7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 15:32

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​​REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Dossier & N°9 | Femmes, poésie & peinture | Dossier majeur | Articles & Témoignages​​

 

 

 

 

 

 

 

 

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Entretien avec l'artiste

 

 

 

Martine Nicole Geronimi

 

 

 

 

 

 

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Propos recueillis par

 

Hanen Marouani

 

Peinture de

 

Martine Nicole Geronimi

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Martine Nicole Geronimi, "Dihya. TYNA", image du tableau fournie par l'artiste. 

 

 

 

 

Résumé

 

Dans cet entretien, il s’agit d’interroger le discours poétique et artistique de l'artiste peintre Martine Nicole Geronimi sur les modes exotiques, politiques et religieux en mettant en exergue l’idée de l’héritage oriental dans son œuvre poétique et artistique à travers le temps, les continents, les langues et les défis de la soumission et les contrées des sociétés patriarcales. 

 

 

 

 

1 – Qui êtes-vous Martine Nicole Geronimi, vous êtes plutôt une artiste complète ou une femme à la recherche de son âme sœur par le voyage, l’art et les mots, ou autre ? 

 

 

MNG – Je me définis comme une femme plurielle et singulière à la fois. Plurielle par mes héritages mêlés, par mes trajectoires et l'effervescence de ma curiosité ; singulière par un choix de vie libre où la création est prioritaire qu’elle soit littéraire ou artistique.  Mon moteur du voyage n’est absolument pas la recherche de l’âme sœur, même si l’amour est un sujet présent dans ma poésie, mais la volonté d’aller jusqu’au bout de moi-même de me dépasser pour atteindre ma vérité. J’ai eu aussi une envie, celle de trouver “mes congénères” dans une acception non péjorative “My fellows”, comme disent les Anglophones. Et de retrouver finalement l’histoire de ma famille en Tunisie où je suis née. 

 

 

 

2 – À quel âge vous êtes-vous lancée dans cette aventure des mots et des couleurs ? Était-il facile d’écrire et de peindre en tant que femme ?  Et pourquoi avez-vous choisi de mener plus qu’une trajectoire pour exprimer vos sensibilité, identité  et diversité ?

 

 

 

MNG – Les mots et les couleurs sont des souvenirs d’enfance tout d’abord. J’ai écrit très tôt et j’ai appris à peindre à l’adolescence, mon baccalauréat français était avec option peinture, une création qui me valut un 16/20. J’ai toujours beaucoup écrit mais j’ai jeté la plupart du temps tout ce je composais et je n’ai jamais gardé aucune lettre personnelle jusqu’à mon immigration en 1994. 

En immigrant au Canada et en allant en Louisiane à la fin de la trentaine, j’ai repris la vie universitaire et la peinture, comme l’écriture, ont fait partie de ma vie quotidienne. De plus, je me suis enrichie de toutes les recherches effectuées durant 12 ans en Amérique. C’est au Canada que ma recherche identitaire s’est forgée au contact des multiples populations estudiantines venues du monde entier, j’avais quitté la France avec une perception négative sur l’évolution de la société devenue au fil du temps raciste et violente. Mon identité de femme souffrait de rapports réducteurs et limitatifs: je me sentais à l’étroit et victime d’une image de beauté « atypique » comme d’aucuns me l’affirmaient et de nécessité par un premier mariage de rentrer dans un moule de petite bourgeoisie française. J’ai fui cette vie et ai repris contre vents et marées ma liberté ; j’ai toujours assumé dès lors ma vie en privilégiant l’écriture sous toutes ses formes (universitaires, blogs, journalisme, littérature et poésie). La peinture a pris de plus en plus d’importance à mon retour en Tunisie en 2006...aventure totale que je vis encore actuellement.

 

 

 

3 – Voyage de ville en ville, de continent en continent et de style en style mais la Tunisie se revendique être la patrie de vos ancêtres, une terre carrefour de plusieurs civilisations, cultures et histoires y compris la culture arabe et orientale. Elle s’avère être le berceau de vos souvenirs d’enfance, un moyen de lutte et défi contre les préjugés ou peut-être votre source d’inspiration majeure d’après ce qu'expriment la plupart de vos créations ? Serait-il possible de dire que l’Orient et la femme orientale ont beaucoup apporté à votre vision du monde ? 

 

 

MNG – La Tunisie est revenue dans ma vie par une imbrication de plusieurs sources. En Louisiane durant ma thèse, j’ai recontacté une France coloniale aux accents africains et ma naissance en Tunisie a fait dire à mes amies Africaine, Américaine (…) que j’étais leur sœur, ce qui fut une première surprise. Avais-je donc des origines africaines si évidentes ? Je contactais pour une nouvelle fois le racisme mais cette fois un racisme assumé héritage de ce passé colonial. Ce fut un déclic, moi l’universitaire française venue étudier une autre France alors que, moi-même, j’étais l’héritière d’une France coloniale ; celle du Protectorat Français de Tunisie. Une histoire de boîtes emboîtées. Au Canada, grâce à ma plume et mon esprit curieux, je travaillais comme recherchiste ou comme rédactrice et c’est ainsi que j’en profitais pour faire des recherches sur la Tunisie dans les archives américaines et que je pus comprendre ce qui se tramait en Tunisie et cette volonté des Français de 1880 de « créer une race ardente » ; un projet de colonisation. Je compris que la population tunisienne avait connu une pénétration en douceur par le passé celle des italiens et notamment des Siciliens et qu’une fois installés en Tunisie ; les Administrations françaises furent données aux Corses dont je suis issue et dont je porte le nom Geronimi. Par une politique massive de naturalisation française, cette population italo-française quitta la Tunisie pour la France après l’Indépendance de la Tunisie. Mais culturellement parlant, cette vague de retour non choisie a été vécue comme un exil forcé voire un traumatisme que j’ai personnellement connu avec mon arrière grand-mère embarquée de force dans le bateau de retour et qui est arrivée à Marseille ayant perdu la raison car elle avait laissé son plus jeune fils et sa famille en Tunisie.

Elle mourut de chagrin. Cette famille Sicilo Tunisienne propulsée en France eut du mal à s’adapter à la société française elle restait attachée profondément et inconsciemment  à la Tunisie par son style de vie, son alimentation, son mode de consommation et son allure qu’on pourrait qualifier d’Orientale. En 2006 invitée dans plusieurs familles tunisoises, je reconnus le style de ma mère, sa manière d’accueillir les invités en robes longues amples, le raffinement et le cérémonial mais aussi l’ameublement aux fauteuils de velours rouge et le goût des tapis. 

Mon retour au pays de mes amours et de mes ancêtres est en lien avec l’Orient par mon coup de foudre littéraire en 2004 pour l’écrivain égyptien Naguib Mahfouz. Les impasses et terrasses de ses romans m’ont fait repenser à la Tunisie, sa manière de présenter les passions et les nuits chaudes ont eu un effet amplificateur sur ma volonté de retrouver cette vie oubliée. Depuis le Canada, je rêvais de l’Orient et la Médina de Tunis, revue lors d’un court voyage nostalgique en 1998, était en filigrane. À l’été 2006, j’éditais pour le compte de la Revue Canadienne TÉOROS, revue de recherche en Tourisme, en éditrice invitée, un numéro qui fit sensation Désirs d’Orient, Tourisme au Moyen Orient. J’y publiais un article intitulé L’Orient, géographie imaginaire : les Écrivains français et les villes de désir.

De l’écriture de l’Orient à la peinture dite Orientaliste, il n’y a qu’un pas et ce fut le peintre Klee mon révélateur. Le Voyage artistique germait dans ma tête et je me visualisais en créatrice de Voyages au féminin, voyage artistique et littéraire réservé aux femmes à la découverte de la Femme Orientale Tunisienne, une Distinctive Woman. Ce projet et ce Blog furent perdus après les péripéties de la Révolution tunisienne. Je me repliais sur mes fondamentaux, l’écriture comme Rédactrice en Chef de Maisons de Tunisie jusqu’en 2016, mais surtout la peinture et l’enseignement de l’art en banlieue nord de Tunis.

 


 

 

 

4 – De l’inspiration de l’orient dans votre art à l’emploi fréquent des mots arabes dans vos textes ; on a bien remarqué cette touche orientale ou orientalisante dans vos tableaux que dans les poèmes qui les accompagnent, c’est peut-être l’occasion de vous interroger sur ce mouvement artistique orientaliste très caractéristique dans vos créations ou dans vos réflexes ? 

 

 

MNG – Le Réflexe orientaliste était bien présent à mon arrivée en Tunisie et cela m’apparaît comme tout à fait normal puisque mes références de 2008 je les puisais dans les représentations exposées en Europe soit au travers de guide culturel, soit de livres écrits par des Européens soit par des galeristes spécialisés dans l’art photographique ou pictural orientaliste et au mieux à l’institut du monde arabe dans les archives de la Tunisie.

Une fois sur place à partir de 2011, mon rêve orientaliste du départ a pris un nouveau virage avec la rencontre de la Berbérité, de l’histoire Amazighe, de l’écriture Tiphinac et de la figure de la Reine Dihya après la Révolution de la Dignité. Mon inspiration livresque orientalisante apportée d’Occident a rencontré des acteurs contemporains de la revendication de l’identité Berbère. Il s’en est suivi un intérêt pour l’histoire et les symboles de cette culture première, cette culture occultée et dédaignée voire ostracisée. Les femmes amazighes que j’ignorais ont pris une importance qui s’est cristallisée dans la figure de la Reine Dyhia. C’est ainsi qu’un beau jour j’ai peint ma vision de la Combattante (photo en annexe [voir ci-haut]). Le fond populaire de la Tunisie est cristallisé par ma toile Maktoub, toile exécutée en présence de ma première cohorte d'élèves de 4 à 6 ans en 2012. Les enfants ont suggéré la main la khomsa...je me souviens encore de ce moment formidable, La Révolution à laquelle j’avais été confrontée a donné lieu à un triptyque...peint durant ces premiers mois très agités depuis ma terrasse et en atelier pour le finaliser, les événements de libération de la parole au moment du vote pour le Destour m’ont stimulé au point d’en faire une toile (doc) mais le pire fut la découverte de la misère et de la détresse des campagnes avec le Bas relief...du journaliste et des gossipers, les réseaux sociaux. 

 

 

 

5 – Certes, il existe un spectacle fascinant, riche en poésie et en couleurs qui nous permettra de nous plonger dans un univers oriental et dans ce contexte,  je me permets de citer à titre d’exemple vos toiles : Fatma, Dhyia, Ali et ses femmes, Maktoub, Mémoires Berbères… dans lesquelles les courbes, les arabesques, les fleurs, les femmes, les couleurs, les parfums, les saveurs, la médina…sont partout, s’agit-il d’une orientation ou c’est le produit de l'instant ? Pourquoi et comment ?

 

 

MNG – Fatma et Ali et ses femmes sont des œuvres humoristiques liées, après l’arrivée de la révolution, à des idées venues d’ailleurs de retour à la Polygamie dans le cas de Ali et ses femmes. Fatma, c’est un archétype féminin sympathique, une femme du peuple simple et enjouée. Ces deux toiles exposées à La Manouba ont soulevé l’ire d’un certain nombre d’étudiants qui n’ont pas compris mon propos et ont trouvé mes nominations Fatma et Ali comme provocatrice en 2012. 

Dhya et Mémoires berbères sont le fruit de rencontres personnelles à partir de 2014 comme indiquées plus haut.

En ce qui concerne les formes stylistiques employées, elles sont liées à ma perception d’un contexte appréhendé lors de mes voyages de retour de 2006 à 2008, à une découverte des peintres d’ici dès 2009. Une de mes premières démarches fut de vouloir contacter le milieu des artistes tunisiens et d’intégrer même un atelier, celui de Gatous Chelbi, alors au Kram. Je me nourrissais aussi d’un livre, celui Des Peintres de l’École de Tunis qui me donnaient des références précises, livre que j’utilise toujours dans mon enseignement auprès des enfants. Très vite, je travaillais pour des magazines et je fus introduite par une amie Djerbienne qui fréquentait les galeries de Tunis auprès des artistes connus et des galeries en vue. Évidemment cela eut un grand impact sur ma grammaire de formes et de couleurs. Il est certain que mes toiles sont des récits en concentré, des pages écrites sans les mots...

 

 

 

 

6 Que font les poèmes qui accompagnent vos tableaux ;  ils identifient, ils précisent, ils diversifient votre discours, ils multiplient les fréquences ou ils tissent des liens exotiques surtout qu'il s’avère que l’orient est là partout au fond de nous toutes et tous ? 

 

 

MNG Certains de mes poèmes accompagnent aisément mes tableaux car ces derniers sont la source de ma poésie. Dans la mesure où mes toiles sont le fruit d’une maturation en Tunisie, les poèmes s’imprègnent de même de l’environnement riche de la Tunisie. Mon vocabulaire est évocateur des parfums et des couleurs de la Tunisie qui remontent de mon enfance et qui ont été ravivés par ma présence continue en Tunisie depuis 2009. Tous mes poèmes ne parlent pas de la Tunisie mais certains lui sont entièrement dédiés, comme mon Hymne à la Tunisie. Un poème douloureux et nostalgique et en même temps plein d’espoir car j’avais l’impression au moment de l’écrire de boucler une boucle et de redémarrer une nouvelle vie qui aurait toujours dû se dérouler ici. Ce sentiment étrange que mes fibres étaient d’ici a été confirmé. C’est à ce moment en  2009 que j’ai fait des recherches sur mon État-civil en Tunisie et que j’ai eu l’assurance de ma différence fondamentale et je tombais des nues, mes Grands mères maternelles étaient nées en Tunisie, l’une à Béja et l’autre à Ghardimaou, mon grand père maternel était né à Tunis également. J’étais vraiment une fille de la Tunisie et la partie orientale en moi n’était pas factice car il existait une proximité culturelle entre les Siciliens de Tunisie et les Tunisiens qui vivaient d’ailleurs souvent dans les mêmes quartiers avec des maisons attenantes. Mon identité a le goût et la couleur de la Tunisie.

 

 

 

6 – Qui vient en premier lieu ; le texte ou le tableau ? Et qui attire l’autre le présent ou le passé ? Avez-vous un rituel du travail précis qui vous emmène à adopter de plus en plus ce style et ce retour aux racines et aux origines ?

 

 

MNG – Mes périodes de création picturale sont totalement dissociées de mes périodes d’écriture. Je ne me dis jamais, je vais composer un texte sur un tableau, ni l’inverse. Je ne crée et produis que par impulsions fortes et impérieuses. Cela me vient un soir pour la peinture et je me lance, pour l’écriture poétique, elle est uniquement liée à mes émotions, à mes interrogations et à mes rêves. Elle survient très souvent au petit matin comme des illuminations. Le passé a beaucoup nourri mon écriture poétique, le présent problématique en temps de pandémie a relancé mon goût d’écrire mais ce n’est plus la Tunisie mon moteur...mais  des sujets plus philosophiques et un mode d’écriture apparenté à la fable. Un grand tournant est en cours.

 

 

 

 

7 Mais peut-on dire que l’Orient continue à effeuiller vos souvenirs et vos créations d’une relation privilégiée de proximité actuelle, de fusion ou d’inspiration mutuelle allant de la plume au pinceau ou inversement ? Que peut-on encore ajouter à propos de l’importance du refoulé et de l’appartenance identitaire dans l’évolution de la créativité chez l’artiste particulièrement femme ?

 

 

MNG – Je crois être arrivée à un moment de maturité de ma vie où j’aime ma féminité, ma beauté phénicienne, mon regard croisé sur l’Occident et l’Orient. Avoir choisi d’enseigner l’art et la créativité aux petits enfants en Tunisie depuis neuf ans, m’a fait conquérir mes lettres de noblesse de mère, moi qui n’ai jamais eu d’enfant. Cette mission de transmission auprès des enfants a eu le pouvoir d’apaiser mes angoisses et de permettre de créer un monde à la hauteur de la compréhension des enfants et des sages. Se faire respecter et se faire comprendre comme artiste femme n’est pas facile. Dans un monde où l’argent a la place prioritaire, refuser la carrière universitaire et les conventions pour vivre pleinement son potentiel de peintre et de poétesse en sachant que l’argent ne sera pas au rendez-vous peut paraître une folie ou même une arrogance aux yeux de vos proches. J’ai eu le sentiment et la conscience du temps qui passe et des limites de la vie assez tôt et c’est pourquoi, j’ai choisi de suivre ma route fût elle en zig zag...mais elle passait obligatoirement par la Tunisie de ma naissance.

 

 

 

8 – Quelles figures de femmes orientales ou d’artistes orientalistes qui ont influencé votre parcours artistique ? 

 

 

MNG – Évidemment  Dhiya la Kahina la Guerrière est une figure qui m’a marquée et influencée mais je dois rajouter que la phénicienne Tanit a joué un rôle non négligeable dans mon parcours en Tunisie… Ma signature de peintre TYNA T pour Tyna Tunis est en fait un anagramme inconscient de TANIT.

 

 

 

9 – Vos projets d’avenir, pouvez-vous nous dévoiler quelques secrets ? 

 

MNG – J’évolue actuellement dans deux axes différents plus d’abstraction en peinture et un retour vers la mythologie alors nous verrons ce qu’il en sortira. Un ouvrage de poésies illustrées de mes peintures serait une belle réussite.

 

Biographies 

 

© Crédit photo : Martine Nicole Geronimi, image fournie par l'artiste. 

 

Martine Nicole GERONIMI

(biographie en préparation)

 

Hanen MAROUANI est une tunisienne résidente entre l’Italie et la France. Elle est docteure en langue et littérature françaises de l’université de Sfax et auteure de quatre recueils de poésie(s) publiés entre Tunis et Paris et traductrice. Elle est diplômée aussi de l’université de Sienne (Toscane) en langue italienne et de l’université de Rouen en didactique et pédagogie du FLE. Elle s’intéresse dans ses recheches à la position de la femme dans la littérature et la société à partir de l’analyse des pratiques discursives et énonciatives et à la problématique de l’immigration et des inégalités de genre. Elle a participé à des colloques, des festivals et des évènements culturels nationaux et internationaux. Ses textes ont été publiés dans des revues et anthologies internationales et traduits en d’autres langues comme l’espagnol, l’anglais et l'italien. Elle a reçu également des prix lors de sa participation à des concours de poésie.

 

***

 

Pour citer ce témoignage inédit

 

Hanen Marouani, «  Entretien avec l'artiste Martine Nicole Geronimi », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°9 | Fin d'Été 2021 « Femmes, Poésie & Peinture », 2ème Volet sous la direction de Maggy de Coster & Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1mis en ligne le 7 septembre 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/no9/hm-Geronimi

 

 

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REVUE ORIENTALES ET LE PAN POÉTIQUE DES MUSET - dans REVUE ORIENTALES Numéro 9 Muses et féminins en poésie
5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 17:30

​​​​N°9 | Femmes, poésie & peinture | Philosophies & sagesses en poésie

 

 

 

 

 

Parcelle de sagesse

 

 

 

 

 

Mona Gamal El Dine

 

Docteur en sciences de l'art (La Sorbonne Paris), Membre de la Société des Gens de Lettres, Membre du P.E.N Club International, Sociétaire des Poètes Français, Présidente de l'association ISIS Arts & Cultures, Fondatrice des Rencontres des Poètes pour la Paix, Membre de Cercle Universel des Ambassadeurs de la paix (Genève/Paris), Historienne de cinéma & Réalisatrice

 

 

 

Crédit photo : Image de Commons. 

 

 

 

 

« Le pardon, la tolérance et la sagesse sont le langage des grands hommes. »

Proverbe Sénoufo du Burkina Faso (1988)


 

 

 

 

Je cherche mon passe découverte

Je suis le voyageur de la planète

Les barrières sont suspendues entre îles et montagnes, je suis irrésolue

Mes rêves sont si loin, si près

C’est toi encore sagesse à deux pas à peu près

Ô ! Sagesse !

Tu es la plus grande de mes illusions

Le cœur murmure sans démonstration

La raison est prestigieuse sans affirmation

L’amour est une belle émotion sans agitation

C’est toi encore la sagesse qui me parvient sans ondulations

Mes points de repères me basculent sans vibration

Mon chemin a perdu la boussole dans un train de nuit sans alternance

Le soleil joue à cache-cache sans nuances

Les couleurs de l’horizon ont déclaré leur tendance

Les colombes sont orphelines dans le silence de leur communion

Elles ont perdu leur jardin botanique et vivent sans communes 

Je suis au bord de mes larmes mais garde la patience

Pour cette douce amertume, le silence est un bon remède

 

 


 

Ô ! chère Sagesse !

Amène-moi à la première vague

Je t’ai couronnée par l’empire sacré de mes ancêtres  

Mon cœur, mes prières t’accueillent au bonheur du matin

Ô ! Sagesse éternelle !

Fais-moi des confidences

Lorsque tu pars loin

Et

Quand le long jour me pèse

À ce temps, je ne peux pas oublier mes idées cruelles

Peut-être serais-je récompensée après la belle attente

Je n’en veux pas à mon destin

Tu as le goût de séduction et parfois de destruction

Je plante mes racines pour commencer mon adoration

Je te connais bien sans refrains

Ma sagesse éternelle est conduite en modération

Ma tristesse s’envole

Ô ! Sagesse !

J’ouvre mes bras pour t’accueillir jusqu’au dernier souffle d’une bougie d’atmosphère.  

 

 

©M. Gamal El Dine

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Mona Gamal El Dine, « Parcelle de sagesse », poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 9| Fin d'Été 2021 « Femmes, Poésie & Peinture », 2ème Volet sous la direction de Maggy de Coster, mis en ligne le 5 septembre 2021Url :

http://www.pandesmuses.fr/no9/mged-parcelledesagesse

 

 

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 15:25

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​REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Florilège de créations​ / Invitées

 

 

 

 

 

 

 

 

 ​​​Dans l'ombre des dunes

 

 

 

 

 

 

 

Karen Cayrat

 

Fondatrice & directrice de publication de

Pro/p(r)ose Magazine

 

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo :  Delacroix, "Les Femmes d'Alger dans leur appartement", (1834), image libre d'utilisation et de droits. 

 

 


 

 

Le sirocco course

les illusions inscrites

dans les couleurs chaudes

esquissées au creux du jour

sur l'ombre qu'est ton visage





 

 

Faussement lascive

elle s'écorche à l'aurore

drapée dans l'histoire au fil

des nuits racontée,

le feu ardent au dedans

 

 

​​​​​Crédit photo : Porte à Marrakesch, Jonas F., image libre d'utilisation et de droits. 

 



 

Les larmes creusées

dans l'uchronie de nos silences

les armes à terre

la rage d'exister au fond

des yeux, le sable, l'espoir

 

 

 


 

​​​​​Crédit photo : "Désert", image libre d'utilisation et de droits. Cette image et les deux autres qui la précèdent ont été fournies par l'invitée. 


 

 

 

Les dunes effacées

se mirent dans les versants 

de l'aurore battus par 

le souvenir évanescent 

comme le songe d'un ailleurs

fragile retenu avant la bascule

le temps à l'encontre de soi 

saisit par l'incertitude

insoumise

 

 

©K. Cayrat, des tankas et un court fragment poétique inspirés par certaines œuvres de Delacroix.

 

Pour citer cet ensemble de poèmes

 

Karen Cayrat, « Dans l'ombre des dunes », tankas & fragment inédits, Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1mis en ligne le 4 septembre 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/kc-dunes

 

 

 

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Dernière mise à jour le 5 septembre 2021. 

 

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 11:13

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​​​N°8 | Dossier majeur | Articles & témoignages / Entretien poétique, artistique & féministe 

 

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Conversation avec

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

sur la vieillesse & la maladie en poésie

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Peinture de

 

Hélène de Beauvoir

 

par le photographe

 

Claude Menninger

 

Propos recueillis par

 

Dina Sahyouni

 

Poéticienne, éditrice,

 

lyreuse & fondatrice de la SIÉFÉGP

 

 

 

 

​​​​​​© Crédit photo :  Claude Menninger, "Hélène de Beauvoir, Venise, 1960", cette photographie a été prise lors de la rétrospective des œuvres l'artiste Hélène de Beauvoir au Musée Würth à Erstein, photographie inédite fournie par Françoise Urban-Menninger. 

 

 

 


 

1 Qu'est-ce que la vieillesse, qu'est-ce que la maladie en poésie ?

 

Françoise Urban-Menninger –En ce qui me concerne la vieillesse, la maladie, les états d'âme, le spleen comme chez Baudelaire font partie intégrante de la vie. Tous ces paramètres jouent sur le fond de mon écriture et la mettent en jeu (je) car la poésie, comme je la définis souvent, est une forme de résistance dans un monde « où la fuite en avant est de mise ». Donc le fond a partie liée avec un cri qui surgit des profondeurs…

Par contre, la forme « s'assagit » sans aucun doute avec l'âge et la recherche de la sérénité qui consiste à entrer comme l'écrit Gaston Bachelard en « résonance » avec le cosmos. Rappelons-nous que nous sommes de passage sur cette terre et que comme le souligne le physicien Hubert Reeves nous sommes faits de la même structure que les étoiles mortes. Savoir que nous sommes de la « poussière d'étoiles » remet en quelque sorte les pendules à l'heure et réfrène nos ambitions dithyrambiques  à vouloir s'accaparer et exploiter les biens que nous offre  cette planète qui nous accueille depuis des millénaires.

 

 

 

 

2 L'être poète vieillit-il, tombe-t-il malade ? Comment sa poésie exprime cela ?

 

 

Françoise Urban-Menninger – Quand le poète vieillit, il retourne sur les chemins de son enfance comme l'écrit Gaston Bachelard car l'origine et la mort confinent. De ce fait, le poète emprunte les voies de la transcendance pour s'aventurer au-delà des mots et peut-être de lui-même. Bien évidemment la souffrance psychique ou physique ou les deux peuvent entraver cette transcendance… Comment appréhender l'âme du monde et sa musique quand le corps n'est plus que douleur ? Je pense que le caractère du poète, sa vision du monde, ses croyances, et surtout sa perception de la mort influent sur sa création.

Pour éclairer mon propos voici  ce qu'écrit le poète suédois Tomas Tranströmer « La souffrance et la joie pèsent tout à fait le même poids ».

 

 

 

 

3 Que fait la poésie aux maux et désarrois réels ou fictifs des poètes  ? 

 

 

Françoise Urban-Menninger – La poésie n'est pas une panacée pour guérir les maux du corps, par contre elle apaise les maux de l'âme en aidant les êtres comme l' écrivait et le mettait en pratique Montaigne qui tentait d' apprivoiser sa propre mort en y pensant un peu tous les jours tout en chevauchant dans la campagne.

Renouer chaque matin avec la lumière qui nous éclaire, dialoguer comme le fait Christian Bobin avec des tulipes dans un vase, voilà qui peut combler le manque, l'absence ou la déchirure. Renaître encore et toujours au monde, c'est célébrer le poème qui nous met au monde selon l'expression de Guillevic.

 

 

 

 

4 Vos œuvres sont imprégnées par une poésie lyrique liée à cette condition de l'être humain et surtout l'être poète créateur, immortel et mortel à la fois, voudriez-vous nous en parler un peu ?

 

 

Françoise Urban-Menninger – Que dire du lyrisme dans ma poésie sinon qu'il est ma respiration. Un rythme cosmique habite mes écrits, c'est une danse avec la musique des sphères, les cycles des saisons et la quête d'une harmonie existentielle.

Ma mère me disait qu'elle me laissait bébé dans mon landau sous un arbre parmi les fleurs du jardin et je gazouillais tout l'après-midi tendant mes bras vers les feuilles qui tremblaient dans la lumière, c'est sans doute la source de mes rêveries !

 

 

 

 

5 La poésie vieillit-elle ? Tombe-t-elle malade, meurt-elle ? Cette question renvoie au n°0 du périodique "Le Pan Poétique des Muses", qu'en pensez-vous ? Les femmes, poètes, éditrices, traductrices etc., peuvent-elles renouveler la poésie comme le disait Aragon ?

 

 

Françoise Urban-Menninger – La poésie ne meurt jamais ! La poésie authentique est intemporelle et universelle, elle est comprise de tous. Elle survit à tous les genres littéraires et les transcende car elle possède cette force visionnaire qui nous fait encore apprécier les poèmes d'Ovide et plus près de nous ceux de nos aïeules comme Anna de Noailles ou Marceline Desbordes-Valmore… La poésie est une compagne fidèle qui nous aide à vivre et à mourir, elle se renouvelle à travers nous car nous portons en nous les poètes disparus et leur prêtons nos voix pour prolonger la leur. Je pense notamment à Sylvia Plath  ou à Virginia Woolf dont les voix parlent parfois au fond de moi…

 

 

 

 

Pourquoi la vieillesse est-elle vécue comme une maladie sans remède chez Simone Beauvoir ?

 

 

Françoise Urban-Menninger – Sans doute parce qu'il n'y a pas de remède à la vieillesse et que certains refusent cette fin inéluctable inscrite dès la naissance ! Heidegger écrivait qu' « un homme qui naît est déjà assez vieux pour mourir » ! Les cures de jouvence, la chirurgie esthétique ne sont que des pis-allers ! Ce que décrit Simone de Beauvoir dans son livre « La vieillesse », ce sont des fins de vie indignes dans certaines maisons de retraite qui ne sont autres que des antichambres de la mort. La vieillesse à l'époque où elle rédigeait son livre était « un secret honteux », voire « un sujet interdit », plus encore « l'échec de notre civilisation ». Dans ma nouvelle « La résidence » pour laquelle j'ai été primée, j'évoque la déshérence de personnes âgées en perte de repères et d'identité dans le cas de la maladie d'Alzheimer car j'ai été confrontée à ce drame comme beaucoup d'entre nous qui avons des proches atteints par cette maladie. Bien évidemment, je m'interroge sur ma fin de vie, les soins palliatifs, voire l'euthanasie… 

Je ferai une parenthèse pour évoquer ici Hélène de Beauvoir que j'ai eu le bonheur de rencontrer à Goxwiller dans sa ferme. À 80 ans, Hélène m'accueillit un jour avec un marteau piqueur, souriante elle expérimentait la gravure sur du plexiglas ! En me montrant ses tableaux, elle m'avoua en pouffant de rire qu'elle cachait dans chaque toile un élément humoristique connu d'elle seule. Elle m'offrit ce jour-là une belle leçon de vie et un vrai pied-de-nez à la mort !

 

 

7 Y  a- t-il une spécificité de la poésie faite par une femme, valide ou en situation de handicap qui diffère de la poésie d'un homme, autrement dit, le vécu du genre joue-t-il dans la manière dont s'exprime une personne sur les maladies, vieillesse et fin de vie ?

 

 

Françoise Urban-Menninger – Une femme quel que soit son état physique ou mental quand elle écrit de la poésie a le pouvoir de se transcender dans ses écrits ! Encore une fois, écrire de la poésie, c'est chercher au fond de soi la lumière qui éclaire la vie. Les poètes femmes ou hommes comme les mystiques ont partie liée avec le sacré. Je citerai  ce vers de Gabriel Althen « Car chacun, vois-tu, habite son ogive.  Malgré l'ombre, une musique s'y concentre et des soleils s'entrecroisent ». 

 

 

 

8 Faudrait-il consacrer un nouveau volet pour explorer cette thématique du point de vue uniquement des femmes (valides ou en situation de handicap, hétérosexuelles ou non, discriminées ou pas…) ? 

 

 

Françoise Urban-Menninger – C'est une question intéressante et il serait bon de lancer un appel à textes sur cette thématique en l'ouvrant à des textes en proses, récits, témoignages et nouvelles…


 

 

 

9 Quel est votre poème préféré sur cette thématique ?

 

Personnellement, je préfère dépasser la douleur pour tenter d'apprivoiser comme Montaigne ma finitude et terminerai sur une note optimiste car c'est là mon tempérament en citant Goethe qui écrivait à 65 ans en apercevant un arc-en-ciel :

 

 « Ainsi vieillard alerte

Ne te laisse pas attrister,

Malgré tes cheveux blancs

Tu pourras encore aimer »

 

Et je lui répondrai par-delà les ans :

 

 « Avec ce qu'il nous reste

de corps et d'esprit

nous retournerons dans la forêt

des mots

chercher jusque sous nos racines

cette sève du poème

qui féconde nos rêves »

 

 

 

© DS., F. Urban-Menninger & C. Menninger

 

***

 

Pour citer cet entretien

 

Dina Sahyouni, « Conversation avec Françoise Urban-Menninger sur la vieillesse et la maladie en poésie  » texte inédit, illustré par une photographie inédite signée Claude Menninger d'une œuvre de l'artiste plasticienne Hélène de Beauvoir, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  N°8 | Été 2021 « Penser la maladie & la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, ​​​​mis en ligne le 4 septembre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no8/ds-entrevue

 

 

 

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 16:24

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N°8 | Dossier majeur | Florilège de poétextes

 

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Reliques

 

 

 

 

 

 

Claude Luezior

 

Site personnel

 

 

 

 

​​​​​​​​​​​Crédit photo : Fables de La Fontaine,"L'âne portant des reliques", ​​​Wikimedia, domaine public. 

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Reliques

 

 

malle à jouets

en plein cœur du grenier


 

sabres pour corsaires

et dinosaures à la retraite

 

 

Carabosse farfelue

courtisant son miroir

 

 

cartable qui digère encore

ses mauvaises notes

 

 

marionnettes sans électrons

ni magnétismes déchus


 

épître aux pharisiens

sans piles jetables

 

 

désuète fortification

de l’enfance


 

© C. LUEZIOR              

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Claude Luezior, « Reliques » poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  N°8 | Été 2021 « Penser la maladie & la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, ​​​​mis en ligne le 3 septembre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no8/cl-reliques

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 8 Muses et féminins en poésie

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