envoûte mes sens, par tous ses interstices.

 

 

« Je suis si sèch' sèch', d'habitude, ma chérie »

 

 

Quand l'aube aux doigts de rose humecte un peu mes cils,

Une prime rosée a détrempé mes cuisses.

Comme mes yeux rosis qui pleurent de fatigue,

Mes lèvres – plus souvent – salivent de désir

 

Pour d'autres roses doigts, dès avant l'aube pâle,

Qui sont posés sur moi dans la chaleur des draps.

Il suffit que leur pulpe ait caressé mon bras,

Ait effleuré ma nuque, ait approché de moi,

 

Alors, conjugaison d'Éos et d'Astéria,

Ils paillettent mes nerfs d'une onde inépuisable ;

Une étoile piquante à chaque instant me cabre,

 

Et je l'exsude à flots dans des filaments gris

Qui collent aux dentelles de mon clitoris.

Déesse aux doigts de miel, sur terre tu m'animes.

 

 

 

* Le désir féminin, notamment, est un de mes thèmes fétiches. Dans cette proposition, je me concentre sur un aspect particulier du désir féminin : le désir féminin lesbien.

 

 

 

***

 

 

Pour citer cet ensemble de poèmes érotiques d'amour lesbien

 

Roxane Darlot-Harel, «  La Mouille scandaleuse » ensemble inédit de trois poèmes érotiques d'amour lesbien​​​Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Le Printemps des Poètes « Les femmes et le désir en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 19 février 2021. Url :  

http://www.pandesmuses.fr/desir/rdh-lamouillescandaleuse

 

 

 

 

 

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 19:10

 

Lettre no 15 | Eaux oniriques... | Poésie & Musique | poésie audiovisuelle 

 

 

 

 

 

 

Le récital de Mika :

 

 

féeries poétique & musicale

 

 

à l'Opéra Royal de Versailles

 

 

 

 

    

 

 Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

L'émerveillement, dans son double mouvement de surprise (impliquant la prise de conscience d'une distance) et d'admiration (entraînant la réduction de cette distance par la révélation d'une proximité ou même d'une fusion), peut apparaître comme une réponse programmée aux signaux que l'œuvre d'art nous adresse ; en ce sens, il est commandé par l'objet. D'autre part, l'émerveillement est une stratégie permettant au sujet de mobiliser son énergie, soit pour jouir de l'objet, soit pour l'apprivoiser ; à cet égard, le sujet, même naïf, est le maître de son émerveillement. Si la relation sujet-objet part du sujet, l'émerveillement a partie liée avec l'évidence ; si elle part de l'objet, il est de l'ordre du dévoilement. Mais quand on définit le merveilleux à partir de l'émerveillement, on en étend le champ au point qu'il finit par englober presque toutes les relations possibles entre le message artistique et celui qui le reçoit. (cf. article de Jacques. GOIMARD, « Le Merveilleux »)

 

 

 

 

Comme beaucoup d'entre vous, j'ai regardé le 3 février le récital de l'artiste « Mika à l'Opéra Royal de Versailles » à la chaîne éphémère « France TV Culturebox » de la TNT, canal 191 puis je l'ai revu vendredi le 5 février en début de soirée sur France 5 et vous livre ce billet critique rédigé hâtivement le 4 février dernier avant d'être complété et augmenté de plusieurs références et paragraphes...

Le concert de Mika à l'Opéra Royal use d'une palette riche de féeries artistiques (poétique, musicale, audiovisuelle) puisqu'il déploie un conte de fées, tissé de récits et d'anecdotes, et ponctué de déclamations, chants lyriques, mélopées et d'images nocturnes superbes du château de Versailles et de ses bosquets.

 

Une féerie vient comme on le sait de la surprise et de l'admiration suscitées chez la personne qui y assiste. Elle est par ailleurs étroitement liée aux fées et au merveilleux (cf. CNRTL, entrée « Féerie », provient étymologiquement de ''faerie, […] Déri. Fée [...]''). D'emblée, le terme « merveilleux » provient de « merveille » dont l'étymologie en latin est Mirabĭlia (ce qui étonne, surprend, suscite l'admiration et/ou qui est magique, féerique, fabuleux, mythique, surnaturel..., voir aussi cf. CNRTL, les entrées « Merveilleux » et « Merveille »), la féerie fait donc une partie intégrante de l'univers des merveilles et du merveilleux (voir la citation présente en au début de ce texte).

 

Dans cette esquisse des féeries poétique et audiovisuelle de Mika, on s'attarde un peu sur les deux aspects féériques les plus éclatants du récital en question : le premier est la féerie poétique, le deuxième concerne la féerie musicale.


 

 

I- La féerie poétique

 

 

La féerie poétique vient d'abord de l'Opéra Royal de Versailles qui joue rarement avec des chanteurs non lyriques, ensuite du lieu de la performance : Versailles qui est un lieu prestigieux chargé d'histoire et de magie ; il donne ainsi à voir un écrin d'enchantements sensoriels sublimé par les lumières et les couleurs. La nuit, les images des fontaines et de l'extérieur du palais versaillais puis celles la salle au décor majestueux d'antan accentuent l'effet onirique et nous font entrer dans un rêve éveillé, on chemine dans les coins et recoins aux différentes ambiances du château peuplé de fantômes de princes, princesses, de beautés artistiques diverses, et de magies des siècles passés.

 

Ensuite, la féerie poétique surgit de la manière dont Mika présente les artistes et la chorale (Ida Falk Winland, Gautier Capuçon, Jakub Jósef Orliński, Thibaut Garcia, Stefan Plewniak, Opéra Royal de Versailles et Gospel pour 100 voix) qui l'accompagnent et par l'éloquence avec laquelle il conte des anecdotes de son parcours artistique portant sur ses chansons transformées pour l'occasion en puissants philtres d'amour et de générosité aux effets surprenants sur le public.2

La féerie poétique du récital se dévoile également au fil des performances artistiques et au gré des séquences menant au bout du concert avec « Happy Ending ». Mika, en virtuose, tisse un fil rouge du début jusqu'à la fin du récital en alternant des histoires privées et des envolées lyriques, créant ainsi des contrastes, des distances et des proximités entre le public et lui. Et l'on tombe en merveilleux comme l'on tombe en rêve ou en amour.

 

La féerie poétique du récital vient ainsi du merveilleux poétique du lieu, de l'histoire narrée merveilleusement bien et des interférences entre modernité et classicisme : le patchwork des styles passant du décor et de la musique baroques à la modernité vestimentaire des artistes, choristes et celle des chansons et de l'interprétation.

 

Ce merveilleux poétique se compose ainsi de plusieurs éléments habituels de l'univers merveilleux des contes de fées ou nouvellement réenchantés, parmi eux, on cite :

 

1 – dans ce décor d'autrefois, les Muses et les Grâces veillent. Elles hantent les lieux. Les dieux s'insurgent aussitôt de partout et habitent le tout.

2 – les jeux de lumières tempérées, des pénombres, eaux et miroirs omniprésents dans l'enregistrement de ce récital-conte de fées rappellent étrangement l'atmosphère propre aux contes de fées où la nuit, les endroits sombres, les eaux sont habités par des êtres surnaturels divers... Les statues et peintures semblent soudainement reprendre vie.

3 – les sonorités du clavecin venues des siècles des fées autrement dit les XVIIe et XVIIIe siècles où le merveilleux jouait un rôle fort important dans les sociétés de l'ancien régime. Cet instrument musical aux tintinnabulements des clochettes nous renvoient irrémédiablement aux fées, châteaux enchantés et aux veillées mystérieuses.

4 – les mains dansantes du chef de l'orchestre Stefan Plewniak ne cessaient de jeter des sorts non seulement aux musiciens et artistes mais aussi au public. Tel un enchanteur d'antan, ses mains jouaient des partitions au langage secret et magique.

5 – la poésie déclamée des récits de la naissance de certaines chansons telles « Over My Shoulder », « Elle Me Dit », « Love Today ». Cette poésie du dévoilement surprend et attise la curiosité, l'étonnement et le sourire chez le public.

6 – la magie de l'« Abracadabra » des langues française et anglaise) chantées et parlées fait appel aux langues naturelle et surnaturelle dans les contes. Mika les mélange en passant de l'une à l'autre tel un sorcier usant de son savoir magique pour jeter des sorts ou se métamorphoser en un être surnaturel. Tel un aède de l'antiquité naviguant entre déclamation, mélopée, dit et chant, tel un Aladin (dit aussi Aladdin) au tapis magique, comme Ali Baba à la formule magique « Sésame ouvre-toi », il nous fait entrer dans son univers puis on voyage avec lui dans un monde parallèle. Mika en poète alchimiste du verbe, fait émerger un lyrisme surnaturel3 et narre ainsi une épopée personnelle, il devient un Ulysse passant d'un exploit à un autre... Il transforme des bribes d'histoires en un conte de fées rempli de ses peines et joies. Il compose tout au long de cette parenthèse enchantée des philtres d'amour avec « Ice Cream », « Origin Of Love », « Tomorrow », « Toy Boy », « Les Baisers Perdus » et nous ensorcelle. Le dernier titre est bien particulier parce qu'il renvoie étrangement au poème « Le Pont Mirabeau » de Guillaume Apollinaire mais pour mieux s'en détacher. Dans « Good Guys », Mika use de l'énumération pour rendre hommage à la mémoire des artistes et poètes (homosexuels, bisexuels, etc.) à qui l'on doit beaucoup : Rufus Wainwright, Wystan Hugh Auden, James Dean, Ralph Waldo Emerson, David Bowie, Wilfred Owen, Alfred Kinsey, Walt Whitman, Arthur Rimbaud, Cole Albert Porter, Jean Cocteau.

Et d'emblée les vers suivants :

 

If we are all in the gutter

It dosesn't change who we are

'cause some of us in the gutter

Are looking up the stars

​​​​​

 

rappellent la fameuse citation de l'auteur Oscar Wilde : « We are all in the gutter but some of us looking up at the stars »

Le poète lyrique Mika (se dit aussi lyreur ou lyriste), nous fait danser, rire, pleurer, s'émerveiller en voyageant par le biais de sa poésie intime et universelle dans les temps, espaces et états d'âme. Or, tout est dit dans cette phrase confiée à Vanessa Schneider dans l'entretien paru dans Le Monde : « On peut danser avec des larmes aux yeux » (voir l'article... ). Cette déclaration se cache déjà sous une autre forme verbale dans sa chanson interprétée en duo avec Soprano « Le Cœur Holiday »...

 

 

 

II- La féerie musicale

 

 

Quant à la féerie musicale, elle naît d'un mélange savant et savoureux de plusieurs genres et styles musicaux parmi lesquels on reconnaît facilement les musiques Pop et baroque ; avec les ripieno et concertino, on fait un saut dans le surnaturel, dans l'« Il était une fois ».

La féerie musicale provient aussi des sonorités estivales des instruments tels les clavecin, violoncelle et guitare. Le merveilleux culmine dans le geste interprétatif des musiciens et artistes, dans les mélopées et dans la litanie poussée à son paroxysme dans l'interprétation du poème « Over My Shoulder » par Jakub Jósef Orliński et Mika. La virtuosité des chanteurs subjugue, mais la sublime litanie du poème déclenche les larmes et la féerie se cache dans cet univers sensoriel nous éloignant des vacarmes pathétiques du quotidien.

Loin de la banalité quotidienne, loin du réel bigré des méfaits du Coronavirus, la beauté exotique des arrangements musicaux et la polyphonie des voix complètent cette symphonie multiculturelle aux effets surnaturels. Les voix comme les instruments peu à peu sont hantés par la lyre du dieu Apollon et deviennent magiques.

La fin de ce récital aux mille enchantements se dévoile avec la chanson « Happy Ending » chantée en duo avec la soprano Ida Falk Winland. Sa voix cristalline résonne encore une fois comme les étincelles magiques des poussières de fées, on vole.

Que dire de Ida Falk Winland ?!!! Elle est une moderne fée aux poussières magiques, ou une sublime Érato aux roses et myrtes de notre temps autrement féerique.

 

 

Difficile de terminer cette esquisse car beaucoup d'aspects féeriques du concert demeurent encore dans l'ombre...

Et l'on ne peut que constater avec modestie que le récital versaillais de Mika est une vraie poésie audiovisuelle, une féerie poétique du XXIe siècle.

 

 



 

Notes

 

 

1. Cette chaîne a été mise en place pour tenter de remédier aux méfaits psychiques et économiques de la pandémie de COVID-19 sur des pans de la culture en France et en Europe en proposant des concerts, spectacles, etc.

2. Cela est constatable par le biais de différents textes et informations ayant circulé, précédé et suivi la diffusion du récital à l'Opéra Royal de Versailles dans la presse et médias audiovisuels.

3. Ce lyrisme étrange est surnaturel parce qu'il est à la fois suranné et ultra contemporain. Il mêle savamment les désuet, rococo, moderne, classique, banal et sublime. Il trouble aussi l'image romantique du poète et de la poésie lyrique par des usages détournés des synesthésies, synecdoques, tropes et autres éléments poétiques.



 

Bibliographie utile sur le merveilleux, déjà utilisée pour certains de mes textes...

 

– ARISTOTE, Poétique, traduit et annoté par Roselyne DUPONT-ROC, Jean LALLOT, éd. Seuil, 1980, réédition 2011.

– André BRETON, « Le Merveilleux contre le mystère » dans La Clé des champs, 1967 et Manifeste du surréalisme, 1924.

– Victor DELAPORTE, Le Merveilleux dans la littérature française sous le règne de Louis XIV, éd. Slatkine Reprints,1891.

– Pierre MABILE, Le Miroir du merveilleux, éd. Minuit, 1962.

– Daniel POIRION, Le Merveilleux dans la littérature française du Moyen Âge , PUF, 1982.

– Marie-Louise TÉNÈZE, « Du conte merveilleux comme genre », dans Arts et traditions populaires, 18e année, n° 1-2-3, Janvier-septembre 1970, pp. 11-65.

 

Voir aussi :

 

 

***

 

Pour citer cet article

 

Dina Sahyouni, « Le récital de Mika : féeries poétique & musicale à l'Opéra Royal de Versailles », article inéditLe Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n° 15 « Eaux oniriques : mers/mères », mis en ligne le  17 février 2021. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettre15/ds-feeriesdurecitaldemika

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm Amour en poésie
14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 15:50

 

Événements poétiques | Le Printemps des Poètes | « Les femmes & le désir en poésie »

 

 

 

 

 

 

Lorsque tu parleras de moi

 

 

&

 

 

Les frissons de l'azur

 

 

 

 

 

 

 

 

Frédéric Rey

​​​​

 


 

 

Lorsque tu parleras de moi

 

 

 

Lorsque tu parleras de moi,

Il y aura ce souffle léger

Sous l’ombrelle du souvenir,

Refaisant en vain nos trajets

À l’abri des lumières faméliques.

 

Lorsque tu parleras de moi,

La mer gémira sur le sable brûlant,

Sous un ciel épique,

Tour à tour victorieux

De la nuit et du jour,

Dans un éternel recommencement,

Comme naguère mon bataillon formant corps

Sur les routes charnues de ta peau capitale.

 

 



 

 

 

Les frissons de l'azur

 

 

Mes animales morsures

pèlent en douceur ta peau mûre,

demain s’épelle avec nos doigts,

ta voix s’étale en moi.

La douleur de nos morts sûres

s’étiole dans nos mains

sourdes aux destins saugrenus

que l’horizon dénude,

dévoilant à l’aurore

les frissons de l’azur.

 

 

***

 

 

Pour citer ces poèmes d'amour

 

Frédéric Rey, « Lorsque tu parleras de moi » & « Les frissons de l'azur » poèmes inédits​​​Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Le Printemps des Poètes « Les femmes et le désir en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 14 février 2021. Url : http://www.pandesmuses.fr/desir/fr-azur

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans RECUEIL NO3 Amour en poésie
14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 15:27

 

Événements poétiques | Le Printemps des Poètes | « Les femmes & le désir en poésie »

 

 

 

 

 

 

Rouge

 

 

&

 

 

 

Romantisme et Tsunami 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frédéric Rey

​​​​

 

 

 

Rouge

 

 

 

Rouge

Comme l‘espoir d’une langue,

De tout un être,

Rouge comme tes lèvres languissantes,

Rouge,

Ma langue se met au rouge

Entre tes lèvres

Tremblantes

Comme un ciel éperdu

Au soleil couchant.

Rouge

Comme le plaisir qui s‘annonce,

Eternité passagère, étincelle de vie,

Rouge

Comme le vin, comme l’envie.

 

 


 

 


Romantisme et Tsunami 

 

 

 

La vie, l'amour, la mie du pain

La nuit, le jour et l'arrière-cour

La pluie, tes seins

et pour toujours

Ce baiser sur ta main

Notre dernier matin

Celui du premier jour.

 

 

 

 

***

 

 

Pour citer ces poèmes d'amour

 

Frédéric Rey, « Rouge » & « Romantisme et Tsunami » poèmes inédits​​​Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Le Printemps des Poètes « Les femmes et le désir en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 14 février 2021. Url : http://www.pandesmuses.fr/desir/fr-rouge

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans RECUEIL NO3 Amour en poésie
13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 11:14

 

Événements poétiques | Le Printemps des Poètes | « Les femmes & le désir en poésie »

 

 

 

 

 

 

viaje por abril /

 

voyage d’avril

 

 

 

 

Poème de 

Pep Pepió

 

Traduction par

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

viaje por abril

 

 

 

quiere averiguar su afán

hecho de luna nueva

de lucero apurado

de abrazo

desanda este tiempo

hasta abril se va

la noche entre amigos se termina

con risas bailarinas

se despiden unos a otros

lo descubre

con un último saludo apurado

quiere alcanzarlo

retenerlo

sólo retendrá su mirada

su mirada que hoy

si en ella se posa

la hace

la alborota

la marca

la vuelve beso

la amanece

 

 

 

voyage d’avril

  

 

elle veut découvrir son désir 

fait de nouvelle lune 

de lumière épurée

d’embrassades

elle veut arrêter le temps 

jusqu'à ce qu’avril s’en aille

la nuit entre amis se termine

avec les rires dansants 

on prend congé les uns des autres

elle le découvre

elle veut le retenir 

par un dernier salut empressé

elle ne retiendra que son regard 

son regard qui aujourd'hui

s’il le pose sur elle

la travaille 

la trouble

la marque

à l’aube

 

 

À lire aussi :

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème sur le désir

 

Pep Pepió Pepió, « viaje por abril / voyage d’avril » poème traduit de l’espagnol par Maggy De Coster avec l'aimable autorisation des concernées et de leur maison d'édition, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Le Printemps des Poètes « Les femmes et le désir en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 13 février 2021. Url : http://www.pandesmuses.fr/desir/mdc-voyagedavril

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans RECUEIL NO3 Amour en poésie O-no2 Maggy De Coster

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