26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 15:00

 

Lettre n°15 | Réflexions féministes sur l'actualité 

 

 

 

 

 

 

 

Un enfant n'est pas

 

 

un partenaire sexuel ! 

​​

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème​​​​​​

 

 

 


   Crédit photo : Fillette à l'orange par Louise Catherine Breslau (1856-1927),
wikimedia, domaine public.

 

 

 

Si dans les années 70, les mouvements féministes dénoncent le patriarcat qui se traduit par la domination du corps des femmes et des enfants, il existe selon l'historienne Anne-Claude Ambroise-Rendu, un autre courant d'idées qui se propage !

 

Son terreau n'est autre que celui de l'après-mai 68 qui nourrit l'impensable... Des intellectuels, et non des moindres, militent en faveur d'une décriminalisation des relations entre adultes et enfants ! Le 26 janvier 1977, soixante-neuf intellectuels français signent une tribune aux côtés de Gabriel Matzneff et de Guy Hocquengheim dans le journal Le Monde puis dans Libération pour défendre trois hommes incarcérés pour avoir abusé de mineurs de moins de quinze ans…

 

Parmi les signataires, on trouve Roland Barthes, Gilles et Fanny Deleuze, Philippe Sollers, Jack lang, André Glucksmann, Bernard Kouchner mais aussi Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir !

 

Le 23 mai 1977 dans « Opinions » du Monde, huit intellectuels signent un moratoire pour décriminaliser les rapports sexuels entre les adultes et les enfants de moins de 15 ans au motif que « les enfants seraient consentants » ! On retrouve les noms de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir, pour ne citer qu'eux.

 

Rappelons que les mêmes s'étaient lourdement trompés quant à la réalité de l'Union Soviétique à l'instar d'Yves Montand et de Simone Signoret….

 

L'affaire Marc Dutroux dans les années 90 en Belgique fait basculer les esprits dans l'horreur et Latifa Benani, fondatrice de l'association « L'Ange bleu » s'insurge contre les écrits sur les relations avec les enfants !  Marie-Jo Bonnet dénonce la morale ambiguë entretenue par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir qui ont voulu s'affranchir des conventions bourgeoises.

 

Aujourd'hui, il reste toujours difficile pour les féministes d'égratigner l'image d'une icône, celle de Simone de Beauvoir qui demeure exemplaire dans son combat pour l'émancipation des femmes mais dont les zones d'ombre suscitent de nombreuses interrogations !

 

Voltaire écrivait au 18e siècle qu'il y avait deux morales, celle des élites et celle du peuple... Déclaration, ô combien d'actualité !

 

Souvenons-nous que le talent ne doit pas excuser le crime ! Quant à l'alibi de la Grèce antique où l'éducation était bâtie sur la relation entre un adulte un jeune homme (éphébophilie), l'argument est tout simplement anachronique et totalement erroné car Platon a lui-même dénoncé l'attirance pour les jeunes enfants !

 

Aujourd'hui la page semble définitivement en passe de se tourner avec l'affaire Duhamel et certains intellectuels ont repris leurs esprits !

 

Jack Lang parle « d'une connerie » quant à la pétition qu'il a signée car tout cela correspondait à « l'air du temps » et procédait de « la libération des mœurs ».

Daniel Cohn Bendit est revenu sur ses écrits publiés dans les années 70 « Le grand Bazar » où il était question de « la sexualité fantastique des gosses ». Il en regrette certaines formules nées de ses fantasmes et qui auraient dépassé sa pensée...

L'une des seules intellectuelles à s'offusquer des dérives des années 70, c'est l'écrivaine Denise Bombardier sur le plateau de Bernard Pivot qui interrogeait Gabriel Matzneff avouant préférer les jeunes filles car, déclarait-il « une fille très très jeune est plutôt gentille »….

 

Aujourd'hui, la morale des élites s'effrite, le bon sens l'emporte et semble effacer toute ambiguïté en rappelant à tout un chacun que « L'enfant n'est pas un partenaire sexuel » et qu'en aucun cas, on ne peut parler de « consentement » car une relation entre un adulte et un enfant est marquée par un rapport de force inégale et par une forme de domination que l'on nomme « l'emprise » et que toutes les féministes, dignes de ce nom, se doivent de dénoncer !

 

 

***

 

Pour citer ce texte féministe, engagé & militant

 

Françoise Urban-Menninger, « Un enfant n'est pas un partenaire sexuel ! », texte inédit, féministe, engagé et militantLe Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°15 « Eaux oniriques : mers/mères », mis en ligne le 26 janvier 2021. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettre15/fum-enfantpasunpartenairesexuel

 

 

 

 

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 15:47

Hommage poéféministe | Articles, pensées, réflexions lettres ouvertes & témoignages

 

 

 

 

 

 

 

Le bonheur primitif de l'homme,

 

 

ou les rêveries patriotiques (extrait)

 

 

 

 

 

 

 

Olympe de Gouges

 

Texte choisi, transcrit, remanié & mis en français moderne pour cette revue par Dina Sahyouni

 

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​​Crédit photo : "Ciel bleu en Touraine", domaine public, Commons. 

 

 

Ce texte présent ci-dessous est un extrait de GOUGES, Olympe de, Le bonheur primitif de l'homme, ou Les rêveries patriotiques, à Amsterdam, et se trouve à Paris, Chez Royer, Libraire, quai des Augustins, et chez Bailly, Libraire, barrière dès Sergens, rue Saint-Honoré, 1789, pp. 1-7. L'opus en question appartient au domaine public.

 

 

 

Le Bonheur primitif de l'Homme ou les rêveries patriotiques

 

 

    Je me suis peut-être égarée dans mes rêveries : il fallait en effet m'écarter de mon but pour remplir ce titre. J'étendrai mes réflexions d'après mes simples connaissances, et la nature, de qui je tiens tout, me guidera dans mon entreprise. Mon projet est périlleux, cette entreprise est hardie ; mais dussé-je être forcée moi-même à reconnaître mes erreurs et mon impuissance, je parlerai.... J'examinerai indistinctement tout ce qui caractérise les sottises de l'homme depuis qu'il a perdu son bonheur. Je l'observerai dans ses plaisirs, son ambition, ses tourments, son hypocrisie, sa scélératesse, et ses espérances.

 

   Dans cette matière, il faudrait avoir l'art et le génie de Rousseau,

qui montre partout l'homme instruit et l'homme de la nature. Cependant ses opinions n'en ont pas moins excité la critique ; et lorsqu'on devait élever un autel à sa mémoire plusieurs productions religieuses ont cherché à la ternir : mais elle est gravée en caractères ineffaçables au temple de la Gloire. Voltaire, ainsi que bien d'autres, ont-ils voulu perdre le monde ? Non, sans doute ; ils avaient leurs principes ; ils étaient libres de les proposer : mais malheur à celui qui prétend condamner l'opinion d'autrui, et qui a le vain orgueil de se persuader que la sienne seule est bonne, et qu'elle doit être adoptée.

Si l'homme n'a pas la liberté de penser, il faut donc lui ôter la raison. Nous croyons tous voir la même vérité, quand tous nous voyons différemment. Il en est ainsi des Religions. Que de cultes divers ! Mais le vrai Dieu, tel que l'on doit se l'imaginer, est, ce me semble, un Dieu généreux et bienfaisant ; il laisse prospérer toutes les Nations, sous quelque forme que l'on veuille l'adorer. Quelque bizarrerie que les hommes puissent mettre dans les vœux qu'on lui adresse, ces vœux n'en vont pas moins à lui. Seul être suprême, il ne peut les partager avec personne. Cependant ; que de maux la Religion n'a-t-elle pas produits ! que de contestations ne causera-t-elle point encore ! L'homme est-il assez généreux pour être juste ? Mais, pour le trouver tel, il faudrait le faire remonter au temps primitif. Malgré tous les raisonnements que l'on a faits sur cette matière, je n'entrevois aucune marque certaine, aucune notion bien fondée, qui me prouvent que l'homme ait été sans génie, sans justice, et sans humanité dans sa première origine.

 

    Les Auteurs les plus anciens ont peint différemment les mœurs des premiers hommes. Les modernes ne les ont pas moins dénaturées, en voulant cependant les placer près de la Nature. Que d'opinions différentes ! que de systèmes opposés les uns des autres ont paru ! D'après ces observations, on peut douter des lois et des mœurs des premiers hommes, puisque les plus éclairés n'ont point été d'abord à ce sujet. Je veux moi, ignorante, essayer de m'égarer comme les autres. Et qui sait si je ne rencontrerai point la vérité ? Alors, quel sera l'être assez hardi pour dire que je me suis trompée ? S'il en existe, ce dont je ne répondrai pas, je le déclare d'avance pour le plus fou et le plus insensé. Nous disserterons sur cette matière et nous combattrons nos folies.

J'admire l'homme dans ses vastes desseins ; mais quand je l'examine avec ses erreurs et ses sottises, il me fait pitié. Le moderne le plus instruit peut-il se croire plus merveilleux et plus grand que l'homme qui sortit des mains de la Nature ? Ah ! sans doute il a dégénéré ; et si Dieu lui-même a pétri l'homme et la femme, ces deux modèles devaient être parfaits. Si nous descendons directement de ces deux mortels, les hommes ne vivaient point comme les brutes : ils ne bâtirent pas d'abord des palais, mais des cabanes aussi agréables et sans doute plus saines que ces espèces de prisons somptueuses que les arts et le luxe ont créées.

 

    Il est à croire que le premier homme porta avec lui l'esprit, le génie, les sciences, les talents, les vices, et les vertus ; à moins que Dieu, avant de créer l'homme, n'eût semé tout cela sur la terre, et qu'il lui eût dit, en l'animant : Cherche, et tu trouveras ce qui te convient.

 

    Voilà, selon que je le présume, quels sont les différents systèmes des Philosophes. Si l'on en croit Jean-Jacques dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, l'on verra que, d'après ce fameux Écrivain, l'homme a souffert des siècles pour parvenir au degré où il est ; que tantôt il l'élève dans son état naturel, et que parfois il l'avilit. Jean-Jacques avait trop de lumières pour que son génie ne l'emportât pas trop loin, et c'est peut-être ce qui l'a empêché de saisir le véritable caractère de l'homme dans le temps primitif ; mais moi, qui me ressens de cette première ignorance, et qui suis placée et déplacée en même temps dans ce siècle éclairé, mes opinions peuvent être plus justes que les siennes. Tant de lumières et de savoir n'ont pas produit le bien qu'ils ont coûté. Aussi je vais prendre l'homme sortant des mains de la Nature, le faire monter au degré où il est parvenu, et le faire entrevoir dans l'état où il pourrait retomber.

 

 

***

 

Pour citer ce texte

 

Olympe de Gouges, « Le bonheur primitif de l'homme, ou les rêveries patriotiques (extrait) »,   texte extrait de GOUGES, Olympe de, Le bonheur  primitif de l'homme ou les rêveries patriotiques, 1789, choisi, transcrit, remanié et mis en français moderne par Dina Sahyouni Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesHommage poéféministe au professeur Samuel Patymis en ligne le 2 novembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/21octobre/g-bonheur

 

 

 

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 08:07

Hommage poéféministe... | Textes poétiques

 

 

 

 

 

 

Cieux en bleu-blanc-rouge

 

 

 

(chanson patriotique​​​​​​) ​​​​

 

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

 

Crédit photo : "Drapeau de la France", domaine public, image Commons.

 

 

 

 

Enfants des Lumières, soyez solidaires.

enfants des Lumières, restez solaires

la liberté ne supporte guère 

la tiédeur des cœurs.

 

 

Enfants de la liberté d'enseigner

reçue en héritage du féministe Condorcet

Héritiers du sage Voltaire

soyez fiers, restez solidaires.

 

 

Saluons ensemble l'honorable Samuel Paty

assassiné par l'intolérance des islamistes-terroristes,

saluons la liberté chérie, le flambeau de notre patrie. 

 

 

Honorables enfants des cieux parés en bleu-blanc-rouge

la liberté est souvent teintée de rouge

le sang ensoglotte aujourd'hui Marianne,

nos sanglots se mêlent des cris d'horreur

et cette sagesse étourdie nous sourit

soyons, oui, soyons pour toujours unis

comme les doigts d'une main.

Et chérissons, oui chérissons jour et nuit 

la belle liberté qui nous unit. 

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 

​​​​Dina Sahyouni« Cieux en bleu-blanc-rouge », poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Hommage poéféministe au professeur Samuel Patymis en ligne le 19 octobre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/21octobre/ds-cieux

 

 

 

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 17:23

Megalesia 2020 | Poésie des aïeules | Cuisiner en poétisant | Sourires & rires féministes 

 

 

 

La marmite

 

 

 

 

Adèle Souchier

Texte choisi, transcrit et commenté brièvement par Dina Sahyouni pour cette revue

 

Le poème "La marmite" est de SOUCHIER, Adèle (1832-19..?), L'Oiseau blessé. Poésies, paris, Bloud et Barral, libraires. 18, rue Cassette, 18, 1878. Méconnue, la poētria (poète/poétesse/etc.) Adèle Souchier est née le 27 août 1832 à Romans-sur-Isère dans la Drôme en France. On ignore pour le moment la date de son décès au XXe siècle.

J'ai découvert Adèle Souchier en lisant, il y a déjà quelques années, le périodique dit d' érudition la "Revue du Lyonnais" où elle était rédactrice et critique littéraire. Elle y a publié des textes en vers et en prose. On prépare par ailleurs quelques billets sur elle pour les périodiques féministes et l'encyclopédie de la SIÉFÉGP, et aussi pour le "Dictionnaire critique...".

En ce qui concerne le poème intitulé "La marmite". Ce texte inspiré de "La Bouilloire", est à la fois parodique, humoristique et très stylé. L'imaginaire "réaliste" de notre poétisante nous permet de comprendre l'utilité pour une poētria du XIXe siècle de se réapproprier les ustensiles de la cuisine de la vie réelle comme Muses et rappelle que les objets féminins leurs histoires, usages et l'imaginaire qui en découle inspirent aussi les femmes. "La marmite", semblable aux contes de fées des femmes de lettres, mêle la banalité des plaisirs de la table aux mœurs des hommes "viriles", bons vivants et bons guerriers attendant leur souper préparé avec grand soin par la bonne ménagère (la fée du logis) dans la marmite "nourrice" ou la "gamelle" du brave soldat.

Le vocabulaire hautement symbolique et finement choisi dévoile en partie la moralité de ce poème suspendu entre un conte moral et une fable d'une chansonnière.

Comme nous l'expliquent les deux derniers quatrains du poème. La marmite est une métonymie métaphorique de la femme dans la société. Ainsi, on passe de la marmite magique de la sorcière et de la marmite paysanne nourricière à la terre, à la campagne et (au sein nourricier de) la femme et mère souvent surexploitées par l'humain et particulièrement par des hommes fiers de leurs virilité et pouvoirs...

 

​​​​​

 

[P. 98 réelle du livre papier/p. 100 du livre PDF]

 

 

La marmite 

 

Pièce réaliste dédiée à M. V. Arnaud, auteur de La Bouilloire.

 

Puisqu'on a chanté la bouilloire,

Ô marmite, je veux aussi,

Mais sans un air triste et transi,

Exalter ta modeste gloire.

 

Dis-moi, dans ton sublime flanc,

Que contiens-tu, noble nourrice ?

Qu'un fin parfum nous avertisse

Que ce n'est point un bouillon blanc.

 

Tu laisses à la rêverie

Tout un vaste et frais horizon ;

Morceau de bœuf en ta prison

Nous mène au loin dans la prairie.

 

Les gourmands te font les yeux doux,

Si la senteur du lard rappelle

Qu'en toi se prépare, ô ma belle,

La succulente soupe aux choux.

 

Cela fait songer à la ferme,

Aux mœurs agrestes en plein vent,

Lorsqu'on vient manger sous l'auvent

Les simples mets qu'elle renferme.

 

On voit d'ici les travailleurs

Goûtant au potage rustique

Alors, la brise poétique

Vient sécher viriles sueurs.

 

Et pendant ce repas champêtre,

L'alouette chante un refrain,

Le beau coq aussi va son train,

Les agneaux rêvent d'aller paître.

 

La métayère a de grands yeux,

un air riant, plein de franchise,

Un teint rouge, quoi qu'elle en dise,

Des dents, émail délicieux !

 

Elle sourit aux marmots roses,

En cheveux blonds ébouriffés

Et si sans façon attifés,

Qu'ils dérident les fronts moroses.

 

Quel appétit ! voyez-les tous

Faire leur cour à la marmite,

Oh ! pour eux, elle est trop petite,

Quand elle a du lard et des choux.

 

Leur embonpoint vient comme un charme,

Leurs petits bras sont potelés,

Ces gaillards, vite consolés,

Se battent, mais sans une larme.

 

Lorsque arrivera le moment

De combattre pour la patrie,

Laissant là leur ferme chérie,

Ils prouveront leur dévouement.

 

Ils souriront à la gamelle,

Sans grimaces et sans dédain,

Comme à toi, marmite, et soudain

Ils obtiendront vigueur nouvelle.

 

[P. 101 réelle du livre papier/p. 103 du livre PDF]

 

Les fils des champs, braves lutteurs,

Heureux de mourir pour la France,

Immoleront leur existence

Dans les fiers combats des grands cœurs.

 

Donc, hourrah ! pour l'humble ustensile

Préparant la moelle des forts !

Il sait soutenir leurs efforts,

Il est éminemment utile.

 

Ainsi, tout simplement rêvant,

Devant une pauvre marmite,

Un je ne sais quoi vous invite

À voir plus loin qu'elle souvent.

 

 

***

 

Pour citer ce poème

Adèle Souchier, « La marmite », texte choisi, transcrit et commenté brièvement par Dina Sahyouni pour Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020mis en ligne le 1er août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/adele-souchier-marmite

 

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 16:29

Megalesia 2020 | II- Les figures des personnages féminins handicapés dans la fiction | Florilège de textes poétiques | Handicaps & diversité inclusive

 

 

 

 

 

Leur handicapée...

 

 

 

Dina Sahyouni

 

Crédit photo : Paysage, domaine public, Wikimedia. 

 

 

Elle cache des perles translucides dans son cartable 

_ des myriades de larmes flottent encore aux yeux _

​​​​nourrit son cœur d'enfant d'encres éphémères

​​​​​​_ des milliers d'étoiles illuminent le bleu nuit de ses yeux _

​​sourit aux fantômes de ses souhaits

et gambade dans l'azur des rêves. 

 

"Hé toi, handicapée, hé, toi, Autiste ! Ha ha ha ha... Hi hi hi hi..."

Ils l'appellent, l'interpellent, 

à l'école, dans la rue et partout

​​​​​les larmes aux yeux, le cœur en feu, rouge d'amour,

Leur handicapée s'en va seule..

seule sans un seul sourire amical, ni un regard humain, 

sa robe bleue déchirée ressemble étrangement au ciel bleu mutilé par l'orage...*





 

* Poème de "Rêveries d'une femme", écrit en 2020 et dédié aux filles harcelées à cause de leur autisme, DS.

 

***

 

Pour citer ce poème engagé (ou féministe)

 

Dina Sahyouni, « Leur handicapée... », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020|II- Les figures des personnages féminins handicapés dans la fictionmis en ligne le 7 juillet 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ds-leurhandicapee

 

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