« La rigueur scientifique comme principe éthique. S’il fallait un seul concept pour définir l’œuvre de Haïm Zafrani, une œuvre prolifique, impressionnante, pour ne pas dire intimidante, par sa dimension et sa densité, ce concept serait la rigueur, la rigueur intellectuelle, la rigueur scientifique, la rigueur éthique. Une rigueur associée à la vigueur investie dans sa réalisation pendant un demi-siècle, avec la ténacité tranquille des voyageurs du désert. Au-delà de la reconnaissance publique, des distinctions académiques, des sollicitations internationales, intervenues sur le tard, Haïm Zafrani, stoïquement cuirassé dans la persévérance et la discrétion inculqués par l’enseignement talmudique, mène jusqu’au bout, loin des sentiers battus, une existence de chercheur imperturbable, d’explorateur inébranlable, de laboureur infatigable de la diversité culturelle marocaine et andalouse. Tout au long de son existence, il poursuit un seul but, exhumer et restituer, à l’usage des générations présentes et futures, un capital historique exceptionnel, un patrimoine culturel bimillénaire en grande partie méconnu, sous-estimé, refoulé, dans sa flexuosité labyrinthique, ses contradictions, ses accords et ses contre-accords », voir Mustapha Saha, Haïm Zafrani, Penseur de la diversité, éditions Hémisphères/éditions Maisonneuve & Larose, Paris, 2020.
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« Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. », voir Rachid Benzine, Ainsi parlait ma mère, éditions du Seuil, Paris, 2020.
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Pour citer ce texte
Mustapha Saha, « Présentation des ouvrages "Penseur de la diversité" et "Ainsi parlait ma mère" au Maghreb-Orient des Livres à l'Hôtel de Ville de Paris en février 2020»,Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 25 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/presentation
Lettre n°14|Être féministe |Événements en faveur des femmes
Une rencontre théâtrale
et musicale consacrée à
la vie et à l'œuvre de
Valentine de Saint-Point
L'Association des Roses noires a le plaisir de vous inviter à son événement artistique :
Crédit photo : "Valentine de Saint-Point", domaine public.
Une rencontre théâtrale et musicale consacrée à la vie et à l'œuvre de Valentine de Saint-Point.
Date : 29 février 2020.
Lieu : Centre Paris Anim' Mado Robin, 84 rue Mstislav Rostropovitch - ZAC des Batignolles, 75017 Paris.
Avec :
Crystalia, Roya Zargar et Ann Randrianisa. "Valentine de Saint-Point (la Femme futuriste)" par la troupe "La Romance de la Rose Noire" et deux autres personnes.
Entrée libre.
Source de l'information :
Xavier Borloz
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Pour citer cet événement
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES,« Une rencontre théâtrale et musicale consacrée à la vie et à l'œuvre de Valentine de Saint-Point », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 24 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/valentinedesaintpoint
Stephen Blanchard,« Écrire à Jean Ferrat », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 23 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/jeanferrat
Alexandre Gefen et Guillaume Métayer vous convient à leurs "Affinités électives. Rencontres en Sorbonne"
Crédit photo : Louise Élisabeth Vigée Le Brun, Julie Le Brun, 1787, domaine public, image fournie par A. Gefen.
Le principe de ces rencontres est de faire parler d’un écrivain du passé un écrivain du présent, dans une confrontation éclairant à la fois un travail en train de se faire et une œuvre du patrimoine. « Je cherche dans l’ancien ce qu’il y a de nouveau et dans le nouveau ce qu’il y a d’ancien » disait Valery Larbaud pour résumer une conversation secrète qui anime toute la littérature de passages, d’interférences, d'admirations ou de détestations et qui fait toute la profondeur du temps des lettres.
L'échange cherchera à mettre en lumière les affinités électives, à saisir la force d’une influence, autant qu'à montrer la présence, possiblement importune, des classiques, dans les débats les plus contemporains.
Programme détaillé :
Mercredi 4 mars 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Florence Delay et Valery Larbaud
Mercredi 11 mars 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Camille Laurens et Benjamin Constant
Mercredi 1er avril 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Pierre Michon et Gustave Flaubert
Mercredi 6 mai 2020, 19h00-21h00, amphithéâtre Milne-Edwards
Jean-Pierre Siméon et Andrée Chedid
Mercredi 13 mai 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Pierre Jourde et Marcel Proust
Mercredi 10 juin 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Karine Tuil et Philip Roth
Chaque rencontre sera enregistrée et podcastée. Elle sera ponctuée de lectures par les étudiants de l’atelier La Sorbonne Sonore et suivie d’une signature organisée avec la librairie Compagnie.
Cet événement est organisé par le Service culturel de Sorbonne Université avec la collaboration du Centre d'étude de la langue et des littératures françaises (UMR CELLF).
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES,« Affinités électives. Rencontres en Sorbonne », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 23 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/affinites
La Galice côté sud : porte ouverte sur le Portugal
De Vigo à Porto en passant par Saint-Jacques de Compostelle et autres villes :
Une halte au bord des plages de Vigoau soleil couchant pour saluer la nature dans sa majesté.
Le tracé des vagues en ondes de formes parallèles à l’horizon souligne la mer et le sable que le soleil dore de ses rayons convoite le ciel en perspective que les nuages embrassent alors que les Îles Cies au long abritant faune et flore s’imposent à nos regards.
Comme un point blanc perdu dans le bleu du ciel la lune se distingue au-dessus de la pinède que le vent du large caresse piano.
Comme la Rome éternelle un pont romain inébranlable marque sa présence en enjambant le fleuve et faisant face à une étroite voie sur berge pavée surmontée d’un muret aux contours crénelés où se rangeaient les passants pour laisser passer les charretiers.
Depuis le Parador nacional de Gondomar on a une vision époustouflante sur Baiona jadis témoin de nombreux épisodes de guerres et de conquêtes romaines, wisigothes, portugaises et arabes.
Depuis 1994, on note la présence d’une réplique de la Caravelle de Christophe de Colomb, La Pinta, musée flottant reconstituant la vie de l’équipage à bord durant la traversée de l’Atlantique.
Rodriguez Bermejo, dit « Rodrigo de Triana », le marin qui le premier lança le cri « Terre » en abordant Guanahani, baptisée par Colomb San Salvador.
Le 1er mars 1493 Baiona fut le premier port européen à avoir eu vent de la découverte de l’Amérique et depuis on commémore la Fête de l’Arrivée tous les ans dans la ville.
On peut prendre de la hauteur en accédant au Mont Sansón à plus de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer où se trouve perchée la Vierge de la Roche, protectrice des marins, tenant en main un petit bateau. Cette statue en granit érigée par Antonio Palacios et Valence Mariano Benlliure, a le visage et les mains de marbre blanc sculptés par l’architecte Ángel García Díez. Là, à 15 m d’altitude, on a une vue panoramique de la ville avec la mer et la Ría de Vigo en perspective.
Une visite s’impose au Musée municipal de Vigo Quiñones de León, demeure seigneuriale du XVIIe siècle, entourée du parc de Castrelos avec des jardins à la française.
Ce musée recèle une collection d’objets archéologiques de l’époque paléolithique à l’époque romaine. Une collection de peintures européennes totalisant 128 tableaux légués par Policarpe Sanz à la Municipalité de Vigo. La Pinacothèque recèle d’importantes peintures galiciennes du XXe siècle.
Le mobilier compte des meubles d’époque Louis XV et Louis XVI. Une partie du musée est consacrée à l’Histoire contemporaine à partir de la Reconquista en 1809 et de 1810 où Vigo commençait à s’imposer comme une vraie ville grâce aux apports économiques et industriels des personnalités qui ont contribué à son essor.
En allant à Saint-Jacques de Compostelle, on traverse le parc Almeda, impossible de ne pas s’arrêter pour une pause-photo avec Maruxa et Corélia, dénommées « les deux Marie », immortalisées par l’artiste César Lombera. Dans les années 60-70, symbolisant l’éternelle jeunesse, habillées en tenue pimpante, elles aguichaient quotidiennement les jeunes étudiants qui passaient par le parc.
Le Monastère de Oia fut le témoin d’une bataille navale entre la troupe de Napoléon qui entreprit de s’emparer de l’Espagne et les moines qui finirent par remporter la victoire.
À Combarro, petit village de pêcheurs avec ses rues étroites et ses minuscules maisons mignonnement alignées, ses hórreos, greniers sur pilotis en nombre, surmontés d’une croix, servant à entasser des céréales, ses cruceiros ou calvaires symboles de victoire sur le mal ou de signalétiques.
À Padrón, on peut visiter la Casa de Rosalía de Castro, enfant cachée d’un prêtre, célèbre écrivaine féministe, poète, figure emblématique de la littérature moderne et de la culture populaire galicienne. Ainsi en Galice beaucoup de lieux publics sont baptisés de son nom.
C’est aussi à Padrón que naquit Le Prix Nobel de Littérature Camilo José Cela.
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Construite au VIe siècle la Cathédrale de TUI inspirera la Cathédrale de Saint Jacques de Compostelle.
Pontevedra, cette ville administrative, se démarque par son niveau socio-économique et intellectuel. C’est la seule ville de la Galice où s’exécute la tauromachie lors de la fête de la Virgen Peregrina, la Vierge pèlerine.
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Classé Monument historique le Castro* du Mont de Santa Trega dans la commune de à Guardia nous ramène au temps des Celtes, Ier siècle av. JC. où demeurent les vestiges de leur civilisation. Ce sommet nous procure une excellente vue panoramique sur l’estuaire et l’embouchure du fleuve Miño, du Portugal, de la Vallée du Rosal et de l’Atlantique.
* Un castro est une fortification résidentielle associée à l’âge du fer de la péninsule ibérique, aussi bien utilisée par les populations celtiques des plateaux de Castille (meseta), de la Gallaecia et du nord du Portugal, que dans la partie ibérique du sud et de l'est. Cette demeure en pierre, de forme circulaire et avec un toit de chaume, est entourée de douves et de remparts. L’époque romaine marque la fin des castros.
Vila Nova de Cerveira, ville portugaise limitrophe partage avec l’Espagne le Río Miño. C’est avec bonheur que les Galiciens traversent la frontière les jours de marché pour venir y faire de bonnes affaires car au Portugal la vie est moins chère. Il n’y a qu’à passer le pont et le tour est joué.
En poursuivant notre itinéraire on débouche sur Valença, une autre ville voisine de la Galice, cernée dans sa partie antique par une fortification d’où l’on peut contempler le Río Miños enjambé par un pont sur lequel jadis s’étirait la longue file d’attente menant au Poste –frontière.
Fini les contrôles frontaliers, libre accès aux touristes espagnols qui viennent acheter des produits artisanaux comme le linge de maison brodé à la main.
À Porto dont les origines remontent à l’âge du Bronze, prévaut également le baroque reconnaissable dans les édifices religieux et publics, un style dû aux architectes Antonio Pereira et Nicolau Nasoni. Dans cette ville Le néoclassique est également présent. Ce serait parjure que de ne pas noter la présence des Azulejos, revêtements en céramique d’origine arabe et espagnole sur les nombreuses façades des édifices urbains comme à l’intérieur de la Gare principale.
Ah ! on retrouve la patte de Gustave Eiffel en empruntant le Pont de Dona MariaPia haut de 61 m et large de 354 m et inauguré en 1877.
Située à Porto deuxième ville du Portugal, La librairie Lello et Irmão, baptisée « la plus belle librairie du monde » est un passage incontournable pour les amoureux de la littérature et les intellectuels de tous genres. Elle fut inaugurée le 13 janvier 1906. Un magnifique escalier à double entrée débouchant sur un balcon avec procuration de vue sur le rez-de-chaussée, constitue la principale curiosité architecturale de l’édifice à la façade néogothique qui abrite un intérieur où les styles Art nouveau et Art Déco s’allient à la perfection.
Un exemplaire de l’édition originale en anglais du Petit Prince de Saint Exupéry signé, s’y trouve exposé.
Mais on ne peut que déplorer qu’il y a trop de beaux immeubles en mauvais état et laissés à l’abandon dans cette belle ville.
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Pour citer ce texte
Maggy de Coster,« Carnet de Voyage », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 20 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/carnet
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L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
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