19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 10:45

Événements poétiques | Recueil numérique du festival « Le Printemps des Poètes » | Articles & témoignages 
 

 

 

 

 

 

 

 

La mer & l’éphémère

 

 

chez Bénédicte Bach

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Illustrations par l'artiste

 

Bénédicte Bach

 

Site officiel :

www.benedictebach.eu

 

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "Nereides lacrimae", figure no 1 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

 

Si l’on en croit la psychanalyse, le patronyme serait un signifiant déterminant à partir duquel chacun construirait son identité et tracerait son chemin de vie.

Aussi, aucune surprise de découvrir que la quête artistique de Bénédicte Bach a partie liée avec l’eau puisque « bach » en allemand se traduit par cours d’eau ou ruisseau. Quant à la musicalité indéniable des œuvres de l’artiste, il suffit de songer à la famille de Jean-Sébastien Bach composée de très nombreux musiciens et dont il fut le premier en titre !

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "Waterdrop", figure no 2 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

Bénédicte Bach poursuit un cheminement poétique et onirique qui l’amène,  selon ses dires, « à remonter le cours de l’eau jusqu’à la dernière goutte ».

Dans son exposition présentée à Strasbourg à la galerie « La Pierre large » et qu’elle intitule « Le rêve est l’aquarium de la nuit », ses photographies nous immergent d’emblée dans l’élément premier jusqu’aux profondeurs obscures où sont enfouis nos mythes et nos fantasmes fondateurs.

L’artiste plasticienne est à l’écoute du vagissement de l’eau, elle s’abandonne corps et âme à une rêverie contemplative qui l’entraîne dans des abysses à la fois proches et lointaines où elle n’a de cesse de capter « la complainte des vagues » qui « portent en elles les larmes des sirènes ».

Loin de s’enchaîner comme Ulysse, Bénédicte Bach répond à l’appel plaintif des sirènes et ses images se fondent dans l’éblouissement d’une écriture à la fois liquide et musicale.

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "La dernière pluie", figure no 3 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

 

Ces larmes qui sont autant de notes de musique, la plasticienne nous les restitue dans une installation où des gouttes de résine bleues et vertes, suspendues à de longs filaments, oscillent au-dessus d’un miroir circulaire qui devient un puits sans fond...Notre conscience s’y perd, s’y noie, prise dans le filet d’un rêve hypnotique. Nous retournons dans l’eau foetale de la mer-mère, bercés par le roulis des images de vagues qui déroulent l’infini où notre origine et notre finitude confinent. « Le linceul des rêves » ainsi nommé par l’artiste est cette blanche écume ourlée de fine dentelle qui nous renvoie inéluctablement à ces limbes de la mémoire qui se défont  et se noient dans les abîmes de notre inconscient….

 

 

Bénédicte Bach possède l’art d’abolir le temps, elle découpe dans l’instant éphémère, des fragments d’éternité dont la luminescence radieuse et éminemment poétique réenchante le regard.

Sa vidéo sonore en couleur « Waterdrop » évoque « l’évanescence du temps », le temps s’égoutte « écho lointain d’un océan rêvé », l’essence d’un tout dans un tout petit rien », écrit l’artiste.

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "L'empreinte des vagues", figure no 4 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

Nul doute que la quête intemporelle de Bénédicte Bach fait écho à celle d’Arthur Rimbaud qui l’illustre dans « Le bateau ivre » par ces vers magnifiques « Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème / De la Mer, infusé d'astres, et lactescent, / Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême / Et ravie, un noyé pensif parfois descend ; »*

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "Le linceul de nos rêves", figure no 5 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

 

Et la plasticienne de nouer et dénouer dans ses œuvres, la trame d’un long poème où l’ombre et la lumière dansent à la crête des vagues depuis la nuit des temps. Dans « Carnage », Audiberti fait fusionner l’eau qui reflète le ciel et qui devient cet « azur liquide » que Bénédicte Bach a su incontestablement capter dans ce temps immobile où l’âme de la rêveuse a jeté l’ancre.

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "Affichette de la lecture à la Galerie La pierre large", figure no 6 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

 

 

© F. Urban-Menninger

 

 

* Voir Rimbaud, Œuvres complètes, Établissement du texte, présentation, notices, notes, chronologie et bibliographie Jean-Luc STEINMETZ, Paris, Éditions GF Flammarion, 2010, pp. 130-133, p. 130, §/quatrain n°24.

 

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Pour citer cet article inédit 

 

Françoise Urban-Menninger​, « La mer & l’éphémère chez Bénédicte Bach », illustrations par Bénédicte Bach, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique / Festival Le Printemps des Poètes Mars 2022 | « L'éphémère aux féminin, masculin & autre », Recueil collectif des périodiques féministes de l'association SIÉFÉGP, mis en ligne le 19 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ephemere/fum-ephemerebenedictebach

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans RECUEIL NO5 Amour en poésie Nature en poésie
17 mars 2022 4 17 /03 /mars /2022 18:19


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Témoignages & Évenements poétiques | Festival Megalesia 2022 | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

 

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Alain Krivine (1941-2022) au paradis

 

des Soixante-huitards

 

 

 

 

 

 

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre

 

 

 

© Crédit photo :  Mustapha Saha, "Alain Krivine", Portrait photographique. 

 

 

 

Paris. Samedi, 12 mars 2020. Alain Krivine est mort à l'âge de 80 ans. Il était originaire de l'actuelle Ukraine. Famille de médecins et d'intellectuels juifs expatriés à la fin du dix-neuvième siècle. Nous nous retrouvions périodiquement dans les grandes luttes. Il m’accueillait toujours comme un frère. Il était indéfectiblement révolutionnaire, définitivement communiste. Il connaissait les fissures de la pensée trotskiste, il ne cherchait pas à les colmater. Suprême malice, intituler ses mémoires, Ça te passera avec l’âge, éditions Flammarion, 2006, pour le plaisir de prendre l’intitulé à contre-pied. Il était l’un des principaux acteurs de Mai 68, un tacticien du moment présent. Il avait compris l’efficiente fonction  de la spontanéité, la déroutante imprévisibilité, l’impactante flexibilité, la déconcertante inventivité, l’exaltante créativité. Au fil des années, beaucoup de soixante-huitards manquaient à l’appel, morts physiquement ou morts politiquement, débauchés par le néolibéralisme. Je me sentais orphelin. Il se sentait le devoir de passer le flambeau aux générations suivantes. 

 

 

 

© Crédit photo :  Mustapha Saha, "Alain Krivine & Henri Weber en Mai 68". 

 

 

Ils sont  partis, les trois principaux dirigeants de la Jeunesse Communiste révolutionnaire (JCR), de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR).  Ce qui liait ces trois destinées,  l’arrachement à la terre des ancêtres, l’exode, l’errance, les tournait inexorablement vers l’avenir. Inutile de s’accrocher désespérément aux racines pulvérisées. La société française n’a pas compris qu’ils étaient porteurs de nouveaux horizons, de nouvelles promesses. J’ai revu régulièrement, ces dernières années, le sénateur Henri Weber, fils d’horlogers juifs polonais exilés pendant le nazisme, intelligence exceptionnelle, surdiplômée, stérilisée par le Parti socialiste, officiellement décédé du covid en 2020, à l’âge de 75 ans.

 

 

© Crédit photo : Mustapha Saha, "Alain Krivine et Daniel Bensaïd en Mai 68".

 

 

 

 

Le philosophe Daniel Bensaïd, fils d’un juif oranais, animateur du Mouvement du 22 Mars, fauché par un cancer à l’âge de 63 ans après avoir enduré le sida pendant vingt ans. Daniel Bensaïd, dépollueur des théories marxistes de leurs interprétations finalistes. Daniel Bensaïd, fidèle jusqu’au bout au communisme génératif d’une société transversale,  restitue les écrits marxistes leur fraîcheur philosophique, leur pérennité pratique. Retour à l’impératif prérequis, le dépérissement des dominations pyramidales, des falsifications bureaucratiques, des manipulations technocratiques, sans subrogations, sans substitutions. La grande hantise de la bourgeoise, de la ploutocratie capitaliste, la subversion des classes, le spectre du communisme.  « Un siècle et demi après cette proclamation inaugurale du Manifeste communiste, le spectre paraît s’être évanoui dans les décombres du socialisme réellement inexistant. Fin de l’histoire ? Les fins n’en finissent pas de finir. L’histoire se rebiffe. Son cadavre reprend des couleurs. Les fantômes s’agitent. Les revenants s’obstinent à troubler la quiétude de l’ordre ordinaire »  (Daniel Bensaïd, Le Sourire du spectre. Nouvel esprit du communisme, éditions Michalon, 2000).

 

L’histoire a perdu sa surface narrative, reconstitutive, dramaturgique, déchiffrable, intelligible, romantique, glorification des conquêtes, légendairisation des triomphateurs, mythification des civilisateurs, des destructeurs de diversités, d’altérités, de singularités. L’histoire qui s’accomplissait en tragédie, se reproduit en parodie (Karl Marx), en mascarade, en simulacre. Les golems politiques simulent la gouvernance. Les homoncules révolutionnaires feintent la rébellion. La culture se révoque. Les mots se vident de leur sens et leur sapience dans le manichéisme alphanumérique. La pensée abdique.  L’histoire n’a plus de lexique, de sémantique, de sémiotique pour dire ce qu’elle est. Elle n’est plus inscrite dans les déterminations économiques et sociales. Les instances régissant le monde s’entretissent, s’entremêler, s’embrouillent, se contrecarrent, se discréditent, se renient, se résilient, s’engloutissent dans l’insignifiance. La crise covidaire et la guerre d’Ukraine en sont des illustrations cauchemardesques. « L'époque, hors de ses gonds, connaît une transformation des procédures guerrières. Elle voit naître une nouvelle figure de l'étranger. Elle s'égare devant l'énigme géopolitique de l’humanité européenne. Agir au plus près de ce monde nouveau, sans les garanties illusoires de la providence divine, de l'histoire universelle, de l’omnipuissance scientifique, exige un sens profane de la responsabilité  éthique. Aux certitudes de la foi et de la raison succèdent les incertitudes du parieur mélancolique, compagnon de jeu de Pascal et de Mallarmé. Car, il est mélancolique et pourtant nécessaire ce pari sur les possibles contre le sens unique du réel et la résignation à ses contraintes » (Daniel Bensaïd, Le Pari mélancolique, éditions Fayard, 1997). Les convulsions des temps présents introduisent des dimensionnalités ignorées, des démonialités inconnues, des virtualités inattendues. L’histoire s’ouvre sur l’imprédictible, l’indescriptible l’insoupçonnable. Elle fluctue. Elle oscille. Elle vacille. Soyons réalistes, demandons l’impossible.

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© Crédit photo : "Mustapha Saha et Henri Weber. Figures historiques de Mai 68". Photographie (c) Elisabeth et Mustapha Saha. NB 1.png

 

 

© M. Saha

 

 

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Pour citer ce témoignage philanthropique & politique inédit

 

Mustapha Saha (texte & photographies), « Alain Krivine (1941-2022) au paradis des Soixante-huitards », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées » & Megalesia 2022, mis en ligne le 17 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/ms-alainkrivine

 

 

 

 

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À venir... 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Pour l'Ukraine Amour en poésie
13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 17:50

Événements poétiques | Recueil numérique du festival « Le Printemps des Poètes » | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

L'éphémère en trois poèmes 

 

 

 

 

 

 

 

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Evelyne Charasse

 

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Crédit photo : Grandville Fleurs, Stiefmütterchen, Wikimedia, domaine public. 

 

 

Puisque

Tout meurt

Ici bas

Donne-moi

La certitude

Têtue

Des pierres

 

***

 

J’ai

La beauté

Fulgurante

Des fleurs

J’ai

L’éternité

Du printemps

 

***

 

J’ai levé

Des flambeaux

Pour que la nuit

Recule

J’ai parfumé

L’éphémère temple

À ton nom

Pour y déposer

Mes prières 

 

 

© E. Charasse​

 

***


Pour citer ces poèmes inédits

 

Evelyne Charasse​« L'éphémère en trois poèmes », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique / Festival Le Printemps des Poètes Mars 2022 | « L'éphémère aux féminin, masculin & autre », Recueil collectif des périodiques féministes de l'association SIÉFÉGP, mis en ligne le 13 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ephemere/ec-ephemere

 

 

 

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11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 15:24


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

Ukraine martyrisée

 

 

 

 

 

 

 

Sylvie Gremmel

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​​​​​​​​​​Crédit photo : "Russian military véhicules marked with thé V symbol bombe by Ukrainian troops",  2022, Commons, domaine public.

 

 

 

Quand les missiles pleuvent et frappent chaque nuit

Des femmes et des enfants fuyant devant les armes,

Quand il n’y a que ruine et que tout est détruit,

Ne restent que colère, souffrance, amères larmes.

 

 

Quand les immeubles en feu s’écroulent sur la tête

D’innocents citoyens qui ne veulent qu’être libres

De chanter, de danser, de rire, de faire la fête

Mais tombent sous les balles et sous les gros calibres.

 

 

Quand la loi du plus fort s’abat, impitoyable,

Et lorsque David ploie sous les coups de Goliath,

L’espoir peut-il survivre face à l’inacceptable ?

La vie n’a que peu de valeur aux yeux de l’autocrate.

 

 

Les menaces et sanctions venues de chefs d’états

Qui, loin de la bataille, s’offusquent et protestent,

N’ont que bien peu d’effets face aux assassinats.

Que tous les hommes libres se lèvent et manifestent,

 

 

Fassent entendre leurs voix et montrent leur soutien !

Que des millions d’humains issus du monde entier,

Unis, main dans la main, implorent le Kremlin

De cesser ce massacre où un puissant guerrier

 

 

Se glorifie sans honte d’écraser sous sa botte 

La mère qui le supplie d’épargner son enfant,

Le jeune qui le défie, qu’on bat et qu’on menotte,

Les civils qui s’arment, fourmis contre un géant.

 

 

Et quand les chars d’assaut et les kalachnikovs

Entre les mains sanglantes de soldats sans gloire

Font face à des cailloux et cocktails molotovs,

Peut-on réellement parler d’une victoire ?



 

Que jamais ne s’abatte ce drapeau jaune et bleu

Où les épis de blé croissent sous un ciel pur.

Que cesse cette pluie de cendres et de feu

Que les nuages mortels laissent place à l’azur.



 

Ukraine, reste forte et ne renonce pas,

Tu n’es pas seule au monde, nous nous mobilisons,

Nos cœurs battent pour toi, ne les entends-tu pas ?

Oui, le jour viendra de rebâtir les maisons,



 

De déblayer les ruines et de tout reconstruire.

Et ce champs de bataille deviendra champs de fleurs

Quand les soldats partis, ton étoile pourra luire

D’un espoir revenu après tant de douleurs.



 

N’oublie pas que la force, la violence et la haine

Ont bien moins de pouvoir que l’amour et la vie.

Protège tes racines, protège tes enfants, Ukraine,

Jusqu’à ce que reviennent paix et démocratie.



 

Honte à tous ceux qui croient que tuer, c’est gagner

Et que les terres volées valent bien les violences.

Gloire à tous ceux qui veulent protéger et aider,

Le ciel saura juger les âmes et les consciences.

 

 

© S. Gremmel

 

***

 

Pour citer ce poème philanthropique & politique inédit

 

Sylvie Gremmel, « Ukraine martyrisée », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées », mis en ligne le 11 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/sg-ukrainemartyrisee

 

 

 

 

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 11:55


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jour prochain, la paix, la trêve

 

 

 

 

 

 

 

Corinne Delarmor

 

Sociétaire des Poètes Français depuis 2022

 

 

​​​​​​​​​​​Crédit photo : Smooches (baby and child kiss), commons, domaine public.

 

 

 

Mon tendre amour, mon doux amour,

Viens te blottir contre mon sein,

Je te chérirai tout le jour,

Jamais tu n’auras de chagrin,

 

 

 

Je te protègerai du froid,

De la tourmente, de la guerre,

Je te serrerai contre moi,

Je réchaufferai ton hiver,

 

 

 

Je te chanterai des comptines,

Je bercerai toutes tes nuits,

Viens donc, que je te câline,

Dans mes bras, éloignée du bruit,

 

 

 

Un jour prochain, la paix, la trêve,

Les chants d’oiseaux, la vie sereine,

L’azur, le soleil de tes rêves,

Le bonheur dont tu seras reine !

 

© C. Delarmor

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème philanthropique inédit

 

Corinne Delarmor, « Un jour prochain, la paix, la trêve », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées », mis en ligne le 9 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/cd-unjourprochain

 

 

 

 

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Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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