Françoise Urban-Menninger,« poésie en berne »,Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 8 juin 2023. URL :
Actuellement 9 peintres de 19 pays latino-américains exposent à la Sorbonne sous le thème suivant : « Impressionnis-Vous » : Une interprétation du « Déjeuner sur l’herbe » de Manet qui fit scandale à l’époque.
Le vernissage a eu lieu le Ier juin et pour l’occasion la Chorale « Popayán », dirigée par Hernán Alcalá, avait donné un concert spécial de musique latino-américaine.
Cette exposition s’est faite en partenariat avec Arte al Paso Gallery, Arte al Paso Paris Association, LATINARTETV, FSDIE, ADEÍS, Fundación Arte al Paso-Colombie et l’Ambassade du Costa Rica en France.
Difficile d’exister en tant que femme dans le milieu de l’art à dominante masculine mais Adriana Silva par sa fougue a réussi à s’y imposer. Ayant eu un père peintre, elle a évolué dans l’univers de la peinture même si elle avait choisi de faire des études d’économie. Cette dernière lui sert de tremplin pour mener à bien la gestion de son entreprise en tant que promotrice d'art et commissaire d'expositions d'art contemporain. Elle a complété son cursus en étudiant le graphisme, le marketing et le branding (création de marques).
Arte al Paso a son siège principal à Bogota et est présent à New York, Madrid et Paris. Le but c’est de donner une perception positive de la peinture latino-américaine en faisant découvrir les peintres talentueux par delà leurs cieux :
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Maggy De Coster (texte & images),« Adriana Silva : Ambassadrice de la peinture latino-américaine en Europe », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 7 juin 2023. URL :
La galerie Bertrand Gillig ainsi qu'un nouveau lieu, une ancienne imprimerie joliment rebaptisée « Trézorerie », rendent un magnifique hommage à Anne Muller-Lassez qui nous a quittés en 2009.
Franck Muller a réuni les « Boîtes à Lettres », titre de cet événement, confectionnées par son épouse, elles nous font signe et diffusent, derrière leurs petites fenêtres vitrées, des messages poétiques qui s'adressent à notre imaginaire.
Après avoir vécu à Paris, l'artiste s'installe à Strasbourg en 1965 où, tout à la fois psychologue et enseignante, elle se lance en autodidacte dans ses premiers collages. En 1994, elle s'investit dans la création de boîtes-collages conçues comme des petits théâtres en miniature. Ce sont autant de boîtes à souvenirs qui renvoient aux strates de sa mémoire mais aussi de la nôtre et de cet inconscient collectif, voire de « cet obscur qui travaille en nous » comme l'affirmait Henri Meschonnic.
Cette mémoire a partie liée avec les mythes fondateurs, les légendes, les contes de fées, la littérature, l'histoire de l'art et bien évidemment avec le vécu personnel de la plasticienne.
On y croise les escarpins de Cendrillon, la citrouille qui attend toujours de se métamorphoser en carrosse…
Les réminiscences de l'enfance côtoient celles de la littérature, on embarque pour le voyage de non-retour sur la Nef des Fous de Sébastien Brant, on retrouve avec émotion le poète Fernando Pessoa en proie à ses nombreux hétéronymes. Dans les scénettes que nous propose Anne Muller-Lassez, un présent perpétuel se joue derrière ces petites fenêtres qui symbolisent l'évasion en nous renvoyant à notre univers intérieur qui n'est autre que le lieu des rêves et des métaphores mais aussi celui du labyrinthe de l'indicible. Ce n'est pas par hasard qu'apparaît Ariane déroulant son fil dans cette nuit où commence l'infini…
Anne Muller-Lassez sauve de l'oubli, les petits riens dénués aux yeux de certains de valeur marchande, leur intérêt est purement affectif, ce sont des objets trouvés ou retrouvés qu'elle réanime, au sens propre du terme, car elle leur confère une âme en les invitant à renaître au monde.
L'espace semble plongé dans un temps suspendu qui s'éloigne de la mort tout en l'appréhendant au plus près. À l'instar des cabinets de curiosités du XVIIe siècle, l'artiste compose avec le monde des fragments éminemment poétiques qui nous parlent d'elle mais aussi de nous.
Dans le même esprit, l'artiste Raymond Waydelich avait lui aussi réalisé des tableaux-boîtes consacrés à Lydia Jacob, une jeune couturière, dont il avait acquis un cahier de croquis dans une brocante. Il avait développé un travail de « mémoire archéologique » allant jusqu'à lui offrir un arbre généalogique imaginaire. Cinq de ses œuvres dialoguent tout naturellement avec celles d'Anne Muller-Lassez à la Trézorerie où le samedi 17 juin à 15H, trois auteurs, Martine Blanché, Marc Chaudeur et Françoise Urban-Menninger, prolongeront, lors d'une lecture poétique, cet entre-deux où « entre l'instant et l'instant » l'éphémère retrouve son identité.
Exposition jusqu'au 2 juillet à la Trézorerie 35 rue du Fossé des Treize à Strasbourg et à la Galerie Bertrand Gillig 11 rue Oberlin à Strasbourg
* Cet article rend hommage à l'artiste Anne Muller-Lassez qui nous a quittés en 2009, les visuels proviennent de la Galerie de Bertrand Gillig.
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Pour citer ces texte & images inédits
Françoise Urban-Menninger,« Rétrospective des œuvres d'Anne Muller-Lassez à Strasbourg »,les visuels proviennent de la Galerie de Bertrand Gillig,Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 6 juin 2023. URL :
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La poétesse cubaine Nancy Morejon évacuée du 40ème Marché de la Poésie à Paris.
On appelle l’armée « la grande muette ».
Alors comment une poétesse, prolifique par définition, une causeuse, une bavarde, peut-elle être accusée de complicité avec un état policier ? Qui va resserrer l’étau sur elle, éplucher les pétitions qu’elle a signées, peut-être sans réfléchir, celle qui enfreint toujours les règles du silence ?
Je ne plaide pas l’irresponsabilité de la poétesse, loin s’en faut, mais je fais confiance à son intuition, bien différente des bouffonneries diplomatiques et des règlements de compte. Une poétesse connaît ses sentiments et a le droit à l’erreur. Tant qu’elle n’a pas plagié, violé ou tué, pourquoi la piéger dans l’étau judiciaire ? Pourquoi exhiber un sérieux tellement opposé à la poésie ? Quel poète peut se prendre au sérieux ?
J’étais avec Nancy Morejon à la Havane, en février 2012, où j’ai participé à de grandes tribunes de la Feria del Libro, et reçu un prix de poésie. Fidel Castro apparaissait le soir à la télé. Les Cubains l’écoutaient avec respect et bonhommie alors que les magasins étaient vides. « Le dictateur » venait de publier ses mémoires d’une façon archi dictaroriale, à savoir que les écrivains étaient ravis d’être invités à ses agapes et de recevoir des exemplaires dédicacés. Fidel Castro, un mythe vivant… J’étais triste de voir autant mon amie poétesse de New York City que celle de Saint Domingue, et d’autres, adorer un fils de propriétaires terriens symbole de la lutte contre le capitalisme : tout repose sur cette ambivalence qui n’est pas réglée. Et j’étais absolument la seule à ne pas honorer ce chef, dont les portraits publics accompagnaient ceux du Che.
La barbarie est partout. Le 16 mai, avant l’éviction de Nancy Morejon, la presse française a révélé que quarante-sept prisonniers allemands ont été exécutés par des résistants français qui n’avaient pas le droit de tuer des prisonniers. Sous prétexte qu’une poétesse cubaine a pu échanger avec le « dictateur », populaire en son île, dans le style « petit père du peuple », on soulage sa conscience en pratiquant la censure à l’heure où le gâchis s’amoncelle. Un climat orwellien… On n’avait pas vu cela en France depuis des générations. La censure est un obscur engrenage, et la liberté d’expression un des droits fondamentaux de tout être humain. Un droit inaliénable, auquel il faudrait maintenant ajouter le droit de ne choisir aucun camp… Allen Ginsberg trouvait « le lider maximo » sympathique, décelant chez lui des traits de bohème, explique Jean Portante (dans Allen Ginsberg. L’autre Amérique, Le Castor Astral, 1999, p. 185). Certes, des officiers ont trouvé à redire.
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Pour citer ces texte & images inédits
Camille Aubaude,« La poétesse cubaine Nancy Morejon évacuée du 40ème Marché de la Poésie à Paris », photographies fournies par l'autrice,Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 5 juin 2023. URL :
Florence META,est une jeune artiste slameuse congolaise. Écrivaine, poétesse et chroniqueuse à la Radio Urban Ufm, Florence META a 27 ans. Elle évolue précisément dans la ville de Kinshasa en République Démocratique du Congo.
H.M – Que peut-on dire de vos débuts ? Comment êtes-vous entrée dans ce domaine ?
F.M –Déjà à mes 12 ans j'aimais écrire, j’aimais les mots et il m'a fallu beaucoup de temps pour aiguiser mon talent et pratiquer les mots, sept ans après. Je dirais que les péripéties de la vie m'ont rendu bon service du moment où elles m’ont reconnecté à l’écriture, cette partie fluide et naturelle de mon âme.
H.M – Parlez-nous de votre premier recueil « Flots de douceur », les moments et les thèmes qui ont marqué son écriture, les sources d’inspiration, le temps consacré pour arriver au stade de la publication, la progression, le choix du titre et de la couverture… ?
F.M – Le livre Flots De Douceur est un océan dans lequel tout le monde peut pêcher des mots doux. Ces mots qui peuvent irradier ces êtres qui nous font palpiter.
Tout comme une lotion qui sert à hydrater la peau, la douceur sert à hydrater le cœur.
Flots de Douceur prône, exalte la douceur qui est une source d’apaisement, de bonheur. Une vision d’un monde où les humains s’amadouent à la place de se maltraiter. J’ai écrit ces différents poèmes pour contribuer au bercement des cœurs, des cœurs déchirés.
On y trouve plusieurs thèmes d'amour, entre autres Mon amour, mon univers, hors du temps, triomphateur, au-delà du présent dont la source d'inspiration est commune : L'amour ressenti et vécu.
La conception du livre m'a pris une année, et son titre c’est mon sobriquet. J'ai toujours servi de la douceur que c’est devenu mon pseudo jusqu’à mon livre.
La photo sur la couverture est mienne, j'ai choisi de jouer moi-même le rôle de Flots De Douceur. En m'entourant des roses et fermant les yeux pour explorer un monde paisible et calme que font les mots doux.
H.M – Comment les sensibilités intimes ou collectives ont-elles évolué à travers le temps pour se transformer en poèmes romantiques ou en slams ?
F.M – Je pense la vie toute entière est une littérature qui s’impose dans ma vie. La vie est ma source d'inspiration dans toutes couleurs, aurorales ou crépusculaires, lumineuses ou brumeuses.
H.M – Vous dîtes d’ailleurs que ce sont des flots dès le titre, comment peut- on suivre les émotions, les douceurs et les amours quand elles débordent ?
F.M – En s'y noyant simplement. La douceur débordante est un excès qui ne nuit pas.
H.M – Quels sont les obstacles auxquels fait face Florence Meta à l’heure de la publication ?
F.M – Je suis dans un pays où la culture de la lecture n'est pas trop au rendez-vous. Non seulement je travaille dur pour publier mais aussi pour convaincre les gens à me lire.
H.M – Quel est le premier recueil que vous avez acheté avec votre propre argent ?
F.M – Sentiments timides du poète Congolais Gabriel Nyembo
H.M – À l’ère des réseaux sociaux, les poètes d’aujourd’hui doivent-ils changer de stratégies pour suivre les nouvelles tendances ?
F.M – Bien sûr que oui. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, nous poètes avons la facilité de promouvoir nos œuvres et atteindre plus des gens, de tous les horizons.
H.M – Un environnement contraint n’exclut pas la créativité, bien au contraire ! C’est bien votre cas ?
F.M – Rien n'entrave ma créativité. Je profite de chaque temps orageux ou favorable pour inventer. Quand je pleure, j’écris. Quand je ris, j’écris. Quand je suis contrariée, j’écris également. Je n'ai pas des moments favoris pour créer. Il y a de tous les grains à Semer pour chaque atmosphère.
H.M – Florence Meta, vous vous appuyez aussi beaucoup sur l’entreprenariat pour promouvoir la poésie. Que pensez-vous de cette combinaison ?
F.M – Oui, je suis à la base entrepreneure culturelle. J'offre des services textuels et scéniques pour n'importe quel événement de ma région. Ma poésie, c’est ma profession.
H.M – Préférez-vous l’entreprenariat ou les arts et pourquoi ?
F.M – J'ai de la passion pour l'autonomie. Le fait d'être à mes propres ordres me rend plus libre que jamais. Et le fait d'entreprendre dans un domaine passionnel me conserve dans un monde préféré. De ma première à ma dernière veine. J'aime mon travail.
H.M – Comment se porte la poésie d’expression française en Afrique, comparée aux autres pays francophones ?
F.M – Elle est bien accueillie que par des personnes qui maîtrisent la langue française. Mais en tant qu’artistes, on essaie toujours d'atteindre tout le monde en écrivant aussi dans nos langues nationales.
H.M – Il y a plusieurs façons d’entendre le mot « impossible » … quelles sont les personnes qui ont soutenu Florence META pendant ces périodes transitoires ?
F.M – Ma famille m'a grandement soutenue et mon entourage également sur le plan promotionnel.
H.M – La poésie chantée et la performance de l’engagement, quels défis et quels risques associés à ces tendances ?
F.M – Le plus grand défi c’est de convaincre le public, le captiver et le dompter.
Et les risques, il y en a aussi, entre autres le manque de temps, l'oubli de soi par moment pour tout donner sur scène, trop d'absence dans les relations familiales et amicales.
H.M – Aviez-vous le souci du lecteur en écrivant ou le souci du spectateur en performant ?
F.M – J'ai plus le souci du lecteur. J'arrive à remplir des salles pour être écoutée qu’à remplir des yeux pour être lue. Les gens fonctionnent plus avec leurs oreilles qu’avec leurs yeux.
Et j'y travaille pour qu'ils s’adonnent à la lecture. Cela fera moins chômer mes ouvrages.
H.M – Quelles sont vos pistes d’action pour renforcer les synergies et les opportunités croisées entre poésie et entreprenariat ?
F.M – Je m'entoure toujours des personnes qui m'apportent un plus dans ma carrière d’écrivaine ou d’artiste. Déjà la plupart des opportunités ne s’offrent pas à moi, je les arrache. Faire aimer mon talent ou le monde littéraire reste mon objectif suprême.
H.M – Quels sont vos modèles dans la poésie et dans l’entreprenariat culturel ?
F.M – Michèle Kingwaya, l’initiatrice du magazine le Zénith. La poétesse Yolande Elebe, Lydol la slameuse et tant d’autres.
H.M – Quels sont vos futurs investissements à impacts dans la poésie « Entrepreneuriale » et quels sont les nouveaux modèles créatifs possibles à adopter surtout avec la révolution technologique de nos jours ?
F.M – J'y pense encore, je vous reviendrai pour répondre à cette question.
Hanen Marouani,« Florence META : La poétesse entrepreneure : « Ma poésie, c’est ma profession. » », photographies fournies par l'artiste,Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 3 juin 2023. URL :
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
IMPORTANT ! LA RÉDACTION REPORTE SON THÈME ENTREPRIS AUTOUR DES SORCIÈRES À UNE DATE ULTÉRIEURE ET LE REMPLACE PAR LE DOSSIER CARTE BLANCHE SUR LES BOUQUETS CHEZ LES CRÉATRICES EN POÉSIE ET ARTS. L’ASSOCIATION SIÉFÉGP SOUHAITE LA BIENVENUE À SA NOUVELLE...