21 novembre 2023 2 21 /11 /novembre /2023 18:52

N°15 | Poétiques automnales | Dossier mineur | Florilège | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages  

 

 

​​

​​​​

​​​​​​​​​​​​

 

les mains de ma mère

 

 

 

 

 

​​

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

Crédit photo : Gustave Brion « Femme au rosier », tableau peint en 1875, peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran de l'image du site sur Wikipédia.

 

 

 

ma mère avait plusieurs mains

l’une cuisinait quand l’autre cousait

l’autre jardinait quand l’une repassait

les multiples mains de ma mère

tout le jour s’activaient


 

quand l’évier de la cuisine était bouché

elle utilisait l’une de ses paumes

comme une ventouse

quand le soleil l’éblouissait

l’une de ses mains lui servait de pare-soleil


 

du fond de son jardin elle saluait

de la main les passants ou les voisins

elle taillait ses roses et les offrait

d’une main bienveillante

à qui les voulait


 

elle dansait le flamenco

en s’accompagnant de ses castagnettes

tout en surveillant d’un œil

sa paëlla qui mijotait

sur un coin de la cuisinière


 

avec ses mains ma mère faisait tourner

le monde comme une toupie

en revenant du marché

elle déballait ses provisions

enrobées de mille et une anecdotes


 

avec ses mains ma mère priait

égrenait les perles de son rosaire

avec ses mains ma mère peignait

ses  rêves sur de vieux cartons

qu’elle encadrait et décorait


 

avec sa main droite ma mère se signait

quand la mort frappait ses proches

elle faisait apparaître le loup

en jouant avec les ombres

sur le mur quand j’étais enfant


 

ma mère ne cesse de parler

dans le poème avec ses mains

elle y défait la trame du silence

pour ouvrir ses paumes

et m’offrir son cœur de lumière

 

 

© Françoise Urban-Menninger, novembre 2023.

 

 

***

 

Pour citer ce poème élégiaque, féministe & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « les mains de ma mère », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », volume 1, mis en ligne le 21 novembre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no15/fum-lesmainsdemamere

 

 

Mise en page par David

 

 

© Tous droits réservés

Retour au sommaire du N°15

Lien à venir

1 novembre 2023 3 01 /11 /novembre /2023 15:12

N°15 | Poétiques automnales | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages

​​​​​​ 

​​​​​​

​​​​​

 

​​​​​

Francine CARON, « Mère à jamais »,

 

ABéditions 2014, format A3,

 

illustrations d'André Liberati,

 

sans indication de prix

 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© Crédit photo : « Francine » par Mathieu. Image fournie par Maggy DE COSTER.

 

​​​​​​​

 

Un journal allant du 20 août au 21 octobre 1989, où tout est noté avec précision sur 18 pages non numérotées. De la prose entrecoupée de vers. L’auteure y consigne ses impressions et ses sentiments au sujet de la maladie de sa mère. Rupture de toute espérance. Peur de la venue de la Faucheuse.

 

Voir sa mère décliner sous ses yeux comme un soleil en hiver quoi de plus poignant pour une fille ! C’est le cas de Francine Caron qui, dans ce livre, un hommage très touchant à sa mère Odette qu’elle garde à jamais dans son cœur. C’est évident que les êtres chers continuent d’exister à travers les leurs après leur mort. 

De mère à fille : « Je serai toujours avec toi. Près de toi, à travers le Voile ». 

C’est avec des mots très puissants qu’elle raconte comment elle a accompagné sa mère dans sa maladie jusqu’à son dernier souffle. « Puisses-tu guérir. M’être une preuve de miracle » 

Seule avec sa mère, elle essaie d’agrémenter sa vie par des moments remplis d’affection et de tendresse. Vient le moment de se remémorer tous les bons souvenirs qu’elle a partagés avec sa mère :

« Tu m’es racine de courage- Pendant l’enfance, tu fus mon Arbre ».

Ainsi se doit-elle d’être aux petits soins avec elle. Dévouement filial oblige.

La musique adoucit les mœurs et permet de s’évader en dépassant sa souffrance, elle a un effet anesthésiant. Bach, Sibelius, Fauré, Beethoven, Grieg, Vivaldi s’exécutent pour elle.

Entretenir le dialogue avec elle, questionner le passé car le temps passe inexorablement. Elle ne veut perdre une seule miette de la fin de vie de sa mère : 

« À tes éveils, s’entretenir sans fin avant qu’en toi tout ne s’efface. »

Elle guette tous les signes, essaie de décoder les messages de l’invisible grâce à sa clairvoyance. 

À quatre-vingt-six ans, le corps se délite progressivement, la mémoire défaille, le moment fatidique n’est pas très loin. Pour la fille, il s’agit de « Quarante ans rassemblés en [ces] quelques jours et [ces] quelques heures à peine où [elle a su] témoigner de sa filiale gratitude. »

Mais était-il écrit que la mère rendra l’âme à l’heure même où elle donna naissance à sa fille ? 

« Et j’ai vu ton regard. Distendu. Happé.

J’ai dit : ‘ce n’est pas vrai’ à dix-huit heures, l’heure de ma naissance et de ta mort. »

Ainsi demeurera-t-elle « Mère à jamais ».


 

© Maggy DE COSTER

 

Voir également, URL :

http://donner-a-voir.net/auteurs/auteur_caron.html

 

 

***

 

Pour citer ce texte inédit 

​​​​

Maggy De Coster, « Francine CARON, « Mère à jamais », ABéditions 2014, format A3, illustrations d'André Liberati, sans indication de prix », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 1er novembre 2023. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/no15/mdc-caron-mereajamais

 

 

 

 

Mise en page par David

 

 

© Tous droits réservés

Retour au sommaire du N°15▼ 

Lien à venir

12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 14:43

Événements poétiques | Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 & ​​N°14 | Poésie & Littérature pour la jeunesse / Poésie des aïeules

​​​​​

 

 

 

​​​​​

​​​​​

Ma fille

 

 

 

 

 

Sophie Passant

 

Poème choisi, transcrit & documenté par Dina Sahyouni 

 

 

 

 

Crédit photo : « Petite fée », peinture, capture d'écran par  LPpdm de l'image disponible sur Commons.

 

 

 

Quand je ne trouve rien à dire,

Des gens, des choses, ni de rien,

Il me semble que tout m'inspire

En pensant à toi, mon doux bien !

Ma Fille ! à l'air de souveraine,

Ma Fille ! au beau regard si doux !

Qui fait que du sort d'une reine

Dont on pourrait être jaloux,

Je ne voudrais jamais l'échange

Avec mes jours auprès de toi,

Car ta présence, ô mon bel ange !

Est le Ciel, ici-bas, pour moi !

 

 

Les Tilleuls, 16 septembre 1901.

 

Référence livresque

 

Le poème transcrit ci-haut provient de l'ouvrage tombé dans le domaine public de l'Anthologie critique des poètes, Paris, Collection de la poétique, 1911, p. 116. Pour le moment, on ignore les dates de naissance et de mort de Sophie Passant et n'avons que les informations qui suivent sur elle qui ont été trouvées et transcrites de la source livresque citée et consultable par l'intermédiaire du site Gallica de la Bibliothèque nationale de France.

 

Présentation de la poète tombée dans le domaine public et transcrite par Dina Sahyouni :

Sophie PASSANT selon ST-CH., p. 115 de l'Anthologie critique des poètes, Paris, Collection de la poétique, 1911.

 

Sophie Passant

 

Les poèmes de Mme Sophie Passant réunis sous le nom de « Veillées » témoignent d'un esprit clair, logique et judicieusement pondéré. Je penserais volontiers en lisant les vers de ce poète à ce mot d'un moraliste oublié « La sagesse est moins apparente encore dans les yeux que sous la plume d'un écrivain. Ne me faites pas voir le portrait d'un sage ; mais une phrase de sa main ». Les vers de Mme Passant ne reflètent ni trouble, ni incertitude, ni doute, ni inquiétude. Elle est fort éloignée de l'âme décadente du doux et sensualiste féminisme contemporain. Son âme, à travers ses poèmes, se présente cependant à nous sans austérité. C'est une âme sentimentale comme toutes les âmes de poète ; et si sa littérature est de bon ton ; elle n'en reste pas moins poétique. Elle se plaît aux mille aspects de la vie et ne dédaigne pas de sourire en égrenant une charade ou un compliment.

 

Cette présentation est publiée numériquement et à titre indicatif pour témoigner de la manière dont on parlait ou présentait les auteures en 1911.

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème de l'aïeule

​​​​

Sophie Passant, « Ma fille », poème choisi, transcrit & documenté par Dina Sahyouni de l'Anthologie critique des poètes (1911), Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe 2023 | « Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 » & N° 14 | ÉTÉ-AUTOMNE 2023 « Les conteuses en poésie », volume 1, mis en ligne le 12 octobre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/11octobre23/no14/mafille

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour à la Table de l'anthologie ▼

Retour au sommaire du N° 14

Lien à venir 

12 juillet 2023 3 12 /07 /juillet /2023 10:10

N°14 | Les conteuses en poésie | Dossier majeur | Florilège / Poésie des aïeules Littérature & Poésie pour la jeunesse | Astres & Animaux | Poésie & philosophie | REVUE MDV | N°3 | Les couleurs... | AS 

​​​​​

​​​​​​

​​​​​

 

​​​

 

 

 

Conte d'enfant

 

 

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore  (1786-1859)

 

Poème choisi, transcrit & mis partiellement

en français moderne & commenté par Dina Sahyouni 

 

 

Crédit photo :  Image d'une prairie où poussent des coquelicots. Photographie libre de droits, capture d'écran par LPpdm, juin 2023.

 

 

 

 

Il ne faut plus courir à travers les bruyères,

Enfant, ni sans congé vous hasarder au loin.

Vous êtes très petit, et vous avez besoin

Que l'on vous aide encore à dire vos prières.

Que feriez-vous aux champs, si vous étiez perdu ?

Si vous ne trouviez plus le sentier du village ?

On dirait : Quoi ! si jeune ! il est mort ! c'est dommage

Vous crîriez*... De si loin, seriez-vous entendu ?

Vos petits compagnons, à l'heure accoutumée,

Danseraient à la porte, et chanteraient tout bas ;

Il faudrait leur répondre, en la tenant fermée :

« Une mère est malade ; enfant, ne chantez pas !

Et vos cris rediraient : « Ô ma mère ! ô ma mère ! »

L'écho vous répondrait, l'écho vous ferait peur.

L'herbe humide et la nuit vous transiraient le cœur.

Vous n'auriez à manger que quelque plante amère ;

Point de lait ! point de lit !…  Il faudrait donc mourir !

J'en frisonne ! et vraiment ce tableau fait frémir !

Ma tendresse pour vous réveille ma mémoire,

Et d'un petit agneau me rappelle l'histoire.

 

« Il était un berger, veillant avec amour

Sur des agneaux chéris, qui l'aimaient à leur tour.

Il les désaltérait dans une eau claire et saine ;

Les baignait à la source, et blanchissait leur laine ;

De serpolet, de thym, parfumait leurs repas ;

Des plus jeunes agneaux guidait les premiers pas ;

D'un ruisseau quelquefois permettait l'escalade ;

Si l'un d'eux, au retour, traînait un pied malade,

Il était dans ses bras tout doucement porté ;

Et, la nuit, sur son lit, dormait à son côté ;

Réveillés le matin par l'aurore vermeille,

Il leur jouait des airs à captiver l'oreille ;

Plus tard, quand ils broutaient leur souper sous ses yeux,

Aux sons de sa musette, il les rendait joyeux.

Enfin il renfermait sa famille chérie

Dedans la bergerie.

Quand l'ombre sur les champs jetait son manteau noir,

Il leur disait : « Bonsoir,

« Chers agneaux ! sans danger reposez tous ensemble ;

« L'un par l'autre pressés, demeurez chaudement ;

« Jusqu'à ce qu'un beau jour se lève et nous rassemble,

« Sous la garde des chiens dormez tranquillement ! »

Les chiens rôdaient alors, et le pasteur sensible

Les revoyait heureux, dans un rêve paisible.

Eh ! ne l'étaient-ils pas ? Tous bénissaient leur sort,

Excepté le plus jeune ; hardi; malin, folâtre,

Des fleurs, du miel, des bleds et des bois idolâtre,

Seul il trouvait que son maître avait tort.

Un jour, riant d'avance, et roulant sa chimère,

Ce petit fou d'agneau s'en vint droit à sa mère,

Sage et vieille brebis, soumise au bon pasteur.


 

« Mère ! Écoutez, dit-il : d'où vient qu'on nous enferme ?

« Les chiens ne le sont pas, et j'en prends de l'humeur.

« Cette loi m'est trop dure, et j'y veux mettre un terme.

« Je vais courir partout, j'y suis très résolu.

« Le bois doit être beau pendant le clair de lune !

« Oui, mère ! dès ce soir je veux tenter fortune :

« Tant pis pour le pasteur ! c'est lui qui l'a voulu. »


 

« – Restez, petit agneau, dit la mère attendrie ;

« Vous n'êtes qu'un enfant, bon pour la bergerie ;

« Restez-y près de moi ! Si vous voulez partir,

« Hélas ! j'ose pour vous prévoir un repentir ! »

 

– « J'ose vous dire non ! cria le volontaire..... »

 

Un chien les obligea tous les deux à se taire ;

Quand le soleil couchant au parc les rappela,

Et que par flots joyeux le troupeau s'écoula,

L'agneau sous une haie établit sa cachette ;

Il avait finement détaché sa clochette ;

Dès que le parc fut clos, il courut alentour,

Il jouait, gambadait, sautait à perdre haleine.

« Je voyage, dit-il, je suis libre à mon tour !

« Je ris, je n'ai pas peur ; la lune est claire et pleine :

« Allons au bois ! dansons ! broutons ! » Mais, par malheur,

Des loups pour leurs enfants cherchaient alors curée :

Un peu de laine, hélas ! sanglante et déchirée,

Fut tout ce que le vent daigna rendre au pasteur.

Jugez comme il fut triste, à l'aube renaissante !

Jugez comme on plaignit la mère gémissante !

« Quoi ! ce soir, cria-t-elle, on nous appellera,

« Et ce soir... et jamais l'agneau ne répondra ! »

En l'appelant en vain elle affligea l'Aurore ;

Le soir elle mourut en l'appelant encore. »


 

Je vous peins ce malheur tel qu'il me fut rendu ;

Pour vous, petit enfant, qu'il ne soit pas perdu !

 

 

 

* Attention, il s'agit de "crieriez", Marceline Desbordes-Valmore a usé de deux licences poétiques en écrivant "crîriez" à la place du verbe conjugué vous "crieriez". La première concerne la surpression de la lettre "e", quant à la deuxième, elle se manifeste par l'accent circonflexe qui apparaît sur la première voyelle "i" (note ajoutée par l'éditrice Dina Sahyouni).

 

 

L'extrait poétique ci-dessus provient de l'ouvrage tombé dans le domaine public de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Poésies [de Mme Desbordes-Valmore], 3ème édition, Paris, Chez François Louis (libraire, 10 rue Hautefeuille) 1820, « Mélanges », pp. 185-188.

 

Ce conte en vers est un poème gnomique s'adressant explicitement aux enfants et implicitement aux adultes qui s'égarent et ne comprennent pas la nécessité de restreindre légèrement leur liberté pour bénéficier en échange d'une protection durable contre des prédateurs de tout genre... Ce conte en vers gnomique destinée apparemment à la jeunesse se caractérise par l'usage métaphorique des animaux personnifiés pour construire un conte au prisme d'une fable philosophique ayant une moralité... La "zoopoétique" déployée a ainsi une utilité primordiale. Un développement plus étendu sur ce conte se trouve dans mon article sur la poésie gnomique contée de Marceline Desbordes-Valmore (texte à paraître cet été dans les périodiques du site www.pandesmuses.fr).

 

© DS., juin 2023.

 

 

***

 

 

Pour citer ce conte gnomique de l'aïeule

 

Marceline Desbordes-Valmore, « Conte d'enfant », poème choisi, transcrit & mis partiellement en français moderne & commenté par Dina Sahyouni de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Poésies... 3ème édition, (1820), Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 14 | ÉTÉ  2023 « Les conteuses en poésie », 1er volume & Marceline Desbordes-Valmore | Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe, « Les couleurs dans les œuvres des autrices Marceline Desbordes-Valmore », n°3, mis en ligne le 12 juillet 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/mdvno3/no14/mdv-contedenfant

 

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

© Tous droits réservés

  

Retour au Sommaire du N°14

Retour au N°3 

Liens à venir

8 juin 2023 4 08 /06 /juin /2023 17:36

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 | S'indigner, soutenir, Lettres ouvertes |  & hommages | Faits divers & Catastrophes | Varia de textes poétiques 

 

 

 

 

 

 

​​​​​​​​​​​​

​​​​​​​​​​​​

​​​​poésie en berne

 

 

 

 

​​​

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : Erato, gravure.

 


 

le soleil à peine levé

s'est ce matin recouché

avec ces tout petits

dans un parc poignardés


 

aujourd'hui ma poésie

est en berne et ma rime

saigne entre les lignes

car les mots ne consolent plus


 

seul le silence

sur la page blanche

où leurs cris d'ange se sont tus

me rapprochent des nues


 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème inédit​​​​​​ 

​​​​

Françoise Urban-Menninger, « poésie en berne », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 8 juin 2023. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia23/fum-poesieenberne

 

 

 

 

 

Mise en page par David

 

 

© Tous droits réservés

  

Retour à la Table du festival Megalesia 2023

Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une