10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

Critique & réception



Chronique : La politique d'un roman d'amour

 

 

Camille Aubaude

 



Comment une femme, universitaire et savante de surcroît, peut-elle affirmer sur France Culture, dans une série sur les romans d'amour, qu'après Belle du Seigneur, on ne peut plus écrire de romans d'amour ? Elle s'est contredite en énonçant un autre truisme : le roman d'Albert Cohen ne correspond pas au genre du roman.

Rien que le titre !... La femme se contente d'être belle. Au début, elle n'a pas de nom, tandis que Solal est sûr de se la faire : "Elle ne sait pas ce qu'il l'attend", est-il écrit. N'est-ce pas la même idéologie que les publicités révoltantes de Montsantos pour les pesticides ? Le puissant jardinier verse du poison sur la mauvaise herbe en disant : "Ah ! tu faisais la fière !", pubs anaérobies et réactionnaires que l'on voit partout depuis des années. Tout fonctionne sur la soumission de la Femme, l'esclave du "Seigneur", "sois belle et tais-toi". C'est la belle "du" seigneur, elle appartient au maître. Comme Amanda et toutes les autres.

Qu'une femme voie en cela l'amour passion, et qu'après cette atroce représentation de la femme, tout roman d'amour soit incolore et sans saveur serait grotesque s'il n'y avait les crimes impunis d'une société qui brûle vives les femmes — le pire supplice rappelait l'émission précédente, elle aussi dénuée de conscience féministe —, qu'elle bannit comme "sorcières", d'une société qui les viole, brise leur vie sexuelle, sans jamais penser à châtier l'agresseur, le don juan, "le seigneur".

C'est la politique du crime sexuel que cette interprétation cautionne et promeut. "Albert Cohen iconoclaste", encore un truisme déplacé. Il dictait son œuvre immortelle pas à un homme mais à une femme, avec le sentiment de lui faire un enfant. Pour les palmes du sexocide culturel, cela confine à Balzac1 et Stendhal2, le volume et le style en moins.
 
Ce roman prétendument "iconoclaste" contribue au maintien du système politique aberrant qui condamne les femmes à subir la loi du plus fort, innombrables Philomèles réduites au silence, avec l'argument, qu'aujourd'hui, la femme n'a jamais été aussi libre que dans les sociétés occidentales... Encore un truisme déplacé.    
 
Notes

1. Dans une lettre à Madame Hanska, il écrit, à peu près : "J'aime qu'une femme écrive, mais elle doit faire comme vous, détruire ses œuvres".
2. Voir son assassinat en règle de Claire de Duras, qu'il a plagiée, humiliée par une version pornographique d'un de ses excellents romans, parce qu'elle était noble et avait du talent.

Pour citer ce texte


Camille Aubaude, « Chronique : La politique d'un roman d'amour  », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013. Url. http://www.pandesmuses.fr/article-chronique-la-politique-d-un-roman-d-amour-117677796.html/Url.


Auteur/Autrice

 

Camille Aubaude

 

 

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

 

Rencontre poétique                               
Invité de la Journée du 13 mars 2013
Poésie spatiale

    

Présentation

 

&

Poèmes extraits

   

 

Bernard Giusti
Le Pan poétique des muses a rencontré le 13 mars 2013 dernier l'éditeur Bernard Giusti

Présentation


Éditeur de poésie,  dirige L'association L'Ours Blanc (voir liens ci-dessous), et publie sa revue, Chemins de Traverse, revue poétique, artistique et littéraire.

 

Européen avant l’heure, Bernard Giusti (url. http://bernardgiusti.over-blog.com/) est issu d’une famille qui comptait un grand-père italien, un grand-père suisse et une grand-mère allemande. Après une enfance difficile et quelques errances, il exercera mille et un métiers, puis reprendra tardivement ses études, lesquelles le conduiront à la Sorbonne, en Anthropologie Sociale et Sociologie Comparée.

 

Il fonde en 1998 l’association culturelle L’Ours Blanc, dont il dirige les éditions et sa revue papier « Chemins de Traverse » ( url. http://assocloursblanc.over-blog.com/). Il a fondé et dirigé la revue « Vendémiaire », revue virtuelle gratuite, politique et culturelle ( url. http://vendemiaire.over-blog.org/), récemment remplacée par la revue virtuelle « La Faute à Diderot » (url. http://lafauteadiderot.net/) dont il est l’un des membres fondateurs.


Il est membre fondateur et Secrétaire Général de l’association culturelle Le Texte et l’Homme, éditions d’art de L’Homme Bleu (Aurillac, Cantal) en 2004 (url.  http://hommebleu.over-blog.com). Syndicaliste, il a créé un blog destiné à la défense du service public, Service Public (url. http://saintvincentdepaul.over-blog.com/). Il est Membre Sociétaire de la Société des Gens de Lettres de France. Tous les domaines de l’activité et de la pensée humaines l’intéressent, et bien qu’écrivant depuis l’âge de treize ans, il ne s’est lancé dans la publication de ses propres textes que depuis quelques années. Retrouvez-le sur le site de Mario de Bartolomeis, avec d'autres commentaires : url. http://www.emmedibi.it/Bernard-Giusti.htm

 

 

 

Bibliographie  sélective


Psychanalyse et Œuvres d’Art, notes de recherche, Hors-Série des Chemins de Traverse, Paris, 1999 (épuisé); Les Ailes, recueil de poésie, Éd. L’Ours Blanc, Paris,  2000, deuxième édition (épuisé); La Danse des Masques, texte inclassable, Éd. L’Ours Blanc, Paris, 2001 (épuisé); Les Sourds, recueil de nouvelles, Éd . Bérénice, Paris, 2002, Grand Prix de Littérature du Concours International 2004 de l'Académie Européenne des Arts; La Danse des Masques, suivi de Afrique, éd. Bérénice, Paris, mai 2003; Chaman, poèmes, Bernard Giusti, Jean-Michel Platier et Thierry Renard, Éd. Bérénice, Paris¸ mai 2004; Les Îles de l'oubli, poèmes, Bernard Giusti et Marie-Agnès Roch, éd. Les Dossiers d’Aquitaine, Bordeaux, avril 2006; Comme une corde prête à rompre, textes poétiques, Éd. L’Ours Blanc, janvier 2008; Zingg, la terre et l’homme, poèmes de Marie-Agnès Roch et Bernard Giusti, peintures de Jules-Emile Zingg, Éd. L’Homme Bleu, Aurillac, mai 2008; À la table des jours..., poèmes, Marie-Agnès Roch et Bernard Giusti, Éd. L'Homme Bleu, Aurillac, septembre 2010...

Voir la bibliographie complète : url. http://bernardgiusti.over-blog.com/pages/Bibliographie_sommaire-1009267.html
L'Homme Bleu : url. http://hommebleu.over-blog.com

   

Avertisssement : ©ce document est protégé tous droits réservés
Poésie spatiale 
Avant-première 

Un extrait de son recueil Silences en préparation



Pour citer ces poèmes


Bernard Giusti, « Présentation & Poèmes extraits », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-presentation-poemes-extraits--117680850.html/Url.http://0z.fr/gP3mI

 

Auteur/Autrice

 

Bernard Giusti


    

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

 

Parution

Invitation à lire

 

 

Jean-Michel Maulpoix, La musique inconnue,

 

éd. Corti, coll. En lisant en écrivant, 2013

 

 

 

 

http://www.fabula.org/actualites/documents/56592.gif

Crédit photo : Couverture de l'éditeur (image trouvée sur Fabula)

 

 

Titre : La musique inconnue
Auteur : Jean-Michel Maulpoix
Éditions : José Corti Éditions
Genre : Essai
Collection : En lisant en écrivant
Date de publication : 11 avril 2013
Format : 17,6 x 13,4 x 1,4 cm
Pages : 120 p.
Prix: 16€

Langue : Français
ISBN-10 : 2714311083
ISBN-13 : 978-2714311085
Url. http://www.jose-corti.fr/titresenlisant/Musique_inconnue_Maulpoix.html

Résumé

« La musique me reste inconnue. Je ne suis pas musicien, et le corps du seul instrument dont je joue est rempli d’encre noire… Aussi ne lira-t-on pas dans ce livre, à proprement parler, une étude sur la musique, mais une suite d’essais sur certaines idées que l’écriture poétique s’en fait et sur les songeries qu’elle développe à son propos. Puisque depuis toujours « les routes de musique et de poésie se croisent »,  les pages qui suivent s’attardent un peu sur ce que pensent les mots de la belle inconnue qui s’éloigne…» (cf. site de l'éditeur)
 
 

Auteur

©Jean-Michel Maulpoix

 

 

 

Notre avis

 

Le Pan poétique des muses prépare un compte rendu sur ce livre à paraître dans le numéro 3.

Il s'agit d'un excellent essai, bellement présenté où l'auteur Jean-Michel Maulpoix étudie les discours des poètes sur la musique. Le livre démontre à travers ce que les poètes pensent de la musique et comment ils l'abordent dans leurs écrits poétiques et théoriques l'existence d'un certain imaginaire poétique de la musique... (rédigé par Dina Sahyouni)

 

 

 

Pour citer ce texte

 

LPpdm, « Invitation à lire : Jean-Michel Maulpoix, La musique inconnue, éd. Corti, coll. En lisant en écrivant, 2013 », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013.  

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-invitation-a-lire-jean-michel-maulpoix-la-musique-inconnue-ed-corti-coll-en-lisant-en-ecrivant-2013-117692890.html/Url.http://0z.fr/M9CN9

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

Invitée                                                 
Article reproduit

    

Réponse à la conversation entre

 

Patricia Godi & Camille Aubaude

 

 

(texte publié dans la Lettre n°2***)

 

 

  Sylvie Fabre G

Texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'autrice et de la revue Poezibao 

 

 

Je viens de lire la conversation entre Patricia Godi et Camille Aubaude qui m’a beaucoup intéressée et fait repenser aux discussions de Sorcières, aux réactions des journalistes sur ma poésie, aux propos de certains éditeurs aussi sur l’absence de figures d’envergure dans la poésie de femmes…  Ce que vous dites aussi sur la poésie classique et lyrique me ravit car on m’a reproché une écriture dont je revendique l’héritage : Sapho, Louise Labé, Christine de Pisan, Marie-Noël, Marceline Desbordes-Valmore, Anna de Noailles, Nathalie Barney, Renée Vivien, et tant d’autres. Je vous envoie une réponse faite à une enquête de Poezibao, il y a plusieurs années mais qui n’a guère eu de suites. Ce serait intéressant d’y revenir....


  


La question de l’écriture des femmes, de sa singularité, et de la place qu’on lui accorde dans la production poétique me taraude depuis l'époque de Sorcières* où nous en débattions dans les réunions de la revue et les groupes-femmes. C’est une chance que vous la reposiez car les réponses apportées ne sont jamais définitives. Je vais essayer maintenant d'en parler à partir de ma propre expérience.


Le milieu de la poésie, contrairement à celui des romans, est surtout masculin, les poètes et les éditeurs sont en majorité des hommes et, parmi ces derniers, certains semblent convaincus qu'il n’y a pas, ou si peu que ce n’est même pas la peine d’en parler, de femmes-poètes de qualité. Il existe parfois chez eux et chez d’autres cet a-priori : une femme ne peut pas être un grand écrivain... Au Marché de la poésie, il y a quelques années, j'ai même entendu soutenir par l’un des plus éminents qu’il n’existait pas actuellement de poète-femme intéressante, du moins dans la francophonie. Comment expliquer de telles affirmations ?

Jean-Pierre Sintive, qui n'est pas du tout misogyne, reconnaissait n'avoir que quelques femmes dans son catalogue des Éditions Unes quand il m'a publiée et lorsque je lui ai demandé pourquoi il m'a répondu sur la qualité des manuscrits reçus et son propre étonnement. Louis Dubost m’a avoué sa fierté d'avoir découvert pas mal de femmes poètes... Mais aucun des deux n’a répondu à la question d’une spécificité de l’écriture des femmes.

Les lectures m’ont apporté d’autres interrogations. J’ai découvert les réactions surprenantes de spectateurs-lecteurs s’émouvant qu'une femme puisse écrire une poésie du sens et du sensible, métaphysique et à portée universelle ; quelques-uns sont venus me féliciter comme si j'étais un phénomène ! Cela m’est arrivé plusieurs fois ces dernières années ! La poésie féminine est toujours suspectée de sentimentalisme, de plat quotidien, de mièvrerie... Dans les rencontres, on me pose régulièrement la question de l’existence d’une écriture féminine. On ne demande pas aux poètes masculins si leur poésie est masculine, elle a déjà sa légitimité en soi !



Tout cela est complexe et s’explique par l’histoire de la femme, par l’image que chacun s’en fait, par le genre de parole qu’on lui a accordé pendant des siècles. Le temps consacré à la création, quand il est possible, et même encore aujourd’hui, est vécu le plus souvent, par les femmes elles-mêmes et par leur entourage, comme du temps volé à la famille ou à la société. Ce n’est pas le cas pour les hommes à qui on reconnaît d’emblée la puissance de création et la place du créateur. Dans ces conditions, il est normal, pour revenir à votre question, qu’il y ait encore peu de femmes poètes de très grande stature. Elles sont au début de leur prise de parole poétique et autre. Il faut leur donner le temps de laisser leur nom dans la littérature en espérant que celle-ci continue à vivre et que leur voix ne soit pas encore, ou de nouveau, étouffée...

Le monde économique, politique, artistique, philosophique a toujours été fait par les hommes. Pendant des siècles, on a systématiquement empêché les femmes d'être éduquées autrement que pour satisfaire certaines fonctions biologiques ou occuper certains rôles sociaux, on leur a refusé de travailler, de s'instruire, de voter, de parler, de penser, de peindre, de sculpter, d'écrire et de publier. Il est normal qu'on en trouve peu dans les anthologies littéraires ou artistiques et dans les catalogues des maisons d'édition. Les choses commencent à changer en Occident depuis les années soixante environ mais les femmes sont encore partagées entre le désir d'avoir des enfants, les tâches ménagères, la nécessité de travailler pour une indépendance financière ; elles manquent de temps et les choix qu'on leur propose sont souvent impossibles à faire.

Pour ma part j'ai voulu avoir des enfants, m'en occuper vraiment, j'ai dû travailler à plein temps et forcément j'ai aménagé l'espace de la création en fonction de tous ces impératifs. Pendant l'enfance de mes enfants, le premier maternage, j'ai écrit mais d'une façon solitaire et souterraine. Le fait que j'écrive n'était pas pris en compte par mon entourage, avoir une chambre à soi ne va pas de soi et les résistances intérieures et extérieures sont grandes encore, j'ai donc attendu pour envoyer mes recueils d'avoir quarante ans ; avant j'ai publié en revues,— merveille de Sorcières qui accueillait la parole des femmes ! —, et en anthologies mais je n'avais pas le temps, la force aussi sans doute d'affronter le parcours éditorial. Un jour, plusieurs manuscrits terminés, les enfants grandis, j'ai senti que c'était possible, nécessaire, vital même et j'ai envoyé L'Autre Lumière aux éditions Unes car j'avais lu A. Pizarnik dans cette édition. J'ai eu beaucoup de chance avec Jean-Pierre Sintive, éditeur merveilleux qui m’a donné confiance par son absolue confiance en mon écriture. Plus tard sont venus Thierry Renard, Louis Dubost, Claude Rouquet et maintenant Jean Princivalle si accueillant.

L'histoire bouge, celle de la poésie des femmes a commencé il y a longtemps avec les grandes voix qui nous arrivent du passé. Elle sera encore longue avant qu'on accède à l'absence totale des préjugés et qu'on entende la voix des femmes aussi fort que celle des hommes. Quant à la question de la spécificité de leur parole et de leur écriture, je répondrai en disant que tous nous parlons et écrivons, traversés par un destin collectif et personnel, avec notre part charnelle et spirituelle, notre sexe, notre origine, notre culture et notre histoire petite et grande, avec et dans le bruissement du monde et de ses langues, mais aussi au-delà dans cet invisible qui fonde notre visible. Chaque voix poétique, homme ou femme qu'importe, est différente et irremplaçable, chaque poète apporte sa pierre à l'édifice humain.
Il y a et il y aura, de plus en plus nombreuses, de grandes poètes-femmes si nous parvenons à gagner notre liberté, notre vérité et notre reconnaissance d’être et de langage. Je l’espère car la poésie œuvre pour cet avenir et nous déborde**.

 

*Ndlr : revue

** Url. http://poezibao.typepad.com/poezibao/2006/10/enqute_de_poezi.html

 

*** Il s'agit de l'article suivant : «Voix contemporaines. Conversation entre Patricia GODI & Camille AUBAUDE à l'Université de Clermont-Ferrand Centre de Recherche sur les Littératures et la Sociopoétique (CELIS), 2012» (1ère partie) & « Voix contemporaines... 2ème partie »

 

 

Pour citer ce texte 


Sylvie Fabre G, « Réponse à la conversation entre Patricia Godi & Camille Aubaude (texte publié dans la Lettre n°2) », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-reponse-a-la-conversation-entre-patricia-godi-camille-aubaude-117449626.html/Url.http://0z.fr/2OWIY

 

Auteur/Autrice

 

Sylvie Fabre G, née à Grenoble en 1951, deux enfants, professeur de lettres à Voiron en Isère, publie depuis 1976. Elle  a été traduite en anglais, espagnol, portugais, grec, allemand et italien.

Sylvie Fabre G anime ponctuellement des ateliers d’écriture, participe à de nombreuses lectures, rencontres, expositions. Rédige des notes de lecture pour sites et revues. Elle aime travailler avec des artistes et pratique la photographie.

 

Bibliographie 

 

Livres publiés : aux Éditions UNES (L’Autre Lumière, 1995; La  Vie secrète, 1996; Le Bleu, 1997; Dans La Lenteur, 1998), aux Éditions PAROLES d’AUBE (Première Éternité, 1996), aux Éditions Le VERBE et L’EMPREINTE (L’Heureuse Défaite, gravures M. Pessin, 1997; Lettre de la mémoire, photos S. Bertrand, 2000; D’un mot, d’un trait, avec F. Cheng, 2005; Neiges, gravures M. Pessin, 2012), aux Éditions du FELIN, collection P. Lebaud-Kiron (L’Isère, 1999), aux Éditions VOIX D’ENCRE (Le Livre du visage, Lavis Colette Deblé, 2001), aux Éditions LE DE BLEU (L’Approche infinie, 2002); aux Éditions L’AMOURIER (Le Génie des rencontres, 2003; Quelque chose, quelqu’un, 2006; Frère humain, suivi de L’autre lumière en réédition, 2012), aux Éditions L’ATELIER DES GRAMES (Le passage, aquarelles Thémis, 2008), aux Éditions L’ESCAMPETTE (Les Yeux levés, 2005; Corps subtil, 2009), aux Éditions LE PRE CARRE (Deux Terres, un jardin, 2002; L’inflexion du vivant, 2011, De petite fille, d’oiseau et de voix, 2013)

Livres d’artiste : L’Autre Lumière (exemplaires de tête : peintures de Solange Triger), 1995; La Vie secrète (exemplaires de tête : photographies de Léopold Trouillas), 1996; Dans La Lenteur (exemplaires de tête : peintures de Solange Triger), 1998; Le Bleu, aquarelles de Maurice Rey, éd. Unes 1997; L’île, livre manuscrit peint par Anne Slacik, 1997; Monographie Jean-Claude  Bligny, Poèmes, 1995; La Fugitive, gravures de Mariette, éd. La maison de Mariette, 1996; Le Visage, collages de Sylvie Planche, 1997; Icône de la femme, dessins de Colette Deblé, 1998; Lettre horizontale pour Bernard Noël, aquarelle de Frédéric Benrath, 2000; Le Scribe, éd. Le Verbe et l’empreinte, gravures et estampages de M. Pessin 2001; Lettre du bleu, livre manuscrit peint par Anne Slacik, 2002; Nous avons ce destin d’être appelés, éd. Le Verbe et l’empreinte, gravures de M. Pessin 2003; Les excès du présent, photographies accompagnées de poèmes de M. Benhamou,  2003; La mesure, l’infini, livre-objet avec dessins, encre, collage de Juan Frutos, 2003; Gran Corpas, éd. Mains-soleil, peintures de F. Rebeyrolle, collages peints de L. Ronda-Diaz (2004); Quelque chose, quelqu’un,  éd. Urdla, 4 gravures de F. Benrath 2004; Lettre du geste, accompagnée de poèmes de F. Cheng et de gravures de M. Pessin, œuvre collective 2005; Sur le front pur de la toile, livre manuscrit peint par Anne Slacik 2005; Les yeux levés, livre manuscrit peint par Fabrice Rebeyrolle 2006; Carnets, dessins d’I. Raviolo 2006; Les hirondelles, encres de Guerryam, 2006; Ce qui se passe en nous, peintures de F. Rebeyrolle, éd. Mains soleil, 2007; Enfant mon inconnu, livre-objet de Mariette 2009; Voix d’extinction, photographies d’Éole, 2011; Neiges, gravure de M. Pessin, éd. Le verbe et l’empreinte, 2011; L’envol, c’est un pays, encres de C. Margat, éd. Les Cahiers du museur, 2011; Feuille à feuille, encres de Guerryam, 2012; En langue d’oiseau, Peintures de Guerryam,  éd. Les Cahiers du museur, 2012; La solitude est une apothéose, Photographie de Berthe, éd. Le Verbe et l’empreinte, 2012

 
Catalogues :   Ta peau d’homme, pour Fabrice Rebeyrolle, 2003; Lettre du regard, pour Anne Slacik, 2001; Un seul voyage, pour Anne slacik, 2002; La Maison de Mariette, pour Mariette 2002; L’habité, pour Francis Helgorsky 2OO3; Gran Corpas, pour Fabrice Rebeyrolle et Leon Ronda-Diaz; Le chant fragile, pour Isabelle Raviolo 2007; Lettre de la traversée, pour Frédéric Benrath 2007; Tout ce que je peins c’est moi, pour Berthe, 2009; Pays perdu d’avance, pour Fabrice Rebeyrolle, 2011; Encore un jour à regarder le ciel, pour Fabrice Rebeyrolle, 2013  

 

Publications en revues depuis 1976 : Sorcières (Lieux, Désir, La Mort, La Saleté, Enfant, Nouvelles et autres, notes de lecture dans différents numéros de 1976 à 1981), Aube-Magazine (Italianités, La Parole lumineuse, Chant de bataille, Tout ce qui brille, Sida de 1980 à 1990), Voix d’encre (La rencontre, D’amour et de nuit), acchanales (numéro 6 et La Mer entre par la porte), Arpa (numéros 60, 69,75), L’Arbre à paroles (Belgique : De la mort à mourir, Pour rencontrer le paysage, D’elle, Des mots, Des ailes, Mimy Kimet, L’œil au balcon 1995-2002), Le Journal des poètes (Belgique :  97), Aires (Déchiffrement), Poésie-Rencontre (98, 02), Lieux d’être (Un peu d’elles, Nuits, Correspondances, Le bonheur existe 1999-2005), Poésie 98 (Fleuves), Le Croquant (juin 98), Poésie en voyage (La Porte : Le livre, L’entre-deux, Lettre horizontale), Sémaphore (CIDELE 2002,2003, 2004), Midi (2000-2OO3,2004, 2005), Verso (2003), Cahiers de la Mapra (Lyon 2003), Liberté (Québec), Versodove (Italie), Hablar, Falar de poesia (Espagne, Portugal), Les Cahiers de la danse, Lyon capitale, Coup de soleil (58, 60), Le Nouveau Recueil (Modernes élégies, 2005), Nunc (2005, 2009), Estuaire (2006, Le chant des villes : Québec), Lieux d’être (2006), Thauma (Éros, 2007, Le corps 2008, La joie 2009), Serta (Espagne : Une tâche terrestre, Pour Fabio Scotto, 2007), Il Segnale (Italie, Milan : Les yeux levés traduction F Scotto 2008), Lieux d’être (la solitude 2008), Diérèse (inédits, 2009, 2010), Ca presse (URDLA, 2009), Thauma (Oiseaux, 2010), Lieux d’être (Pour le plaisir 2010), Nunc (20 et 22, 2011), Thauma («  L’air » 2012), Europe (993 et 995, 2011 et 2012), Thauma « Patience » 2013, Diérèse N. (Diéterlé, 2013), Coup de soleil (2013)
 
Publications en anthologies depuis 1980 : Anthologie 80 (éd. Le Castor astral 1980), Paroles de poètes, éd. Le Dé bleu, 1985, Anthologie amoureuse, éd. Paroles d’aube, 1989, Chartreuse, corps mystique, Guide Gallimard, 2002; Samizdat, éd. Le Pré carré, 1999; Une saison en poésie (A Dhôtel, éd. BMCharleville-Mézières 2001; Poétri, éd. Autrement 2000; Anthologie S. Stétié, éd. Blanc Silex, 2001; Sept écrits de femmes, éd. CIDELE, revue de Sémaphore 2003; Ecriture de femmes, éd. Poésie rencontre 2003; La coupure du parc, éd. Tarabuste 2004; Ce que disent les mots, P. Maubé, éd. Éclats d’encre 2004; 111 Poètes en Rhône-Alpes, éd. Maison de la poésie-Le Temps des cerises, 2005; Rumeurs de ville, éd. Le Certu Lyon, 2005; Le jardin de l’éditeur, éd. L’Amourier 2005; Mémoires d’eau, Bacchanales, 2006 ; Dans le privilège du soleil et du vent, pour saluer R. Char, éd. La passe du vent, 2007; Voix du Basilic, entretiens avec Alain Freixe, éd. L’Amourier 2008; Rêver Québec, éd. L’Arbre à paroles, 2008; L’année poétique (Seghers 2009); Anthologie émotiviste de la poésie francophone, éd. Le Nouvel Athanor, 2009; Couleurs femmes, éd. Le Castor astral 2010; Au nom de la fragilité, éd. Erès 2010; Pays perdu d’avance, éd. Voix d’encre, 2010; Nuovi poeti francesi, éd Einaudi, 2011 ( Italie); Das Fest des Lebens, éd. Verlag Im Wald, 2011 (Allemagne); Rousseau au fil des mots, éd. La Passe du vent, 2012; Éros émerveillé, anthologie Poésie Gallimard, 2012-04-25; Pas d’ici, pas d’ailleurs, anthologie de la poésie féminine francophone, éd. Voix d’encre, 2012; Voix de la Méditerranée, éd. La Passe du vent, 2012; Calendriers de la poésie francophone (2007, 2008, 2009, 2010, 2011, Alhambra Publications)

 

Publications dans des périodiques numériques et des sites : Poezibao (Anthologie, notes de lecture, entretiens…), Terres de femmes (Anthologie, notes de lecture, chroniques, critique artistique…), Printemps des poètes (Anthologie, inédits…), Présente dans Libr’critique, Recours au poème, Poésie maintenant, Bleu de terre, Le Matricule des anges, France–Culture, La Cause des causeuses, Revue Europe, Revue Le Nouveau Recueil, le Basilic…   
Traduction : Quell’andarsene nel buio dei cortili, Milo De Angelis (éd. Mondadori), S’en aller dans le noir des cours  (Publication de poèmes choisis in Thauma et Europe, et sites), 2011
Distinctions : Bourse d’encouragement du Centre national du livre (1997), bourse de création du Centre national du livre (2003)

 

    

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Le Pan poétique des muses - dans Hors-Séries du Ppdm

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    LE PAN POÉTIQUE DES MUSES VOUS PROPOSE DE PRENDRE PART À SON RECUEIL DU FESTIVAL LE PRINTEMPS DES POÈTES Les femmes & le désir en poésie © Crédit photo : Claude Menninger, photographie prise au musée Würth à Erstein lors d'une exposition rétrospective...
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    Lettre n°15 | Réflexions féministes sur l'actualité C'est la fin des haricots pour les consciences tranquilles Dina Sahyouni Crédit photo : " Gousses de Haricot Tarbais", Patrick Boilla, Commons. Les témoignages associés à #MeTooInceste sur les crimes...
  • Entretien bref avec l'imprimerie grenobloise et écologique Centre d'impression numérique Everest
    Lettre n°15 | Eaux oniriques...| Revue des éditrices & éditeurs ou Revue des Métiers du livre Entretien bref avec l'imprimerie grenobloise & écologique Centre d'impression numérique Everest Propos recueillis par David Simon pour LE PAN POÉTIQUE DES MUSES...
  • Barbara Polla (dir.), Équinoxe, recueil collectif, Le Pan Poétique des Muses, Grenoble, éd. Pan des Muses de la SIÉFÉGP, 2020
    Lettre n°15 | Eaux oniriques... | Annonces diverses | Annonce de parution Barbara Polla (dir.), Équinoxe recueil collectif, Le Pan Poétique des Muses, Grenoble, éd. Pan des Muses de la SIÉFÉGP, 2020 LE PAN POÉTIQUE DES MUSES a le plaisir de vous annoncer...
  • Mer infamilière
    Lettre n°15 | Eaux oniriques... | Textes poétiques thématiques Mer infamilière Texte de Carole Clotis Œuvres artistiques de Poline Harbali Site officiel © Crédit photo: P oline Harbali, Série Le Damas des autres, no 1. « Et ce jour-là les grands vaisseaux,...
  • Nous ferons l’amour et Mon souffle dessine
    Événements poétiques | Le Printemps des Poètes « Désir » | Les femmes & le désir en poésie Nous ferons l’amour & Mon souffle dessine Textes de Sylvia Undata Site officiel Poèmes reproduits de son recueil érotique Murmures avec son aimable autorisation...