12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 08:34

 

Poème pour la 2ème thématique :

 

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

يا سيدِّي

 

د. منى جمال الدين / Dr. Mona Gamal El-Dine

 

 

 

تحيّة خالصة

إلى الشّاعر الكبير جمال بخيت

 

في عُرسِ عيدِ مِيلادي

 

أزُفُ لكَ يا مولاي

حَصَلتُ على بطاَقَةِ حُريتي

دون اسمِ توابع

و دونَ مضاف ٍإليه وإليكَ

أنتَ في حَياتي اِختيارٌ

بدون إجبارٍ

أشاءُ بالتّساوي كما تشاءُ

أسافِرُ من شواطئٍ إلى بحارٍ

وأتمَخطرُ في لباسِ البلرينا

و أشدو بالحبِ و الغرامِ

صَنَعوكَ رجلاً

ثمَّ أسقَطوكَ في بحرِ الأوهامِ

هل صحيحٌ أنتَ هِرَكلٌ؟

فأنا دليلةَ و لا ليلى في الغرامِ

أنا عُصفورٌ يُغَرِّدُ .....

أنا طائرٌ هُيامٌ بدون زِمامٍ

لا تقولَ لي إن الحُبَّ حرامٌ

لا تقولَ إن الهيامَ يُفسِدَ الأنعامَ

فأنا هائمةٌ في بَحرِ الغرامِ

و اللّيلُ يوحِشُني دون انسجامِ

دعني أرحَلُ في الفَجرِ و بدون انتظارِ

خَدَعوكَ فقالوا ........

أنتَ الحبيبُ الأوَلي

وأسألُكَ عن الحبِّ والهيامِ

لا تجيبَ عني السؤالَ

فأنتَ مَخلوقٌ مفقودٌ لا تَعرِفُ بين الجنّةِ و النّارِ

أرجوكَ اِرحَلْ حتى تُغَرِّدَ العصافيرُ

حتى تُزَفَ الجميلاتُ في زيّ أبيضٍ شفاف

فمقاليدُ العشقِ ليسَ بها كلمةٌ حرامٌ

فكلٌّ مُباحٌ حتى صياحُ الدّيكِ في الصّباحِ.

 

***
 

الأحد 23/11/2014


 

 

 

Notice biographique :

 

Mona Gamal El-Dine, docteur en Sciences de l’art, universitaire à La Sorbonne Paris, Membre de Cercle Universel des Ambassadeurs de la paix (Genève/Paris), Présidente de l’Association ISIS Arts & Cultures pour la Paix, Fondatrice des Rencontres des Poètes pour la Paix Membre de World Academy of Arts and Cultures de Paix, Los Angeles, California Membre de World Congress of Poets, USA, Los Angeles, California & World Poet Society GREECE, Membre du Cercle des Ambassadeurs de la Paix (France/Suisse), déléguée de l'Association Amitiés Internationales-André Malraux Paris/Le Caire (lire la suite....)

 

Pour citer ce poème

منى جمال الدين / Mona Gamal El-Dine, « يا سيدِّي », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 12 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/يا.html

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 07:41

 

Texte pour le numéro de la 1ère thématique

Critique & réception

 

Pierre Le Pillouër ou l’infatigable acteur

 

du renouveau de la poésie française 

 

 

 

Dina Sahyouni

         

Pensée n° 806 : « Il ne faut pas mettre du vinaigre dans ses écrits; il faut y mettre du sel. »

Pensée n°858 : « Quel siècle que le nôtre, où il y a tant de juges (critiques), et si peu de lecteurs ! »

Cf. Montesquieu, Pensées, dans Œuvres complètes, t. I, éd. Gallimard, collection La Pléiade, 1949

 

 

 

Pierre Le Pillouër est poète, auteur, journaliste de poésie et éditeur de poésie. Né en 1950, à Louhans, il a collaboré à la revue TXT puis a fondé en 2001 le périodique numérique Sitaudis. Auteur de plusieurs recueils et ouvrages divers, il est aussi d'après certains spécialistes en poésie française, une des figures marquantes de la poésie française du XXe siècle. Mais il est surtout un des principaux acteurs du mouvement que l'on peut qualifier du « renouveau de la poésie française grâce à Internet » et à l'impression à la demande après sa crise, son agonie, voire sa mort médiatique et éditoriale dès les années 80. Il figure parmi les pionniers de ce renouveau avec François Bon, Jean-Michel Maulpoix, Angèle Paoli, Florance Trocmé, etc.

            

L’infatigable acteur du renouveau de la poésie française

 

Depuis longtemps, je suis son travail sur le web, ce travail inlassable, inclassable par le biais de Sitaudis, autres réseaux et publications diverses pour frayer à la poésie francophone une voie durable, nette, nouvelle afin de l'installer au cœur de l'actualité littéraire.

C'est un vent nouveau pour un renouveau de la poésie, voire « un trouble dans le genre », si j'ose emprunter le fameux titre du livre de la philosophe Judith Butler, pour l'adapter à la situation de Sitaudis puisque ce journaliste et éditeur de poésie, Pierre Le Pillouër, est à la tête d'une entreprise journalistique qui sème le trouble dans le monde littéraire et fait de temps en temps trembler quelques éditeurs/éditrices avec leurs auteur-e-s.

Voilà pourquoi, depuis longtemps, je tente d'écrire un article ou quelques pages sur lui, mais cela est un projet bien ardu car son œuvre est multiple et en mutation. À l'instar de Sitaudis, difficilement classable et envisageable comme un objet d'étude classique.

En poésie, tout le monde sait que la critique échoue à définir, à critiquer, à interpréter et à mettre au clair une œuvre poétique mais en prenant du recul, comme avec les œuvres des femmes poètes tant décriées « poétesses », tant adulées, tant délaissées par méconnaissance, voire par un refus obstiné d'inventer de nouvelles manières et approches méthodologiques pour analyser les textes.

En somme, j'ai compris que nous avons besoin d'inventer de nouveaux modèles pour interpréter ce genre d'objets d'étude qui cause la désolation des spécialistes et les mettent dans l'embarras.

 

Comme Gilles Deleuze a défini « la littérature mineure », j'ai tenté de définir « la poésie mineure » en détaillant ses caractéristiques dans le numéro spécial zéro de la revue Le Pan poétique des muses (paru aux éditions Pan des muses, 2015) : la poésie mineure est celle de l'écart, de la différence. Elle est compatible avec la poésie dominante (majeure) (par exemple : Rimbaud est un poète majeur dans l'histoire de la poésie française mais sa poésie diffère de la poésie dominante de son siècle et de celles des XXe et XXIe siècles.). Autrement dit, la poésie mineure ne concerne pas seulement les femmes et le genre mais aussi tout poète inclassable.

 

Par ailleurs, je pense que les spécialistes ont réellement besoin d'un modèle empirique issu de l'expérience esthétique subjective et subjectivante pour aborder la poésie mineure. J'appelle ce modèle la « Madeleine de Proust » qui permet de saisir, par le biais d'une réelle expérience esthétique, le propre d'une œuvre sinon l'écart qu'elle produit par l'intermédiaire des impressions et son travail de producteur de subjectivités ainsi que son rôle dans le processus de la production des sujets individualisés par leur singularité esthétique. Par ailleurs, le travail de l'universitaire Elaine Showalter américaine (malheureusement, elle n'est pas assez traduite en français) sur les femmes et le féminisme consolide mon propos.

 

Je reviens donc au poète Pierre Le Pillouër qui représente sûrement l'infatigable acteur du renouveau éditorial de la poésie française au XXIe siècle surtout par son implication dans la renaissance éditoriale et esthétique sur Internet de la poésie française et francophone avec Sitaudis et à travers ses écrits, mais ce poète me paraît également être classable sous la bannière de la poésie mineure puisque l'on ne accède à son œuvre qu'à travers une vraie expérience esthétique subjectivante telle celle du modèle de la « Madeleine de Proust » que la « pensée n° 862 » de Montesquieu résume fort bien :

 

Souvent un goût particulier est une preuve d'un goût général : les Muses sont sœurs, se touchent l'une et l'autre, et vivent en compagnie.* (cf. Ibid., « Pensée n° 862 ». )


 

* Le terme « goût » au XVIIIe siècle renvoie à l’« esthétique » qui apparaît dans la deuxième moitié du siècle des Lumières)

 

Voir aussi : Sitaudis (http://www.sitaudis.fr/)

 

Pour citer ce texte

Dina Sahyouni, « Pierre Le Pillouër ou l’infatigable acteur du renouveau de la poésie française », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 11 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/pierre-le-pillouer.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 10:24

 

Récit pour la 2ème thématique :

 

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

 

Récit d'un parcours

 

 

hors des sentiers battus

 

 

Huguette Bertrand

 

Poète canadienne

 

 

 

Mon expérience dans le domaine de la poésie s'étale sur trente ans, d'abord à partir de 1985 sur la voie traditionnelle de l'édition en livre, ce qui m'a emmenée à m'impliquer dans les milieux de poésie. Dès après la publication de mon premier recueil de poésie en 1985 aux Éditions Naaman, j'ai côtoyé de nombreux poètes, certains peu connus et d'autres très connus dans le milieu. Je les ai écouté parler de leur métier de poète, je les ai observés, je les ai lus, pour ensuite risquer de faire comme eux. J'ai présenté des textes à des revues de poésie, qui furent acceptés et publiés. J'ajoute que sur cette voie, il faut savoir s'impliquer pour les autres en circulant parmi cette faune, ce qui permet à la fois d'apprendre les rouages du métier et de ce fait, devient un stimulant nécessaire à la poursuite du cheminement.

 

Dix ans passèrent et voilà qu'à l'automne 1995, la technologie Internet arrive dans mon décor. J'ai alors fouillé le Net francophone; personne n'affichait de recueil de poésie en version intégrale ayant déjà été publié en livre. C'est alors qu'en décembre 1995, j'ai décidé de donner à lire gratuitement sur Internet l'un de mes recueils de poésie que j'avais publié en livre deux ans auparavant : La mort amoureuse. Grâce à la générosité du premier éditeur virtuel sur l'Internet francophone en ligne depuis le printemps 1995 sous l'appellation Éditel, celui-ci accepta de numériser mon recueil et l'installa sur son site. C'est alors que commença mon aventure poétique sur le Réseau des réseaux francophone. Je n'avais alors toujours pas de site personnel, bien que certains poètes sur le Web eurent la générosité d'accueillir de mes textes inédits sur leur site perso.

À l'été 1996, j'ai entrepris la réalisation de la première page web de mon "Espace poétique". Ça n'était pas très évident au départ ! Au bout de quelques pages, en septembre 1996 j'ai finalement transféré les quelques fichiers de mon site sur le serveur d'un hébergeur de sites web en payant une mensualité pour éviter de voir des publicités dans mon Espace poétique. Je n'acceptais non plus aucune bannière pour éviter le ralentissement lors du téléchargement de mes pages par modem téléphonique, le haute-vitesse était quasi inexistant à l'époque.


 

Puis mon Espace poétique s'est élargi au fil de ma création, de mes apprentissages de différentes techniques, tant html que dessin-graphisme, de mes échanges avec d'autres poètes sur le Net. J'ai à mon tour invité des poètes sur mon site, car je ne me voyais pas seule sur un site perso, y ajoutant dès le départ une page de liens pour rassembler des poètes de mon choix que je découvrais au fil du temps dans le but qu'on puisse les découvrir et lire leur poésie. La plupart de mes découvertes furent faites en présentant des chroniques virtuelles depuis février 1997 sur différentes sites autres que le mien.

En somme, j'ai fait de mon site "Espace poétique" ma plate-forme de création et de diffusion par Internet à l'image de ce que je suis et de ce que j'ai toujours été. J'accomplis par Internet sensiblement les mêmes démarches que j'accomplissais dans le milieu de la poésie avant d'emprunter cette voie. La seule différence en est que mes démarches sur le Web m'ont dirigée sur le continent européen, envols qui n'auraient pas été possible en étant demeurée sur la voie traditionnelle.

Suite à la mise en ligne de mon site, mon emballement pour l'édition numérique provoquant sourire et scepticisme chez plus d'un dans le milieu traditionnel éditorial, voilà qu'en mai 1997, j'ai reçu avec le sourire un appel téléphonique de la responsable de la collection électronique du site de la Bibliothèque nationale du Canada m'invitant à déposer dans la collection, mon recueil La mort amoureuse qu'elle avait découvert sur l'Internet. Comment refuser ? Depuis ce temps, dès qu'un recueil est complété sur mon site web, je prépare un fichier spécialement conçu pour la dite collection que j'envoie à la BNC, mes recueils étant ainsi devenus accessibles gratuitement à la BNC de même que sur mon site perso.


 

Qui plus est, en janvier 2002, une autre porte s'est ouverte sur mes recueils sur le site « Project Gutenberg », une bibliothèque virtuelle US dont les opérations commencèrent en 1971. Encore là, j'ai accepté de verser 12 de mes recueils de poésie dans cette bibliothèque installée sur des serveurs sur les cinq continents d'où on peut rejoindre mes recueils en libre lecture sur le Net. De plus, une autre bibliothèque virtuelle US, destinée aux non-voyants, a cru bon intégrer les mêmes douze recueils figurant sur la précédente bibliothèque US. On peut donc lire de mes recueils dans ces bibliothèques en version texte brut et en version html.

Pourquoi en être arrivée à ne créer et ne diffuser que par Internet ? Parce que sur la voie commerciale de l'édition, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. La technologie Internet étant à ma disposition, je l'ai exploitée et j'ai bien vu que ce média était le moyen le plus approprié pour la diffusion et la découverte de la poésie.

Depuis l'accessibilité à l'Internet, nous avons maintenant deux voies de diffusion pour la poésie : l'une commerciale, l'autre gratuite. Sur la voie commerciale, les poètes reçoivent très peu de dividendes et sont peu lus, même les plus connus, tandis que sur le Web les poètes ne reçoivent aucun dividende mais peuvent être découverts et lus autour du globe.

L'édition sur Internet permet aussi des échanges avec des lectrices et lecteurs qui arrivent par courriel des quatre coins de la planète, ce qui crée des interactions enrichissantes qui en viennent à stimuler la création. Il s'agit d'une dynamique que l'on ne retrouve pas lorsque publié en livre, ce que je sais pertinemment. Je peux aussi comprendre celles et ceux sur Internet qui, n'ayant jamais été publié en livre, aspirent à voir leurs textes en version livre papier.

Tous les arguments sont appréciables quand il s'agit du livre papier, car ce mode d'édition est traditionnellement intégré dans l'imaginaire collectif qui ne voit la poésie valable qu'en format livre commercialisé. Faut-il mentionner que le marché est saturé de livres en tout genre, et la poésie, elle, ne parvient pas à être médiatisée, ne serait-ce qu'en librairie où elle n'est pas mise en vitrine, ajoutant que ce qui n'est pas mis à portée de la vue et du toucher ne se vend pas ou si peu...

J'en suis venue à penser que la poésie ne peut être considérée comme un produit à vendre, car il s'agit d'une Parole de pure émotion qui tend à être partagée. Ceci dit, je me demande si mes émotions pourraient être émises en actions à la bourse de New York ou de Tokyo ? Hasardeux me direz-vous ? Assurément ! Aussi hasardeux que de tenter de vendre de la poésie en livre.

J'en viens ici à cette question « comment écrire pour l'Internet ». Il n'y a pas une façon spéciale d'écrire pour l'Internet. La différence se situe dans l'interaction avec autrui qui peut déclencher le poème. Sur le Web, je reçois du répondant par le fait de la communication par courriel, qui agit sur l'inconscient, et parfois spontanément un poème voit le jour et s'en va rejoindre mon recueil en cours de création sur mon site. J'ajoute que mes textes sont datés; on peut voir ainsi l'évolution du recueil, mes états d'âme et ma conscience du monde au fil du temps qui n'a rien à voir avec la rêvasserie et/ou le fantasme. Autrement dit, je suis à nue sur le Web 24h/24, 365 jours par année. Heureusement que sur le Web, il n'y a pas de courant d'air mais plutôt parfois des courants d'eau. Mais ça, c'est une autre histoire que je me raconte à moi-même !

Passons maintenant à la poésie éditée sur un site web. D'abord réaliser une page web est une création artistique au plan esthétique par l'installation de la poésie dans un décor avec couleur et jeu de caractères adéquats. On peut jumeler la poésie à l'image, image qui peut être déclenchée par le poème, ce qui demande à utiliser un programme de dessin-graphisme pour créer l'image. On peut y ajouter une musique d'ambiance en format midi. Le tout pour former un ensemble pouvant être perçu efficacement par certains récepteurs que le langage poétique peut rebuter dès l'abordage.

La poésie se transmet par les poètes depuis la nuit des temps d'abord à l'oral, ensuite imprimée sur papier, et maintenant, elle se transmet par les ondes sur un support numérique. Faut-il ajouter que la poésie a retrouvé ses lettres de noblesse par Internet en très peu de temps ? Le temps de prendre le temps de la découvrir et de la lire comme une parole partagée en libre accès sur le Net.

Loin de dénigrer le livre, car tous mes recueils sont édités en livre dès que chacun est complété sur mon site web, je considère que les deux voies éditoriales peuvent cohabiter et même se soutenir l'une l'autre à une condition : qu'on cesse d'avoir peur à ses droits d'auteur. Qui risque rien n'a rien et j'ajoute que c'est petit à petit que l'oiseau fait son nid dans le gratuit tout nu tout lu !

Récit du 7 avril 2016

 

 

 

Page officielle : https://www.facebook.com/huguette.bertrand.9

Son site officiel : http://www.espacepoetique.com

Site web : http://www.espacepoetique.com/poete/poete.html

 

 

Pour citer ce récit

Huguette Bertrand, « Récit d’un parcours hors des sentiers battus », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 8 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/recit-hors-des-sentiers-battus.html

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 09:45

 

Poèmes pour la 2ème thématique :

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

 

Elle se baigne dans une robe de pluie

 

&

 

Oiseau de feu

 

 

Paul Tojean

 

Dessin de Rosy Guillot

 

                      

 

 


Elle se baigne dans une robe de pluie

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© Crédit photo : Robe de pluie, dessin de Rosy Guillot.

 


Elle se baigne dans une robe de pluie
Ses mains cachent ses seins
Secrète et toujours différente
Elle abolit le passé aux ailes de roches
Pour une étreinte future
Sa nudité caresse l’horizon à la rame du ciel
Réelle elle ne demeure que plus nue
Le visage de l’amour au cristal des rêves
Anéantit toute attente
Aux vitres des baisers.

 


***

Oiseau de feu

 

Des lèvres d’Ophélia s’échappe un parfum de lilas

Le fil bleu du jour déborde du lit de la rivière

Où l’ondine en robe blanche glisse silencieuse le long du canal

Qui est ce voyageur descendu pour une nuit à l’Hôtel Samaritain ?

La géométrie des forêts camoufle judicieusement les jardins ouvriers

Mais où est donc passé le noble chevalier 

 

 

***

 

Pour citer ces poèmes

 Paul Tojean, « Elle se baigne dans une robe de pluie » & « Oiseau de feu », Robe de pluie, dessin de Rosy Guillot, Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 10 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/robe-de-pluie.html 

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 16:02

 

Poèmes pour la 2ème thématique :

 

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

Partance et rêve

 

 

Sandra Lillo

 

 

À la surface de tes heures noires

tes obsessions non ensevelies

brouillent ta vue

ton corps est un lieu fermé

dans la zone périphérique des lieux d'or

non accessibles

Tout est réversible

Demain tu te réveilleras dans l'espace

de tes états d'âme

cadré dans ta cuisine devant ton café

Tout tombe continuellement

rien ne ralentit la chute que la pensée

de l'au-delà

dans les alvéoles de ta mémoire primitive

 

 

***

 

 

Le monde engagé est de l'autre côté

de l'abîme

Ici le paysage est statique

Les heures passent avec les mouvements

du ciel

prisonnier entre les syllabes de deux saisons

Quand frôlerons-nous des doigts nos peaux

fragiles

abandonnerons-nous nos rôles

Au bout de l'hiver l'âme de la terre danse sur

le buste plein de la lune

 

 

***

 

Les rues sont constellées de l'ivoire des soirs

de printemps

Le silence se soulève comme un foulard sous

le souffle passant du vent

Des voix de loin en loin s'efforcent de donner

le change

de croire qu'un jour la jonction se fera entre ici

et le lieu éclaté d'étoiles et de vœux filants

Une présence met en évidence l'aveu des gens

qui dorment à même la peau en bord de nuit

Il y a dans le bleu du ciel couché comme un amant

au-dessus des fenêtres tout l'espace pour une quête

extraite de la porosité du visible

 

 

***

 

 

Le vide est entre toi et ce qui s'anime

tu n'idéalises plus son départ

Le monde vient vers toi de derrière

l'horizon

en latence

Dans l'obscurité croissante tu anticipes

immobile

En transition

sur la route grise des instants morts

en partance vers l'exaucement du désir

 

 

***

 

Tu tournes le dos au vide

rêves

d'une autre vie

Tu te sens vulnérable

en porte à faux

Tu paies chaque erreur

Tu ne te pardonnes pas

tu ne leur pardonnes pas

Jusque dans l'étreinte de fer

de la dernière heure

éprouver

la chute du présent

 

***

Notice biographique :

 

Sandra Lillo a publié un recueil de poésie titré Place des petits murs. Ses poèmes abordent les thèmes liés à la filiation, l'amour, le changement des saisons, la mort. Certains de ses textes sont parus sur Le capital des mots, La cause littéraire, Recours au poème et bientôt dans la revue Nouveaux Délits.

 

 

Pour citer ces poèmes

 

Sandra Lillo, « Partance et rêve », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 8 avril 2016. Url :  http://www.pandesmuses.fr/2016/04/Partance.html

 

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