2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 14:43

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Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie des siècles passés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La paix

 

 

 

 

 

 

 

 Sabine Sicaud (1913-1928)

 

Poème choisi & transcrit par Dina Sahyouni

 

 

 

 

Crédit photo : Alfred Agache, "Vieille femme", Commons, domaine public.

 

 

 

 

Comment je l'imagine ?

Eh bien, je ne sais pas...

Peut-être enfant, très blonde, et tenant dans ses bras

Des branches de glycine ?


 

Peut-être plus petite encore, ne sachant

Que sourire et jaser dans un berceau penchant

Sous les doigts d'une vieille femme qui fredonne...


 

Parfois, je la crois vieille aussi... Belle, pourtant,

De la beauté de ces Madones

Qu'on voit dans les vitraux anciens. Longtemps –

Bien avant les vitraux – elle fut ce visage

Incliné sur la source, en un bleu paysage

Où les dieux grecs jouaient de la lyre, le soir.


 

Mais à peine un moment venait-elle s'asseoir

Au pied des oliviers, parmi les violettes.

Bellone avait tendu son arc... Il fallait fuir.

Elle a tant fui, la douce forme qu'on n'arrête

Que pour la menacer encore et la trahir !


 

Depuis que la terre est la terre

Elle fuit... Je la crois donc vieille et n'ose plus

Toucher au voile qui lui prête son mystère.

Est-elle humaine ? J'ai voulu

Voir un enfant aux prunelles si tendres !


 

Où ? Quand ? Sur quel chemin faut-il l'attendre

Et sous quels traits la reconnaîtront-ils

Ceux qui, depuis toujours, l'habillent de leur rêve ?

Est-elle dans le bleu de ce jour qui s'achève

Ou dans l'aube du rose avril ?


 

Écartant les blés mûrs, paysanne aux mains brunes,

Sourit-elle au soldat blessé ?

Comment la voyez-vous, pauvres gens harassés,

Vous, mères qui pleurez, et vous, pêcheurs de lune ?


 

Est-elle retournée aux Bois sacrés,

Aux missels fleuris de légendes ?

Dort-elle, vieux Corot, dans tes brouillards dorés ?

Dans les tiens, couleur de lavande,

Doux Pavis de Chavannes ? dans les tiens,

Peintre des Songes gris, mystérieux Carrière ?

Ou s'épanouit-elle, Henri Martin, dans ta lumière ?


 

Et puis, je me souviens...

Un son de flûte pur, si frais, aérien,

Parmi des accords lents et graves ; la sourdine

De bourdonnants violoncelles vous berçant

Comme un océan calme ; une cloche passant,

Un chant d'oiseau, la Musique divine,

Cette musique d'une flotte qui jouait,

Une nuit, dans le chaud silence d'une ville ;

Mozart te donnant sa grande âme, paix fragile...


 

Je me souviens... Mais c'est peut-être, au fond, qui

Bien plus simple... Et c'est toi qui la connais, [sait ?]*

Sans t'en douter, vieil homme en houppelande,

Vieux berger des sentiers blonds de genêts,

Cette paix des monts solitaires et des landes,

La paix qui n'a besoin que d'un grillon pour s'exprimer.


 

Au loin, la lueur d'une lampe ou d'une étoile ;

Devant la porte, un peu d'air embaumé...

Comme c'est simple, vois ! Qui parlait de tes voiles

Et pourquoi tant de mots pour te décrire ? Vois,

Qu'importent les images : maison blanche,

Oasis, arc-en-ciel, angélus, bleus dimanches !

Qu'importe la façon dont chacun porte en soi,

Même sans le savoir, ton reflet qui l'apaise,

Douceur promise aux cœurs de bonne volonté...


 

Ah ! tant de verbes, d'adjectifs, de parenthèses !

– Moi qui la sens parfois, dans le jardin, l'été,

Si près de se laisser convaincre et de rester

Quand les hommes se taisent...

 

 

 

 

* Note ajoutée par la transcriptrice : [sait ?] se trouve dans la version proposée par l'éditeur du recueil.

 

L'extrait présent ci-dessus provient du recueil de poèmes, appartenant au domaine public, de SICAUD, Sabine (1913-1928), Poèmes d'enfant, préface de Mme la Comtesse de NOAILLES, suivi d'un propos : « Lyrismes bourgeois » par G. HELLY de TAURIERS, Les Cahiers de France ; périodique d'art et de littérature, directeur Jacques REBOUL, Mensuel, Poitiers, Première série, N° 5, 1926, pp. 71-73.

 

 

***


Pour citer ce poème engagé pour la paix

 

Sabine Sicaud, « La paix », poème choisi & transcrit par Dina Sahyouni de SICAUD, Sabine (1913-1928), Poèmes d'enfant, préface par Anna de NOAILLES (1926), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées » & Megalesia 2022, mis en ligne le 2 avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/ar-lemal-guerre

 

 

 

 

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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 13:31

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Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie des siècles passés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mal & Guerre

 

 

 

 

 

 

Arthur Rimbaud (1854-1891)

 

Poèmes choisis & transcrits avec une photographie prise par Dina Sahyouni

 

 

 

© Crédit photo : Portrait de Rimbaud par Paul Verlaine, dessin photographié (pour cette revue par DS.) de ses Poésies complètes (1895), œuvre tombée dans le domaine public.

 

 

Les deux extraits présents ci-dessous proviennent du recueil de poèmes, appartenant au domaine public, de RIMBAUD, Arthur (1854-1891), Poésies complètes, préface de Paul VERLAINE et notes de l'éditeur suivies de quelques pièces en prose. Croquis du poète Arthur Rimbaud par Paul VERLAINE, Paris, Léon Vanier, libraire-éditeur, 19 Quai Saint-Michel, 1895, le sonnet "Le mal", p. 61 & « Prose » II, "Guerre", p. 122.

 

 

Le mal

 

 

 

Tandis que les crachats rouges de la mitraille

Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;

Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,

Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

 

 


 

Tandis qu'une folie épouvantable, broie

Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;

– Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,

Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !... –

 

 

– Il est un Dieu, qui rit aux nappes damassées

Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;

Qui dans le bercement des hosanna s'endort,


 

 

Et se réveille, quand des mères, ramassées

Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,

Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir

 

 

 

II

Guerre

 

 

 

 

 

    Enfant, certains ciels ont affiné mon optique, tous les caractères nuancèrent ma physionomie. Les phénomènes s'émurent. À présent l'inflexion éternelle des moments de l'infini des mathématiques me chassent par un monde où je subis tous les succès civils respecté de l'enfance étrange et des affections énormes. Je songe à une guerre, de droit ou de force, de logique bien imprévue.

    C'est aussi simple qu'une phrase musicale.

 

 

***


Pour citer ces poèmes pour la paix

 

Arthur Rimbaud, « Le mal » & « Guerre », poèmes choisis & transcrits avec une photographie prise par Dina Sahyouni de RIMBAUD, Arthur (1854-1891), Poésies complètes, éd. Paul VERLAINE (1895), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées » & Megalesia 2022, mis en ligne le 2 avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/ar-lemal-guerre

 

 

 

 

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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 09:52


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soleil se couche à l’Est

 

 

 

 

 

 

 

Corinne Delarmor

 

Sociétaire des Poètes Français depuis 2022

 

 

 

​​​​Crédit photo : "Coucher de soleil", image de Commons, domaine public.

 

 

L’âme à nu, le cœur défloré, 

L’amour flétri, l’amour fané,

Jour sang, avenir chaviré,

Le printemps déjà suranné,

 

 

La mer, de larmes, déchaînée,

Un ciel de fer, un ciel d’enfer,

Giboulées de mars à l’année,

La vie grêlée, l’enfance amère,

 

 

Quand, le soleil se couche à l’Est,

La nuit se lève sur le matin,

La mort cueille telle la peste,

La guerre noircit et tout éteint !

 

 

© C. Delarmor

 

***

 

Pour citer ce poème engagé inédit

 

Corinne Delarmor, « Le soleil se couche à l’Est », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées », mis en ligne le 2 avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/cd-lesoleilsecouchealest

 

 

 

 

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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 14:51


Événements poétiques | Recueil numérique du festival « Le Printemps des Poètes » | Poésie des siècles passés 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'éphémère

 

 

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore  (1786-1859)

 

Poème choisi, transcrit & modernisé légèrement avec une photographie prise par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Portrait de Marceline Desbordes-Valmore jeune, dessin photographié (pour cette revue par DS.) de ses Œuvres poétiques de Marceline Desbordes-Valmore 1819-1833, Idylles, Élégies, Paris, Alphonse Lemerre éditeur, MDCCCLXXXVI) ouvrage poétique tombé dans le domaine public.

 

 

 

L'extrait ci-dessous provient du recueil de poèmes, tombé dans le domaine public, de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Les pleurs, poésies nouvelles, par Madame Desbordes-Valmore, Préface d'Alexandre Dumas, Paris, Librairie de Charpentier, MDCCCXXXIII/1833, volet « Aux petits enfants », pp. 377-381.

 

 

 

Je suis trop délicat, trop faible et trop petit,

Pour porter vos fruits mûrs et porter vos corbeilles,

Dépouiller les tilleuls du trésor des abeilles,

Courber de vos moissons la féconde épaisseur ;

Mais je vous enverrai l'Automne : c'est ma sœur.

M. H. DE LATOUCHE. –

 

LXV

 

 

Frêle création de la fuyante aurore,

Ouvre-toi comme un prisme au soleil qui le dore ;

Va dire ta naissance au liseron d'un jour ;

Va ! tu n'as que le temps de deviner l'amour !


 

Et c'est mieux, c'est mieux que de le trop connaître ;

Mieux de ne pas survivre au jour qui le vit naître.

Happe sa douce amorce, et que ton aile, enfant,

Joue avec ce flambeau ; rien ne te le défend.

 

 

Né dans le feu, ton vol en cercles s'y déploie,

Et sème des anneaux de lumière et de joie.

Le fil de tes hasards est court, mais il est d'or !

Nul regret ne pendra lugubre sur ton sort ;

 

 

Nul adieu ne viendra gémir dans l'harmonie

De ton jour de musique et d'ivresse infinie ;

Ce que tu vas aimer durera tes instants ;

Tu ne verras le deuil ni les rides du temps.

 

 

Les feuillets de ton sort sont des feuilles de rose.

Fiévreuse de soleil et d'encens, quel destin !

Atome délecté dans le miel qui l'arrose,

Sonne ta bienvenue au banquet du matin.


 

 

Je t'envie ! et Dieu t'aime, innocent éphémère ;

Tu nais sans déchirer le beau flanc de ta mère ;

Ce penser triste et doux ne te fait point de pleurs :

Il ne t'impose pas comme un remords de vivre.

 

 

Tu n'as point à traîner ton cœur lourd comme un livre.

Heureux rien ! ta carrière est au bout de ces fleurs.

Bois ta vie à leur âme, et que ta prompte haleine

Goûte à tous les parfums dont s'abreuve la plainte.

 

 

Hâte-toi : si le ciel commence à se couvrir,

Une goutte de pluie inondera tes ailes :

Avant d'avoir vécu, tu ne veux pas mourir,

Toi ! Les fleurs vont au soir : ne tombe qu'après elles :



 

Bonjour ! bonheur ! adieu ! Trois mots pour ton soleil.

Et pour nous, que de nuits jusqu'au dernier sommeil !

Le long vivre n'apprend que des fables railleuses.

Tristement recueillis sous nos ailes frileuses,

 

 

Nous épions l'espoir, qui n'ourdit qu'un regret :

Et l'espoir n'ouvre pas sa belle chrysalide ;

Et c'est un fruit coulé sous son écorce vide ;

Et le vrai, c'est la mort ! – et j'attends son secret.


 

Oh ! ce sera la vie : oh ! ce sera vous-même,

Rêve, à qui ma prière a tant dit : Je vous aime.

Ce sera pleur par pleur, et tourment par tourment,

Des âmes en douleurs le chaste enfantement !

 

 

***


Pour citer ce poème élégiaque

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), « L'éphémère », poème choisi, transcrit & modernisé légèrement avec une photographie prise par Dina Sahyouni de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Les pleurs, poésies nouvelles... (1833), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique / Festival Le Printemps des Poètes Mars 2022 | « L'éphémère aux féminin, masculin & autre », Recueil collectif des périodiques féministes de l'association SIÉFÉGP, mis en ligne le 1er avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ephemere/mdv-Lephemere

 

 

 

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 17:30

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Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie des siècles passés 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le grillon &

 

 

 

 La parole d'un soldat

 

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore  (1786-1859)

 

Poèmes choisis, transcrits & modernisés légèrement avec une photographie prise par Dina Sahyouni

 

 

 

 

© Crédit photo : Portrait de Marceline Desbordes-Valmore, dessin photographié (pour cette revue par DS.) d'une anthologie poétique tombée dans le domaine public.

 

 

Les deux extraits présents ci-dessous proviennent du recueil de poèmes, appartenant au domaine public, de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Bouquets et prières par Mme Desbordes-Valmore, Paris, Dumont éditeur, 88 Palais-Royal, au Salon littéraire, 1843, section « Prières », pp. 37-39 pour le premier et pp. 233-234 pour le second.

 

Le grillon

 

 

Triste à ma cellule,

Quand la nuit s'abat,

Je n'ai de pendule

Que mon cœur qui bat :

Si l'ombre changeante

Noircit mon séjour,

Quelque atome chante,

Qui m'apprend le jour.


 

Dans ma cheminée,

Un grillon fervent,

Faisant sa tournée,

Jette un cri vivant :

C'est à moi qu'il livre

Son fin carillon,

Tout charmé de vivre

Et d'être grillon !


 

La bonté du Maître

Se glisse en tout lieu ;

Son plus petit être

Fait songer à Dieu.

Sait-il qu'on l'envie,

Seul et ténébreux :

Il aime la vie ;

Il est bien heureux !


 

La guerre enfiévrée

Passait l'autrefois,

Lionne effarée,

Broyant corps et voix :

Mon voisin l'atome

Fut mon seul gardien,

Joyeux comme un gnôme

À qui tout n'est rien.


 

Dieu nous fit, me semble,

Quelque parité :

Au même âtre ensemble

Nous avons chanté ;

Il me frappe l'heure,

Je chauffe ses jours ;

Mais, femme, je pleure :

Lui, chante toujours.

 

Si jamais la fée

Au soulier d'azur,

D'orage étouffée

Entre dans mon mur ;

Plus humble et moins grande

Que sa Cendrillon,

Oh ! qu'elle me rende

Heureuse, ou grillon !



 

 

 

La parole d'un soldat

 

 

La vieille Rachel, filant à sa porte,

Demande au Seigneur son jeune soleil,

Son dernier enfant que la guerre emporte,

Dont le cri de gloire emplit son sommeil.

Le rêve incessant d'un drapeau qui vole,

Fait casser le lin dans ses doigts tremblants :

« Mon enfant, Seigneur, tient bien sa parole ;

Je sens un laurier sous mes cheveux blancs ! »


 

Paix ! voici l'écho de la grande-armée,

Proclamant le nom d'un soldat vainqueur ;

Et la blonde enfant, du soldat aimée,

Courant vers Rachel en tenant son cœur :

« Écoutez, Rachel, ce grand bruit qui vole ;

Lisez-le avec moi de vos yeux tremblants :

Que votre Gilbert tient bien sa parole ;

Il met un laurier sur vos cheveux blancs ! »


 

Au milieu des cris d'un champ de bataille,

Gilbert, ce jour-là, sauvait son drapeau,

Et vainqueur couché sur un peu de paille,

Disait en mourant : « Que mon sort est beau !

Car mon nom, pareil à l'aigle qui vole,

S'abat glorieux sur deux cœurs tremblants.

Ma mère, aimez-moi, j'ai tenu parole :

J'ai mis un laurier sur vos cheveux blancs ! »

 

 

 

***


Pour citer ces poèmes pour la paix

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), « Le grillon » & « La parole d'un soldat », poèmes choisis, transcrits & modernisés légèrement avec une photographie prise par Dina Sahyouni de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Bouquets et prières (1843), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées » & Megalesia 2022, mis en ligne le 31 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/mdv-grillonetsoldat

 

 

 

 

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