13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 15:35

Événements poéféministes & poépolitiques | Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable | Expression poétique contemporaine | Expression artistique contemporaine

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À tous les otages !

 

 

 

 

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Poème de

 

Sylvia Schneider

 

Peinture par

 

Florence Castel

 

 

​​​​​© Crédit photo :  Florence Castel, portrait pictural de « Sylvia Schneider », peinture.

 

 

Victimes innocentes de conflits en folie

Vos vies remettent en jeu les données de la guerre

Les armes sanguinaires des bourreaux sans patrie

Déchirent les frontières de vos vies grises amères

 

 

La liberté est morte au milieu du carnage

Et le soleil est sang au-delà des nuages

Le monde a mal à l'âme et l'espoir se brise

Sur le vent désespoir de nos rêves de paix

 

 

Voguent encore les images de vos regards captifs

Otages du bout du monde à la vie suspendue

Et les familles en pleurs et la peur et les cris

 

 

Unissons nos rimes pour ne pas oublier

Déchirons le silence au milieu de la nuit

Et affûtons nos plumes pour ne pas oublier

 

© Sylvia Schneider

 

​​​​​Pour en savoir plus :

https://www.lespresseslitteraires.com/schneider-sylvia/

 

***

 

 

Pour citer ce poème pacifique & ce portrait inédits

​​

Sylvia Schneider, « À tous les otages ! » avec un portrait de l'autrice par l’artiste Florence Castel, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes & poépolitiques 2023 | « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable », mis en ligne le 13 novembre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/lettredoctobre2023/schneider-atouslesotages

 

 

 

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7 novembre 2023 2 07 /11 /novembre /2023 17:57

Événements poéféministes & poépolitiques | Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable | Expression poétique contemporaine

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Cœur d’enfant

 

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BerthiliaSwann

 

 

 

 

Crédit photo : William Morris & Co Stained, « Glass Panel of Peace Angel »,

1900, capture d'écran par LPpdm de la photographie du site Commons.


 

Parle-moi de toi

De ta vie

De tes envies 

De tes besoins de cœur d’enfant

Pur et innocent

Lorsque tu seras plus grand.


 

Parle-moi

De ton chagrin 

De tes peines à détresse

Que tu caches face à chacun

Pour survivre à ta vie.


 

Parle-moi

De ton coeur

en émoi de beauté

D’une attente

Face à ce déchirement, bouleversant et strident

Dont les bruits des guerres retentissantes des nations détruisent plusieurs vies

Te fracassent l’esprit du désir de t'enfuir.


 

Parle-moi

De ce chaos

Que tu vis en ton être

De tes mots prononcés, doux et pourtant si meurtris.


 

Parle-moi

De ces chaînes attachées à tes poignets

Dont le poids te pèse

Que tu traînes lourdement à tes pieds

Accolés à une terre fissurée et asséchée

recouverte de débris de batailles

Dont les produits éjectés t’empoisonnent. 


 

Parle-moi

De ce jour sans fin

Qui se lève au lendemain 

Noyé dans l'obscurité

D’heures infinies. 


 

Parle-moi

De ce fardeau

Posé sur tes frêles épaules

Pour qui ton jeune âge

N’a aucun droit de grandir.


 

Parle-moi de toi

De ce beau visage

Que tu sais dissimuler

Pour mieux te protéger.


 

Parle-moi

D’un oubli de partage

Que l’humain s’efforce de noircir.


 

Parle-moi

De cette force

Qui jaillit en toi

De cet amour qui subsiste

dans ton âme

Pour t’offrir

Un meilleur avenir.

 

© Berthilia Swann

            

 

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Pour citer ce poème pacifique & inédit

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Berthilia Swann, « Cœur d’enfant », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes & poépolitiques 2023 | « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable », mis en ligne le 7 novembre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/lettredoctobre2023/swann-coeurdenfant

 

 

 

 

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1 novembre 2023 3 01 /11 /novembre /2023 15:12

N°15 | Poétiques automnales | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages

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Francine CARON, « Mère à jamais »,

 

ABéditions 2014, format A3,

 

illustrations d'André Liberati,

 

sans indication de prix

 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© Crédit photo : « Francine » par Mathieu. Image fournie par Maggy DE COSTER.

 

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Un journal allant du 20 août au 21 octobre 1989, où tout est noté avec précision sur 18 pages non numérotées. De la prose entrecoupée de vers. L’auteure y consigne ses impressions et ses sentiments au sujet de la maladie de sa mère. Rupture de toute espérance. Peur de la venue de la Faucheuse.

 

Voir sa mère décliner sous ses yeux comme un soleil en hiver quoi de plus poignant pour une fille ! C’est le cas de Francine Caron qui, dans ce livre, un hommage très touchant à sa mère Odette qu’elle garde à jamais dans son cœur. C’est évident que les êtres chers continuent d’exister à travers les leurs après leur mort. 

De mère à fille : « Je serai toujours avec toi. Près de toi, à travers le Voile ». 

C’est avec des mots très puissants qu’elle raconte comment elle a accompagné sa mère dans sa maladie jusqu’à son dernier souffle. « Puisses-tu guérir. M’être une preuve de miracle » 

Seule avec sa mère, elle essaie d’agrémenter sa vie par des moments remplis d’affection et de tendresse. Vient le moment de se remémorer tous les bons souvenirs qu’elle a partagés avec sa mère :

« Tu m’es racine de courage- Pendant l’enfance, tu fus mon Arbre ».

Ainsi se doit-elle d’être aux petits soins avec elle. Dévouement filial oblige.

La musique adoucit les mœurs et permet de s’évader en dépassant sa souffrance, elle a un effet anesthésiant. Bach, Sibelius, Fauré, Beethoven, Grieg, Vivaldi s’exécutent pour elle.

Entretenir le dialogue avec elle, questionner le passé car le temps passe inexorablement. Elle ne veut perdre une seule miette de la fin de vie de sa mère : 

« À tes éveils, s’entretenir sans fin avant qu’en toi tout ne s’efface. »

Elle guette tous les signes, essaie de décoder les messages de l’invisible grâce à sa clairvoyance. 

À quatre-vingt-six ans, le corps se délite progressivement, la mémoire défaille, le moment fatidique n’est pas très loin. Pour la fille, il s’agit de « Quarante ans rassemblés en [ces] quelques jours et [ces] quelques heures à peine où [elle a su] témoigner de sa filiale gratitude. »

Mais était-il écrit que la mère rendra l’âme à l’heure même où elle donna naissance à sa fille ? 

« Et j’ai vu ton regard. Distendu. Happé.

J’ai dit : ‘ce n’est pas vrai’ à dix-huit heures, l’heure de ma naissance et de ta mort. »

Ainsi demeurera-t-elle « Mère à jamais ».


 

© Maggy DE COSTER

 

Voir également, URL :

http://donner-a-voir.net/auteurs/auteur_caron.html

 

 

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Pour citer ce texte inédit 

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Maggy De Coster, « Francine CARON, « Mère à jamais », ABéditions 2014, format A3, illustrations d'André Liberati, sans indication de prix », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 1er novembre 2023. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/no15/mdc-caron-mereajamais

 

 

 

 

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31 octobre 2023 2 31 /10 /octobre /2023 20:30

 

N°15 | Poétiques automnales | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages

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Francine CARON, « Éternel(s) retour(s) », 

 

Filigranes 2022, format 24,5 x 29,5 cm,

 

illustration d’Alain Benoît, 58 p.,

 

sans indication de prix

 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

Crédit photo : « Golden autumn light colored leaves »,

capture d'écran d'une image libre de droits du site Depositphotos.

 

 

 

Francine Caron a l’art de jouer avec les mots et aussi l’art de la déconstruction du verbe dans le sens latin du terme. Aussi s’accorde-t-elle le droit de genrer morphologiquement son verbe en employant « femmage » au lieu d’hommage. Son écriture vivante et travaillée revêt en quelque sorte une forme ludique par sa façon de décomposer les mots.

Aussi rend-elle un femmage à René Pons, l’auteur de « Non-retour » avec lequel elle partage la vision du monde. Un titre qui, selon elle, est en opposition avec le prénom de l’auteur car en le décomposant ça donne : Re-né, être né de nouveau.

 

Éternel(s) Retour(s) c’est l’évocation de son père, de sa mère ; c’est la  mystique qui entoure de son voile sa façon d’écrire et d’analyser les événements de la vie familiale pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’histoire de sa naissance et tout ce qui l’entoure sont également consignés dans ce livre.

Miraculeuse petite fille qui a réussi à pointer le bout de son nez dans une France enfin libre. Quelle joie pour les heureux parents d’être libérés des entraves de la guerre !

Francine devient le trophée de la résistance du couple Caron. Patronyme qui se veut la variante de « Car(ill) on », ce qui sonne bien car la victoire est annoncée : Victoire sur l’ennemi.

L’auteure rappelle que sa revue NARD, créée en 1975 et qui a duré 24 ans, avait bénéficié de la collaboration de deux grandes pointures : Angèle Vannier et Eugène Guillevic : 

 

« (…) Écrire ? C’est peut-être tenter de vertébrer la mer

pour la faire jouir par surprise

d’un nouveau sens/ articulé » (A. Vannier)

*

« Ici / Quelque chose a eu lieu, A toujours lieu

Pour une osmose   Qui cherche ouvert À trouer sa sphère

Vers un volume À lui-même ouvert Et ouvrant

Sur   Encore plus ouvert   Et plus lové en soi,

Où résonne le gong   Du fini   Contre l’illimité.

Il y a des lieux Où se trouver Dans l’ubiquité

De n’importe quel point   Dans l’espace, / Ici. »   (E. Guillevic)  

 

Dans cet essai, il retrace son parcours d’universitaire, ses affinités poétiques, évoque sa jeunesse, ses passions, ses aventures amoureuses. Elle est celle pour qui créer est « le labeur le plus captivant ». Née dans une famille matriarcale du côté maternel, elle ne manque pas d’établir des associations entre la Mère, l’Alma Mater, la Mère-Terre, la Terre-Mère, Gaïa, la terre notre mère nourricière, avec laquelle elle se sent en osmose. Dans sa générosité elle évoque les noms de ses amis et amies poètes avec lesquels elle a cheminé au  Marché de la Poésie,  dans les salons etc. Évocation également de notre revue Le Manoir des Poètes qui a adhéré au même constat qu’elle, c’est-à dire qui  a fait écho à une de ses phrases :

 

« [puisque] les créatrices sont enterrées les premières. »

« Éternel(s) Retour(s) » c’est  aussi les variations sur le thème Amour : 

« Amours impossibles », « Amours possibles », « Amours mortes » qui tissent la toile de sa vie.

 

© Maggy DE COSTER

 

Voir également, URL :

http://donner-a-voir.net/auteurs/auteur_caron.html

 

 

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Pour citer ce texte inédit

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Maggy De Coster, « Francine CARON, « Éternel(s) retour(s) », Filigranes 2022, format 24,5 x 29,5 cm, illustration d’Alain Benoît, 58 p., sans indication de prix », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 31 octobre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no15/mdc-caron-eternelsretours

 

 

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23 octobre 2023 1 23 /10 /octobre /2023 17:16

N°15 | Poétiques automnales | Critique & réception | Astres & animaux 

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Fred B Blanc, « Après la nuit », (roman),

 

Éditions BoD, février 2023, 281 p.,

 

illustration de Philippe Léogier, 11,99€

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

Après la perte prématurée de ses parents, son frère et sa sœur, Jacques est le seul survivant de sa famille. Sa vie bascule dans la nuit, métaphore pour qualifier le trou noir dans lequel il s’enfonce jour après jour. Chômeur de longue durée malgré un bon cursus universitaire, il n’avance pas : « Moi je n’ai pas d’avenir », laisse entendre Jacques à Iana à qui il narre sa vie, ou disons mieux, il vide son sac, plein à craquer. 

Mû par le désir de liberté, une quête du bonheur de vivre en osmose avec la nature, un rêve de jeunesse, il s’élance à l’aventure, une échappatoire à la morosité quotidienne et à la détresse morale.

 

Un véritable parcours à la Kerouac : des Cévennes à la Lozère, l’aventure se déroule tantôt à pied tantôt en voiture, seul ou avec des camarades d’infortune Klauss, Joe, Well et Rell, rencontrés au cours de ses pérégrinations. 

Comme dit Daniel Pennac : « Si on ne rêve pas, on meurt. » Dans son désert affectif, c’est Esther, son amour de jeunesse qui peuple ses rêves, ce qui contrebalance la dure la réalité de chômeur qu’il doit affronter au quotidien.

Conscient qu’il n’est pas le seul à être dans une telle situation, il entend « œuvrer pour une plus grande justice sociale », un combat qu’il entreprend avec ses compagnons pour faire bouger lignes et surtout sans violence. 

Une itinérance qui est la résultante d’une société à deux vitesses. Une société génératrice d’inégalités sociales.

Sous la plume du narrateur qui a la suite dans les idées un nouveau concept s’est fait jour : « Les États généraux de la grande pauvreté à très brève échéance, en particulier sur les sujets de l’emploi et du logement» véritable corollaire du droit d’exister autrement. 

 

Après la nuit, est un plaidoyer pour les êtres les humains, les animaux et les végétaux. Jacques croit dur comme fer à « l’interaction de l’homme avec son environnement » sinon il s’enfoncera à jamais dans les ténèbres.

Après la nuit, un roman très émouvant que l’auteur semble avoir écrit avec ses tripes, un roman plein de suspenses qu’on a envie de lire jusqu’au bout. Une écriture intense et énergique.

 

© Maggy DE COSTER 

https://www.amazon.fr/Apr%C3%A8s-nuit-Fred-B-Blanc/dp/2322453676

 

 

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Pour citer cet écotexte inédit 

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Maggy De Coster, « Fred B Blanc, « Après la nuit », (roman), Éditions BoD, février 2023, 281 p., illustration de Philippe Léogier, 11,99€ », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 23 octobre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no15/mdc-apreslanuit

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

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