27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 08:19

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésies printanières & colorées | Florilège de textes poétiques 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cœur effeuillé,

 

 

 

La feuillée

 

 

&

 

 

Printemps

 

 

 

 

 

 

 

Monique-Marie Ihry

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo : Allégorie de "La Peinture" par Alphonse Mucha, domaine public, Wikimedia. 

​​​​

 


 

 

Au cœur effeuillé

 


 

   Je l’ai connu au temps des roses. C’était le gai printemps lorsque fleurissent les baisers sur les lèvres des jeunes filles. C’était cette époque où l’on ose semer de fous baisers dans les sillons de l’espérance, avec toi, muse, mon amour, lorsque fleurit tout l’or du printemps et que germent les roses sur les buissons de l’innocence, quand les arbres du printemps chuchotent encore de si douces choses… 

 

   Les blanches roses dispensaient alors leur arôme dans la tendresse du matin. C’était au temps des roses belles, lorsque l’on ne soupçonne pas le chagrin lié aux peines de l’amour, quand règne l’innocence au sein du bouquet de l’espérance…

 

   Depuis, il y eut bien des automnes et leur cortège monotone. Il ne reste en notre jardin que ces buissons tristes et nus ayant fait vœu de pénitence. L’amour, les baisers se sont tus, il n’est plus qu'un chapelet d’épines au cœur effeuillé du matin…

 

 

 


 

La feuillée   

 

 

 

 

À l’ombre d’une feuillée centenaire, 

voguaient les flots paisibles du canal du Midi. 

Sous une barque nonchalante 

paraissait l’onde de l’après-midi. 

C’était un jour de mai, à l’aube,

quand les platanes du canal 

reflètent leur robe de rosée matinale 

sur l’eau calme ensommeillée. 

C’était au chant gai de l’aurore, 

près du pont où passent les péniches 

sur l’onde à peine réveillée, 

un matin balancé par une brise légère, 

doucement, avec toi mon amour.

 

 

 

Le ciel semblait d’or et le soleil chantait. 

Ton sourire, ton regard amoureux 

dans mon âme versaient. 

Le ciel se teintait de douceur, 

les nuages aux tons or chaviraient mon cœur. 

Se suspendait le temps au-delà de l’instant. 

Dans l’obscure clarté, une pause faisait le temps. 

 

 

C’était hier, un dimanche avec toi mon amour, 

quand le printemps semble s’installer tout à fait 

sur la robe des branches, dans une campagne fleurie 

empreinte de douce majesté…


 

 

 

 

Printemps

 

 

 

Dans le petit jardin offert à l’heure matinale,

un lilas se pavane à l’envi, jalouse

toutes les fleurs des champs. 

Dans l’aurore il épouse

au fil de ses désirs leur grâce virginale…

Dans la prairie d’Arras, beauté matutinale

balancée par le vent, la rosée va brodant

sur la robe des fleurs mille perles d’étoiles,

sur leur corolle ivoirine dessine 

la promesse d’un jour bercé de poésie.

La nuit, peu à peu s’incline

abandonnant son règne au jour bien décidé

à parer d’une jeune beauté le présent

que le vent d’une douce caresse

effleure langoureusement

avant de disparaître.  

 

 

Dans mon cœur ouvert au printemps de l’amour,

il est une chanson poétisant le jour

où le printemps du cœur enfante au nid de l’âme

le plus beau des cadeaux, dans le sillon fécond

d’une claire espérance, et dans l’état second

aux vertiges soumis à mon élan de femme.

 

 

Dans le jardin offert à l’aube matinale,

il est un clair bonheur logé au fond de l’âme,

celui du souvenir de ces contrées du Nord

lorsque l’aube s’éveillait au nid de bras aimants,

à mille lieues du tourment de la capitale,

avec toi, mon aimé, mon amour…


 

 

 

© M-M. Ihry

 

 

***

 

Pour citer ces trois poèmes printaniers & colorés

 

Monique-Marie Ihry, « Au cœur effeuillé », « La feuillée » & « Printemps », poèmes inédits sur le printemps & l'amour, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies Printanières & Colorées », mis en ligne le 27 mai 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/mmi-printemps

 

 

 

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 14:03

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 & N° 10| Célébrations | Critique & réception | Biopoépolitique | Voies/voix de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Violence(s) 

 

 

de Paule Andrau, un livre choc qui 

 

 

paraîtra le 10 septembre aux

 

 

Éditions Maurice Nadeau

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de ouverture du livre, fournie par les éditions Maurice Nadeau. 

 

 

 

Agrégée de lettres classiques et professeure de chaire supérieure, Paule Andrau a longtemps enseigné la littérature avant d'écrire «  le temps venu » et de prêter sa voix à toutes les femmes qui sont entrées dans sa vie « – femmes du réel, des livres, de l'Histoire, des faits-divers, des films, des rêves – et qui n'en sont jamais ressorties ».

 

 

© Crédit photo : Image de Paule Andrau, fournie par la critique F. Urban-Menninger. 

 

 

 

 

Ces femmes ont toutes en commun leurs désillusions dans un monde fait par et pour les hommes. Dès la naissance, les femmes appartiennent « au peuple de la fente », ce qui leur vaut d'être de l'autre côté des mots, à savoir celui de l'indicible et de l'inaudible.

C'est justement cet « indicible » que Paule Andrau nous donne à entendre à travers des bribes de destins qui brisent le miroir des apparences et de la trop confortable bien-pensance.

Sans fausse pudeur, l'auteure aborde le tabou des « menstrues » et revient sur les années 50 ou 60 où les serviettes jetables n'existaient pas. Ces dernières en tissu, retenues par une ceinture, marquaient avec les saignements le passage obligé pour devenir une vraie femme avec tout ce que cela incombait et incombe encore aujourd'hui. Le mariage, les enfants, les relations sexuelles qui finissent par devenir « un devoir conjugal » quand la routine a remplacé le plaisir… Quant à celle qui a réussi, souvent elle cumule son emploi et les charges familiales et domestiques ! Arrivée à la cinquantaine, la femme usée se retrouve « pauvre, vieille et laide » alors que l'homme peut tout recommencer !

Ces femmes dont les destins se fondent dans celui d'une « matrice universelle » partagent une douleur ancestrale, intemporelle. Car que reste-t-il aux femmes qui ont tout donné ? À celles qui ont abandonné leur emploi pour se consacrer aux tâches ménagères, à leurs enfants, leur mari ? L'envie de partir et de tourner la page leur semble impossible.

Alors l'une d'entre elles sombre dans l'alcoolisme pour noyer sa désespérance, une autre tente de mettre fin à ses jours en traversant une verrière…

Une autre encore nous parle d'outre-tombe après avoir été violée et massacrée avec deux de ses amies par « deux brutes épaisses ». « Oui je suis morte mais je hurle » et plus loin « je hurle pour moi et pour elles, pour nous qu'on a retrouvées au bout de huit jours, mal enterrées dans un bunker de la côte abandonné aux sans-abris ».

Ce hurlement de l'au-delà, Paule Andrau nous le restitue à travers le sang des mots qui coule entre les lignes. Ce sang, c'est celui aussi de cette enfant de quinze ans violée quotidiennement par son employeur et qui finit par le tuer en provoquant un accident.

Ce sang, c'est celui encore de cette jeune Malienne qui découvre un jour qu'elle a été excisée « Mutilée, je suis mutilée, je suis une autre », crie-t-elle.

C'est aussi l'évocation du procès d'un père violeur au cours duquel la question lapidaire posée par l'avocate ne peut laisser le lecteur indemne, le livre refermé : « Que faire contre le sceptre turgescent du père ? »

 

Nul doute que Violence(s) de Paule Andrau est un livre-cri qui fulgure dans le silence encore et toujours assourdissant qui accompagne les violences faites aux femmes. Car même si l'on parle aujourd'hui de ce sujet trop longtemps tu, cela reste « un sujet » qui fluctue au fil de l'actualité, un fait-divers chassant l'autre, égrenant à l'infini la kyrielle des violences ordinaires infligées aux femmes car elles sont femmes !

 

Seule une femme pouvait écrire ce livre lumineux car c'est dans son propre corps que l'auteure a su écouter les voix de toutes ces femmes qu'elle porte en elle. Elle en a accouché sur la feuille blanche et s'est jointe à leur chœur en affirmant fièrement « Et c'est ça notre force, notre irréductible pouvoir de vivre : la conscience de porter en nous les origines de tout. La conscience d'être la vie ».

 

 

Notice supplémentaire 

 

À l'heure où je viens de clore cet article, j'apprends que deux jeunes femmes viennent d'être assassinées par leurs compagnons, l'une a été poignardée, l'autre a succombé sous des coups de marteau….

Les commentaires sont inutiles si ce n'est le conseil réitéré de lire « Violence(s) » de Paule Andrau, un ouvrage majeur dans la compréhension de ce « continent sinistré » où les femmes n'ont plus de nom.

 



©F. Urban-Menninger

 

 

À lire aussi  :

 

***

 

 

Pour citer cette critique 

 

Françoise Urban-Menninger, « Violence(s) de Paule Andrau, un livre choc qui paraîtra le 10 septembre aux Éditions Maurice Nadeau » texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021 & N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 26 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/fum-livre-violences

 

 

 

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Dernière modification : 30 août 2021 (ajouts du no 10 & du lien de l'interview avec la romancière) 

 

 

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 16:53

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésie audiovisuelle | Poésies printanières & colorées & REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Carte blanche à une artiste 

 

 

 

 

 

 

 

Au jardin de l'Amour

 

 

 

 

 

 

Nicole Coppey

 

Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

 

Chaîne officielle YouTube : https://www.youtube.com/channel/UC_Mt28JgxfzPW91iaO7TS1g

 

 

 

 

Description :

 

L'auteure/autrice a déclamé ce calligramme dans un court-métrage, voir ci-dessous, où elle est accompagnée de plusieurs musiciennes et musiciens.

 ​​​​​

URL du poème audiovisuel :

 

https://www.youtube.com/watch?v=L0KlqYN0Qv0

 

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème audiovisuel

 

Nicole Coppey, « Au jardin de l'amour », calligramme & poème audiovisuel ou court-métrage poétique printanier & coloréLe Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies Printanières & Colorées » Revue Orientales« Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 24 mai 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/megalesia21/nc-jardin

 

 

 

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REVUE ORIENTALES ET LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia REVUE ORIENTALES Nature en poésie Amour en poésie Poésie audiovisuelle
24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 13:55

 

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Les printemps d’Ondine 

 

 

 

 

Michel Orban

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo : Ondine Valmore, domaine public, Wikimedia. 

​​​​

 

 

 

La voix de ta poésie

S’articule autour

Du silence coloré

Du printemps,

Prolongeant ainsi

L’écho du bonheur

De tes vertes années.

 

MichelOrban

 

 

 

Pour citer ce poème élogieux 

 

Michel Orban, « Les printemps d’Ondine », éloge inéditMarceline Desbordes-Valmore|Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe (poefeminist)« Célébration », n°1, volet 2 & Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies Printanières & colorées », mis en ligne le 24 mai 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/mdv/no1/megalesia21/mo-printemps

 

 

 

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REVUE MDV et LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia REVUE MDV Muses et féminins en poésie
23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 14:19

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Voies/voix de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maman

 

 

 

 

 

 

Corinne Delarmor

 

 

 

 

Crédit photo : Renoir, "Bouquet", nature morte, tableau, Commons, domaine public​​​​​​. 

 

 

 

 

Dans la beauté de tes vingt ans,

Le ventre fier et le sein rond,

Tu as porté ton cher enfant,

Donné la vie, le biberon,

 

 

Tu m’as tenu la main longtemps,

Moi, ton petit, toi, ma Maman,

Découvrant le monde en chantant,

Ensemble, à chaque moment,

 

 

Te souviens-tu des premiers pas,

Des couches, des bobos aux genoux,

Tu te faisais tant de tracas,

À l’école, j’attrapais des poux,

 

 

Un jour, je ne sais pas lequel,

Au lycée, était-ce au collège,

Autonome, j’ai rencontré celle

Qui émerveille, qui allège,

 

 

Être amoureux, puis aimer,

Tu m’avais montré le chemin,

Ainsi, puis, d’année en année,

C’est à elle que je tiens la main, 

 

 

Ta place est unique en mon cœur,

Tu m’as donné tant de ton temps,

Tu contribues à mon bonheur,

Toi, ma Maman, depuis longtemps,

 

 

Aujourd’hui tes cheveux sont gris,

Mais tu as bien rempli ton rôle,

Tu me regardes et me souris,

Et c’est mon âme que tu frôles !


 

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème élogieux des mères

 

Corinne Delarmor, « Maman », poème  inédit pour la fête des mères, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 23 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/cd-maman

 

 

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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