REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE
ENTRE THÉORIES & PRATIQUES
NUMÉRO SPÉCIAL | PRINTEMPS 2022
HUMOUR AU FÉMININ
Crédit photo : "Madame Vigée Le Brun et sa fille, 1786, musée du Louvre, Paris, huile sur toile, image trouvée sur Wikimedia, Commons & présentée en partie.
Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revueLPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, etc.
*Le sommaire du numéro sera accessible à partir du 28 février 2022.
Le Pan Poétique des Muses (LPpdm)
Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre
théories & pratiques
diffusée en version électronique(apériodique)& en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021.
ISSN numérique : 2116-1046
(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)
La reprise de la parution imprimée se fera en 2021
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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Numéro Spécial 2022 | Sommaire », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « Humour en poésie », mis en ligne le 28 février 2022. Url :
Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques
diffusée en version électronique(apériodique)& en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021.
ISSN numérique : 2116-1046
(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)
La reprise de la parution imprimée commence en octobre 2021.
Crédit photo : Marie Bouliard, portrait de la fameuse "Aspasie", image de Commons, domaine public.
On a longtemps opposé rire et féminité car le rire possède sans nul doute un pouvoir de subversion qui dérange les « bonnes moeurs », voire « l'ordre social » établi par la gente masculine !
Aujourd'hui nous assistons à une mise en lumière de ce rire salvateur, libérateur dont nous parle Sabine Melchior-Bonnet qui a abondamment développé cette évolution dans son ouvrage « le rire des femmes ».
Lorsque j'ai proposé cette thématique à Dina Sahyouni qui l'a accepté avec le sourire, j'en suis sûre, je ne me doutais pas que le rire des femmes était un sujet dans l'air du temps !
Plusieurs ouvrages dont celui que je viens de citer, des documentaires ou émissions télévisées nous ont présenté ces dernières semaines des femmes qui excellent dans le délicat exercice du one-woman show, elles y dénoncent en les transcendant par l'humour les derniers tabous sexistes.
De nombreuses autrices mais aussi des auteurs ont répondu à cet appel et je remercie tout particulièrement Emilie Cauvin pour son excellent article intitulé « La disconvenance dans la Princesse Printanière de Madame d'Aulnoy » ainsi que Joan Ott, Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix, Anne Neige, Chantal Robillard, Camille Aubaude, Blanche Turck, Maggy de Coster et toutes les autres... Mais aussi Pierre Zehnacker, Frédéric Andreu ainsi que Dina Sahyouni, Aude et David Simon pour leur travail de mise en pages.
Plus que jamais en ces jours sombres marqués par la guerre en Europe, « l'humour est cette politesse du désespoir » pour citer Chris Marker car nul doute que l'humour est l'une des composantes de la poésie qui nous fait tenir debout en agitant le drapeau de notre liberté d'être et de penser.
Françoise Urban-Menninger, « L'humour au féminin », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :Numéro Spécial | Printemps 2022« L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 31 mars 2022. Url :
Crédit photo : Capture de l'image de la femme-fleur ou une allégorie de la fleur "Pensée" Grandville Fleurs, image libre de droits.
A bé cé dé dée…
Aigle audacieux, autrement dit Andrée ROBILLARD, ma mère, est née et décédée à Langeac dans sa maison.
Brunoy est une ville où elle habita une dizaine d’années, sur la route de Brie, face au bois de La Grange.
Camille était le prénom de sa mère, Chantal celui qu’elle me donna.
Dédée était son diminutif, qu’elle utilisait plutôt qu’Andrée.
« Ensemble nous avons marché »… souvent, sur les chemins entourant Langeac.
Fruits et fromages elle appréciait, bien frais.
Guider le fil pour piquer sur sa machine à coudre était un de ses plaisirs.
Hubert SIOZADE, son père, jouait du banjo ; elle apprit le violon mais n’aimait pas le pratiquer.
Ile d’Amour, Langeac : nous y allions souvent en promenade ; cet été encore y avions fait plusieurs escapades et bu des rafraîchissements, sous les ombrages.
Juan-les-Pins la voyait revenir en juin ou en septembre ; en février 2006, pour ma convalescence, nous y étions encore et allions de banc en banc sur le bord de mer.
Kayaks et canoës se pratiquaient à Duingt, à Oye-et-Pallet, certaines de nos colonies de vacances SNCF, où elle travaillait parfois comme intendante.
Langeac était son port d’attache : sa sécurité, son lieu d’enfance et de jeunesse, puis de retraite après de longues années à Paris.
Mère elle fut trois fois et eut la douleur de perdre son plus jeune enfant en 2000.
Nice est la ville où nous allions faire des courses ou retrouver ses parents à « la Californie » ; elle tint à venir m’y chercher à l’aéroport, puis me raccompagner, en ce premier trimestre 2006, avec Papa.
Opérée après un cancer du sein à 40 ans, elle resta fragile du côté droit, que les rayons cobalt avaient bombardé.
Pra-Loup lui apportait, l’hiver, le soleil qui lui manquait tant chaque fin d’automne ; ce fut là qu’elle apprit à pratiquer le ski, la quarantaine passée.
Qui me faisait de jolies robes fleuries et à plis, dans mon enfance et mon adolescence ?
Rouge, orange, vert vif, turquoise, étaient ses couleurs préférées.
Scrabble, jeux, mots croisés, mots fléchés, jeux de mots et calembours, tout ce qui jouait avec la langue lui était bonheur. C’est de famille !
Tirer l’aiguille, coudre, ravauder, repriser, arranger des vêtements pour les rendre plus élégants, mieux « tombants » : je l’aurai souvent vue un fil en main, qu’elle coupait avec ses dents, un tissu glissant sur les genoux, son dé au doigt, ma Dédée.
Uruguay, Brésil, Pérou, Colombie, Amériques ou encore Antilles, Egypte, Chine, Vietnam, Cambodge, Laos et tant d’autres pays… elle aura beaucoup voyagé, passée la soixantaine. Auparavant, ses étés étaient consacrés aux colonies de vacances.
Visiter, voyager, donc, mais aussi… valser ! et surtout danser la « valse à l’envers », avec son cher Serge.
Wagons de voyageurs, ou de marchandises, les trains auront rythmé sa vie depuis toujours; elle m’a souvent raconté que dans son adolescence elle lavait à s’en user les mains les « bleus de travail » tout noirs de son père cheminot.
Xylophone, claviers, tambours, elle aimait les percussions ; et, bien sûr, l’accordéon joué par son frère Raymond SIOZADE, dont elle était fière.
Yaourts et soupes de légumes furent ses menus, chichement avalés, des dernières semaines. Mais ce 31 décembre 2006, peu avant de tomber en sommeil, elle dégusta 10 huîtres de bon appétit, et du gigot, suivi d’une part de bûche aux myrtilles. Un beau dernier repas !
Zébrées, rayées, à pois, mais toujours colorées, ses tenues étaient toujours très « classe », ses chaussures, sacs, foulards, colliers, assortis ; elle avait ce côté chic des de Vergezac, auprès desquels elle va désormais reposer.
Chantal Robillard, « A bé cé dé dée… », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022« L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 30 mars 2022. Url :
que celui de « CON » ou sa déclinaison « CONNERIE »
(en majuscule de surcroît, et bien évidemment).
Question 2 : Un CON peut-il être gratifié d’amateurisme ?
À cela je répondrai catégoriquement : « Non. » :
quand on est CON on l’est tout à fait,
à des degrés différents, il est vrai
− encore que – lorsque le mal est fait
les limites sont très incertaines
et tendent vers l’infini de l’incommensurable…
L’idéal serait de repérer ces individus très rapidement
afin de ne pas tomber dans leurs griffes assassines,
ce qui est en l’occurrence
une tâche d’envergure promettant
bien des échecs.
La vie est ainsi faite,
certains sont des êtres bons
et bien d’autres infects,
à nous de faire au mieux
dans cette grande jungle suspecte
des humains…
Quand on est CON, on le reste,
c’est certain… !
Question 3 : Est-il de bon ton d’être CON ?
Voilà une question,
plutôt CON, je l’avoue
m’autorisant à me demander
si la CONNERIE serait ‒ elle aussi ‒
un virus très CONtagieux…
Il semblerait qu’en cette période difficile,
il vaudrait mieux être CON que covidé !
Depuis toujours, le monde a ses travers.
Aujourd’hui, les hommes
ont leurs défenses à l’envers,
c’est l’enfer dans la tête du poète,
même un troisième rappel de vaccin
ne dispense pas du Covid,
et on n’a même pas encore inventé
un vaccin nous préservant de la CONNERIE !
Pas besoin de permis pour être CON,
pas besoin d’autorisation pour être covidé,
quand on est CON, on le reste,
quand on est rattrapé par le Covid
on fait ce qu’on peut pour s’en débarrasser
sans séquelles…
Les CONS sont fiers de l’être et le restent,
les covidés espèrent rester vivants.
La CONNERIE quant à elle est immuable
et transmissible,
les CONS sont malsains et incurables,
que dire de plus sinon : « Évitons-les ! »
(dans la mesure du possible).
La CONNERIE n’est que trop contagieuse,
au royaume souverain des CONS
les rivalités sont redoutables.
Imaginez un concours
permettant aux CONs de rivaliser,
où celui qui remporterait la meilleure note
se verrait décerner le droit
de décimer tous ses CONcurrents !
Ne rêvons pas,
nous sommes tellement habitués
à évoluer dans un monde peuplé
de ces preux énergumènes
que ‒ pour un peu ‒ s’ils n’existaient plus
nous serions CONjointement
COMplètement désorientés !
Cette seconde décennie du XXe siècle
a bien mal commencé.
Nous sommes désormais CONfrontés
à deux uniques injonctions de CONtagion
assassine :
devenir CON
ou être covidé…
Face à ce choix insensé et sans appel,
la poète ‒ à défaut d’autres maux ‒
n’ayant plus de tête ni de mots,
espère quant à elle
et ‒ sans grande CONviction ‒
être en mesure de pouvoir encore
se retirer à temps de la chagrine
COMpétition… !
***
Pour citer ces poèmes humoristiques inédits
Monique-Marie Ihry, « Blanche colombe » & « Le permis de CONNERIE 3764 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022« L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 13 février 2022. Url :
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
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