10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 09:21


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

La paix ! La paix ! La paix ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mokhtar El Amraoui

​​​​​​

 

 

 

 

​​​​​​​​​​Crédit photo : Nicolas-Bernard Lépicié, "Allégorie de la paix", commons, domaine public.

 

 

 

 

C’est de nouveau l’horrible nuit

Une si longue lourde nuit d’obus

Éteignant de ses feux crachés 

Une eau réveillée à peine bue

 

 

 

Ce matin de nouveau le lait explose

En lèvres seins et pain ensanglantés

De rues cratères de crues engloutissant

Rêves et chairs de si chers ensevelis

Écrasés tus tués comme tous ces chants 

De printemps qu'on croyait enfin revenu

Après tant de soifs de faims de venins 

Et d’interminables épines de chemins

Ce matin hélas c’est de nouveau l’affreuse nuit

 

 

 

Mais ce matin j’entends aussi gronder

De toutes leurs lumières entêtées

Les étoiles nécessaires possibles de la paix

Répétant de toutes ses ailes en larmes déployées

Contre toutes les armes qu’elle est pour l’humanité

La seule vraie victoire l’unique gloire

Et que la guerre avec ses mouroirs 

N’apporte que trophées illusoires

 

 

Ce matin je les entends je les vois avancer  

Les cœurs en radieuses ouvertes  paumes

Écarter la folle nuit et ses complaintes affolées

De leurs si doux doigts en fleurs allumées 

Offrir en chœurs comme seul salvateur  baume

Le si beau chant de la paix ! la paix ! la paix !

 

 

 

© Mokhtar El Amraoui, extrait de "Nouveaux poèmes".


 

 

***

 

Pour citer ce poème philanthropique inédit

 

Mokhtar El Amraoui, « La paix ! La paix ! La paix ! », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées », mis en ligne le 10 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/mea-lapaix

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Pour l'Ukraine Poésie engagée Poésie philanthropique
9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 11:55


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jour prochain, la paix, la trêve

 

 

 

 

 

 

 

Corinne Delarmor

 

Sociétaire des Poètes Français depuis 2022

 

 

​​​​​​​​​​​Crédit photo : Smooches (baby and child kiss), commons, domaine public.

 

 

 

Mon tendre amour, mon doux amour,

Viens te blottir contre mon sein,

Je te chérirai tout le jour,

Jamais tu n’auras de chagrin,

 

 

 

Je te protègerai du froid,

De la tourmente, de la guerre,

Je te serrerai contre moi,

Je réchaufferai ton hiver,

 

 

 

Je te chanterai des comptines,

Je bercerai toutes tes nuits,

Viens donc, que je te câline,

Dans mes bras, éloignée du bruit,

 

 

 

Un jour prochain, la paix, la trêve,

Les chants d’oiseaux, la vie sereine,

L’azur, le soleil de tes rêves,

Le bonheur dont tu seras reine !

 

© C. Delarmor

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème philanthropique inédit

 

Corinne Delarmor, « Un jour prochain, la paix, la trêve », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées », mis en ligne le 9 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/cd-unjourprochain

 

 

 

 

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 16:31


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paix, je crie ton nom

 

 

 

 

 

 

Mona Azzam

 

 

 

 

 

​​​​​​​​​​​Crédit photo : "Jasmins", commons, domaine public.

 

 

J’écris, le temps d’inventer une histoire (Mona Azzam) 

 

Montpellier, le 04 mars 2022

 

 

Je vous écris depuis une fenêtre suspendue au souffle d’un univers de soufre.

Peut-être entendrez-vous ma voix qui crisse sous les soubresauts de ma plume.

Peut-être entendrez-vous le cri de ma révolte qui grogne et vocifère les phrases de cet écrit insurgé. 

C’est le cri d’une femme. C’est le cri d’une mère qui de la guerre connaît chaque sursaut et chaque effroyable détonation.

C’est le cri de l’humain qu’aucun fracas explosif ne parviendra à étouffer. 

 

Je sais les terres qui s’embrasent tel un interminable crépuscule.

Je sais la frayeur, je sais l’horreur qui habite les visages et cerne les yeux de la poudre rapace des canons. 

Je sais la douleur qui vrille les tympans lorsque, déchaînés, explosent les orages d’obus. 

Je sais la couleur incolore de l’exode qui assombrit les prunelles de la vie torpillée. 

Je sais… et j’écris. 

J’écris parce que je sais. 

J’écris parce que je crie. 

J’écris ce cri assoiffé de paix tandis que là-bas retentissent les voix déshumanisées du chaos sur les voies de l’humanité. 

 

Je vous écris depuis une fenêtre aux vitres déchiquetées par la folie des hommes. 

Je vous écris depuis un balcon surplombant un monde vacillant et qui retient son souffle. 

Je vous écris pour dire l’impuissance du Verbe à se conjuguer au Mode de la guerre. 

Un Verbe qui s’épuise pourtant à réinventer un monde où nulle mère ne perdrait un enfant ; où nulle femme ne perdrait l’être aimé ; où nulle arme ne pourrait être brandie. 

 

Peut-être l’entendrez-vous ce cri de détresse né du refus de toute barbarie et de toute violence. 

L’entendrez-vous ? 

Les entendez-vous ? 

Ils sont morts à plusieurs 

Sans se toucher

Sans fleur à l’oreille 

Sans faire exprès 

Une voix tombe : c’est le bruit du jour sur le pavé

 

Peut-être entendrez-vous ma voix qui s’égosille de mot en mot, de virgule en virgule… pour ne dire qu’un seul mot. Pour n’écrire qu’un seul mot : PAIX. 

Inlassablement. 

 

 

© ​M. Azzam

 

***

 

Pour citer ce poème politique & philanthropique inédit

 

​Mona Azzam, « ​Paix, je crie ton nom », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées », mis en ligne le 8 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/ma-paix

 

 

 

 

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 15:05


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de sang sur nos robes

 

 

 

 

 

 

 

Corinne Delarmor

 

Sociétaire des Poètes Français depuis 2022

 

 

 

​​​​​​​​​​​Crédit photo : Alexei Harlamov, "Bouquet of Flowers", commons, domaine public.

 

 

 

 

Veillons à fleurir les sourires

Sur tous les visages féminins,

Amour, union, vie, avenir,

Paix sur la terre, rires enfantins,


 

Respectons cette belle journée,

Sérénité sur notre globe,

Offrons à ce jour le sacré,

La trêve, pas de sang sur nos robes,


 

Cessez-le-feu, ici et là,

Partout où la guerre sévit,

Frères et sœurs, ensemble ici-bas,

Humons le bonheur d’être en vie ! 

 

 

© C. Delarmor

 

 

***

 

Pour citer ce poème politique & philanthropique inédit

 

Corinne Delarmor, « Pas de sang sur nos robes », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées », mis en ligne le 8 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/cd-pasdesangsurnosrobes

 

 

 

 

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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 19:24


Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

Deux poèmes sur la guerre de Jorge Luis BORGES

 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© ​​​​​​​​​​​Crédit photo :  Maggy De Coster,  Casa Borges en Argentine, image no 1.

I

 

 

A mi padre 

 

 

Tú quisiste morir enteramente,

la carne y la gran alma. Tú quisiste

entrar en la otra sombra sin la triste

plegaria del medroso y del doliente.

Te hemos visto morir con el tranquilo

ánimo de tu padre ante las balas.

La guerra no te dio su ímpetu de alas,

la torpe parca fue cortando el hilo.

Te hemos visto morir sonriente y ciego.

Nada esperabas ver del otro lado,

pero tu sombra acaso ha divisado

los arquetipos últimos que el griego

soñó y que me explicabas. Nadie sabe

de qué mañana el mármol es la llave.

 

*


 

À mon père

 

Tu voulais mourir entièrement,

la chair et la grande âme. Tu voulais

entrer dans l'autre ombre sans la triste

prière du plaintif et du souffrant.

Nous t'avons vu mourir avec le calme

le courage de ton père devant les balles.

La guerre ne t’a pas donné  des ailes pour t’élancer,

la maladroite faucheuse a coupé le fil.

Nous t’avons vu mourir souriant et aveugle.

Tu t'attendais à ne rien voir de l'autre côté

mais ton ombre a peut-être repéré

les derniers archétypes  postérieurs au grec

 et que tu m'expliquais. Personne ne sait

demain de quoi le marbre sera la clé.

 

 

II

 

© ​​​​​​​​​​​Crédit photo :  Maggy De Coster,  Casa Borges en Argentine, image no 3. 

 

 

Página para recordar al Coronel Suárez, vencedor en Junín

 


 

Qué importan las penurias, el destierro,

la humillación de envejecer, la sombra creciente

del dictador sobre la patria, la casa en el Barrio del Alto

que vendieron sus hermanos mientras guerreaba, los días inútiles

(los días que uno espera olvidar, los días que uno sabe que olvidará),

si tuvo su hora alta, a caballo,

en la visible pampa de Junín como en un escenario para el futuro,

como si el anfiteatro de montañas fuera el futuro.

 

Qué importa el tiempo sucesivo si en él

hubo una plenitud, un éxtasis, una tarde.

Sirvió trece años en las guerras de América.

Al fin la suerte lo llevó al Estado Oriental, a campos del Río Negro.

 

En los atardeceres pensaría

que para él había florecido esa rosa:

la encarnada batalla de Junín, la orden que movió la batalla,

la derrota inicial, y entre los fragores

(no menos brusca para él que para la tropa)

su voz gritando a los peruanos que arremetieran,

la luz, el ímpetu y la fatalidad de la carga,

el furioso laberinto de los ejércitos,

la batalla de lanzas en la que no retumbó un solo tiro,

el godo* que atravesó con el hierro,

la victoria, la felicidad, la fatiga, un principio de sueño,

y la gente muriendo entre los pantanos,

y Bolívar pronunciando palabras sin duda históricas

y el sol ya occidental y el recuperado sabor del agua y del vino,

y aquel muerto sin cara porque la pisó y borró la batalla...

 

Su bisnieto escribe estos versos y una tácita voz

desde lo antiguo de la sangre le llega:

— Qué importa mi batalla de Junín si es una gloriosa memoria,

una fecha que se aprende para un examen o un lugar en el atlas.

 

La batalla es eterna y puede prescindir de la pompa

de visibles ejércitos con clarines;

Junín son dos civiles que en una esquina maldicen a un tirano,

o un hombre oscuro que se muere en la cárcel.

 

 

 

© ​​​​​​​​​​​Crédit photo :  Maggy De Coster,  Casa Borges en Argentine, image no 3. 

 

 

 

Page en mémoire du Colonel Suárez1, vainqueur à Junín



 

Qu'importent les difficultés, l'exil,

l'humiliation de vieillir, l'ombre grandissante

du dictateur sur la patrie, la maison du Barrio del Alto

qui ont vendu leurs frères pendant qu'il guerroyait, les jours inutiles

(les jours que l’on espère oublier, les jours que l’on sait qu’on  oubliera),

s'il avait son heure de gloire, à cheval,

dans la pampa visible de Junín comme dans un scénario pour l'avenir,

comme si c’était l'amphithéâtre des montagnes était l'avenir.

 

Qu'importe l’avenir s’il avait connu

une plénitude, une extase, un après-midi.

Il a participé pendant treize ans aux guerres d'Amérique.

Enfin, la chance l’a conduit dans l'État de l'Est, dans les champs du Río Negro.

 

Je penserais que cette  rose avait fleuri

pour lui au crépuscule:

la bataille incarnée de Junín, l'ordre de la déplacer,

la défaite initiale, et  sa voix dans le tumulte

(pas moins brusque pour lui que pour la troupe)

criant aux Péruviens d'attaquer,

la lumière, l'élan et la fatalité de la charge,

le labyrinthe déchaîné des armées,

la bataille des lances où un seul coup de feu n’a  retenti,

le goth* qui a transpercé de fer,

la victoire, le bonheur, la fatigue, un début de rêve,

et des gens mourant dans les marais,

et Bolívar prononçant sans aucun doute des mots historiques

et le soleil déjà au couchant et le goût retrouvé de l'eau et du vin,

et cet homme mort défiguré, piétiné et effacé de la bataille...

la défaite initiale, et parmi les rages

 

Son arrière-petit-fils écrit ces vers et une voix tacite

du  passé du sang vient:

- Qu'importe ma bataille de Junín si c'est un souvenir glorieux,

une date apprise pour un test ou une place dans l'atlas.

La bataille est éternelle et peut se passer de la pompe

des armées au clairon;

Junín et les deux civils qui maudissent un tyran dans un coin,

ou un homme noir qui se meurt en prison.

 

 

 

 

Jorge Luis BORGES, traduit de l’espagnol argentin par Maggy DE COSTER

 

  

1. Le Colonel Isidoro Suárez  était l'arrière-grand-père de Jorge Luis Borges, combattant   dans les guerres d'indépendance hispano-américaines, il dirigea la cavalerie péruvienne et colombienne dans la bataille de Junín  ville péruvienne où eut lieu le 6 août 1824 l’une des batailles décisives en ce qui concerne l’Indépendance du Pérou. Il participa  également aux guerres civiles argentines et une ville située dans la province de Buenos Aires porte son nom comme c’est le cas en Amérique latine où  pas mal de villes portent les noms de généraux vainqueurs.

 

© M. DE COSTER.

Nous publions ces poèmes avec l'aimable autorisation de la traductrice et de sa maison d'édition.

 

***

 

Pour citer ce poème politique & philanthropique​​​​​​​​​​​​

 

Maggy De Coster (traduction en français de l’espagnol argentin par)« Deux poèmes sur la guerre de Jorge Luis BORGES ​​​», Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées », mis en ligne le 7 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/mdc-2poemes

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Pour l'Ukraine Amour en poésie Poésie engagée

Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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