2 mars 2024 6 02 /03 /mars /2024 18:27

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège 

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Femme en éclats​​​​​

 

 

 

 

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Berthilia Swann

 

 

 

 

Crédit photo : « Village women working in field painting » by vignesh kumar, peinture, image libre de droits, capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

 

Poème en hommage à la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

 

 

 

 

femme lève-toi !

Ô femme lève-toi !

Fais entendre l'éclat de ta voix 

Marche et annonce toi !

Combattante de tes luttes

Combattante et proie

Prends ton courage

Aux cris de ta foi

Femme d’aujourd’hui et d’hier

Libère-toi !

Relève toi et crois !

Porte la vie à bout de bras

Femme en tout genre

Mère, épouse et en célibat

Aime-toi !

Honore ton nom

Honore ta foi !

D’amour éternel

Béni de tes croyances

Crois en toi !

Porte ton drapeau, transmets-le en héritage

Aux enfants de tes enfants

Choisis toi !

Bats toi !

Danse sur ta vie

Au plus haut, au-delà

En force, d’une main de velours

D'avancée pas à pas 

D’un chemin d’apprentissage

D’une destinée à merveille

D'être née femme.

                      

                                     

© Berthilia Swann

 

 

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Pour citer ce poème féministe pour célébrer le 8 mars

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Berthilia Swann, « Femme en éclats », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 2 mars 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/bswann-femmeeneclats

 

 

 

 

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24 février 2024 6 24 /02 /février /2024 19:33

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège & Revue Orientales | O | N°3 | Créations poétiques

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Goule & Pénélope

 

 

 

 

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Nada Chaar

 

 

 

 

Crédit photo : Anna Maryniak, « Loneliness II », peinture, dimensions 70x100 cm, capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.

 

La Goule, monstre de la mythologie arabe et Pénélope, figure mythique de la culture européenne et universelle, symbolisent le fil qui relie les femmes opprimées par-delà les frontières.

 

 

Goule  

 

 

De la dernière miette 

De la dernière goutte

 

De tes chairs

Je me repaîtrais

De ton sang 

M’enivrerais

  

Des cendres

De tes os 

Je ferais mon fard

  

Sous la glace  

De tes yeux

 

Le froid 

De ton regard

 

Quand de moi 

Tu essaies 

De te détacher

 

Ton souffle 

Un tremblement 

De tes mains

 

Tout ton corps 

Je le vois bien 

M’en implorent

 

Mais  

Parce que

Je t’aime 

Je t’épargnerai

 

On dit 

De moi

 

Que j'attends 

Le long des chemins 

Noire

Que vienne le chaland 

 

Que mes dents 

Acérées 

Déchirent sa peau blanche 

 

Quand en moi 

Il se perd 

Quand en moi il se prend

Quand de moi 

Tu t'éprends

 

Courbée

Sur les couffins

J'ai fleuri 

Les tombeaux 

J'ai soigné les années

 

De mon sang

Chaque lune

Reverdit

Le pré 

 

Et moi

Qui 

M'a aimée ?

 

 

 

 

 

Pénélope

 

 

Crédit photo : Francesco Primaticcio, « Pénélope & ses suivantes tissant », peinture, capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

 

À son métier

 

Tissait

Tissait 

 

Ulysse 

Revenu 

 

Son périple 

Achevé 

 

Ulysse 

Retourné 

 

Les prétendants 

Éliminés 

 

Argos 

Inhumé 

 

Pénélope

S'en est allée 

 

Son chemin 

A croisé

Une île 

Où déposer 

Une vie d'espérances

 

Déçues 

Et de regrets 

 

Ici elle a creusé 

Semé ses pilotis

Les graines d'un demain

Et son jardin fleurit

 

Et dans l'herbe 

 

Grasse

 

Des festins

Des jours 

 

Elle livre la peau 

Vierge

 

De ses années 

 

À la langue moelleuse

Des rayons assoupis

 

On la dit magicienne

Les enfants la craignent 

Et les parents surtout 

 

Elle est 

L'empoisonneuse

 

Celle qui a dit non

Merci 

 

Elle a torché 

Les gosses 

Et lavé 

Les torchons 

 

Elle a gercé ses doigts 

Rougis 

Dans les lessives 

 

Elle a frotté les murs

Ressuscité les fleurs

 

Et

Épongé

Les heures  

 

J'ai brisé

Le métier 

J'ai arraché

Les fils

J'ai enfoncé mes crocs

Dans la trame des jours 

 

Prends tes jambes 

À ton cou

Cours

 

 

© Nada Chaar

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Pour citer ces deux poèmes féministes, inédits & inspirés des figures légendaires

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Nada Chaar, « Goule » & « Pénélope », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 24 février 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/orientalesno3/noi/nchaar-goule-penelope

 

 

 

 

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2 février 2024 5 02 /02 /février /2024 16:19

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Dossier majeur | Florilège

 

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L'ombre d'un souffle

 

 

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Berthilia Swann

 

 

 

 

Crédit photo : Aurora Mazzoldi, « Mother, Loneliness »  peinture, image libre de droits, capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

 

Il se peut qu’une mémoire à l’oubli

Ressurgisse d’un temps au présent

D’une enfance d'innocence

De gestes violents

Des non-dits à bannir 

Qu’une offense mise sous silence

Portée d’une injustice

Trahisse l’auteur de ses actes restés impunis. 

 


 

Il se peut que des êtres autrefois unis

D’un lien de parenté se fissure et se casse

Causé par un comportement à l’audace

D’une autorité impure et malmenée

D’un droit non respecté.


 

 

Il se peut qu’un secret lourdement gardé

Au sein d’une lignée

Durant de longues années

Mène à détruire, la promesse d’un bel avenir 

D’une ignorance d’un jeune âge porté en héritage

D’un souvenir souillé et sali. 

 


 

Il se peut qu’une âme vile et impure soit jadis abusée 

D’un droit malin, un cœur immaculée

D’une enfant sans défense

En absence d’une main protégée. 


 

Il se peut qu’il faille pointer du doigt

Le coupable déguisé, camouflé sous des faux semblants irréprochables et respectés.

 

 

© Berthilia Swann

 

 

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Pour citer ce poème gnomique, inédit & engagé sur l'isolement familial & la lutte pour éliminer les violences faites aux enfants 

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Berthilia Swann, « L'ombre d'un souffle », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 2 février 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/swann-lombredunsouffle

 

 

 

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N° I | HIVER 2024

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20 janvier 2024 6 20 /01 /janvier /2024 17:05

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Revue Poépolitique | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

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Luther King. Un jour de rêve,

 

d'une phrase haut calmée 

 

 

 

 

Berthilia Swann

 

 

 

 

Crédit photo : « Martin Luther King Jr. » peinture peinture à l'acrylique, capture d'écran par LPpdm de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

Poème en hommage à Martin Luther King, pasteur afro-américain, activiste et pacifiste.

 

 

 


 

De rêves, en éclats pacifiés

D’une non violence portée

Qu’un jour, un songe haut clamé

Donne à son allocution, sur un ton donné

Une clé majeure sur l'humanité

À une ouverture en symphonie élancée

D’un pas, d’une marche avancée

De manifestations colorées

D’une histoire en mémoire

D’une phrase prononcée et ancrée

De voir au grand jour

Un rêve s'exaucer

D’une nation aimé ; se donnant la main et unifiée

De même droits actés

Dont la résonance, d’un discours ébruité

À travers un pays réfractaire d’une loi réclamée

En lutte contre la ségrégation

Face à des rassemblements

D’immenses assemblées

D’un héritage, d’emplois et de libertés

Pour des cultures socialisées et engendrées

D’un nouveau monde

D’une page tournée

S'écriant dans les grandes ruelles de Washington

À mains levées

« I HAVE A DREAM », pour une nouvelle ère, une nouvelle humanité

D’un appel de soutiens aux nations 

Ensembles contre l'adversité

D’une loi votée, envers des patries, une communauté minorisée

Luther King, l’homme, le pasteur demeure en mémoire

Entrant dans l’histoire

À l'orée, d’une reconnaissance méritée

D’une gloire pacifiée  

D’un envol activiste

De mouvements de paix et d'égalité.

 

 

© Berthilia Swann

 

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Pour citer cet hommage poétique & inédit 

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Berthilia Swann, « Luther King. Un jour de rêve, d'une phrase haut calmée  », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 20 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/bswann-lutherking

 

 

 

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N° I | HIVER 2024

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16 janvier 2024 2 16 /01 /janvier /2024 17:22

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Dossier majeur | Florilège 

 

 

 

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Frappe la main

 

 

 

 

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Déborah Blanc

 

Poétesse & écrivaine

 

 

 

Crédit photo : Segar (?!), « Lonely Lady wit a Sitar », peinture, image libre de droits trouvée sur le site Commons, capture d'écran par LPpdm.

 

 

Poème féministe sur le thème CONSCIENCE autour du sujet des femmes battues

 

 

 


 

 

Frappe la main, épaisse et lourde,

Claque le coup, crève le cœur.

Fouet fou et froid sur un corps mort,

Furie du bras, peau ravagée.

 

 

Serre le poing, menace sombre

Brise la dent, ouvre la lèvre.

Trouble la vue, noircit les rêves

Regard voilé, attente vaine.

Tournent et tournent dans la nuit vide

Les idées grises, les cris muets.

Frappe la pogne, rythme sinistre,

Cadence ivre quand il la cogne.

 

 

Chair ramassée dans le silence,

Douleur qui court, ventre étranglé,

Douleur qui enfle comme la peur

Qui ouvre un immense sillon

Dans les yeux secs, le cœur à vif.

Dérive et file la conscience,

Souffle haché, spasmes étouffés.

Remous de l’âme torturée.

Perlent et coulent sans un bruit

La solitude et puis la honte.

 

 

Coule et s’enfuit tout doucement

Le sang de la femme perdue

Dans le dédain et dans l’oubli.

 

Tombe la main, sombre la vie.

Et pour le thème AMOUR, elle nous propose "PLUTÔT L'AMOUR" : 

Plutôt l’amour qu’un cœur sec et absent,

Vide vorace qui avale les rires,

Où gèlent les passions, où rien ne peut survivre,

Désert pierreux et froid qui rien jamais ne sent.

 

 

Plutôt l’amour que les indifférences,

Qui glissent sans un bruit sur les sources taries.

Arides et dédaigneuses elles jettent leur mépris

Sur les muses joyeuses et les belles clémences.

 

 

Plutôt l’amour que les jugements aigres,

Serpents perfides qui mordent les sensibles.

Bouche aux dents acérées et aux tendresses maigres

Qui tance et condamne de sa langue terrible.

 

 

Plutôt l’amour fugace, fautif et fragmenté

Que l’oubli et la mort, que la glace et l’abîme,

Que les renoncements, que les sombres regrets

Que le dédain des yeux qui jamais ne s’animent.

 

 

Plutôt l’amour, errante ardeur,

Feu enfiévré,

Ivresse chaude,

Foudre-désir

Et folle grâce

Du mouvement.

 

 

© Déborah Blanc

 

 

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Pour citer ce poème engagé & féministe inédit

 

Déborah Blanc, « Frappe la main », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 16 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/deborahblanc-frappe la main

 

 

 

 

 

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