4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:52

 

N° 7 | Dossier majeur | Textes & témoignages

Avant-première

 

 

Rocío Durán-Barba

 

 

Regards croisés/Miradas cruzadas

 

 

Alpamanda, Editorial, 2016, 238 p., 15€

 

 

Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

 

© Crédit photo : 1ère de couverture de l'ouvrage illustrée de l'éditeur

(image fournie par Maggy de Coster)

 

 

 

Henri Michaux en 1929 avait,  dans son roman Ecuador,  fait la lumière sur les us et coutumes des Indigènes. Aujourd’hui c’est Rocío Durán-Barba, poète, juriste et journaliste franco-équatorienne, qui avec une anthologie bilingue français-espagnol, inscrit la France et l’Équateur dans une horizontalité picturo-poétique en créant une synergie entre 12  peintres équatoriens  et 12 poètes français avec 45 tableaux.

Depuis l’Antiquité la peinture et la poésie ont toujours évolué en parfaite harmonie tout en gardant chacune sa place, sa personnalité, son autonomie et ce, parce que tout simplement l’une peut exister sans l’autre. La peinture a un effet miroir par rapport à la poésie car le poète en s’inspirant d’un tableau fait un décryptage des éléments perçus par son imaginaire tout en scrutant la toile. Ce sont ses émotions, c’est  sa perception des éléments qu’il traduit, c’est-à-dire tout ce que l’œuvre lui évoque. Il  lui apporte un éclairage qui peut être considéré comme une valeur ajoutée, il est en quelque sorte le défenseur de l’œuvre car il la met en lumière par un jeu de  mots et d’images, donc le poète est un peintre en puissance qui offre une vision dynamique de l’œuvre picturale.

Et c’est avec raison que le poète lyrique grec Simonide de Céos opine : « La peinture est une poésie muette et la poésie une peinture parlante. »

Plus près de nous, c’est Apollinaire qui volait au secours des peintres, en vulgarisant leurs œuvres par ses écrits comme dans son ouvrage intitulé Les Peintres Cubistes.

Cela dit, le poète peut être tellement imprégné d’une peinture qu’il verse dans une sorte d’appréciation salutaire, véritable parti-pris de l’esthétique de l’œuvre qu’il traduit en langage poétique sans la démonter. Il y a tant à dire…

 

***

 

L’anthologie s’ouvre sur 4 poèmes de Francis Combes, inspirés des toiles du peintre Enriquestuardo Àlvarez. Un des deux tableaux inspirateurs est éponyme du poème intitulé : Bienaventuranzas (cf. P. 31)

 

 

Sur le mur dédoré de l’histoire,

le peuple se dresse toujours

drapé dans son suaire de sang

et c’est de ses propres mains

qu’il posera

sur sa tête

 

Ce poème est paré d’un réalisme troublant tant il est en corrélation avec sa  source, ce qui illustre mon assertion ci-dessus.

 

Sylvestre Clancier, a opté  pour la toile de Jorge Perugachy : Virgenes del sol (trad. Vierges du soleil) à laquelle il a consacré deux poèmes sans titre. Dans le premier dont l’incipit est « Miroirs sans tain », il met en lumière le mystère qui se dégage de la toile, les évocations de lumière :

 

Les corps ont leurs mystères

Que les dieux nus ignorent

Ils gardent leurs secrets

Quand leurs corps enlacés

Se font ombres et lumières

(cf. P. 140, § 11)

 

Quant à Françoise Coulmin, elle  a eu un coup de cœur pour le peintre Hernán Zúñiga, qu’elle  célèbre dans son poème intitulé : « Triompher des extrêmes »

 

Des corps glorieux

dégoulinant de laves froides

seins cicatrices chairs griffées rayées

comme pour se purifier de boues anciennes

( cf. P. 207, 4ème §)


 

De Rocío Durán-Barba, nous donnons à lire un extrait de son texte intitulé « Poème Bleu » :

 

Devant moi le bleu. Langage invisible. Dans le courant du temps. Le tremblement du pinceau. Murmurant souvenirs. Désespérés-tendres. Entre Quito et Paris. Murmurant chemins. Aux bords dénudé Étales.

 

Dans la contemplation :

 

Bleu le Bleu

Il ne me dit pas une couleur

Me dit un climat

une ambiance

un théâtre

 

Climat d’identité

ponctué de rites

        mœurs

            mémoires

                mythes

 

Ambiance du haut plateau andin

avec son arcane

    ses lutins

    son arc-en-ciel

        Suspendus près du soleil

 

Il me dit le théâtre

        de notre histoire

        de notre printemps     bleu

(cf. P. 225)

 

 

La préférence de Christophe Dauphin va à la peinture de Jorge CHALCO qui glorifie « les esprits qui gardent la sagesse et la nature. »

L’Amazonie trouve tellement grâce à ses yeux de poète qu’il lui prête une plastique de femme. Très belle description qui donne à voir une forêt avec une végétation luxuriante comme un éden retrouvé.


 

Elle se dessine comme un corps de femme qu’emporte

Un courant d’air qui roule

Entre les pages des condors de l’automne


 

On remarque bien que chez ces poètes le rapport au corps est manifeste et la symphonie des couleurs est très présente. C’est aussi la célébration des mémoires d’un peuple, la révélation des Andes dans toute leur splendeur.

 

    ***

 

En fin de compte disons que la peinture donne à la poésie un corps et la poésie lui donne un esprit. La poésie est immatérielle, elle interpelle l’oreille par la lecture mais la peinture interpelle la vue. La peinture accompagne la poésie qui, à son tour, lui rend hommage.

 

Regards croisés/Miradas cruzadas de Rocío Durán-Barba est une anthologie où la poésie semble être le corollaire de la peinture. Cependant, nous regrettons qu’il n’y ait pas eu de parité en ce qui concerne les peintres car nous n’avons relevé que la présence de deux femmes : Mariella García et Rosy Revello. Tout de même nous saluons cette belle initiative qui est celle d’une femme.*

 

 

* Un appel à contribution pour un dossier sur « Femmes, poésie & peinture » sera prochainement lancé par le périodique Le Pan poétique des muses.

***

Pour citer ce texte

 

Maggy de Coster, « Rocío Durán-Barba, Regards croisés/Miradas cruzadas, Alpamanda, Editorial, 2016, 238 p., 15€ », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°7 | Automne 2017 « Femmes, poésie & peinture »/Lettre n°10, mis en ligne le 4 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/miradas.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 7
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 12:42

 

Poèmes inédits sur l'amour & l'amitié

 

 

Poèmes bilingues français-espagnol

 

 

5 Poèmes / 5 Poemas

 

 

 

Mario Portillo

 

Site officiel : http://poeteverset.wix.com/marioportillo

 


 

 

Trésor

 

 

Tu procures aussi qu'une feuille sèche d'automne 
qui représente toute la richesse
du trésor de la graine
que tu as semée au printemps.

 

 

Tesoro

 

Procura que una hoja seca de otoño
represente toda la riqueza 
del tesoro de la semilla 
que sembraste en primavera.






***



 

Une femme se déshabille,

elle est des livres ouverts, le plus beau.

 

Puisque sa délectation réside,

dans que, malgré l'embrassement de chacun de ses mots

par la bouche, écrits ;

devant les yeux elle ne se termine jamais d'être lue.

 

 

 

Una mujer desnuda, 
es de los libros abiertos, el más bello.

 

Ya que su deleite reside, 
en que, pese a besar cada una de sus palabras
para la boca, escritas ;
ante los ojos nunca termina de leerse.



***

 

Ainsi ta bouche avec ma bouche :

Égalent à un colibri

qui vole en face d'un cristal

et qui bat fort des ailes

jusqu'à doter d'une vie

son propre reflet.

 

 

   

Así tu boca con mi boca :
Igual a un colibrí 
que vuela frente a un cristal
y que fuerte aletea,
hasta dotar de vida
a su propio reflejo.





***

À la majorité de personnes pour qui il plaît d'écouter chanter les oiseaux. Il me plaît d'écouter son silence. Il n'y a pas de mystère. Il me plaît simplement de me surprendre avec le préambule où les grandes œuvres naissent.

 

 

A la mayoría de personas les gusta escuchar cantar a los pájaros. A mí me gusta escuchar su silencio. No hay misterio. Simplemente me gusta maravillarme con el preámbulo donde nacen las grandes obras.



***

 

 

Embrassade

 

 

Il a été dans notre embrassade

où j'ai compris

cet état de bien-être

qui définit notre identité.

 

Tu me signifies

une bougie reluisante,

et je te corresponds

quelle ampoule loyale :

 

Ainsi nous nous dotons d'une vie.

 

 

Abrazo

 

Ha sido en nuestro abrazo

donde yo comprendí

este estado de bienestar

que define nuestra identidad.

 

Tú me significas

una vela reluciente,

y yo te correspondo

cual leal bombilla :

 

Así nos dotamos de vida.

***

Pour citer ces poèmes

 

Mario Portillo, « 5 Poèmes / 5 Poemas », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 3 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/5poemes.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 15:01

 

Article traitant un angle particulier sur l'Afrique

 

 

Texte bilingue français-espagnol

 

 

 

 

Le rêve africain au-delà de ses frontières :

 

une affaire de femmes

/

El sueño Africano más allá de sus fronteras :

 

un asunto de mujeres

 

 

Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

 

 

 

 

Le rêve africain au-delà de ses frontières : une affaire de femmes

 

Quand trois femmes intelligentes mettent en commun leurs idées, ça ne peut qu’aboutir car « ce que femme veut Dieu le veut » dit un proverbe. À chacun son domaine et l’essentiel c’est de réussir dans la voie qu’on a choisie.

Cela dit, Nathalie Schermann, au savoir-faire inégalé, Stéfanie sa fille, étudiante, astucieuse et inventive à HEC et son amie Paulina Cortes, professionnelle expérimentée du groupe UP, ont uni leurs compétences pour valoriser l’Afrique en éveillant nos papilles gustatives aux différents saveurs culinaires de cette dernière.

Par le truchement de leur entreprise Joe et Avrels, elles arrivent à donner leurs lettres de noblesse à des produits typiquement africains inconnus en Europe et qui s’expriment tout en finesse dans les rayons des grands magasins. Ils s’intègreront bientôt dans le paysage d’HEC. Fini les préjugés sur les produits africains qui ont su faire leur entrée dans la cuisine du Trianon Palace à Versailles par l’entremise de la chef qu’est Nathalie Schermann. Nous saluons la ténacité de ces trois femmes puissantes qui, en dernier ressort, ont gagné leur pari d’ouvrir un salon de thé africain au 44 avenue de Montmorency Paris 3ème*

 

 

 

* www.joe-et-avrels.fr

***

 

El sueño Africano más allá de sus fronteras :

 

un asunto de mujeres

 

Cuando tres mujeres inteligentes comparten sus  ideas, esto es una garantía del éxcito porque " lo que mujer quiere Dios lo quiere " dice un proverbio. A cada uno su dominio y lo esencial es lograr su fin.

Por lo tanto, Nathalie Schermann, la mamá que posee una destreza inigualada,  su hija astuta y  inventiva Stéfanie, estudiante en la escuela superior HEC, su amiga Paulina Cortes, profesional experimentada del grupo UP, unieron todas tres sus competencias para valorizar a África, despertando nuestras papilas gustativas con  sus diferentes sabores culinarios.

Mediante su empresa Joe y Avrels, concedieron su prestigio a los productos típicos africanos desconocidos en Europa y que se encuentran  en las estanterías  de un gran almacén en París. Aquellos productos llegarán pronto en la Escuela de Comercio HEC. ¡Adiós a los prejuicios sobre los productos africanos ! Ahora se ven cocinados en  la cocina de Trianon Palace en Versalles gracias al talento la jefa cocinera  quien es Nathalie Schermann.

Enhorabuena a aquellas tres mujeres poderosas que, en última instancia, ganaron su apuesta de abrir un salón de té africano en la dirección siguiente :  44 avenue  de Montmorency 7503 Paris.*

 

 

* Enlace : www.joe-et-avrels.fr

 

***

Pour citer ce texte

 

Maggy de Coster, « Le rêve africain au-delà de ses frontières : une affaire de femmes / El sueño Africano más allá de sus fronteras : un asunto de mujeres », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 31 mars 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/affairedefemmes.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:58

 

Critique & réception

 

 

Louis-Philippe Dalembert,

 

En marche sur la terre,

 

Éditions Bruno Doucey, 2017, 131 p., 15€

 

 


Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

 

 

 

Écrire de la poésie est un acte de générosité et cela ne se commande pas. Louis-Philippe Dalembert a bien la poésie chevillée à l’âme, elle l’interpelle en tout temps et en tout lieu, se saisit de lui et envahit tout son être. Aussi nous concède-t-il « ma poésie saigne / et se rebelle. Vivant loin de sa terre natale Haïti chérie, ce pays où la vie est tirée au sort, il se fait le chantre de l’indétrônable pauvreté qui la gangrène et pose en même temps un regard attendri sur tous ses frères humains, ces mal-aimés que les puissants de ce monde ont rejetés, ces victimes de guerre de Sarajevo, du Liban.

 

En marche sur la terre, débute par un poème liminaire, un exorde poétique intitulé « là d’où je viens » qui est comme un marqueur identitaire révélateur de l’origine du poète.

Dans ce recueil de poèmes l’auteur se veut informel en dérogeant aux conventions typographiques et orthographiques relatives à l’usage des majuscules en début de phrase et pour les noms propres, il préfère les minuscules. Le recueil s’articule autour de trois parties bien distinctes suivie dune postface :

 

  • « de toutes parts et point d’ici », là il se révèle l’homme universel qui erre de contrée en contrée en y laissant ses empreintes, en creusant ça et là ses sillons.

  • « de guerre et d’amour », c’est la description de l’horreur qui décape la vie.

  •  « lettres d’ailleurs », ici le poète s’adresse à des gens qu’il affectionne particulièrement comme sa grand-mère par exemple.

  • Une postface intitulée « besoin de poésie » termine l’ouvrage.

 

 

Ce recueil est comme un mémento où sont rangés les souvenirs d’un vagabond, comme Louis-Philippe Dalembert se définit lui-même, qui a roulé sa bosse aux quatre coins du monde. Un témoignage poignant des malheurs qui accablent les plus faibles, livrés à leur triste sort. C’est l’aveu d’impuissance d’un être au cœur sensible face aux calamités qui s’abattent sur ses semblables de par le monde.

C’est la complainte de l’homme aux semelles de vents, pour emprunter à Verlaine la métaphore par laquelle il caractérisait Rimbaud. Faute d’avoir raté le pari de « changer la vie » comme l’a préconisé le poète de Charleville-Mézières, il songe à retourner au bercail retrouver les odeurs de l’enfance et se ressourcer :

 

« Maintenant que j’ai voyagé

que je voyage la vie

j’ai envie par moments

de m’arrêter

comme lorsque enfant nos semelles vagabondes

nous ramenaient à la maison

 

Mais il est vite rattrapé par la désillusion jusqu’à laisser entendre :

 

« mais j’ai perdu

le chemin du retour

quelque rapace amblyope et gourmand

aura gobé les cailloux

que j’avais oublié de semer »

 

C’est la joie et le bonheur de vivre dans le partage sur cette terre où il se considère comme un étranger itinérant.*

 

 

Voir aussi la présentation de ce recueil chez léditeur : http://www.editions-brunodoucey.com/en-marche-sur-la-terre/

 

***

Pour citer ce texte

 

Maggy de Coster, « Louis-Philippe Dalembert, En marche sur la terre, Éditions Bruno Doucey, 2017, 131 p., 15€ », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 31 mars 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/marchesurlaterre.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 08:43

Poème en prose inédit sur l'amour & l'amitié

 

 

Ces yeux-là

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 


 

 

Ces yeux-là n'appartiennent qu'aux hommes de la mer. Ils en prennent tout le bleu et conservent dans leurs stries, la mouvance des vagues, des vents et des marées.

Ces yeux-là vous emportent l'âme sur un navire en dérade et vous partez, île flottante, sur d'exquises banquises, où un peu ivre d'être marquise, vous découvrez qu'à l'infini, l'horizon sans cesse se renouvelle.

Ces yeux-là sont eux-mêmes l'horizon. Ils le limitent et le cernent dans l'essence même d'un bleu plus bleu que l'azur, plus profond que l'océan sans fond.

Ces yeux-là transcendent l'espace et le temps dans l'éternité d'un regard unique, jeté au-delà de lui-même, telle l'ancre d'un navire.

Ces yeux-là sont poésie et poèmes.

Ils témoignent de la lumière portée au-delà des astres et des planètes sur d'autres galaxies.

Ces yeux-là plus céruléens que nos ciels de terre ont vu et se sont écarquillés sur d'autres cieux. Ils en ont pris la couleur, en ont capté les teintes, la magie et tout le magnétisme.
Ces yeux-là, s'ils ne nous entraînent pas dans la danse infime d'une myriade d'étoiles, à peine perceptible par un œil humain, ces yeux-là, vous noient, à n'en pas douter dans l'encre des mots, où vous couchez, un soir d'ennui, votre rêve de papier.

***

Pour citer ce poème

 

Françoise Urban-Menninger, « Ces yeux-là », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 31 mars 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/cesyeux.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm

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