8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 18:32

 

Événements poétiques | Le Printemps des Poètes « Désir »| Les femmes & le désir en poésie

 

 

 

 

 

Cher Merlin...

 

 

à ma Saint-Valentin  

 

 

 

 

 

 

Vivian O'Shaughnessy

 

Site officiel : 

www.vivianoshaughnessy.com/

 

 

 

Crédit photo : Vestale, peinture trouvée sur Wikimedia, domaine public. 

 

 

 

Cher Merlin... à ma Saint-Valentin

Où étiez-vous ?

Et qu'est-ce qui vous a pris si longtemps ?

 Ce visage

Ces rues

Moi, proche au rythme de ton cœur

Nous savons que nous faisons partie du mystère.

C'est indescriptible.

C'est éternel.

C'est pour le bien.

La fée de mon merlin.

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème d'amour

 

Vivian O'Shaughnessy, « Cher Merlin... à ma Saint-Valentin » poème inédit d'amour, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Le Printemps des Poètes « Les femmes et le désir en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 8 mars  2021. Url :  

http://www.pandesmuses.fr/desir/VOS-chermerlin

 

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans RECUEIL NO3 Amour en poésie
8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 16:26

 

Événements poétiques | Le Printemps des Poètes | « Les femmes & le désir en poésie »

 

 

 

 

 

 

Tristesse d'Actéon  

 

 

 

 

Gabriel Hecker

 

 

Crédit photo : Diane de Versailles Leochares, domaine public, image de Commons, Wikimedia.

 

 

 

 

 

 

Ciels bruts, herbages bleus, couronnes des monts chauves,

Gouffres tempétueux par l’espace habités,

Où passe en rugissant la meute des clartés

Ainsi que des mâtins miniatures et fauves,

 

 

Que si je chois, soyez mon repos, linceuls d’air !

Catafalques, soyez les courants où varient

Les ramas vains des soifs insanes qui châtient

Mes visitations dans la forêt de chair !

 

 

Chasseur impatient, j’ai surpris la déesse,

Diana, qui se fardait aux mares, mais son teint

Éclatant mal cachait la traque et le butin,

Et les odeurs des peaux, du sang frais, de l’ivresse !


 

 

Diana, ses seins faisaient, résineux, des flambeaux

Sur le palus fécond du ventre où s’abîmait

La chasse tour à tour atroce et sublimée :

Les cris rauques des chiens, les désirs les plus beaux,   

 

 

Qui écorchaient pourtant, ô tristesses d’archanges,

L’enfant nu, déchiré par le mythe cruel !

Hélas ! Mes poignets pris par les dogues du ciel

Au rythme qu’imprimaient leurs morsures étranges 

 

 

Se tordaient sous la lune, inconsolablement !

J’apercevais, candeur sans malice des bêtes,

Reluire, au fond du noir des gueules, les luettes

À travers les à-coups des crocs du sentiment !

 

 

« Ne bande pas ton arc, ô Diana, m’écriai-je,

« Diana, mon œil distrait dans la nuit ne voit rien ! » 

Mais, en lieu, c’est le cri du brame qui me vient

Sauvage, et secouant ma tête sacrilège.

 

 

Je suis changé ! Je fuis, fouaillant des deux bois 

Puisque j’ai, dévoré de frissons, blanc de fièvres,

Des cornes sur mon front et de la bave aux lèvres.

L’on entend, loin, qu’il est un grand cerf, aux abois,

 

 

Un dix cors, crânement, qui écrase les mousses,

Dans les brumes, aux bords des étangs désormais ;

Et tous-ceux-là des coins que la chasse connaît

Avec leurs chiens déjà se jettent à ses trousses !

 

 

Mais moi, qui fus chasseur, qui suis cerf, je me bats,

Je  heurte, foule et brise ; et mes épois embrochent

Les ventres doux qui font, dégouttant vers les roches,

Des lacs caillés, âcres et bleus, sous mon sabbat !

 

 

Puis comme enfin je vais solitaire en la place,

Le souffle court, presque pâmé, fumant parmi

Les cadavres que j’ai disloqués à demi,

L’on entend de nouveau le cri d’un cor de chasse…

 

 

La chasse encor, toujours ! qui bat les monts suivant

Ces chemins où je fis, par les sentes de l’âme,

Karma atroce, hélas ! des empreintes souvent !

C’est ma meute d’hier contre moi qui réclame !

 

 

Et, du fond de moi-même, assidûment renaît,

Hâtant le pas après les miens, comme une flamme,

La faute de naguère en les échos du drame,

Sans fin ! pour se rejouer dans les clairs du genêt :

 

 

Voici Diana, Diana  ! Sans répit et sans voile !

Diana ! Dont le courroux m’apporte pour courir

L’ivresse d’accorder la mort, puis de mourir

Quand tombe l’heure, ainsi qu’à l’aube mon étoile…

 

 

Voici la nudité terrible et le combat

Sur les talons des bois quand le marais s’abîme…

Voilà le reste : Un peu de bonheur dans le crime…

Triste bonheur, suivi du remords qui s’abat !

 

 

Où fuirai-je, s’il faut que ce temps de la chasse

Ne me soit qu’un exil désormais où luit

Rouge ma faute, au grand soleil, après la nuit,

Tandis que l’âme se confond avec l’espace ?

 

 

Où irai-je ? Où fuirai-je ? Il n’est aucun repos ;

Je suis cerné ! Je brame ! A moi ! Mes larmiers pleurent !

À moi ! Ma mort m’est comme une sueur légère,

Une bruine de sang qui fume sur la peau,

 

 

Ma mort soudain, hélas ! où pourtant je demeure !

Aux fautes de l’amour, n’est-il aucun pardon,

Affreusement que l’amertume en l’abandon

Diana ! Diana ! Sous les ramures familières ?

 

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème d'amour sur le désir

 

Gabriel Hecker, « Tristesse d'Actéon » poème inédit d'amour, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Le Printemps des Poètes « Les femmes et le désir en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 8 mars  2021. Url :  

http://www.pandesmuses.fr/desir/gh-tristessedacteon

 

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans RECUEIL NO3 Amour en poésie
8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 15:06

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Entretiens poétiques, artistiques & féministes 

 

 

 

[Invitée du festival Megalesia]

 

 

 

 

 

 

Interview poétique, artistique

 

 

& féministe avec

 

 

Mariem Garaali Hadoussa* 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par

David Simon pour

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

 

 

 

​​​​​​© Crédit photo :  Mariem Garali Hadoussa, "Tendresse", Collection "dame nature", acrylique, no 3, peinture. 

 

LPpdm Pourriez-vous vous présenter au public de cette revue ? 

 

MGH Mariem Garaali Hadoussa, native de Nabeul, diplômée de l’école normale supérieure de Bizerte en SVT, aujourd’hui à la retraite anticipée. Activiste dans la société civile depuis trois décennies et présidente fondatrice de l’association voix de femme depuis 2011. Artiste plasticienne depuis deux décennies, elle a à son compte dix expositions personnelles. Elle est aussi poète et fondatrice du Club CaPoésie Francophone en 2018, encore actif. Elle a publié deux recueils de poésies, le 3ème est chez l’éditeur, le 4ème prendra la suite chez le même éditeur.

 

 

 

​​​​​​© Crédit photo :  Mariem Garali Hadoussa, "Tendresse", Collection "dame nature", acrylique, no 1, peinture. 

 

 

LPpdm En quoi consiste votre engagement pour améliorer la condition des femmes en Tunisie et leurs droits 

 

MGH J’ai participé personnellement en tant que présidente fondatrice de Voix de femme à corriger trois fois le brouillon de la constitution de 2014, j’ai aussi participé au projet de loi intégrale de lutte contre les violences faites aux femmes, comme activiste dans la société civile en proposant des recommandations.

Aujourd’hui notre association est membre du réseau régional de coordination entre toutes les parties prenantes dans la prise en charge et la défense des femmes, jeunes filles ainsi que les enfants victimes de violences conjugales, familiales ou autres. Nous nous activons dans la prévention, l’information et la conscientisation et/ou la sensibilisation sous l’égide du ministère des affaires de la femme de la famille, des enfants et des personnes âgées.

Actuellement notre association a un projet qui fait suite à un  partenariat avec le ministère des affaires sociales, direction de l’enseignement des adultes pour prendre en charge des ateliers de développement de compétences multiples :

agricoles, artisanales ou la confection, pour des femmes analphabètes, ou des jeunes qui ont décroché de l’éducation trop tôt, comme bailleur de fond, nos fonds sont personnels ou dons de bienfaisance.


 

LPpdm Que représente pour vous le 8 mars ? 

 

MGH Elle représente pour moi la lutte pour les droits des femmes, une journée de lutte fêtée chez nous comme la journée nationale de la femme (13 août) par des manifestations culturelles organisées par des étudiants ou des femmes écrivaines ou artistes féministes .

L’année dernière, j’ai crée le festival des expressions féminines, sous le slogan « Créons pour illuminer les chemins », qui invite des artistes femmes à participer pour un vernissage collectif, invite des poètes pour un récital collectif et aussi de jeunes artistes en herbe pour des performances : danse rythmique, musique à la guitare ou au luth…

 

 

LPpdm Quel est votre vœu pour le 8 mars 2021 ? 

 

MGH Puisque Cette année porte le slogan du leadership féminin, mon vœu est qu’il y est un regroupement ou un mouvement des femmes leadership tunisiennes pour continuer la lutte et protéger nos acquis légaux, j’ai fait appel sur Tunis pour ce regroupement, là j’attends un signe !

 

LPpdm Vous alliez la poésie et la peinture, quel est votre sentiment sur les conditions des femmes dans ces deux arts ?

 

MGH Pour l’art, la femme tunisienne trouvait parfois certaines difficultés à percer, car le milieu était infesté par des artistes de gauche, mysogines, harceleurs : tu veux percer, tu dois assouvir à leurs désirs ! bon ce n’est peut -être plus le cas aujourd’hui pour beaucoup de femmes artistes qui ne vivent pas de leur art et qui arrivent à percer malgré tout ! c’est aussi une lutte  !

Pour la poésie nous avons des poètes femmes qui sont reconnues d’avant l’indépendance, comme Zoubeida Bchir, d’ailleurs le CREDIF a créé un prix littéraire qui porte son nom, j’ai été nommée cette année membre du jury de ce prestigieux prix qui a lieu chaque année le 8 mars, à cause du covid il a été reporté au mois d'août l’année passée ; pour cette année on attend encore !

 

 

 

​​​​​​© Crédit photo :  Mariem Garali Hadoussa, "Tendresse", Collection "dame nature", acrylique, no 2, peinture. ​​​​​​

 

 

LPpdm Quelles sont vos sources d'inspiration en poésie et peinture ?

 

MGH Mes ressources d’inspiration sont surtout la nature, la vie intérieure, spiritualité / philosophie, les causes universelles comme les droits des femmes et l’environnement ou le développement durable et le patrimoine.

 

 

LPpdm Quels sont vos projets artistiques pour cette année ? 

 

MGH L’année 2020 a couronné mes 20 ans de peinture et j’ai réalisé ma 10ème expo personnelle. Pour cette année je compte suivre des formations, l’une en infographie, la seconde en poterie. Chez moi existe un atelier de céramique dans lequel mes filles ont travaillé trois ans, elles ont eu des problèmes de santé et ne peuvent plus y travailler, je prends le relai après une fermeture qui a duré 7 ans .

J’ai deux jeunes filles de 30 ans (jumelles) porteuses d’un handicap moteur et aussi visuel depuis la naissance. C'est mon plus grand combat dans la vie !

 

Je suis une femme leadership certes, mais une mère exemplaire qui a cotoyé la souffrance au quotidien.

 

 

LPpdm — Merci beaucoup chère artiste, poète engagée et mère courage d'avoir accepté notre invitation et, ce bref entretien, notre équipe souhaite le meilleur pour ce 8 mars et les années à venir à vous, vos filles et votre association !

 

MGH Merci pour votre intérêt, merci de m’avoir donné de l’espoir, merci de me faire connaître quoique ce n’est pas aussi important que d’être encouragée et soutenue moralement ; bravo Le Pan Poétique des Muses, bravo pour cette noble cause, fière de faire partie de votre groupe !

 

 

 

 

* S'écrit Garaali ou Garali.

 

***

 

 

Pour citer ces poèmes printaniers & colorés

 

David Simon pour LPpdm, « Interview poétique, artistique et féministe avec Mariem Garaali Hadoussa », peintures inédites de l'artisteLe Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 8 mars 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/mgh-entretien

 

 

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Retour à la Table de Megalesia 2021 

7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 15:37

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Astres & animaux | Poésies printanières & colorées | Critique & réception

 

 

 

 

 

 

Ayne, femme africaine insoumise

 

d’Aye Diallo. Ouvrage publié

 

par la Société des Écrivains

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Couverture illustrée du livre, image fournie par Françoise Urban-Menninger. 

 

 

 

Après un premier ouvrage « Ma jeunesse heureuse comme bergère peule nomade au Mali » où elle évoquait notamment le douloureux problème de l’excision, Aye Diallo publie sous forme d’une auto-fiction un livre-témoignage bouleversant qui renvoie les lecteurs à la réalité de la vie d’une femme africaine.

 

 

D’emblée le titre nous indique que la femme qui écrit ce livre est « insoumise » ! Insoumise, Aye, qui a pris le nom d’Ayne dans ce livre, le démontrera tout au long de ces pages où elle avoue que « s’il n’y avait pas eu la sécheresse, elle n’aurait jamais épousé un homme de vingt-quatre ans son aîné, et qui n’appartenait pas à son ethnie ».

 

La jeune mariée découvrira au fil des jours que son époux, un médecin africain, avait déjà quatre femmes, épousées par le passé ! Et l’auteure de s’insurger contre la polygamie toujours d’actualité dans la société africaine.

Ayne qui pensait que les chrétiens étaient « fidèles » s’aperçoit qu’ils pratiquent tout comme les musulmans la polygamie et en déduit avec amertume  que « les hommes sont tous pareils »!

Et les lecteurs d’apprendre qu’il existe  trois sortes de mariage en Afrique. La première possibilité consiste en un mariage traditionnel dont l’union est scellée par la société coutumière,  le deuxième cas se présente sous la forme d’un mariage religieux célébré en présence d’un marabout, quant à la troisième solution, elle n’est autre qu’un mariage civil officialisé dans une mairie. Or dans ce troisième cas, l’époux peut opter soit pour la monogamie soit pour la polygamie et bien évidemment, le futur époux choisit très souvent la monogamie pour rassurer sa promise tout en se réservant le droit de pratiquer la polygamie !

 

Bien évidemment, il est plus difficile de divorcer d’une union civile que d’un mariage traditionnel ou religieux, c’est l’expérience douloureuse que fait Ayne alors même qu’elle peut attester d’un cas avéré de polygamie…

 

Ayant dévoilé son intention de divorcer à son époux, Ayne va vivre un véritable enfer. Son mari lui interdit dès lors de sortir, d’avoir des amies, de chercher un emploi et à plusieurs reprises, il porte la main sur celle qui lui a donné trois enfants…

 

Mais lors d’un voyage en Ethiopie, Ayne rencontre un médecin européen, venu travailler avec une ONG, qui va transformer le cours de son existence. Ayne, « l’insoumise », va  s’affranchir des contraintes  liées à son statut de femme africaine pour renaître en France dans la peau d’une femme libre, désireuse de se cultiver, d’entreprendre des études pour trouver enfin sa vraie place « dans le cœur de ses enfants et préserver sa dignité de mère ».

 

Aye Diallo sous les traits d’Ayne prend la plume dans cet ouvrage pour éclairer les lecteurs sur les violences faites aux femmes en Afrique et pour revendiquer son droit à la liberté et au respect afin que les enfants n’aient plus à crier « Maman, je ne veux pas qu’on te touche ! »...


 

À noter que Aye Diallo, qui vit aujourd’hui à Strasbourg où je l’ai rencontrée, fait partie tout comme son époux urgentiste de l’association Despapaiies (despapaiies.fr) qui vient en aide aux populations agropastorales en Afrique.

 

 

***

 

 

Pour citer ce texte

 

Françoise Urban-Menninger« Ayne, femme africaine insoumise d’Aye Diallo. Ouvrage publié par la Société des Écrivains », critique inéditeLe Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 5 mars 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/fum-ayne-ayediallo

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Poésies féministes
5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 15:02

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Astres & animaux | Poésies printanières & colorées | Florilège de textes poétiques

 

 

 

[Invitée du festival Megalesia]

 

 

 

 

 

 

 

Dans la cité des jasmins

 

 

& La licorne

 

 

 

 

 

 

Textes & Peinture de

 

Mariem Garali Hadoussa

 

Artiste plasticienne & poète

Présidente de lassociation "Voix de femme nabeul"

 

 

 

​​​​​​© Crédit photo :  Mariem Garali Hadoussa, "Tendresse", Collection "dame nature", acrylique, peinture. 

 

 

 

Dans mon jardin

 

 

Dans mon jardin, je me sens bien

C’est un bel espace aux tons verdâtres

Parsemés de couleurs gaies.

Le gazouillis des oiseaux nichés

sur les cimes des palmiers

Accompagnent les promenades spirituelles

Les aiguilles du pin pignon

tricotent le fil de ma vie

Ligne après ligne racontant ainsi

L’histoire des chemins parcourus.

Les larges feuilles de palmier en éventail

Balaient mouches et insectes

Chuchotant l’histoire d’amour

des pigeons voyageurs.

Les oiseaux migrateurs

nous ramènent à chaque fois

 

 

 

Des nouvelles des cieux et des contrées visitées.

Ils nichent puis repartent

en emportant des bribes

De ma vie rajoutant année après année

De la sagesse à mes nuits.

Dans mon jardin le gazon me tend

son tapis vert

Pour amortir les coups de la vie et m’offrir

Un long voyage d’espérance

Abeilles, oiseaux, araignées, jasmin, roses, bougainvilliers

Sont tous amis et œuvrent en harmonie

Ils tissent ensemble mon univers

Celui qui m’ouvre la porte sur l’âme

et me permet

de voguer dans les cieux,

emportée par mes rêves les plus fous.

 

 

 


 

Dans la cité des jasmins

 

 

Dans la cité des jasmins,

Sous le regard bienveillant

D’une belle lune,

Dans le labyrinthe du théâtre

De la vie et de la mort,

Le doux chuchotement de la mer nous berce.

Je t’enlace mon beau jardin céleste

Et je m’engouffre dans tes sentiers fleuris,

Quand se réveille le papillon des nuits

Et me vole un baiser qui me chatouille l’âme

Avec ses ailes soyeuses !

 

 

Mais tu t’en vas papillon des nuits ?

Tu n’oses pas réveiller la douce houle

D’une mer dormante,

Sous la caresse d’une lune souveraine,

Complice de tous les amoureux ?

Tu rentres chez toi papillon des nuits,

En emportant mon doux parfum sur tes ailes,

Tu t’en vas tisser avec les fils de ma vie,

L’étoffe de tes jours,

Tendre jardin céleste, douce cité des jasmins !



 

 

 

 

La licorne 

 

 

Va licorne, vole, éloigne-toi de ces cieux si noirs !

Cherche-nous quelques étoiles

Qui feront sourire nos coeurs,

Remplir nos poumons de joie.

Elle décroche les étoiles,

Tu me les présentes l’une après l’autre

Et je les accroche à mes cheveux

Comme une couronne de diamants.

La couronne d’étoiles éclaire notre chemin,

Les roses, s’inclinent à notre arrivée,

Leurs pétales s’ouvrent d’un seul mouvement

Et elles nous présentent leur nectar,

Ce délicieux suc,

Un nectar d’amour !

Elles nous offrent leur délicieux parfum,

Si Rose, si aéré !

Enivrant !

Licorne, sommes nous dans un rêve ?

Rien qu’un beau rêve ?


 



© M. GaraliHadoussa
 

 

***

 

 

Pour citer ces poèmes printaniers & colorés

 

Mariem Garali Hadoussa (textes & illustration inédits)« Dans la cité des jasmins » & « La licorne »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies printanières & colorées », mis en ligne le 5 mars 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/mgh-lalicorne 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia

Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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