1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:02

 

 

Couverture n°3

    ©Crédit photo : La couverture reprend l'image du tableau Jardin par Sylvie Lander

 

ISSN = 2116-1046

Revue féministe de poésie

électronique, internationale,

multilingue et apériodique 

 

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Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:01

n°6|Printemps 2017

 

Couverture n°3  

 

 

 

 

Équipe : Françoise Urban-Menninger (dir.). Couverture illustrée avec le tableau Jardin de Sylvie Lander. Illustrations : Claude Menninger. D'autres images trouvées sur Commons et Gallica illustrent les pages de ce numéro. Réalisation technique : Dina Sahyouni. Nous écrire : contact.revue@pandesmuses.fr  

ISSN 2116-1046 Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques. Revue féministe de poésie, électronique, internationale, multilingue et apériodique.

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Sommaire

Nelly Taza 

Avant-Propos

Françoise Urban-Menninger

Éditorial : Jardins d’écritures au féminin

 

Bémol artistique

Anne-Marie Soulier    

La poésie de Xi Hu

 

Articles

Dossier majeur

Jardins d'écritures au féminin

 

Giovanna Bellati

Des jardins à redécouvrir : les jardins poétiques d’Ada Negri depuis I canti dell’isola jusqu’aux derniers poèmes

François-Ronan Dubois

Le mot et l’instant sur « Les Jardins de Kew » de Virginia Woolf 

Laure Hennequin-Lecomte

« Permettez que la Jardinière/Vous offre aussi son p'tit présent » : Les bouquets offerts à Amélie le jour de son hyménée le 27 mai 1797 

Martine Jacquot

Le Jardin d’herbes aromatiques (Introduction)

Aurélie-Ondine Menninger

Les Sonnets du jardin de Silvina Ocampo, ou le parfum doux amer du souvenir de la mère

Anne-Marie Soulier 

Promenade poétique dans les jardins d'Hanne Bramness (biographie, présentation et extraits traduits)

Dossier mineur  

Muses & Poètes

 

Poésie, Femmes et Genre

 

Camille Aubaude

La poétesse... 

Nelly Taza

Sitaudis au féminin (première partie)

Tié Emmanuel Toh Bi

Poétique et poétisation de la femme noire par la négritude et la post-négritude

Excellence poétique

 De la poésie dans tous ses états

Territoire dédié aux œuvres de Jean-Michel Maulpoix

invité d'honneur de la revue

Nelly Taza et Dina Sahyouni

 

Des figures féminines dans Une histoire de bleu


Dina Sahyouni

La musique à travers l'écriture poétique ou La musique inconnue  

LPpdm a rencontré 

 Entretiens 

Sylvie Lander (invitée)

Mini entretien avec l'artiste-peintre Sylvie Lander

LPpdm

Claude Menninger

Poèmes & nouvelles 

 

Camille Aubaude

La Maison des Pages

La mêlé

Le Papillon d’Or

L’être maison

Ô Toi, ma Terre !

Jérôme Aviron

Les arrosoirs

Prendre la clef des champs

Sous le griottier

Une rose gelée au jardin

Khalifa Baba Houari

À te voir

La muse et le poète

Martine Blanché

Oubliée

Sophie Brassart

Jardin d'enfance  

Jardin des Plantes

Regards d’eau

Laurence Breysse-Chanet

Supplique du souffle

Lucie Chausson

Le chemin

Tatjana Debeljački

In the spring Japan

Japanese mountaineer

Japanese Spirit

Trees of Japan

Anne-Marie Désert

La maison du pain

Légende violette

La vérité

Marie-Josée Desvignes

Une mystique irrésolue...

Véronique Ejnès

Jardin d’enfance

La Portugaise

Marie Gossart

The Field

3 mushrooms and a violet

Aude Kalfon

Mon beau jardin

Michel Loetscher

Le bruit du monde dans les cyprès

Dana Shishmanian

Jardins sonores 

 

Anne-Marie Soulier

Xi Hu

François Térrog 

La femme du Harem

La fleur maladive

Le lierre

Bérangère Thomas

Galerie de peinture

J’ai fantaisie

Les Insolitudes (poèmes extraits du recueil de 2013)

 

Sylvie Troxler

Dans mon jardin

Isabelle Voisin

Jardins...

Poèmes d'un poète jeune

Alexandre Salcède

Extraits de Vêpres

Poèmes des ancêtres (aïeules/aïeux)

Ouattara Gouhe

François Villon, « Ballade pour prier Notre-Dame »

Jo Laporte

Trois poèmes de Jeanne Dortzal (1878-1943)

Virginia Woolf

Kew Gardens

Poésie érotique 

Marc Bernelas

Sur les sentiers d'Éros : poèmes extraits

Sylvie Troxler

Au jardin des délices

Parutions, critiques & réceptions

(poésie, littérature, femmes, genre en sciences humaines et sociales)

Annonces de parution

 

Critique & réception

Dina Sahyouni

 

Éros chez les Muses. À propos du recueil Sur les sentiers d'Éros de Marc Bernelas

Les Areytos de ma Muse de Qualito Estimé

 

S'indigner, soutenir, lettres ouvertes

 

  • CNL comme l'été dernier (pétition à signer)
  • Lettre ouverte à M. Bernard Comment, président, et M. Olivier Chaudenson, directeur de la Maison de la Poésie de Paris – scène littéraire

Instant poétique en compagnie de...

 

Nicole Coppey

Le chemin vers l'aboutissement d'« Unité vibration Vibration unité »

 

Invitations

À lire
À se passionner

 

Actualité de la revue

 

 

 

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Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

Article

 

Promenade poétique dans

 

 

 

les jardins d'Hanne Bramness


 

(biographie, présentation et extraits traduits)

 

 

Anne-Marie Soulier

Poèmes extraits reproduits avec l'aimable autorisation

de l'auteure et des éditions du Murmure

 

L'arbre du bonheur

©Crédit photo : L'arbre du bonheur image prise en 2007 par Anne-Marie Soulier

 

Biographie

 

 

   Née le 3 avril 1959, Hanne Bramness est l’un des poètes norvégiens les plus importants de sa génération. Après un séjour en Angleterre dans les années quatre-vingts, elle vit à présent entre la Norvège et Berlin avec son mari, l’écrivain Lars Åmund Vaage.


   Son premier recueil de poèmes, Korrespondanse, publié en 1983, sera suivi d’une œuvre extrêmement riche, puisque sa bibliographie comprend également des recueils et des romans pour la jeunesse, ainsi que de nombreuses traductions d’auteurs très divers (Sylvia Plath, Denise Levertov, Selima Hill, William Blake, l’Indienne Kamala Das, l’Estonienne Marie Under, sans compter plusieurs recueils de poèmes japonais et chinois du passé).

   

Elle a obtenu en 1996 le Prix du Club de Poésie Norvégien pour ses traductions, et en 2006 le très recherché Doblougspris, décerné par une académie suédoise.

 

Parmi ses propres recueils de poèmes :


- I sin tid (« De son temps »), 1986

- Nattens kontinent (« Le Continent de la nuit »), 1992

- Revolusjonselegier (« Élégies de la révolution »), 1996

- Regnet i Buenos Ayres (« la Pluie à Buenos Ayres »), 2002

- Salt på øyet (« Du sel dans les yeux »), 2006

- Det står ulver i din drøm (« Il y a des loups dans ton rêve »), anthologie, 2008

- Uten film i kameraet (« Sans film dans l’appareil »), 2010

 

 

Présentation



   Le vocabulaire extrêmement riche d'Hanne Bramness est comme apprivoisé par sa prédilection pour les formes courtes. La plupart de ses textes tiennent sur une page, beaucoup se contentent de quelques lignes pour délivrer au lecteur un message extrêmement dense, à l’image de ces brefs poèmes extrême-orientaux avec lesquels elle se sent si manifestement en parenté.

 

« Délivrer » est bien le mot qui convient ici : avant de parvenir au lecteur, les textes semblent avoir mûri longtemps, dans un univers très lointain, essentiellement visuel, où la mémoire semble engagée dans un corps à corps avec un univers fantastique dont elle interroge sans merci les visions tout en le nourrissant de ses propres images. La syntaxe est généralement simple, malgré les phrases hachées par une versification comme dissoute dans le rythme de cette « solitude en mouvement ». Bribes de réalité, présences irréelles se succèdent en d’imprévisibles fondus enchaînés, les lignes dérapent, la typographie semble céder à une émotivité invincible. Les phrases ne se termineront pas nécessairement par un point, mais peut-être par un nouveau retour à la ligne, inauguré malgré tout par une majuscule qui chaque fois imprime au lecteur une petite secousse, comme pour lui rappeler d’être « celui qui veille », celui qui consent à ces turbulences, celui qui, même aux prises avec les loups de ses propres rêves, tout simplement est là.

 

Que l’écriture puisse se passer de tout autre support qu’elle-même, voilà qui est confirmé dans le dernier recueil à ce jour, Uten film i kameraet. Malgré l’abandon apparent de la poésie pour une technique plus « prosaïque », point n’est besoin de « film dans l’appareil » : images signées de noms prestigieux ou archives de sa propre mémoire, il ne s’agit pas pour le poète de « décrire » des photos, mais bien de les « écrire », de les « développer », de leur servir de « révélateur ». D’un art à l’autre, d’une forme à l’autre, les mots sont les mêmes, les mots ne trompent pas, c’est leur miroitement qui fait battre des cils à celui qui s’éveille.

 

   L’œuvre poétique d'Hanne Bramness est éditée et publiée par Cappelen-Damm, Oslo. Les extraits suivants sont tirés de l’anthologie Trois poètes norvégiens, textes recueillis et traduits par Anne-Marie Soulier, éditions du Murmure, Dijon 2011.


 

  

Poèmes extraits traduits du norvégien

 


 

Vannliljesorg

 

Men når isen

legger seg på tjernet

er den svakest

ved kantene av bladene

 

Chagrin de nénuphar

 

Mais lorsque la glace

s’étale sur l’étang

c’est au bord des feuilles

qu’elle est la plus faible

 

 

 

Lupin

 

Når forandres planten til ugress?

Når presses den ut i veikanten

forvist til å vandre?

Det er slutten av juni

og lenge siden lupinen

sto ved solvarme husvegger

og kastet blå skygge

 

 

Le lupin

 

À quel moment une plante devient-elle mauvaise herbe ?

À quel moment la repousse-t-on au bord du chemin

exilée, errante ?

C’est la fin du mois de juin,

longtemps après que le lupin

debout contre les maisons tièdes

a jeté ses ombres bleues

 

 

 

Iris

 

Oppstått i tanken

så rett og slank er den nesten abstrakt

men ikke perfekt

for ingenting perfekt er vakkert

Det nattblå øyet

med gul signatur

 

L’iris

 

Surgi dans la pensée

droit et svelte, presque abstrait

mais non parfait

car perfection n’est pas beauté

Cet œil bleu nuit

signé de jaune

 

 

 

Pioner

 

Vinden feier inn i hagen

med regnet i hælene

Uværet er på vei

vinduer og dører slår

Pionene bøyer de tunge hodene

blussende

mot den våte bakken

 

 

Les pivoines

 

Le vent balaie le jardin

la pluie sur ses talons

L’orage est en route

battent portes et fenêtres

Les pivoines penchent leurs têtes lourdes

rougissantes

vers la pente trempée.

 

 

 

Rose

 

I alle hager fins en rose

lik den røde munnen til et barn

som former ord for seg selv

og smil av det slaget

som er helt uten ærend

 

 

La rose

 

Dans tous les jardins se trouve une rose

semblable à la bouche rouge d’un enfant

qui forme des mots pour elle-même

et cette sorte de sourire

qui ne s’adresse à personne

 

 

Perspektiv

 

Får du plass til sola

i en skje

kan blåbæret

dekke månen

 

 

 

Perspective

 

Fais de la place pour le soleil

dans une cuiller

et la myrtille pourra

cacher la lune

 

 

 

Pour citer ce texte 

 

Anne-Marie Soulier , « Promenade poétique dans les jardins d'Hanne Bramness (biographie, présentation et extraits traduits) » (poèmes extraits reproduits avec l'aimable autorisation de l'auteure et des éditions du Murmure, cf. Trois poètes norvégiens, textes recueillis et traduits par Anne-Marie Soulier, éditions du Murmure, Dijon 2011) , texte illustré par des photos fournies par A-M. Soulier, Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-promenade-poetique-dans-les-jardins-d-hanne-bramnes-118225793.html/Url.http://0z.fr/YGWQ7 

 

Auteur(e)


Anne-Marie Soulier, née à Lunéville, elle a d’abord longtemps vécu à l’étranger (Allemagne, Algérie, Norvège, Angleterre…) avant de choisir Strasbourg. Titulaire entre autres d’un diplôme de Sciences Politiques, d’un doctorat sur le théâtre d’Eugene O’Neill, d’un diplôme de langues et littérature norvégiennes de l’université d’Oslo, sa carrière de Maître de conférences d‘anglais à l’université de Strasbourg s’est poursuivie à l’université de Hangzhou (Chine) de septembre 2007 à janvier 2008. Depuis 1989, nombreuses publications en revues françaises et étrangères (Décharge, Friches, Froissart, Jalons, La Revue Alsacienne de Littérature, L’Encrier, L’Arbre à Paroles, Autre Sud, Dans la Lune …). En septembre 2006 elle a été invitée au Festival international de poésie de Trois-Rivières (Québec), en septembre 2007 au Festival international de la Rivière des Perles (Canton)

Parmi ses recueils de poèmes  

Eloge de l’Abandon, Chambelland, 1994.

Bouche, ris !  recueil de textes sur des huiles de Marie Jaouan, mis en musique pour chœurs d’enfants par Coralie Fayolle, créé en avril 1997 à la Cité de la Musique de Paris.

Patience des Puits, Éditinter, 1998.

Dire tu, éd. Lieux-Dits, 2003.

- Je construis mon pays en l’écrivant, et Carnets de doute et autres malentendus, livres d’artiste avec le peintre Germain Roesz, éd. Lieux Dits, 2007.

Entre Temps, textes d’un spectacle musical pour nonette de jazz et 3 voix de femmes, musique de Sylvain Marchal, mise en scène de Chiara Villa, 2009.

Nombreuses lectures avec musiciens et dans des ateliers d’artistes.

Traductions du norvégien  

La Pluie en janvier, recueil de traductions du poète norvégien Øyvind Rimbereid, 2003,  éditions “bf” à Strasbourg.

Trois Poètes norvégiens, présentation et anthologie, éditions du Murmure, 2011.

Le Blues du coquillage, poèmes pour petits et grands de Hanne Bramness, PO&PSY 2013.

- Dossier « Poètes norvégiens » paru dans Décharge n°154 (juin 2012)

Traductions du chinois (en collaboration avec l’auteur) : Dans l’océan du monde, recueil de traductions de Cai Tianxin, L’Oreille du Loup, Paris, 2008.

 

Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 


Exposition photographique


 

 

La poésie de Xi Hu*


Anne-Marie Soulier

 

  

Retour des barques sur Xi Hu-copie-1

©Crédit photo : Retour des barques sur Xi Hu image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

Coucher de soleil sur Xi Hu-copie-1

©Crédit photo : Coucher de soleil sur Xi Hu  image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

Cr�puscule sur Xi Hu-copie-1

  ©Crédit photoCrépuscule sur Xi Hu image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

Cerfs-volants au crépuscule

©Crédit photo : Cerfs-volants au crépuscule image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

La chaîne de cerf-volants

©Crédit photo : La chaîne de cerf-volants image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

L'arbre en hiver

©Crédit photo : L'arbre en hiver image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

L'arbre du bonheur

©Crédit photo : L'arbre du bonheur image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

Les poissons rouges

©Crédit photo : Les poissons rouges image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

Le marchand de ballons

©Crédit photo : Le marchand de ballons  image prise en 2007 par © Anne-Marie Soulier

 

 

 

*Xi Hu : Lac de l’Ouest, à Hangzhou. C’est d’ici que Marco Polo a rapporté avoir vu le vrai jardin d’Éden, le Paradis sur terre.

 


Pour citer ce billet 


Anne-Marie Soulier, « La poésie de Xi Hu », exposition photographique (images prise par , Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-la-poesie-de-xi-hu-118220973.html/Url.http://0z.fr/1sE6d

 

Auteur(e)


Anne-Marie Soulier, née à Lunéville, elle a d’abord longtemps vécu à l’étranger (Allemagne, Algérie, Norvège, Angleterre…) avant de choisir Strasbourg. Titulaire entre autres d’un diplôme de Sciences Politiques, d’un doctorat sur le théâtre d’Eugene O’Neill, d’un diplôme de langues et littérature norvégiennes de l’université d’Oslo, sa carrière de Maître de conférences d‘anglais à l’université de Strasbourg s’est poursuivie à l’université de Hangzhou (Chine) de septembre 2007 à janvier 2008. Depuis 1989, nombreuses publications en revues françaises et étrangères (Décharge, Friches, Froissart, Jalons, La Revue Alsacienne de Littérature, L’Encrier, L’Arbre à Paroles, Autre Sud, Dans la Lune …). En septembre 2006 elle a été invitée au Festival international de poésie de Trois-Rivières (Québec), en septembre 2007 au Festival international de la Rivière des Perles (Canton)

Parmi ses recueils de poèmes  

Eloge de l’Abandon, Chambelland, 1994.

Bouche, ris ! recueil de textes sur des huiles de Marie Jaouan, mis en musique pour chœurs d’enfants par Coralie Fayolle, créé en avril 1997 à la Cité de la Musique de Paris.

Patience des Puits, Éditinter, 1998.

Dire tu, éd. Lieux-Dits, 2003.

Je construis mon pays en l’écrivant, et Carnets de doute et autres malentendus, livres d’artiste avec le peintre Germain Roesz, éd. Lieux Dits, 2007.

Entre Temps, textes d’un spectacle musical pour nonette de jazz et 3 voix de femmes, musique de Sylvain Marchal, mise en scène de Chiara Villa, 2009.

Nombreuses lectures avec musiciens et dans des ateliers d’artistes.

Traductions du norvégien  

La Pluie en janvier, recueil de traductions du poète norvégien Øyvind Rimbereid, 2003,  éditions “bf” à Strasbourg.

Trois Poètes norvégiens, présentation et anthologie, éditions du Murmure, 2011.

Le Blues du coquillage, poèmes pour petits et grands de Hanne Bramness, PO&PSY 2013.

- Dossier « Poètes norvégiens » paru dans Décharge n°154 (juin 2012)

Traductions du chinois (en collaboration avec l’auteur) : Dans l’océan du monde, recueil de traductions de Cai Tianxin, L’Oreille du Loup, Paris, 2008.

Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

Critique & réception


 

Les Areytos de ma Muse de Qualito Estimé

                      

  Dina Sahyouni

 

 

 Couverture livre qualito estimé

©Crédit photo : Couverture du recueil

 

    Ce recueil dont on a annoncé la parution dans la Lettre n°1, est préfacé par le regretté Louis Dulomond. C’est cette préface-là qui explique en partie l’intérêt que l’on accorde à cet ensemble de poèmes relevant du spatialisme et de la poésie visuelle.

 

    D’abord, le travail poétique décrit et inspiré par des métaphores au travail manuel dans les « Remerciements » (voir p. 7 du recueil) puis dans les citations choisies de Jean de La Bruyère et de Julio Cortázar (id., p. 8) par Qualito Estimé tracent les lisières du sensible (revisité par l'auteur) et nous font entrer dans l‘univers de ce poète-ouvrier travaillant et façonnant la langue…

 

   Entre le forgeron et l’horloger, le poète devient le détenteur d’un savoir et d’un savoir-faire liés à la langue. Il est le concepteur des mécanismes et des techniques… Le meilleur ouvrier de la langue : il fabrique de presque rien un tout solide ; le for intérieur du langage dont il connaît très bien les forces vives et toute la technique de la haute précision…

 

    Le poète bâtit un monde à travers l’idéogramme « Losange » et, ce monde losangiste appartient à ses racines culturelles haïtiennes. Le monde orchestré ainsi par le biais d’une forme-symbole  la source de toutes choses, le fondement culturel d’une civilisation très ancienne enivrée de perfection révèle la portée idéologique de l’œuvre, met à nu l’imaginaire mythique de Qualito Estimé.


   Ce premier volet d’une trilogie poétique censée renseigner le lectorat sur l’origine de toutes choses, est à l’instar de son style : une fenêtre qui donne à voir, à entendre et à miroiter un essai… Qualito Estimé n’est pas le premier poète s’aventurant sur les traces de ses ancêtres et usant de la poésie pour fonder une théorie littéraire, cependant, il œuvre dans chaque poème à dévoiler une vérité poétique prompte.

Les femmes ne sont pas du tout absentes, elles sont là, accompagnent les pas affirmés de l’auteur et poussent le poète à se dépasser, à dessiner le monde au travers des contes, des légendes et des mythes d’Haïti. La communion viscérale de poète avec la littérature orale d’un peuple vivant malgré les catastrophes et le passé du marronnage douloureux, rappelle celle d’Aimé Césaire (dans son attachement à ses origines). Et l’idéogramme losange se métamorphose en concept, tel le terme « Négritude »… Le losangisme se met en route comme la Négritude, un pas cherchant au creux même des signes, des pores pour renouveler les résistances, pour creuser la terre de l'indifférence et chanter l'éloge de la différence. De la poésie de Qualito Estimé à celle d’un peuple, des mots dégoulinant aux sèves musquées des racines. Or, les poèmes suintent, évoquent l’amour, l’adoration et la prière de la terre mère... Ils compilent l’univers traditionnel du peuple haïtien et explorent par leur lyrisme héroïque, l’épopée de son peuple puis de celle de tous les autres… Ainsi, les poèmes se succédant, l'œuvre du forgeron s'accomplit puis accomplit sa portée symbolique.

 


Pour citer ce texte 


Dina Sahyouni, « Les Areytos de ma Muse de Qualito Estimé », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-les-areytos-de-ma-muse-de-qualito-estime-117752476.html/Url. http://0z.fr/ECOTQ 

 

Auteur(e)


 

Dina Sahyouni


 
Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013 Réception du XXIe siècle

Bienvenue !

 

 

APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

SIÉFÉGP, 27 novembre 2025

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