Crédit photo : Peinture de Sebastian Stoskopff (1597-1657) que la poète aime tout particulièrement pour sa lumière. Tableau tombé dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
Françoise Urban-Menninger, « une part d’infini », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 28 avril 2024. URL : http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/fum-unepartdinfini
Chantal Robillard continue, pour notre plus grand plaisir, à rédiger de sa plume enchantée des ouvrages littéraires aussi délicats et raffinés que des dentelles ajourées. Elle nous y ouvre de multiples fenêtres qui nous donnent à voir une Cendrillon qui se métamorphose au fil des histoires, ouvre des brèches dans le temps pour sauter d’un siècle à l’autre en quête d’une chaussure à son pied…
Chacun connaît le conte de Charles Perrault qui sommeille dans notre imaginaire. Chantal Robillard n’a de cesse de le réenchanter dans ses nouvelles où le célèbre escarpin devient, tour à tour, pantoufle de vair, mocassin fourré, chaussure verte... Et l’on marche, plutôt, l’on court avec Cucendrine, l’on rit à la lecture des aventures de la Javotte, la naïve baronne von Grimm, mais on soupire avec Javier et Marcel qui songent à la mort de la petite Braise dans un texte émouvant dédié aux résistants du Val d’Allier.
Chantal Robillard possède non seulement l’art de remonter le temps, de changer d’époque mais aussi de conférer une âme à ses héroïnes telle cette bouleversante Cendrine au lavoir, un jour de lessive. Si les personnages de l’autrice possèdent une âme, c’est bien parce qu’à travers un langage choisi avec des mots rares, précieux, voire surannés, elle nous fait entrer avec nos petits souliers dans ce pays des merveilles où s’égrène la musique propre aux contes de fées, celle de la réminiscence d’images perdues dans notre inconscient mais pourtant familières.
On lit « La jeune fille avait largement coulé le linge dans la cendre... », plus loin « Même coulée et préfrottée, la lessive exhibait ses secrets familiaux, sans échappatoire » ; ce sont autant d’analyses psychologiques et ethnologiques, générées par des métaphores filées qui s’écoulent telles des sources d’eau claire.
L’éruption du Vésuve, la braise qui couve sous la cendre ne cessent de faire renaître des histoires dans l’Histoire…
Bien évidemment, Chantal Robillard, se devait, pour ne pas se renier, de consacrer un chapitre à la « Sérénissime sur ses eaux sereines », on y goûte les jeux de mots et allitérations comme autant de perles de vers « en verreries irisées » car « Venise se recrée sans cesse » telle l’écriture de l’autrice transcendée par la lumière radieuse de ses souvenirs.
Le comble de la fantaisie est atteint avec « Quelques avis sur Cendrillon » donnés par les personnages mis en scène dans les nouvelles de ce livre. La sixième souris, changée en cheval, ne mâche pas ses mots et conclut « Pour le remake, tâchez de vous souvenir de mes paroles.» On sourit de tous ces avis, de celui de C. Perrault ou du capitaine Souillard, on rit dans ce rêve éveillé qui dérègle les pendules de la raison pour les mettre à l’heure de la poésie, déjantée certes, mais d’une saveur sans égale et d’un humour à déguster sans modération car Chantal Robillard signe ici l’un de ses meilleurs ouvrages !
Françoise Urban-Menninger, « Dentelles des univers de Cendrillon, recueil de nouvelles de Chantal Robillard, paru aux Éditions Astérion », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 25 mars 2024. URL : http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/fum-nouvellesdechantalrobillard
La journée des femmes du 8 mars a été ternie dès le lendemain par la vidéo répugnante d’un pizzaïolo à Strasbourg qui, loin de se contenter de créer une « pizza vulve » dégoulinante de sauce tomate, expliquait avec force gestes obscènes et propos grivois, voire insultants pour les toutes jeunes filles, comment les « déflorer ».
L’association féministe « Dis bonjour sale pute » s’est très justement empressée de dénoncer « une ode à la pédocriminalité, aux violences obstétriques et une sacralisation de la virginité » !
Le pizzaïolo a refusé de présenter ses excuses aux internautes et à la gent féminine, bien au contraire, il s’en est pris aux animaux en déclarant qu’il avait évoqué « des sexes d’éléphantes et non de femmes »... On ne sait pas pour l’heure ce qu’en pensent les sociétés protectrices des animaux ni les éléphantes qui ne doivent éprouver que mépris et indifférence pour ce pauvre hère dépourvu d’imagination qui se dit en mal de reconnaissance, ses plaisanteries graveleuses n’ayant pas rencontré le succès escompté...
Cette vidéo témoigne de la montée des virilisme et masculinisme et qui ne sont qu’une misogynie déguisée en humour dans la vidéo en question et, qui touche les femmes, les filles et même les femelles des mammifères. En 2024, les féministes continuent de lutter activement pour l'élimination des sexisme, misogynie, masculinisme, virilisme et maltraitance animale dans nos sociétés.
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Pour citer ce billet écoféministe
Françoise Urban-Menninger, « La vidéo salasse d’un pizzaïolo strasbourgeois », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 13 mars 2024. URL :
Après deux recueils de poèmes, Paloma Hermina Hidalgo poursuit son travail au sens étymologique du terme, car il s’agit bien là d’une œuvre où la femme, comme dans l’accouchement, est « au travail » dans un écartèlement de son corps qui renvoie au tripalium, l’instrument de torture. Sauf que dans ce livre, ce n’est pas la mère qui enfante mais l’enfant qui remet sa mère au monde en l’exorcisant dans une œuvre où elle en est le matériau extirpé des chairs mêmes de l’autrice avec les forceps d’une écriture qui ne cesse de se transcender.
Maman, la mère de l’autrice, est bien le matériau de ce texte à nul autre pareil que son amie imaginaire Svet, qui n’est autre que sa voix intérieure, lui a suggéré de faire parler sur le papier. Maman devient le corps du texte dans ce livre où l’autrice en la couchant, ou l’accouchant sur la page blanche, la fait renaître de son propre corps. Car l’amour fusionnel dans toutes ses dimensions qu’elles soient affectives ou intellectuelles, l’est également sur le plan charnel.
Lorsque sa mère meurt après avoir été renversée par une voiture, Paloma Hermina Hidalgo bascule dans la folie car sa mère continue à lui parler et à lui lancer des injonctions. L’autrice finit par se mutiler sous le prétexte d’enlever une épine dans sa main que sa mère lui ordonne d’extirper. Cette bascule de l’autre côté des mots, en territoire de folie, conduit l’autrice dans un hôpital psychiatrique où elle est internée à la demande de sa sœur Cara.
L’on perçoit en sourdine, une musique de tango, une danse envoûtante et lancinante avec les mots, car la mère née en Argentine, pays qu’elle avait fui lors de la dictature, aimait ce corps à corps jusqu’à sombrer dans la perte de soi. Ernesto Sabato disait du tango qu’« il est une pensée triste qui se danse ».
Cette pensée triste irrigue la peau vive des mots de ce roman de lave et de feu à la beauté incandescente qui brûle et foudroie le lecteur irradié. Le parfum des roses, leur couleur écarlate telles les lèvres sanguines de la mère, reviennent en leitmotiv dans ce jardin d’écriture, elles sont à la fois bonheur et douleur, amour, poison et symbole mortifère... L’on songe au cercueil « tout en roses rouges » de la mère et l’on lit : « Terre fraîche sur les roses-l’image m’éblouit. Je suis un œil sans paupière » et plus loin « Et cette rose, la dernière de sa fosse ». Le rouge sang des roses met en exergue la blancheur de Paloma que sa mère appelait Nieve (Neige) en référence à Blanche-Neige qui renvoie au conte des frères Grimm. Dans l’une des versions de cette histoire, la reine fait faire un tour de carrosse à Blanche-Neige et lui demande de descendre cueillir des roses…
Que nous dit ce roman sur la perte de la mère, chair de la chair de l’enfant qui lui survit, sinon qu’elle continue à vivre dans la chair du texte. L’autrice nous rappelle « les épisodes du coucher » de Proust « où se joue l’impossible séparation de la mère ». Quant à Albert Cohen, il écrivait « Pleurer sa mère, c’est pleurer son enfance ».
Dans « Matériau Maman », Paloma Hermina Hidalgo conclut « Amputée de toi, j’ai vécu dans l’envers de ton amour ». Nul doute que l’autrice, avec ce roman enfanté dans les ténèbres et la douleur, vient de renaître dans une roseraie auréolée de lumière où son âme blessée a retrouvé dans l’écriture la part belle du sourire de sa mère à laquelle elle dédie le cœur de son amour qu’elle éternise dans la grâce et la splendeur de sa poésie.
Françoise Urban-Menninger, « Matériau Maman, roman de Paloma Hermina Hidalgo, paru aux Éditions de Corlevour avec en couverture une photo de Lou Sarda », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 26 février 2024. URL :
Pour sa 27ème édition, ST-ART accueillait 57 galeries dont 30% venues de l’étranger. Le hall d’accueil nous offrait toute la magnificence d’une lune opaline qui nous invitait à rêver aux nouvelles aventures de l’Industrie magnifique tandis que l’immense toile de Jean-Pierre Raynaud nous ramenait sur terre dans une confrontation avec celle de Picasso, Guernica, nous interpellant quant à la guerre en Ukraine.
La sélection des galeries par le tandem Rémy Bucciali et Georges-Michel Kahn mettait en avant un choix rigoureux ainsi que l’émergence de jeunes talents.
Pour sa première participation à Strasbourg, la galerie 40N2 venue des Pays-Bas, a donné à voir au public des œuvres travaillées sur bois signées par Olivier Julia ou encore de très fines et délicates impressions sur porcelaine de Kate Bretton ainsi que des créations en verre colorées de Freddie-Michael Soethout jouant avec la lumière à l’instar de kaléidoscopes.
L’ATM galerie de Berlin de Marc Scherer présentait des portraits d’Erness sérigraphiés sur des billets de banque, des toiles rayonnantes de clarté et de sensualité d’Anja Nürnberg. Toujours de Berlin, la galerie Z22 retenait le regard avec de superbes photographies grand format et en couleur, où une femme, sur l’une d’elles, semblait suspendre le temps en dégustant langoureusement un petit café... La galerie à l’intitulé fleuri « Quand les fleurs vous sauvent » invitait tout un chacun à l’émerveillement avec la transposition onirique des rêves de Maia Flore, les images mystérieuses de Brooke Didonato ou encore les peintures de Kanaria où pointaient les notes drolatiques d’un érotisme champêtre. On retiendra également, le tableau aux sept grenouilles cachées dans la luxuriance de la toile de Tarik Chebli !
Très poétiques, les photographies de Stéphane Aït-Ouarab, à la galerie Murmure de Colmar, exploraient des reflets dans des flaques d’eau alors que le peintre Frédéric Klein était en quête du nombre d’or. N’oublions pas les roses minuscules de Rose-Marie Crespin qui se nichaient dans de petits cadres aussi précieux que lumineux.
La galerie belge Guy Pieters revenait à Strasbourg avec des photographies d’emballages emblématiques de Christo, des sculptures de Niki de Saint Phalle et d’Arman ainsi que des dessins de Bernar Venet dont on connaît la sculpture Place de Bordeaux à Strasbourg.
À la galerie Ritsch-Fisch, on ne pouvait qu’être subjugué par l’installation « Ras Bord » de Laure André qui sera bientôt présentée lors de la nouvelle Biennale à Venise. Sur un lit, l’artiste a imaginé les strates qui renvoient au cycle de l’eau, des coussins de glace, entourés de flammes rougeoyantes en céramique, symbolisent la fonte des glaciers, l’eau s’écoule goutte à goutte nous renvoyant à l’urgence climatique qui ne cesse de nous impacter. Dans le même esprit, Apollonia présentait l’oeuvre de l’artiste italien Marco Baratti dont l’installation sur mousse « Moss » respirait et témoignait, grâce à 390 capteurs répartis sur la planète, de la pollution galopante qui nous asphyxie un peu plus chaque jour.
La galerie Kraemer de Strasbourg se distinguait par la présentation de trois artistes africains dont Saint-Étienne Yeanzi qui a participé à la Biennale de Venise, chez Chantal Bamberger, on retrouvait quelques gravures et dessins du plasticien et poète Titus-Carmel tandis que chez Sandra Blum, on pénétrait dans l’univers d’un bestiaire de sculptures étonnantes où les pieuvres tentaculaires de Solène Dums voisinaient avec les oiseaux fantastiques d’Antoine Halbwachs qui, pour leur part, faisaient écho aux photographies de Tina Merandon tandis que les peintures sur papier bambou de Thomas Henriot, réalisées à même le sol, apportaient leur touche d’exotisme.
À la galerie Aeden, les photographies de Francesca Gariti prises sur les pierres tombales d’un cimetière juif nous parlaient de l’empreinte du temps et des signes infimes, tels la pousse de lichens, qui témoignent de la reprise de la vie.
Pour clore cette pérégrination au gré des allées du hall d’exposition, un dernier coup de cœur donnait à apprécier la parfaite symbiose entre les paysages imaginaires de Sophie Bassot et les céramiques évoquant les vases Médicis de Philippe Sutter à la galerie strasbourgeoise M 5. Dans un élégant décor, savamment élaboré, les nuances de bleu se répondaient telles les notes de musique d’une partition à la fois poétique et silencieuse.
Les artistes émergents avaient été mis à l’honneur par la SAAMS, la société des amis des arts et des musées qui, comme chaque année, décernait le prix Théophile Schuler, remis cette année à Sarah Ménard pour ses silhouettes noires en papier découpé qui semblaient traverser le temps. Par ailleurs, une vingtaine de récipiendaires de ce prix avaient revisité pour le bonheur des visiteurs la toile iconique de Nicolas Largillierre, La Belle strasbourgeoise, chère au cœur des Alsaciens.
*Ce texte est une rétrospective d'une grande foire d'art contemporain qui a eu lieu fin 2023 à Strasbourg, l'article est agrémenté de quatre photos prises par Claude Menninger.
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Pour citer ce texte illustré & inédit
Françoise Urban-Menninger, « ST-Art 2023, la foire aux coups de cœur ! », illustré par le photographe Claude Menninger, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 9 février 2024. URL :
L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.
SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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