18 octobre 2023 3 18 /10 /octobre /2023 17:09

Événements poétiques | Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 & REVUE ORIENTALES (O​​) | N° 3 | Poésie & arts pour la jeunesse

 

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​​​​​Nadine de Montreuil

 

 

 

 

 

Poème de

 

Lydia Kowicz Loriot

 

 

Illustration par

 

Mariem Garaali Hadoussa

Artiste plasticienne & poète

Présidente de lassociation "Voix de femme nabeul"

 

 

 

© ​​Crédit photo :  Mariem Garaali Hadoussa, « Filles à l'école », figure no 4, peinture à l'aquarelle, 2018.

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Jolie, tu étais jolie comme un cœur

Tu écrivais des poèmes pour ta grande sœur

Tu avais dix ans et des tresses très sombres

Des yeux de velours défiant les ombres

Tu aimais l’école, le français les mathématiques

Et pour rien au monde tu n’aurais négligé tes devoirs

Tu voulais connaître les secrets du savoir

Dévorant tes livres de manière méthodique

Mais à la maison il y avait peu de place

Pour une petite fille curieuse et gentille

Il fallait frotter nettoyer ne laisser aucune trace

Pour soulager maman des corvées quotidiennes

Et toi ces corvées, tu les faisais tiennes.

Ta sœur plus âgée arrivait à les esquiver

Mais pour toi chaque jour la charge familiale

T’empêchait de pratiquer le basket, la poésie ou les claquettes.

Tu venais de Kabylie où rien n’est interdit

Mais où la tradition a depuis longtemps établi

Que le meilleur diplôme qu’une fille puisse avoir

C’est celui de femme au foyer pour y exceller

Je sais que tu es sortie du jeune âge

Je connais ta volonté il est bien probable

Que tu aies inversé les choses

Rendant à ta famille ses devoirs

Et à tes études la passion du savoir.

 

 

© Lydia Kowicz Loriot.

 

 

PRÉCISONS APPORTÉES PAR LE PAN POÉTIQUE DES MUSES sur ce poème : ce bel hommage à Nadine (petite fille kabyle) est un « poème vécu » ou un « poème témoignage ». Il appartient à une pratique poétique souvent féminine et également féministe en relatant en témoignage une expérience poétique. Il fait partie de la poésie vécue puisque la poète a aidé aux devoirs Nadine qui d'après Lydia Kowicz Loriot était passionnée par ses cours mais dont la famille voulait avant tout qu'elle gère ses devoirs domestiques, elle avait peu de temps mais beaucoup de volonté... ».

 

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Pour citer ce poème vécu, féministe & inédit

 

Lydia Kowicz Loriot​, « Nadine de Montreuil » avec une illustration par Mariem Garaali HadoussaLe Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe 2023 | « Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 18 octobre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno3/11octobre23/lkl-nadine

 

 

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12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 16:44

Événements poétiques | Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 & ​​N°14 | Poésie & Littérature pour la jeunesse & REVUE ORIENTALES (O​​) | N° 3 | Poésie & arts pour la jeunesse

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Les éclats de Palestine

 

 

 

 

 

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Hanen Marouani

 

 

 

 

 

Crédit photo : Une fille palestinienne jouant via ©Pixabay.com. Cette photographie a été choisie par la poétesse Hanen Marouani de la plateforme d'images libres de droits, image publiée dans les mêmes conditions.

 

Poème Hommage aux filles palestiniennes à l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Filles.


 

 

 

Dans l'ombre des oliviers, bravant le vent du soir,

Les palestiniennes éclairent toute lueur d'espoir,

Dans leurs yeux, mille étoiles, insistance de résistance,

Tissant la trame d'une force intérieure, d'une terre en résilience.

/////

 

Leurs rires résonnent, douce mélodie, 

Portant l'écho d'un monde empli de contraires, 

Dans leurs cœurs, la force des ancêtres réunis, 

Guidant leurs pas vers un céleste infini.

/////

 

Ces filles, symboles de courage et de grâce, 

Ont surmonté l'épreuve, la douleur, la disgrâce, 

Leur lumière persiste, inaltérable et pure, 

À travers les champs des rêves, leur destin s'assure.

/////

 

Que cette « Journée des Droits des Filles » soit leur chant mérité,

Une ode à leur force, à leur sourire courageux, à leur fier vaillant, 

Que le monde résonne de leur chant enchanteur,

Ensemble, bâtissons un monde au doux front de leur terre entière. 

 

 

© Hanen MAROUANI, Milan, 11.10.2023

 

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Pour citer ce poème féministe inédit

 

Hanen Marouani, « Les éclats de Palestine », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 14 | ÉTÉ-AUTOMNE 2023 « Les conteuses en poésie », volume 1, Évènement poéféministe 2023 | « Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 12 octobre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/orientalesno3/11octobre23/no14/hm-leseclatsdepalestine

 

 

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4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 16:04

 

N°14 | Dossier mineur | Florilège | Astres & animaux / Muses symboliques 

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​​​​​Deux poèmes

 

 

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Natalia Fernández Díaz-Cabal

 

 

 

Crédit photo : George William Russell, « A Celtic Goddess Holding a Lute », peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran d'une image de Commons.

 

 

Lorsque le spectre de la lumière nous touche...

tout est fini.

Nous arrivons en retard au rendez-vous

avec notre vie

– en fait, nous n'arrivons même pas :

nous sommes le passé à l'état pur.1

 

1. Extrait de l'œuvre intitulée « Heterodoxias del tiempo y la palabra », Montréal, Éditions Alondras, 2021.

 

. . .

 

Si tu arraches le soleil de ta poitrine, tu arraches aussi la lune  

et tu déchires les étoiles. 

Si tu arraches la forêt de tes yeux 

tu arraches la mer et ses poissons incandescents. 

Déchire le brouillard 

pour ne pas manquer le soleil 

et que la lune te tatoue de ses charmes. 

Arrache ton ombre 

pour que la forêt respire à pleins poumons 

et que le poisson-luciole monte en cascade 

jusqu'à tes yeux, les purifiant. 

Arrache ce qui n'est pas toi, 

même si tu n'es qu'un vestige de toi, 

et laisse la lumière entrer en toi 

et ose t'appeler par ton nom.3

 

 

2. Extrait de l'œuvre intitulée « The time we had to live through ». Montréal, Éditions Alondras, 2023.

 

© Natalia Fernández Díaz-Cabal, extraits poétiques reproduits avec l'aimable autorisation de l'autrice et des éditions citées.

 

***

 

 

Pour citer ces écopoèmes

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Natalia Fernández Díaz-Cabal, « Trois poèmes », extraits poétiques reproduits, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 14 | ÉTÉ-AUTOMNE 2023 « Les conteuses en poésie », volume 1, mis en ligne le 4 octobre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no14/nfdc-deuxpoemes

 

 

 

 

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4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 16:04

N°14 | Dossier mineur | Florilège / Muses symboliques 

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​​​​Je suis impure...

 

 

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Natalia Fernández Díaz-Cabal

 

 

 

 

Crédit photo : Adèle Romany « Young Lovers Playing The Lyre », peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran d'une image de Commons.

 

 

Je suis impure.

Asymétrique.

Heureusement imparfaite.

Mes ancêtres ne m'ont pas légué de sang bleu

mais très rouge.

Pas de gènes particuliers

ni des marques sublimes des races supérieures

ni des peuples élus.

Je suis celle qui hurle dans les soirées clonées.

Celle qui ne connaît pas les hymnes.

Celle qui met la foi en doute.

Je suis douloureusement humaine

dans mon incomplétude.

Je ne partage pas des codes, secrets à l'oreille

et omertades comme ceux-là qui sont transmis

de génération en génération

comme s'il s'agissait des nappes en dentelle de grand-mère.

Je suis impure, asymétrique, imparfaite.

Je ne brûlerai pas d'encens pour les dieux

et encore moins pour les humains qui pensent qu'ils le sont.

Mon crime est d'être moi et de ne pas rentrer dans le troupeau.

Je veux que les bergers s'éloignent.

Laisse-moi rester avec l'impureté de mon sang ancien, la nuit nouvellement libérée, la conviction que le miracle d'être en vie

Ne pourrait pas être compris par les insensés.*

 

 

* Extrait de l'anthologie poétique intitulée « Artivismo », Ciudad de México, 2022.

 

 

© Natalia Fernández Díaz-Cabal, extrait poétique reproduit avec l'aimable autorisation de l'autrice et des éditions citées.

 

***

 

 

Pour citer ce poème féministe 

​​​​

Natalia Fernández Díaz-Cabal, « Trois poèmes », extraits poétiques reproduits, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 14 | ÉTÉ-AUTOMNE 2023 « Les conteuses en poésie », volume 1, mis en ligne le 4 octobre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no14/nfdc-jesuisimpure

 

 

 

 

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3 octobre 2023 2 03 /10 /octobre /2023 14:54

N°14 | Les conteuses en poésie | Critique & réception​​​​​​

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Pedro Vianna, Livre LIX, « En vis-à vis

 

de la vie », Janvier/Août 2023, 55 p.

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Note de lecture de

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

Crédit photo : Helen Isobel Mansfield Ramsey Stratton (1867-1961), illustration de la déesse « Proserpine » dans un livre sur les mythes, domaine public, capture d'écran d'une image libre de droits.

 

 

 

Pedro Vianna nous livre comme d’habitude un recueil de poèmes qui nous accapare tant par la richesse de son style, par ses métaphores propres à lui, que par son sens de l’innovation linguistique : 

 

« impossibliter le possible

possibiliter l’impossible »

mourir d’immortalité »

 

Comme ces verbes existent dans les autres langues latines alors pourquoi ne pas les utiliser ? Alors n’en déplaise à l’Académie française, il a osé ces emplois.

Remarquons également qu’il est réputé dans l’art de détourner les dictons et de les reformuler à sa manière comme par exemple : « Il faut de tout pour faire une vie »

Cela dit, la vie est faite de tout et du contraire de tout. 

 

Il s’agit de poèmes à tiroirs où il se cache des écheveaux pas toujours faciles à démêler. Il y a tout son vécu qui est consigné dans ce recueil et tous les paradoxes que comporte la vie et il en vient à la conclusion suivante : 

 

« il y a des abîmes célestes

des montagnes abyssales

qu’il faut tenter de franchir »


 

Des considérations ontologiques qui le mettent en jeu. Ne se considère-t-il pas comme un :

 

« étrange résultat

de la surprenante rencontre

d’un spermatozoïde rapide

et d’un ovule absorbant »

 

Ce qu’il y a de surprenant c’est peut-être parce que dans ce cas de figure on arrive à la conclusion que : 1+1 =1 

Il n’a pas choisi de naître mais il est « catapulté » malgré lui « dans le flux de la vie » alors il refuse d’être sous la coupe d’une société conformiste, de se soumettre à son diktat ni d’être formaté. Il est celui qui veut laisser une trace mais sans ostentation donc il fait dans la modestie :

 

« demeure mais fais-toi souvenir

Fais-toi souvenir mais estompe-toi doucement »

 

Tout est pour lui incompréhension dans cette vie dans laquelle il est « catapulté » :

 

« j’ai frappé aux bonnes portes

personne ne m’a ouvert

et je suis parti »

 

S’adapter ou disparaître progressivement, sachant que la mort, qui a toujours émaillé son existence, est indissociable de la vie. Il se veut le sujet de sa propre loi et il convient de changer le cours des choses :

 

« à la monotonie des jours qui changent

il faut opposer

le changement de la monotonie des jours

et vice-versa »

 

Être maître de soi et éviter toute velléité d’imitation servile qui conduit tout droit à l’aliénation culturelle, du péril linguistique aussi se questionne-t-il : 

 

«  est-il encore possible

d’aimer en français

ou désormais est-on contraint

de lover

pour pouvoir se lover

dans les bras berçants »

 

La mort n’est peut-être pas une fin en soi mais une fin en soie, le chemin qui mène à l’inatteignable ainsi il se démarque par son réalisme pessimiste :

 

« la vie

la plus belle horreur qui soit »

 

L’éternité serait un concept galvaudé puisque le poète lui assigne une fin. Peut-être à chacun son éternité ?

 

« une larme

qui coule jusqu’au bout

« jusqu’à la fin

de l’éternité »

 

 

© Maggy DE COSTER

NDLR : Ce recueil est en lecture libre sur ce site : http://poesiepourtous.free.fr/

 

 

***

 

 

Pour citer ce billet inédit

​​​​

Maggy De Coster, « Pedro Vianna, Livre LIX, « En vis-à vis de la vie », Janvier/Août 2023, 55 p. », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 14 | ÉTÉ-AUTOMNE 2023 « Les conteuses en poésie », volume 1, mis en ligne le3 octobre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no14/mdc-pedrovianna-livrelix

 

 

 

 

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