16 janvier 2024 2 16 /01 /janvier /2024 17:22

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège | Astres & animaux | Poésie & Littérature pour la jeunesse

 

 

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Consolation

 

 

 

 

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Poème & photographie de

 

 

Déborah Blanc

 

Poétesse & écrivaine

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes « Nectar », par Déborah Blanc.

 

 

 

 

C’est une combe claire où chante le soleil,

Au printemps quand la terre enfante des bouquets

De fleurs blanches et bleues, sur l’herbe dissipée.

C’est un tableau riant à nul autre pareil.

 

 

Le ruisseau dérobé aux regards insistants

Fredonne sous la brise un air de renouveau.

Et les papillons doux qui flottent élégamment

Embrassent le zéphyr qui chatouille leur dos.

 

 

Partout sautillement, mouvement, cabriole,

Stridulation, envol, murmures et ballets,

Et le vent qui furète dans la prairie frivole

Raconte des histoires de pousses et de blé.

 

 

Dans ce temple secret où toute la nature

Exalte et célèbre la vie et ses beautés,

Se cache, protégé, au sein de la verdure

Un enfant pâle et triste dont les yeux ont pleuré.

 

 

Son regard douloureux contemple les nuages

Qui flottent tendrement dans le ciel azuré.

Et dans son cœur meurtri où l’orage a fait rage,

Le chagrin s’atténue à la vue des grands prés.

 

 

Plonge, enfant ! Plonge donc dans les bras apaisants

Des champs et du ruisseau qui chante pour ton cœur.

Bois, petit homme ! Bois, le cordial bienfaisant

Que t’offrent simplement la brise et les fleurs.

 

 

Elles chuchotent à ta tête posée sur leur tiédeur, 

De paisibles poèmes qui caressent ton front,

Et dans l’air gai du vent qui disperse ta peur,

Où une herbe s’attarde sur tes beaux cheveux blonds, 

Tu soupires et esquisses sans même le savoir

Un sourire ravi plein d’ardeur et d’espoir.

 

 

Comme toi, bien souvent j’ai trouvé un refuge

Dans les calmes forêts où rien jamais ne juge,

Et la contemplation de la pleine nature

A toujours su guérir mes multiples blessures.

 

 

© Déborah Blanc

 

 

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Pour citer ces photographie & poème inédits sur la nature 

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Déborah Blanc (poème & image), « Consolation », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 16 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/deborahblanc-consolation

 

 

 

 

 

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N° I | HIVER 2024

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16 janvier 2024 2 16 /01 /janvier /2024 17:22

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Dossier majeur | Florilège 

 

 

 

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Frappe la main

 

 

 

 

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Déborah Blanc

 

Poétesse & écrivaine

 

 

 

Crédit photo : Segar (?!), « Lonely Lady wit a Sitar », peinture, image libre de droits trouvée sur le site Commons, capture d'écran par LPpdm.

 

 

Poème féministe sur le thème CONSCIENCE autour du sujet des femmes battues

 

 

 


 

 

Frappe la main, épaisse et lourde,

Claque le coup, crève le cœur.

Fouet fou et froid sur un corps mort,

Furie du bras, peau ravagée.

 

 

Serre le poing, menace sombre

Brise la dent, ouvre la lèvre.

Trouble la vue, noircit les rêves

Regard voilé, attente vaine.

Tournent et tournent dans la nuit vide

Les idées grises, les cris muets.

Frappe la pogne, rythme sinistre,

Cadence ivre quand il la cogne.

 

 

Chair ramassée dans le silence,

Douleur qui court, ventre étranglé,

Douleur qui enfle comme la peur

Qui ouvre un immense sillon

Dans les yeux secs, le cœur à vif.

Dérive et file la conscience,

Souffle haché, spasmes étouffés.

Remous de l’âme torturée.

Perlent et coulent sans un bruit

La solitude et puis la honte.

 

 

Coule et s’enfuit tout doucement

Le sang de la femme perdue

Dans le dédain et dans l’oubli.

 

Tombe la main, sombre la vie.

Et pour le thème AMOUR, elle nous propose "PLUTÔT L'AMOUR" : 

Plutôt l’amour qu’un cœur sec et absent,

Vide vorace qui avale les rires,

Où gèlent les passions, où rien ne peut survivre,

Désert pierreux et froid qui rien jamais ne sent.

 

 

Plutôt l’amour que les indifférences,

Qui glissent sans un bruit sur les sources taries.

Arides et dédaigneuses elles jettent leur mépris

Sur les muses joyeuses et les belles clémences.

 

 

Plutôt l’amour que les jugements aigres,

Serpents perfides qui mordent les sensibles.

Bouche aux dents acérées et aux tendresses maigres

Qui tance et condamne de sa langue terrible.

 

 

Plutôt l’amour fugace, fautif et fragmenté

Que l’oubli et la mort, que la glace et l’abîme,

Que les renoncements, que les sombres regrets

Que le dédain des yeux qui jamais ne s’animent.

 

 

Plutôt l’amour, errante ardeur,

Feu enfiévré,

Ivresse chaude,

Foudre-désir

Et folle grâce

Du mouvement.

 

 

© Déborah Blanc

 

 

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Pour citer ce poème engagé & féministe inédit

 

Déborah Blanc, « Frappe la main », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 16 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/deborahblanc-frappe la main

 

 

 

 

 

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11 janvier 2024 4 11 /01 /janvier /2024 09:15

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

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aux poètes disparus

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Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 


 

Crédit photo : Louis Janmot, « Le Poème de l'âme », peinture à l'huile tombée dans le domaine public, capture d'écran réalisée par la poète d'une image libre de droits du site du site Wikipédia.

 

                                              

 

 

ce matin la terre gelée

crépite sous mes pas

je pense aux poètes

qui nous ont quittés

ces dernières années

Béatrice Kad, Marc Bernelas

Marc Syren, Anne-Marie Soulier

Albert Strickler cet automne


 

 

leurs âmes floconnent

dans cette neige tourbillonnante

qui givre mon coeur

où qu’ils soient aujourd’hui

ils baignent dans cette clarté

qui nimbe ma page blanche

ils n’ont d’autre cercueil

que la lumière de leurs recueils


 

 

© Françoise Urban-Menninger, 9 janvier 2024. Une pensée pour mes amis poètes disparus, deux d'entre eux avaient été publiés dans la revue : Marc Bernelas et Anne-Marie Soulier...

 

 

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Pour citer ce poème inédit & élégiaque en hommage aux poètes disparus

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Françoise Urban-Menninger, « aux poètes disparus », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 11 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/fum-auxpoetesdisparus

 

 

 

 

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8 janvier 2024 1 08 /01 /janvier /2024 18:10

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Terre compromise

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Berthilia Swann

 

 

 

 

Crédit photo : « Sunset seascape morning », capture d'écran par LPpdm de la photographie libre de droits du site Depositphotos.

 

 

 

 

Hommage, en ce jour du 7 janvier, aux victimes de « Charlie Hebdo ».

 

 

 

 

 

Il y a en ce bas monde

Des êtres avides de pouvoirs et de soumissions irrespectés

Donnants un sens à leur vie au détriment d’autrui

Attaquants de plein fouet sans retenue énoncée

Des vies bien rangées

Violants l’interdit du non permis

Détruisants l'innocence, de tout être sans défense

De gestes accusateurs, en punitions inassouvies

D’en semer la discorde, d’un trouble choisi

D’en battre, d’un regard vicieux et perverti les plus sombres et mauvaises cartes établis

Au sein d’une communauté fragmentée et lourdement fragilisée

Hurlants, haut et fort de vouloir mener combat

Afin d’en faire entendre leurs voix

À raison ou à tort

D'avancée à pas de morts

Anéantissants tout effort, d’un lien communicant et de fraternité

Pour en étendre, bon gré mal gré, leurs différends affirmés

À contre courant, d’une loi formalisée

Sur un monde dit…en liberté

D’une expression écrite et verbalisée

Dirigeants avec audace des actes persécutés

Se divertissants au grand jour

À des jeux salaces, à coups de cravache

D’un pêle mêle brutalisé

Sur un monde censé se respecter.

 

 

© Berthilia Swann

 

 

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Pour citer cet hommage poétique & inédit 

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Berthilia Swann, « Terre compromise », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 8 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/bswann-terrecompromise

 

 

 

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6 janvier 2024 6 06 /01 /janvier /2024 17:36

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Foule en éclats

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Berthilia Swann

 

 

 

 

Crédit photo : George Lawrence Bulleid, « Girl with lute », 1905, peinture tombée dans le domaine public,capture d'écran par LPpdm de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

 

Il y a des heures

Où tout bascule

De pas lésés

Sans crier gare

Aux passagers

De routes coupées et accidentées

Aux vols d’avions retardés

D'aéroports surchargés

Aux trains de gare bombés

De vestiges aux vertiges

De gens empressés

D’allers et venues balancés

Aux chants d’hirondelles envoyés

D’engueulades et peuplades mal placés

Aux rires en éclats de gens enivrés.

 


 

Il y a des heures

Où tout peut s'arrêter

D’heures de grèves

D’agents désenchantés

De fin de mois peu payés

Au travail malmené

D’un malaise de leur aise

D’une routine ancrée

D'âges avancés

D’apprentissages et d'années expérimentées

D’un monde fait sur mesure et robotisé. 



 

 

Il y a  des heures

Ou des gens heureux 

S’en vont au petit matin

Pour un voyage lointain

Montant en train

Valise à la main 

D’aventure en aventures

D’amour romance

D’une joie retrouvée

De pouvoir voyager.




 

Il y a des heures

Aux jours sans compter

D’une ombre au tableau

Sur des êtres combatifs afin de survivre et d’avancer

À pas chancelants et inespérés

De voir devant eux, une nouvelle aube se lever.



 

Il y a des heures

Pour un instant, un temps d'éveil

D’un vœu souhaité

D’entrevoir et de croire en un regard, une nouvelle humanité se créer. 

 

 

© Berthilia Swann

                                                     

 

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Pour citer ce poème inédit 

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Berthilia Swann, « Foule en éclats », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 6 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/bswann-fouleeneclats

 

 

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