16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 15:25

 

Événements poétiques | ReConfinement | Poésie audiovisuelle | Rêveries fleuries | Jour 48

 

 

 

 

 

 

Rêve Sel d'Étoile

 

&

 

Rêverie 

 

en balançoire​​​​​​​

 

 

 

 

Nicole Coppey

 

Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

 

Chaîne officielle YouTube : https://www.youtube.com/channel/UC_Mt28JgxfzPW91iaO7TS1g

 

 

 

Rêve Sel d'Étoile

 

 

 

© ​​​​​​​​​​​​​​​​​Crédit photo : Nicole Coppey, Rêve Sel d'Ètoile Or, calligramme, 2020.

 

 

Description :

L'auteure  a déclamé ce calligramme dans un court-métrage, voir ci-dessous, où elle est accompagnée de plusieurs musiciennes et musiciens.

 ​​​​​

Lien du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/U7AapeTrAqw

 

 

Rêverie en balançoire 

 

 

 

 

© ​​​​​​​​​​​​​​​​​Crédit photo : Nicole Coppey, Rêverie Balancoire Or, calligramme, 2020.

 

 

Description :

L'auteure  a déclamé ce calligramme dans un court-métrage, voir ci-dessous, où elle est accompagnée de plusieurs musiciennes et musiciens.

 ​​​​​

Lien du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/w1xEnntpIJY

 

***

 

Pour citer ces poèmes audiovisuels 

 

Nicole Coppey (calligrammes audiovisuels inédits), « Rêve Sel d'Étoile » & « Rêverie en balançoire », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 16 décembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/nc-reveseldetoile

 

 

 

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 11:30

 

Événements poétiques| ReConfinement | Rêveries fleuries | Jour 47

 

 

 

 

 

 

Extraits de

 

« Dans la marge d'un

 

horizon ébouriffé »

 

(inédit)

 

 

 

 

 

Martine L. Jacquot

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​​Crédit photo : "Ciel bleu en Touraine", domaine public, Commons.

 

 

 

Épitaphe

 

L’instant a été bref. La journée a passé trop vite. La saison a été si courte. Tout n’a duré que l’espace d’un éclair. A-t-il entendu le chant des oiseaux au soleil levant malgré le brouhaha des nouvelles d’hier ? A-t-il lu le message dans mes yeux par-dessus le journal noirci de l’encre des erreurs des hommes ? Il regardait des photos fanées alors que je plantais des fleurs. Que nous sommes-nous dit finalement ? Que m’a-t-il dit, sinon qu’il manquait de temps ? Le café du matin n’est pas amer, il a un goût de solitude et je regarde le fond de ma tasse, comme si un message allait apparaître.



 

Route

 

À quoi bon crier s’il n’y a pas de mur pour renvoyer l’écho ? Tous passent à la vitesse de la lumière, en ne laissant qu’une trace indéchiffrable sur le cahier de ma vie. Tous passent sans prononcer la moindre parole. Quelle empreinte laisserons-nous sur l’âme du monde ? J’écris à 100 km à l’heure parce qu’un jour, demain de viendra pas. J’écris même si tout est dérisoire et que sur la ligne d’horizon, les larmes ont effacé le maquillage et que les mots ont perdu leur sens. Je suis une maison à vendre au milieu d’un champ de pierres. 

 

Escalier


Je tisse un linceul avec quelques mots dans le tourbillon de flocons sur le ciel de nuit. La ville va s’endormir. Les passants sont rares et furtifs. Nous glissons tous vers la terre sans le savoir, sans y penser. Pour y dessiner des anges de neige. Il y a plusieurs milliers d’années que j’apprends à lire, et pourtant je ne comprends pas l’alphabet de la vie. Il neige avec acharnement et nous continuons de traverser le temps. Il arrivera un moment où nous deviendrons statues.


 

Crépuscule

 

J’escalade un autre horizon ébouriffé de parures noires sur écran voilé. Au loin, il y a des innocents écorchés et des madones qui ont vendu leur âme. On pénètre dans l’obscurité comme on se glisse dans un gant, dont le velours n’a pas la même douceur pour tous. Je me souviens de ce couple qui s’embrassait inlassablement dans un café au cœur de la ville. Leur reflet se peignait sur les lunettes de l’homme assis en face de moi. J’aurais dû lui offrir un baiser. Comme frôlement intempestif et audacieux.

 

Cartes

 

Chaque matin, je brasse les cartes comme si elles allaient se mettre en place d’elles-mêmes. Qui aurait cru que je resterais sourde aux poèmes écrits sur feuillets brûlés, que je suivrais des pas par-delà des sentiers obliques abandonnés, et plus loin, plus loin encore. Je m’adosse contre le passé. Ce qu’on écrit, on le puise dans une réalité que l’on a inventée. Un tout fait de petits riens. C’est ainsi que l’on devient laid et que l’on vieillit définitivement.

 

 

Désert 

 

Rien ne sert de décrypter la déchéance ni de fouler la jachère. Nous surgissons dans l’instant que nous ne choisissons pas comme pantins inadaptables, amas de mots pour nommer ce qui encombre ou n’existe pas, dans l’aporie d’un désert affectif. Nous cherchons à posséder dans la dépossession de l’amour, nous reproduisant en parlant de choses concrètes, mais éphémères. À l’orée, au cœur d’une géomancie d’offrandes, je mendie. Ne me cherchez pas. Je ne suis pas où vous croyez. Il ne reste aucun espace libre dans ce lugubre univers que vous créez. 



 

Absences

 

La ville où je marche vibre sous une cuisante lassitude. Personne ne parle, mais tout le monde porte un fardeau de misère et d’abandons successifs. Lacérations invisibles sous un masque de deuils mal vécus. Ce monde manque de joies innocentes, fiction puisée dans une nostalgie mensongère. Sans doute aurait-il fallu infliger la peine de mort aux bourreaux d’enfants. Sans doute aurait-il fallu les crucifier sur la place publique.



 

Masque

 

Est-ce la mort qui s’installe insidieusement dans les interstices du masque prématurément posé sur certains visages ou la peur qui peint des signes indéchiffrables et affolants ? Nul ne saurait le dire. Nous traversons des galaxies pendant quelques éternités avant de pouvoir dire que nous sommes arrivés. Pendant ce temps, court le vent et fument les cheminées. Pendant ce temps, se battent certains sans plus savoir pourquoi. Pendant ce temps, dorment les dieux et s’enchaînent les désastres. 

 

 

On publie ci-dessous la version originale en bleu des extraits pour vous permettre de visualiser le texte en couleur :

 

 

Épitaphe

 

L’instant a été bref. La journée a passé trop vite. La saison a été si courte. Tout n’a duré que l’espace d’un éclair. A-t-il entendu le chant des oiseaux au soleil levant malgré le brouhaha des nouvelles d’hier ? A-t-il lu le message dans mes yeux par-dessus le journal noirci de l’encre des erreurs des hommes ? Il regardait des photos fanées alors que je plantais des fleurs. Que nous sommes-nous dit finalement ? Que m’a-t-il dit, sinon qu’il manquait de temps ? Le café du matin n’est pas amer, il a un goût de solitude et je regarde le fond de ma tasse, comme si un message allait apparaître.



 

Route

 

À quoi bon crier s’il n’y a pas de mur pour renvoyer l’écho ? Tous passent à la vitesse de la lumière, en ne laissant qu’une trace indéchiffrable sur le cahier de ma vie. Tous passent sans prononcer la moindre parole. Quelle empreinte laisserons-nous sur l’âme du monde ? J’écris à 100 km à l’heure parce qu’un jour, demain de viendra pas. J’écris même si tout est dérisoire et que sur la ligne d’horizon, les larmes ont effacé le maquillage et que les mots ont perdu leur sens. Je suis une maison à vendre au milieu d’un champ de pierres. 

 

Escalier


Je tisse un linceul avec quelques mots dans le tourbillon de flocons sur le ciel de nuit. La ville va s’endormir. Les passants sont rares et furtifs. Nous glissons tous vers la terre sans le savoir, sans y penser. Pour y dessiner des anges de neige. Il y a plusieurs milliers d’années que j’apprends à lire, et pourtant je ne comprends pas l’alphabet de la vie. Il neige avec acharnement et nous continuons de traverser le temps. Il arrivera un moment où nous deviendrons statues.


 

Crépuscule

 

J’escalade un autre horizon ébouriffé de parures noires sur écran voilé. Au loin, il y a des innocents écorchés et des madones qui ont vendu leur âme. On pénètre dans l’obscurité comme on se glisse dans un gant, dont le velours n’a pas la même douceur pour tous. Je me souviens de ce couple qui s’embrassait inlassablement dans un café au cœur de la ville. Leur reflet se peignait sur les lunettes de l’homme assis en face de moi. J’aurais dû lui offrir un baiser. Comme frôlement intempestif et audacieux.

 

Cartes

 

Chaque matin, je brasse les cartes comme si elles allaient se mettre en place d’elles-mêmes. Qui aurait cru que je resterais sourde aux poèmes écrits sur feuillets brûlés, que je suivrais des pas par-delà des sentiers obliques abandonnés, et plus loin, plus loin encore. Je m’adosse contre le passé. Ce qu’on écrit, on le puise dans une réalité que l’on a inventée. Un tout fait de petits riens. C’est ainsi que l’on devient laid et que l’on vieillit définitivement.

 

Désert 

 

Rien ne sert de décrypter la déchéance ni de fouler la jachère. Nous surgissons dans l’instant que nous ne choisissons pas comme pantins inadaptables, amas de mots pour nommer ce qui encombre ou n’existe pas, dans l’aporie d’un désert affectif. Nous cherchons à posséder dans la dépossession de l’amour, nous reproduisant en parlant de choses concrètes, mais éphémères. À l’orée, au cœur d’une géomancie d’offrandes, je mendie. Ne me cherchez pas. Je ne suis pas où vous croyez. Il ne reste aucun espace libre dans ce lugubre univers que vous créez. 



 

Absences

 

La ville où je marche vibre sous une cuisante lassitude. Personne ne parle, mais tout le monde porte un fardeau de misère et d’abandons successifs. Lacérations invisibles sous un masque de deuils mal vécus. Ce monde manque de joies innocentes, fiction puisée dans une nostalgie mensongère. Sans doute aurait-il fallu infliger la peine de mort aux bourreaux d’enfants. Sans doute aurait-il fallu les crucifier sur la place publique.




 

Masque

 

Est-ce la mort qui s’installe insidieusement dans les interstices du masque prématurément posé sur certains visages ou la peur qui peint des signes indéchiffrables et affolants ? Nul ne saurait le dire. Nous traversons des galaxies pendant quelques éternités avant de pouvoir dire que nous sommes arrivés. Pendant ce temps, court le vent et fument les cheminées. Pendant ce temps, se battent certains sans plus savoir pourquoi. Pendant ce temps, dorment les dieux et s’enchaînent les désastres. 

 

 

***

 

Pour citer ces contes du confinement 

 

 

Martine L. Jacquot, « Extraits de Dans la marge d'un horizon ébouriffé (inédit) », contes inédits du confinement, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 15 décembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/mlj-extraits-horizon

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Reconfinement
14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 12:03

 

Événements poétiques | ReConfinement| Rêveries fleuries | Jour 46

 

 

 

 

 

 

Écarlate 

 

 

 

 

 

Natacha Guiller

 

 

Crédit photo : Alexandre-Jacques Chantron, La Cigale ou Rêve d'été pastel​​​​, image Commons, domaine public

 


 

Il faudrait inventer la chanson qui safrane

Vent en poupe, les sirènes de ma voix

Ce qui sève de mes cordes vocales

Prière autour, le silence s'asseye

 

 

Il faudrait trouver d'accord l'accent incendiaire

Sied à la danse d’Octave, bedon flamboyant

Et les brames obscurs et rauques d'épaisse entorse 

Qui dressent le poil de mes brasses en porc-épic

 

 

Il faudrait tanner l'estomac des mots sangles

Étalonner les partitions des croches crépitantes

Attenter aux rondes d'arpèges égrenées en salve

Râle d'essouffle dans les valses de bourdons soucieux

 

 

J'ai dénudé de laine d'insalubres chuchotements

Dardent empourprer d'émotion un visage de sainte

Ravivée par la veine de mes blanches d'éloquence

À fleur d'épiderme crépit d'emprunt aigu

 

 

Une mélodie rêve puisée des mirages métronomes

Où sommeille en grève la paupière rouge-gorge

S'assoupit vibrante la sentinelle des chutes 

Milles messes m'érodent les côtes, et mes joues 

 

 

Il faudra que je chante, langue élaguée, l'abyssal cave

Fossettes vives d'émoi syllabique, frissonnante dénudée

Palace d’épèle paroles blotties ensorcelantes

Fulminent les affres mués dans ma taverne de braille

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème féministe & philanthropique 

 

 

Natacha Guiller, « Écarlate », ​​​poème féministe & philanthropique inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 14 décembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/ng-ecarlate

 

 

 

 

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 10:28

 

Événements poétiques | ReConfinement | Rêveries fleuries | Jour 45 

 

 

 

 

 

Ces Instants 

 

 

 

 

 

 

Dêva Koumarane

 

 

 

Crédit photo : Alexandre-Jacques Chantron, La Cigale ou Rêve d'été pastel​​​​, image Commons, domaine public

 

 

 

Assis près d'un ruisseau je rêvassais

Elle, penchée sur mon épaule, fredonnait un air romancé

Une brise légère nous berçait en douceur

Le ciel tout gai nous offrit sa candeur

Dans l'eau tiède se baignaient nos pieds nus

 

 

 

Ses moindres gestes m'étaient connus

Nos mains se réchauffaient l'une dans l'autre

Nos cœurs battaient l'un pour l'autre

Je livrai mes pensées à la jouissance de ces instants

J'entendis les eaux murmurer : toujours autant

La tombée de la nuit fut vraiment sublime

Notre consentement et notre espoir furent unanimes

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème d'amour 

 

 

Dêva Koumarane, « Ces Instants », ​​​poème d'amour inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 13 décembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/dk-cesinstants

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Reconfinement Amour en poésie
12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 10:46

 

 

Événements poétiques | ReConfinement | Rêveries fleuries | Jour 44 

 

 

 

 

 

 

​​Un rêve incessant

 

 

 

 

 

Jennifer Hendrycks

 

 

 

Crédit photo : Berthe Morisot, The Flute Player​​​​, image Commons, Wikipédia, domaine public.

 

 

 

Vies impénétrables à la recherche d’un mystère trébuchant

Les enfants sont des figures d’humanités

Les lois du pardon craignent leurs rages silencieuses

Être libres 

un rêve incessant

D’improbables lignées à l’aventure d’un monde fou

 

 

***

 

Pour citer ce poème philanthropique

 

 

Jennifer Hendrycks, « Un rêve incessant », ​​​poème philanthropique inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 12 décembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/jh-unreveincessant 

 

 

 

 

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APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

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