11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:00

 

 

Poème

 

 

Dans ma forêt de papier

 

 

Françoise Urban-Menninger

    

 

  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/64/The_holly_and_the_ivy_-_geograph.org.uk_-_723060.jpg?uselang=fr

Crédit photo trouvée sur Commons : Lierre

 

 

 

 

dans ma forêt de papier

les arbres ont des pensées

qui viennent se poser

toujours plus légères

dans le cœur en bois gravé

où s’enrobe le poème de lierre

 

 

je cherche mon enfance

au cou de chaque branche

où le visage de ma mère se penche

je joue avec les loups

qui dorment en silence

sous le ciel des paupières

 

 

et je cours vers moi-même

quand ma nuit se referme

et que la mort bohème

vient hanter ma pénombre

jusque dans le poème

où chuchotent les ombres

 

 

 

 

 

Pour citer ce poème

Françoise Urban-Menninger, « Dans ma forêt de papier », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013.  

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-dans-ma-foret-121413323.html/Url.http://0z.fr/mMykS

 

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Poésie visuelle

 

 

   Nous sèmerons  

 

 

&

 

 

Tu m'attendras

 

 

 

Poèmes extraits du recueil Souffle d'or sur une mer rouge

 

 

Nicole Coppey

 

 

Cliquez sur les images pour les agrandir. 


A22 25x20

© Image du poème

 

 

 

A10 25x50

  © Image du poème 

 

 

 

Site de l'artiste : www.nicolecoppey.com


Voir aussi : Nicole Coppey, Souffle d'or sur une mer rouge aux éditions aux éditions Arabesques



Pour citer ces poèmes

 

Nicole Coppey, « "Nous sèmerons" & "Tu m'attendras". Poèmes extraits du recueil Souffle d'or sur une mer rouge »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-extraits-121413309.html/Url. http://0z.fr/dAz9X

 

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Présentation

 

 

Gladys Carmagnola 

 

 (CHILE)


 

Mario Portillo

 

 

  

 

  Gladys Carmagnola es una poetay docenteparaguaya. Es una de las escritorasmás conocidas de su país, su obra está dedicada a un público muy amplio, comprendiendo obras para niños y adultos. Nació en Guarambaré, ciudad del Departamento Central del Paraguay, el 2 de enero de 1939. Es cofundadora y miembro de la Sociedad de Escritores del Paraguay. También tuvo participación en la fundación de la agrupación de Escritoras Paraguayas Asociadas y del Pen Club del Paraguay. Forma parte de una generación de mujeres paraguayas que, a inicios de la década de los años 1960, dieron a conocer su producción literaria, ocupando un espacio muy importante en la literatura paraguaya.


   Su primera publicación data del año 1965, a partir de allí, se ha dedicado enteramente a la producción de obras poéticas, completando en total 20 títulos de su autoría. A lo largo de su carrera ha sido galardonada con numerosos premios y homenajes nacionales e internacionales. En 1981 el Primer Premio de Poesía “Amigos del Arte” (Asunción), en 1985 el Premio de Poesía “José María Heredia”de la asociación de críticos de Miami EEUU, en 1989 el Premio a la “Fiambrera de Plata”del ateneo de Cultura Popular de Córdoba, España, en 1992 el Premio único de Poesía del Instituto Cultural Paraguayo-Alemán, en 1994Plaqueta y Homenaje Público del Festival del Lago Ypacaraí, en 1995 una Mención de Honor del Premio Nacional de Literaturay en 1996 el Premio Municipal de Literatura.

 

 

 

 

 

Poemas

 

MUJER


a Cecilia

¿Mis manos son débiles?
No ha de doblegarlas el mero contacto del viento
que azota la estirpe de mujer
que llevo.

Sentirse, saberse mujer, es hermoso.
Es perfecto.
Y es hermoso
saber que se lleva en el pecho
algo que lastima.,
algo como un peso
que es suma y
del Verbo
que he de compartir -aunque a veces duela-
contigo, o con ellos.

Lo sé. Soy humana.
Y aunque no me acucia en la vida otro anhelo
que el de ser mujer
-alma, forma, sueños;
mujer
nada más, ni menos-
a mí me han legado
este peso
dulcísimo, amado, infinito,
que no lleva huesos,
que no tiene rostro de hembra o varón
ni se vanagloria de uno u otro sexo.
[...]

 

 

 

 

RAZONES

 


 


Para cuando no sirvan las palabras
aunque vivan las horas,
araño la corteza de una sílaba
e intento atrapar su magia
ahora.
 
[...]


 

A MI PAPELERA

 

 

 


Porque me has sido fiel
desde que mi memoria lo recuerda,
préstame tus oídos
y recibe mi confidencia:

creo que tú comprendes desde entonces
que pretendo escribir mi nombre a mi manera,
que deseo elegir yo sola el molde
y trazar sin ayuda cada letra.

[...]
 

 

 

            

 

Pour citer ce texte 

Mario Portillo, « Gladys Carmagnola », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-gladys-carmagnola-121413278.html/Url.http://0z.fr/s0VfI

 

 

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Critique & réception

 


Claude Chambard 

 

 

Tout dort en paix, sauf l'amour

 

 

Éditions Le Bleu du ciel, septembre 2013


Marie-Josée Desvignes

    

 

 

 

© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur 

 

 

 

Auteur


Claude Chambard, né en 1950, est lecteur, écrivain, typographe, éditeur, traducteur, créateur et imprimeur-typographe des éditions À Passage / Le Coupable, à Bordeaux (en 1979).

Un nécessaire malentendu, ont paru aux éditions Le bleu du ciel : La vie de famille, I (2002), Ce qui arrive, II (2003), Le chemin vers la cabane, III (2008), Carnet des morts, IV (2011) projet au long cours « d’entrevoir ce que la langue, la poésie, la prose peuvent transformer dans l'histoire la plus banale, la vie, l'amour, la famille, les amis, la littérature, la mort.... »

 

 

 

***

 

    Cinquième d'une série de douze volumes prévus, Tout dort en paix, sauf l'amour, fait partie d'un ensemble intitulé « un nécessaire malentendu ». Le lecteur habitué de Claude Chambard sait qu'il va y retrouver cette parole parcellaire, morcelée, entre fragments de prose et de poésie où s'entrechoquent les souvenirs d'enfance et les anecdotes de la vie d'un homme ordinaire, entre audace de dire et inquiétude de vivre ce « nécessaire malentendu » qui constitue chacune de nos vies — inscrit en creux, « puisque tout le monde rêve » nous prévient le narrateur dès l'incipit.


    Car c'est bien dans un rêve que nous embarque l'auteur, celui constitué de géographie du corps et des paysages, parsemé de citations empruntées à ses lectures aussi éclectiques qu'érudites, dans un montage digne d'un centon, et où chaque emprunt permet de croiser la réflexion d'un autre avec l'anamnèse. Une remontée toujours recommencée, un chant des origines, universel puisque chacun peut s'y reconnaître même si on ne connait ou ne reconnaît pas les lieux.

Et comme dans un rêve, tout se confond, la mer et le pays, les nuages et l'argile, « maintenant est un son, le plus calme, un son qui repose, qui a le pouvoir de lier les rêves, qui entraîne au retour, vers l'enfant dans la montée blanche. » Un rêve tourmenté, pas reposant. Un rêve toujours à la frange de la réalité, entre vie et mort, « au bord de l'abîme », « dans le ravissement & l'élévation, dans le point de rupture où éclate la jouissance ».

On est entraîné au-delà de ce dire autobiographique dans notre propre trajectoire et on lit, on écrit avec, « j'écris, je ne veux pas mourir »1 « je suis perdu dans une langue que je ne sais pas traduire ».


   L'impossible à vivre devient l'impossible à dire, devient ce chemin que nous empruntons avec plus ou moins d'étonnement, de courage, conscients ou inconscients, dans un parcours flottant, entre deux-eaux, celle de la mer (celle de la mère ?) « Ne te penche pas tu vas tomber. Ne te penche pas tu ne sais rien de l'eau »

Comme dans l'impossible retour à l'enfance, les mots se cherchent une légitimité, une vérité. Toujours flottant, au bord du détroit, « je découvre avec stupéfaction que je suis encore un peu vivant »

  

   Entre conversation mélancolique et ressassement mélodieux, jamais lyrique, ou à peine, sans pathos pour sûr, le texte questionne la difficulté de traverser, toujours seul, ces années qui nous séparent de la vie à la mort, en tentant peut-être de les mettre en mots, sans que se confondent et s'annulent les êtres qui empruntent la trajectoire : « les rayons de la lune glissent doucement, en paix, lui & moi, enfin reposés de l'univers, étendus dans la prairie fraîche, moi grand père au bord, au très bord de cette forêt où rien ne semble un arbre », dans cette douleur que c'est de compiler toujours et encore des lignes pour rendre réelle l'expérience, dans « l'inventaire des milliers de lignes que [j'ai] écrites » ; le narrateur dit l'amour, la sexualité, la perversité (de Grandmère), la volupté des femmes, l'empreinte des images dans l'âme, leur retranscription déformée ou intacte...

Vivre et survivre, deux malentendus... Demeure l'écriture.

 

    On ne peut qu'être touché par cette voix qui nous parle de loin, une voix capable de se frayer une voie entre prose narrative et poésie où l'anamnèse explore le temps et l'espace, tentant de les reconstituer plus que de les retrouver, dans un collage si composite qu'on y lit l'âme du monde flottant dans l'univers.  

Il dit : « L'amour efface une multitude de fautes. »2, les yeux fermés, pour déployer sa vue, pour retrouver le visage perdu, pour éviter d'amplifier ce qui lui répugne, pour imaginer le monde qui couvre le désert & l'empêche de croître »

Il est petit-fils, fils & père dans un monde en devenir – donc vers sa fin – , où demeure le doute, où le suicide est possible, où une solution est toujours envisageable tant que l'on a envie de vivre d'un rien, d'un rire & d'un souffle léger sur la joue, avec les langues & les cultures en partage. L'écriture est un déplacement.

Écrire c'est passer des frontières. Illégalement.

 

 

 

   

Notes

 

1 Emprunt à Georges Bataille, Le coupable, Gallimard, 1944


2 Première lettre de Pierre, chap 4 verset 8, La Bible

 

 

 

Voir aussi : Tout dort en paix, sauf l'amour de Claude Chambard par Tristan Hordé (critique publiée par Sitaudis)

 

 

Pour citer ce texte 

Marie-Josée Desvignes, « Claude Chambard, Tout dort en paix, sauf l'amour, Éditions Le Bleu du ciel, septembre 2013 », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-claude-chambard-121413248.html/Url.http://0z.fr/qy7KS

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:24

 

 

 

Machisme et sexisme

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

 

Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture, tombe le masque et nous livre dans son dernier livre intitulé  La  récréation l’image d’un machiste avéré !

 

Les DNA du lundi 21 octobre révèlent dans ce « journal de bord » que l’auteur machiste décrit p. 660  sa prédécesseure, en l’occurrence Catherine Trautmann, ancienne ministre de la Culture, en ces termes peu avenants : « chevelure filasse pas coiffée et robe chasuble ample »… Ce passage iconoclaste laisse rêveur ! Comment un ancien ministre de la Culture qui se doit par essence d’être cultivé et de posséder une certaine classe peut s’en prendre ainsi au paraître plutôt que de s’attacher à l’être ?

 

Et d’enfoncer le clou en ajoutant, en ce qui concerne Catherine Trautmann, qu’il l’avait prise pour « une femme de ménage » ! Ces dernières apprécieront dans ces propos machistes la dose de mépris et le complexe affiché de supériorité que l'auteur semble éprouver en parlant «  des petites gens », « des provinciales mal attifées » …

 

En ce qui concerne ce cher Frédéric Mitterrand, je propose que la palme d’or du machisme et du sexisme lui soit décerné par Le Pan Poétique des Muses pour distinguer « son manque d’éducation », selon les termes choisis par les DNA et je décrète qu’à l’avenir cet individu ou plutôt ce malotru soit condamné à faire son ménage lui-même car comme le dicton populaire le proclame, il appartient à chacun de nettoyer devant sa porte !

 

Les qualificatifs odieux employés par Frédéric Mitterrand à l’encontre de Catherine Trautmann ne sont pas sans rappeler ceux de Claude Allègre qui avait parlé « d’erreur de casting » lorsque cette dernière  fut nommée ministre de la Culture !

Dernièrement, nous avons vu et entendu un député faire le coq et caqueter à l’Assemblée nationale lors de l’intervention d’une députée écologiste à la tribune…

 

Non, Messieurs, nous n’avons pas fini avec le sexisme et le machisme qui sévissent encore en France au XXIème siècle ! Voilà pourquoi, une revue électronique telle que Le Pan Poétique des Muses a son droit de cité et sa raison d’être dans notre pays afin de dénoncer les dérapages émanant de personnalités prétendues « éminentes » et douées par définition d’un langage « châtié », voire  « politiquement correct » ! Non, Messieurs, le machisme et le sexisme n’auront plus cours impunément dans vos cours de « récréation », fini de jouer, les femmes vous le disent, se le disent, prennent la parole et vous l’écrivent !

 

 

 

Pour citer ce texte

 

Françoise Urban-Menninger« Machisme et sexisme », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Rubrique s'indigner, soutenir, lettres ouvertes, etc. [En ligne], mis en ligne le 24 octobre 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-machisme-sexisme-120759488.html/Url.http://0z.fr/KNQlZ   

 

 

 

C'est le territoire de tous les engagements nécessaires, c'est l'espace de toutes les résistances des personnes qui s'indignent. Les mots ont aussi le pouvoir de « Non » mythique d'Antigone qui refuse de se soumettre à l'insoutenable.

 Soyons toutes des Antigone 

 C'est à vous !

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