22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 16:00


 

Entretien

Entretien avec

 

 


 Camille Aubaude : Mythes et obsessions

 

 

 

       

Paola Gonzales & Rosario Valdivia

   

 

 

 

 

 

 

 

Présentation 

 

 

Elle habite au centre de Paris, entre le Louvre et les Archives, face à l’hôtel de Saint Aignan, elle reçoit avec une exquise humilité ses lecteurs et ses amis poètes dans la Maison des Pages d’Amboise, et se retire pour écrire dans la chapelle des Ursulines de Quintin, une cité d’art et de caractère dans la discrète Bretagne où elle est une légende vivante. 


Peu de poètes ont une œuvre aussi complète : invention du mythe littéraire d’Isis, qui exprime le désir de connaissance divine, invitation à retrouver les formes médiévales avec ses Poèmes d’Amboise et sa transposition en français moderne des Poèmes d’amour de Christine de Pizan, lyrisme avec ses « Odes saphiques », imagination romanesque avec ses récits La Maison des Pages et Voyage en Orient, poème journalistiques d’une grande loyauté, et ferveur religieuse. Rien ne manque à son épanouissement.  

Depuis la parution du Messie en liesse, Camille Aubaude, la poétesse française la plus traduite à l’étranger, livre ses réflexions sur les grandes aspirations humaines, plus vivantes que jamais dans un monde qui change. 

 

 

 

***


 
 
 

Vous avez voyagé en Grèce à dix-sept ans, avant de vivre dans l’oasis de Ghardaïa, en Algérie, puis vous avez habité un an au Caire, à Garden city. Comment vous appropriez-vous les mythologies égyptienne et grecque dans votre œuvre littéraire ? 

 

Les mythes égyptiens et grecs ouvrent grande la porte de l’imagination. Ce sont eux qui m’inspirent, qui me bouleversent. Je serais tentée de dire que c’est la nourriture sacrée. Pourquoi n’ai-je pas pris comme points d’appui des chefs d’œuvre de la littérature universelle, tels L’Énéide, la Divine Comédie, le Satyricon ou les Laisde Marie de France ? Les récits de l’Égypte et de la Grèce antiques exercent une fascination sans limites. C’est un mélange de clarté et de mystère. C’est là que tout se joue.  

Le recours aux modèles est essentiel pour qu’un écrivain s’enhardisse à produire une œuvre originale. Ma passion pour l’Égypte s’est révélée dès l’école primaire. Les longues années d’études qui se sont achevées avec mon doctorat sur Isis donnent la matière de mes textes littéraires. Le contraste entre les mythes égyptiens et les mythes grecs est frappant, aux plans esthétique et émotionnel. La Grèce mêle la poésie et la réflexion. Elle se tourne vers la consolante pensée qui arrime aux dimensions spatio-temporelles.  

Ma réécriture des mythes grecs se fonde sur des figures féminines, Io, Ariane, Pasiphaé. Loin d’être artificielles, elles animent la culture artistique européenne de leur force singulière. C’est dans « la Maison des Chants » de l’Égypte que je les convie pour l’écriture des poèmes. Ainsi, il n’y a pas une trop grande distance entre poésie et réflexion critique.   

 

De quelle manière Gérard de Nerval a-t-il influencé votre écriture ? 

 

Poète qui aspire à la beauté, il est la source pure de la poésie ! Nerval retrouvait les chants du Valois et la poésie médiévale quand régnaient les Parnassiens. Gautier, Hugo, Baudelaire ont une autre manière de poésie, plus mondaine. La figure d’Isis de Gérard de Nerval est vraie. Dans notre société malade de ses nouvelles technologies, la quête nervalienne d’un sens mystique, de l’Inconnu qu’exprime l’Éternel féminin, dessine et colorie l’univers de la poésie. 

 

Pourquoi la musicalité ? 

 

Elle est essentielle. La poésie vit de musicalité. La vraie poésie existe par les sonorités. C’est sous ces formes multiples qu’on l’adore. C’est l’entendement du sens originel des mots. En France, vous êtes étiqueté « lyrique » si vous vous concentrez en la splendeur absolue des mots et de leurs sonorités, ce que j’ai fait pour les Poèmes d’Amboise. Je déteste être cataloguée, quoi de plus ennuyeux ? Depuis les échanges avec Rosario Valdivia, pour les ateliers de traduction, et sa publication des Poemas de la Morada de las Paginas, par votre grande université, j’use d’une expression plus relâchée, car l’on est malheureux lorsqu’on s’enferre dans les mêmes choses.  

Mes « poèmes journalistiques », les « Furies » ou « La Cellule », requièrent une attention critique. Ils expriment les ténèbres qui nous enveloppent. Je ne peux les dire accompagnés au luth baroque, comme les odes et les rondeaux. Pour moi, ce sont aussi des merveilles qui m’ont extirpée d’épreuves rudes et désespérantes, comme les voyages m’ont délivrée des rivalités et des lourdeurs de l’université. Les « Furies », « La Cellule » pourraient être de la prose, s’il n’y avait la musique qui emplit mon âme, et le chant qui rend la parole lumineuse, l’extrait du vulgaire et fait ressentir la volupté mystique.  

Les amours de la Poésie et de l’Esprit humain ne supportent pas la fixité. Impossible de ne pas bouger, de ne pas parcourir l’arc en ciel des passions ! Diversité, clameurs, fracas… la notion de « fragments » était antérieure à ma thèse, quand je « chroniquais » l’« oubli ordinaire » d’Isis (Isis, chronique d’un oubli ordinaire est le titre de mon D.E.A., jugé « poétique » par un égyptologue alors réputé). Les fragments suscitent le rêve d’Unité, le Temple qui figure le Mystère, le Rêve plus vaste que l’univers.



Sous quelles formes sont présents — d’un point de vue personnel et d’un point de vue littéraire — les pays d'Amérique du Sud où vous avez lu en public vos poèmes : Pérou, Argentine, Cuba, Saint Domingue et Mexique ?

 

J’ai la chance que l’on m’invite. Ce sont des événements culturels extrêmement importants. Je fais mon possible pour témoigner ma gratitude, sans toujours être à la hauteur. La publication d’Anankêen 2000, suivi d’Ivresses d’Égypte, et le succès du récit de La Maison des Pagesme valent ces expériences fabuleuses, plus gratifiantes pour la création que les manifestations parisiennes. Les premières rencontres internationales de poésie, ce fut à Maghar, près de Tibériade, en Israël, un pays qui organise des événements poétiques et artistiques de grande qualité.

C’est une poétesse égyptienne, Safaa Fathi, qui m’a invitée en 2005 au Mexique. À partir de là, des relations sororelles se sont nouées, avec une infinie liberté. Je les évoque dans mon Voyage en Orient, où il y a peu de choses inventées. À la vérité, je pourrais parler d’« alliées » en poésie, et d’« élues », telle Rosario Valdivia qui a été la première à traduire mes poèmes en espagnol (voir sur le web un de mes récitals à la Casa de la Literaturade Lima), telle mon amie de Saint Domingue, Shéhérazade Chiqui Vicioso, que j’ai traduite en français. C’est avec elle que je suis allée à Missiones, pour participer à l’un des plus grands festivals de poésie de l’Amérique du Sud.

Au Mexique, j’ai découvert la voix — et la lyre — de Lina Zéron et Satoko Tamura. J’ai eu le privilège de faire des lectures lors de la Fête des Morts, tout en vivant dans la Casa fuerte, chez l’écrivaine Adéla Fernandez. C’est dans ce château de lave que j’ai écrit « Minuit à la Maison des Pages ». Au Mexique, Rosario Valdivia a commencé à traduire mes poèmes d’Anankê, dans le décor somptueux de la cité d’Oaxaca, près de Monte Alban. De ma période d’isolement à Saint Domingue sont nés les ballades et les rondeaux, une plénitude poétique que je n’aurais jamais pensé connaître. L’Amour absolu ! Ces généreuses invitations exaltent l’écriture. Elles fixent l’errance, empêchent les rêves de rendre fou. Elles exercent sur moi une vive influence.



Vous avez écrit et publiéPoèmes satiriquesen vingt et un jours, à Lima. Quel est le mouvement de ce recueil ?

 

Je distingue des « séries ». Voyez « L’Âge » et « Les Feuilles mortes », des « variations » sur ces grands poèmes que sont « Mignonne allons voir si la rose… » de Ronsard, et « Les Feuilles mortes » de Prévert ! Je les ai écris à Lima, en écoutant sur mon ordinateur des chansons françaises. Ils me semblent réussis, fixant dans une forme parfaite le « rapt » extatique, qu’on ne peut connaître que de façon imparfaite. Les poèmes qui célèbrent la terre péruvienne, « Lima » et « Le Mal de l’Inca » cèdent au désir de connaissance divine, qui est au fond ma façon de voir la poésie. Une autre facette de ce livre est la critique sociale, très poussée dans « La Madriguera », un poème qui fait entrevoir la vérité sur « le monde unique » que le consumérisme matérialiste nous façonne, un monde sans joie ni dieux.

« Les Pays de Merveilles » (vers libres) et « Oracle » (rimé), dédiés à Pedro Diaz Ortiz, montrent qu’un traitement différent de thèmes similaires aboutit à deux poèmes très différents. Publier ensemble les deux versions renvoie aux débats de tous temps sur la forme. D’abord l’éblouissement, ensuite la formulation. Tout est dans la manière de traiter les phrases, les rythmes, les sons et les images. En Argentine, je me suis arrêtée, et déployée, en des « Odes saphiques ». Le rythme 11 et 5 incarne ma parole. La poésie lyrique écrite par Sapho est une sagesse humaine d’une subtilité inégalée.

 

Est-il un pays qui vous a spécialement marquée ?

 

Votre exaltant Pérou ! Les poètes qui m’exaltent habitent Lima, Renato Sandoval, Enrique Verastegui, ou bien ils viennent au Festival International de Poésie, Maria Lucia dal Farra, Ledô Ivo, entre autres... Au point que je résiste à l’envie de m’installer à Lima, à sauver une maison en ruine... Là, je ne serais pas harcelée, comme en France.

Votre pays recèle les secrets divins. Émigrer en 2013 n’a pas le même sens qu’en 1980. La ville où je suis née subit de tragiques métamorphoses. La mort y rôde. Sa beauté vole en éclats. J’en fais les frais, et cela me mortifie. Je ne suis pas seule à détester vivre en France en 2013, à cause de gouvernants cyniques et corrompus.

Hélas ! « partir », c’est voler en morceaux.

 

 

 

 

Poème

 


 

 

Partir nulle part


 

La France ignore la grande force populaire

des femmes.

Hélas ! tant de vauriens

se comportent comme si elles aimaient être battues.

 

Bon moyen de briser les talents,

la grande entreprise souterraine,

les tabous, les cruelles ivresses

avec leurs hauts de cœur !

 

Ma sœur dit : Avec toi, tout prend des proportions…

Ma mère : C’est ton caractère ! tu as souffert,

tu as toujours tenu tête, tu fais la justicière…

Alors, pourquoi un rien me brise ?

 

L’Alchimie du Bienfait jamais perdu,

tu la connais, toi,

quand le violeur et le voleur paradent,

quand le pauvre cherche sa nourriture dans les poubelles,

quand l’innocent meurt en prison ?

 

Audace, inexprimable désordre, parrhésia,

le prix à payer est fixé par des brutes sanguinaires,

sarcasmes des incultes, absence de vivres,

suppliciantes ardeurs et censure de mes œuvres.

 

Je me souviens de l’autodafé de la Paria,

Flora Tristan, dans la Ville des Poètes et des Rois,

Lima ! Son union amoureuse fut l’enfer habituel…

La Paria est aussi la délicieuse Madame de Staël.

 

Chaque fois, c’est pire…

Je bois tous les jours à ce calice,

j’observe, écris et murmure dans l’enfer

où la Démence applaudit la Souffrance,

dans la fade jouissance du crime.

 

Si un sous-fifre m’approche, désarmée,

visage souriant quand j’écris dans un train,

dans un avion, et sachez-le, dans la Maison de mes Chants,

il me supplicie pour ne plus me voir libre

et en douce Lumière.



Dois-je le ménager par une féminine sollicitude ?

Sa haine n’en est pas moins forte.

Sans exagérer, je n’ai pas l’hypocrisie

d’étouffer mes sentiments par des flatteries.

 

Et cela prend des « proportions »… et c’est mon « caractère »…

Vous êtes entière, inconcevable, portée par l’Amour du Bien,

Ô Miséricordieuse !

Effarée par la gangue des vulgarités,

cette ancre qui s’enfonce

avec les cœurs noyés dans une capiteuse vase.

 

Tirer un enseignement de cet Amour… du Bien !

« Une telle volonté chez une si petite fille »

avait dit ma mère spirituelle un jour où je voulais partir,

sachant que mon amie était avec une autre.

 

L’affection exclusive des enfants,

l’exil de la maison,

l’envol dans la délectation des rêves

la religion naïve de l’Univers,

Égypte, Pérou : le goût de la Lumière !

 

Le calme… happer le souffle des Heures

l’entente raffinée des Poètes

pour ne pas être déçue

par l’absence de Volupté.

 

Hélas ! les vauriens gardent le Seuil

et la destruction des talents, en France,

mène à ce morne but : l’ordre viril.

 

Il n’y a de paradis nulle part.

Et le Mal reprend,

mais c’est « mon caractère »…

 

Alors, partir, 

mais ça reprend toujours !

 

 

 



Propos recueillis et présentés par Paola Gonzales et Rosario Valdivia lors d’une rencontre à l’Université Ricardo Palma, à Lima, Pérou, le 18 février 2013   

 

 

 

Pour citer cet entretien

 

Paola Gonzales et Rosario Valdivia, « Entretien avec Camille Aubaude : Mythes et obsessions », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°3 [En ligne], mis en ligne le 22 septembre 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-entretien-avec-camille-aubaude-mythes-et-obsessions-120205093.html/Url.http://0z.fr/ZD3jI

 

22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 16:00

 

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Nouveautés des éditions

 

Le Bleu du ciel


 


ECH miniÉchantillons

Véronique Vassiliou

Une autobiographie par le vêtement

72 pages, 12 euros    

ISBN 978-2-915232-89-9

© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur

Résumé : un livre-robe, en forme de patron, de pièces à monter. Raconter son histoire par ses peaux, ses surfaces, ses enveloppes. Le vêtement comme marqueur du temps, dont il faut garder mémoire. 

Échantillons se déroule en une série d’instantanés, en noir et blanc, en couleur. Échantillons est un vêtement étrange, mi-robe mi-nature morte pour habiller le vivant. Observer (lire), imaginer (penser), construire (patron), bâtir (un livre comme une robe/une robe comme un livre), coudre-écrire, voir-lire. De la surface à la profondeur, du fragment à la totalité, de la liste à l’ensemble, Échantillons. n’est finalement que poésie. Véronique Vassiliou collectionne, archive, assemble, observe, aligne, bricole, fabrique, monte... sans jamais abandonner le recul d’une certaine forme d’humour. 


 

TDEPSLA miniTout dort en paix sauf l'amour

Claude Chambard

 5ème tome de la série « Un nécessaire malentendu »

120 pages, 16 euros   

ISBN 978-2-915232-88-2

© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur
Résumé : « Un nécessaire malentendu », 12 volumes [prévus], 12 façons d’entrevoir ce que la langue, la poésie, la prose, peuvent transformer d’une histoire la plus banale qui soit. Tout dort en paix, sauf l’amour est construit sous l’apparence d’un désordre où affluent les perceptions, les souvenirs, les idées, les états de conscience et d’inconscient. L ‘auteur propose une écriture libre et poétique, diverse et discontinue, à l’image de la vie. C’est peut-être pour cela que ce livre est, sans doute, le plus évident — et pourtant si complexe — de la série. Après les méli-mélo familiaux (La vie de famille), les débuts de l’histoire d’amour (ce qui arrive), la soliture et la séparation (Le chemin vers la cabane) et les meutrissures de l’enfance (Carnet des morts). 

 

 

 

Autres parutions en 2013


 

TROIS MOTS mini

Trois mots

Daniel Pozner

Paru en juin 2013

80 pages, 12 euros   

ISBN 978-2-915232-85-1

© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur

Résumé : une forme concentrée pose toujours des questions : comment se tenir, entre l’essentiel et l’insaissable. Quelle matière ? Celle du rêve, du quotidien : dictionnaires, vaisselles, amours, enfants, souvenirs, lectures, voyages... Les jours fuient ou s’additionnent. Avec quelle forme ? Vers : les vers s’enchaînent, s’appellent, se miment, se griment : tresse, échelle, tissu. Au fond : la surface. Et vice-versa. Et quel ton adopter ? Discret : trois mots. Tranchant : trois mots. Il y a de multiples manières de « ne pas comprendre » un poème, et ce sont bien sûr les mauvaises manières qui ont la préférence de Daniel Pozner. Textes troublants, facteur vitesse, prise de risque. Un attachement à cette écriture se forme, presque une intimité.

 


 

DEFINITION miniDéfinition en cours

Jean-Charles Depaule

Paru en juin 2013

96 pages, 14 euros   
ISBN 978-2-915232-86-8

© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur

Résumé : il s’agit dans ces poèmes d’une sorte de narration composée par fragments, par bribes. Des paroles et des gestes, des paysages, des images. Cet ensemble, où s’alternent des suites de quatrains et groupements moins réguliers, est aussi l’occasion de visiter les relations mutuelles de la prosodie de la poésie et de la prosodie de la prose, les rapports de la page avec la voix.



 

PHANTASTIKA miniPhantastika

Bruce Bégout et Jean-Christophe Garcia

Paru en juillet 2013

64 pages, 10 euros

ISBN 978-2-915232-87-5
© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur

Résumé : Catalogue édition 2013 de la Biennale d’Art contemporain d’Anglet.

Bruce Bégout, philosophe et écrivain, explore le monde urbain, les lieux communs, le quotidien; Jean-Christophe Garcia, artiste photographe, en saisit la représentation. Un catalogue d’exposition, illustré de textes de création. 

 

 

 

FMM miniFragments d'un mont-monde

Brigitte Palaggi et Olivier Domerg 

Paru en septembre en co-édition

160 pages, 20 euros  

ISBN 978-2-916252-39-1
© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur

Résumé : l’universel se cache dans ces fragments ici rassemblés par Brigitte Palaggi et Olivier Domerg ; petit monument d’images et de paroles qualifié, aussitôt, et précisément, de « MonuManse ». En regard de ces « fragmonts », figurent une vraie-fausse conférence, une fable rase et des textes critiques de Marielle Barascud, Guillaume Lebaudy et Nicolas Pesquès. Éditions Contre-Pied, en coédition avec Le Bleu du ciel, distribution Librairie l'Alinéa (Martigues). www.librairielalinea.fr


 



Éditions Le Bleu du ciel
Ouvrages de poésie
Manifestations publiques
Revue murale de poésie
Url.  http://editionlebleuduciel.free.fr
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Pour citer ces annonces


LPpdm, « Nouveautés des éditions Le Bleu du ciel », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°3 [En ligne], mis en ligne le 22 septembre 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-nouveautes-des-editions-le-bleu-du-ciel-120191568.html/Url. http://0z.fr/1Y5JU

 

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Poésie multimédia 

Les Yeux de Delon 

          

 Caroline-Christa Bernard

 


 

 
 
Url. http://www.youtube.com/watch?v=Yb58kT_s_KE

 

 

Pour citer ce poème

Caroline-Christa Bernard, « Les Yeux de Delon », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°3 [En ligne], mis en ligne le 22 septembre 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-les-yeux-de-delon-120189538.html/Url.http://0z.fr/NwVD8

Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
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Nouveautés des éditions

 

Les Classiques Garnier  


          

Titre 

La Nef des folles

AuteurE 

éd. Olga Anna Duhl

Description 

309 p., livre broché, 38 €

En version reliée - 57 €
Résumé 
La Nef des folles n'est pas seulement la version française de la traduction latine par Jodocus Badius du Narrenschiff de Sebastian Brant. Tout en prenant pour cible les défauts féminins, elle constitue une somme emblématique des modalités de transmission des savoirs qui trouvent alors un appui dans l'imprimerie.
Abstract La Nef des folles is not only the French version of Jodocus Badius' Latin translation of Narrenschiff by Sebastian Brant. Alongside its attack on feminine faults, it is emblematic of the various modes of knowledge transmission which found their support in the printing houses at the time.

 

Titre 

Libertin ! - Usage d'une invective aux XVIe et XVIIe siècles

AuteurEs

éd. Thomas Berns, Anne Staquet, Monique Weis

Description 

329 p., livre broché, 34 €

En version reliée - 53 €
Résumé 
Ce livre étudie de manière transversale les multiples usages attestés du terme «libertin» chez les auteurs du début de l'époque moderne, rendant ainsi manifeste la diversité des emplois et déplacements d'une invective, qu'il s'agisse de stigmatiser, de s'en revendiquer, ou de s'en protéger.
Abstract

This book conducts an interdisciplinary investigation into the multiple uses of the term libertin amongst authors at the beginning of the modern period. In doing so, it reveals the diverse uses of the word, and the way in which its function as an insult shifts: at times used to stigmatise and at others to assert an identity or as self-protection. 


 

Titre 

Dire le vrai dans la première modernité - Langue, esthétique, doctrine

Auteur 

éd. Dominique de Courcelles

Description 

277 p., livre broché, 28 €

En version reliée - 47 €
Résumé 
Cet ouvrage étudie la langue du vrai dans la première modernité. La vérité dépend-elle d'une belle énonciation ? Y a-t-il des règles institutionnelles spécifiques d'énonciation de la vérité ?
Pourquoi la doctrina constitue-t-elle l'horizon de tout savoir et de tout enseignement prétendant à la vérité ?
Abstract This work studies the language of truth in the early modern era. Does truth depend on fine expression ? Are there institutional rules specific to the expression of the truth? Why does the doctrina constitute the limit of all knowledge and teaching pertaining to the truth ?

 

Titre 

La Clarté à l'âge classique

AuteurEs 

éd. Emmanuel Bury, Carsten Meiner

Description 

282 p., livre broché, 28 €
En version reliée - 47 €
Résumé 
Les travaux réunis ici se proposent d'explorer les principaux champs du savoir où la notion de clarté fait sens durant la période des XVIIe et XVIIIe siècles : dans la philosophie, dans les discours grammatical, rhétorique et religieux, et enfin, dans le domaine de la poétique classique.
Abstract The works brought together here aim to explore the fields in which the notion of clarté operates, in the period of the seventeenth and eighteenth centuries. These fields include philosophy, grammar, rhetoric, religion, and classical poetry.

Titre 

Le Genre des Lumières - Femme et philosophe au XVIIIe siècle

AuteurE

Florence Lotterie

Description 

336 p., livre broché, 35 €

En version reliée - 54 €

Résumé 
Au XVIIIe siècle, la figure insistante de la « femme philosophe » s'articule à un imaginaire ambivalent de la différence des sexes, entre hantise d'une confusion délétère et quête d'un modèle d'harmonie. La femme travestit-elle la philosophie ? Les Lumières ont-elles un genre ?
Abstract

In the eighteenth century, the powerful figure of the “female philosopher” is at the centre of ambivalent fantasies concerning the difference between the sexes, which swing between the fear of harmful confusion and the desire for harmony. Do women distort philosophy ? Is the Enlightenment gendered ?


 

Titre 

Tragi-comédies. Tome II - La Sœur valeureuse ou l'Aveugle Amante et Le Mausolée

AuteurEs   

André Mareschal, éd. Hélène Baby 

Description 

392 p., livre broché, 39 €
En version reliée - 58 €
Résumé 
L'édition conjointe de La Sœur valeureuse et du Mausolée rassemble deux tragi-comédies créées par André Mareschal respectivement en amont et en aval du Cid. Animées par l'aspiration à la liberté, ces deux pièces témoignent de la modernité des interrogations politiques et morales du Grand Siècle.
Abstract

This joint edition of La Sœur Valeureuse and Mausolée brings together two tragi-comedies created by André Mareschal, before and after the Cid, respectively. Driven by the aspiration towards freedom, both plays testify to the modernity of political and moral thought in the “Grand Siècle”. 

   
 

 

Titre 

La Mémoire des lettres - La lettre dans les Mémoires du XVIIe siècle

AuteurEs   

Myriam Tsimbidy

Description 

348 p., livre broché, 39 €
Résumé 
Analysant le statut de la correspondance dans les Mémoires du XVIIe siècle, cette étude montre en quoi la lettre représente le passé et remodèle une expérience du temps. Symbole de la densité du réel, relique, «cicatrice de l'action», elle prend ainsi toute sa place dans la poétique des Mémoires.
Abstract Analysing the status of correspondence in seventeenth-century memoirs, this study shows how the letter can represent the past and remodel an experience of time. As a symbol of the density of reality, a relic, and as a “scar of action”, the letter becomes part of the poetics of the memoir. 

 

Titre 

Poétiques scientifiques dans les revues européennes de la modernité (1900-1940)

AuteurEs   

éd. Tania Collani, Noëlle Cuny

Description 

461 p., livre broché - 35 €

En version reliée - 54 €

Résumé 
L'ouvrage place sous l'éclairage de disciplines diverses les revues culturelles des années 1900-1940, selon un axe thématique fédérateur: la science. De nombreux périodiques répondirent aux nouvelles sollicitations scientifiques et techniques dans l'espoir de renouveler la poétique de la modernité.
Abstract In this work, a diverse range of disciplines cast light on cultural reviews of the years 1900-1940, focusing on the unifying theme of science. Countless periodicals responded to new scientific and technological appeals in the hope of reinvigorating the poetics of modernity.



Titre 

Bulletin de la Société Paul Claudel

Auteur 

œuvre collective

Description 

2013 - 2, n° 210, 127 p., revue, 10 €

Résumé 
Le Bulletin de la Société Paul Claudel existe depuis 1958 et paraît tous les trois mois. Il publie des inédits et des études et rend fidèlement compte de l'actualité éditoriale et théâtrale claudélienne
Abstract
The Bulletin of the Paul Claudel Society has existed since 1958 and appears every three months. It publishes studies and previously unpublished work, accurately reflecting the current Claudelian editorial and theatrical news.

 

Classiques Garnier

Bulletin semestriel

 

 

Pour citer ces annonces

 

LPpdm, « Nouveautés des éditions Les Classiques Garnier »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°3 [En ligne], mis en ligne le 22 septembre 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-nouveautes-des-editions-les-classiques-garnier-120184838.html/Url. http://0z.fr/tzB-I

 

Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 16:00

 

 

                           


Invité

Sylvia Plath

 

 

Nicolas Grenier

 

 

 

 

 


 

to nicholas hughes.

 

a steel plate

a plate for suffering

a bliss plane

 

crossing the cross

in her ruby of love

otto your daddy the motto

 

pale girl

then

although not

hair and wet lather

a forest on a grave

 

perfumed lips

on a fruity path

a railway

a foolish monk

until the dawn

i wrote

 



Pour citer ce poème

Nicolas Grenier, « Sylvia Plath », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°3  [En ligne], mis en ligne le 22 septembre 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-sylvia-plath-120153508.html/Url.http://0z.fr/CI-CW

 

 

 

 

Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm

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APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

SIÉFÉGP, 27 novembre 2025

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