1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 18:11

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques 

 

 

 

 

 

 

Ivresse & Identité*

 

 

 

 

 

 Nada Skaff**

 

 

 

 

Crédit photo : "Bacchante", image Commons. 

 

 

 

Ivresse

 

 

Ivresse, conscience aigüe du hic et du nunc

cru plaisir sanguin dans un palais dansant

vaux que ceps inondent d'amarantes pensées

bouquet qui terre et ciel marie

âme liquide du sol qui ma flamme irrigue

Ô vin, ô vie,

envie de tout versifier, pleine véracité

vérace crucifixion de la chair dans l'instant

Ô vin, ô vie,

ô vrilles des vignes glissantes

Esprit chancelant, cristal et tourment.

 

 

 

 

Identité

 

 

 

Dis, qui a volé l'odeur de verveine de ton payse d'enfance ?

Qui a masqué le souvenir des bois

et changé en terre aride la rouge terre de Pavese ?

Dante n'envoie-t-il plus les indolents en enfer ?

Je ne muerai aucune de tes croyances,

et n'ébranlerai aucun pilier.

Au fond de mon âme s'enfilent comme dans un entonnoir

les adrets monts,

la mosaïque colorée des plaines,

le camaïeu de bleu des eaux puniques.

Défluent des saveurs inaccessibles et fermes,

évoquées par les échos chers de voix lointaines.

Cep saturé,

j'adhère au terrain inconnu porteuse de ma propre lymphe.

Ouvre grandes les portes à la lumière d'orient,

abandonne-toi à l'ivresse du fruit de nos épousailles.

Bacchus a chevauché l'ère du temps intransigeant

et défoncé les bornes de tout esprit étroit.

 

© N. Skaff


 

 

 

* Ces poèmes sont des extraits reproduits, avec l'aimable autorisation de l'auteure et de sa maison d'édition, du recueil de poèmes Nada Skaff, Nusa, Prix de poésie 2021 Yolaine et Stephen Blanchard décerné par l'association « les poètes de l'amitié-poètes sans frontières » à Dijon, éd. France Libris, coll. Florilège, couverture illustrée par Nada Skaff, 2021.

** "Nada SKAFF, est née à Beyrouth en 1969. Après des études de Microbiologie à l'université américaine de Beyrouth, elle collabore pendant quatre ans à un hebdomadaire de langue française. En 1998, avec son mari, Italien, elle s'installe à Naples. Devenue créatrice de bijoux, mais toujours passionnée de poésie et de littérature, elle obtient une maîtrise en langue et littérature française à l'université « Orientale » de Naples. Elle est membre du jury du Prix International de Poésie et « Léopold Sedar Senghor » depuis 2018 et enseigne le français dans les établissements scolaires italiens depuis 2016. « NUSA » est son second recueil en langue française après « Fleur de sel » paru en 2013 aux éditions « Dar An-Nahar ». Elle a publié en outre en 2020 un recueil poèmes en italien, « Il punto di rugiada » aux éditions « MR Editori » ainsi que deux nouvelles aux éditions de l'université « Orientale » de Naples."

Par l'éditeur

 

***

 

Pour citer ces extraits

 

Nada Skaff, « Ivresse » & « Identité », deux extraits reproduits du recueil Nada Skaff, Nusa, (2021).  Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 1er août 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/ns-ivresse

 

 

 

 

 

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 09:20

 

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Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Articles & témoignages  & N° 10 |  Célébrations | Poésie érotique

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Certaines l'aiment chaud

 

 

​​

 

 

 

 

 

Barbara Polla*

Site où elle publie régulièrement :

https://sarasvati.fr/

ou

https //womentoday.fr/

Blog officiel : 

https://barbarapolla.wordpress.com/

Site officiel de la Galerie :

https://analixforever.com

 

Texte reproduit avec l'amiable autorisation

de l'auteure et du site WOMEN Today

 

 

 

 

Les  femmes investissent aujourd’hui les champs politiques, économiques, artistiques, sportifs, aéronautiques, informatiques, techniques – en plus de tous les champs qui sont les leurs depuis des siècles, le soin, la petite enfance, l’éducation, la poésie… Est-il vraiment important qu’elles investissent aussi le champ érotique ? N’ont-elles pas assez à faire avec tous ces autres champs à s’approprier progressivement ?

 

 

Investir le champ érotique serait une préoccupation secondaire ? Je ne suis pas de cet avis : il me semble au contraire que de devenir les héraults et les chantres de notre propre érotisme pourrait bien représenter une manière encore inexplorée de détourner voire de briser le stéréotype résilient qui veut que les hommes soient des prédateurs sexuels et les femmes des victimes sexuelles. Non pas que les femmes deviendraient alors des prédatrices sexuelles, non, nous ne visons pas une telle inversion des rôles. Mais l’expression et le partage publics, et non plus seulement intimes, de nos désirs et de nos plaisirs érotiques – que cette expression soit esthétique, poétique, politique – nous sortirait, nous femmes, de la position traditionnelle d’objets du désirs, pour nous faire entrer de plain pied dans un terrain d’échange et de jeu où nous serions alors partenaires à part entière.

 

Il reste malheureusement indéniable que les femmes subissent encore et toujours des abus sexuels de tous genres, en particulier dans le cadre familial. Une partie de cette réalité doit être corrigée par des changements profonds de l’éducation des garçons. Mais une jeune fille qui s’approprie de champ de l’éros, de l’érotisme voire de la pornographie – d’une pornographie à créer, qui serait sienne et non pas empruntée à celle exisatnte – sortirait de ce fait même du champ prédésigné de la victime sexuelle. Je conçois donc l’appropriation du champ de l’éros, de l’érotisme et de la pornographie comme une voie encore largement inexplorée de l’indispensable protection – de l’auto-protection en l’occurrence – contre les agressions et les abus sexuels.

 

 

Une femme qui exprime son désir, ses désirs, quels qu’ils soient, est une femme proactive dans le domaine de la sexualité. Une telle attitude va à l’encontre de l’attitude de réserve qu’aujourd’hui encore on enseigne – de façon explicite ou implicite – aux jeunes filles. Le classique « Fais attention » qui leur est encore et toujours adressé pourrait être remplacé par « Exprime-toi ». Le fait d’être invitée à exprimer ses désirs plutôt que de les dissimuler détournerait les filles et les femmes de la sempiternelle question de savoir si elles vont plaire, au profit de définir ce qui va leur plaire – et donc aussi ce qui pourrait leur déplaire. Et voici que les garçons, les hommes, par effet de miroir, se mettraient peut-être à se demander comment ils pourraient répondre aux désirs ou à l’absence de désir de leurs partenaires, plutôt que d’être essentiellement préoccupés par leur « performance » et la satisfaction narcissique de leurs « pulsions ». Il n’est pas impossible qu’une telle attitude, nouvelle, des femmes, effrairait transitoirement les hommes – grand bien leur fasse si c’est le cas. À terme, il en découlerait indubitablement des échanges plus équilibrés, plus riches, plus profonds, plus sensuels. Adieu la mascarade du plaisir que l’on simule, place au vrai plaisir !

 

Joignant l’action à la parole, j’ai récemment publié un poème intitulé Ma vulve dans la revue « Le Pan poétique des Muses ». Ce site de poésie féministe ouvert à tou.t.e.s a en effet proposé une série « Dyonisiaque : À nos Ivresses et aux Bacchantes ». Le peu de retours des poétesses très actives pourtant sur le « Pan poétique des Muses » souligne la réticence persistante – malgré des avancées formidables, à cet égard, chez certaines jeunes femmes – que nous avons à parler de nos désirs.

 

Dans mon livre Le Nouveau Féminisme, combats et rêves de l’ère post-Weinstein (Odile Jacob, 2019), je rappelais déjà cette belle légende du Rwanda : il y a très longtemps, une reine s’y languissait de son époux retenu loin d’elle par la guerre. La reine assume son désir et ordonne à un esclave de la rejoindre dans sa chambre. L’homme, tétanisé à l’idée du sort qui l’attend si le roi venait à découvrir l’affaire à son retour et tremblant de tout son corps, ne parvient pas à pénétrer la souveraine. Mais son sexe, en frottant contre les lèvres et le clitoris de la reine, provoque un jaillissement de plaisir… On raconte même, au Rwanda, que la reine aurait éjaculé le lac Kivu !

 

Au début était le verbe, paraît-il. Au début de l’harmonie sexuelle, il y a aussi le fait de dire ce qui est désiré, agréable, nécessaire à notre épanouissement, et ce qui ne l’est pas. Sans prescription d’aucune sorte : ce qui est désiré par chacune d’entre nous, oui, mais individuellement, et non collectivement. Il n’y a aucune norme en la matière.

 

 

 

* "Barbara Polla est médecin, galeriste et écrivain. Elle a quatre filles. Elle aime les femmes, les hommes et les autres, l’art et la poésie et la vie. En politique, en art, pour les femmes, elle s’engage pour la liberté." Via ©Women Today.

 

 

En lien direct avec ce texte :

 

***

 

 

Pour citer cet article féministe

 

Barbara Polla, « Certaines l'aiment chaud », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16 & N° 10| Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 28​​​​​​ juillet  2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/bp-certaineslaimentchaud

 

 

 

 

 

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 16:20

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Varia de Poétextes 

 

 

 

 

 

 

 

Chante l’amour

 

 

 

 

 

Mona Gamal El Dine

 

Docteur en sciences de l'art (La Sorbonne Paris), Membre de la Société des Gens de Lettres, Membre du P.E.N Club International, Sociétaire des Poètes Français, Présidente de l'association ISIS Arts & Cultures, Fondatrice des Rencontres des Poètes pour la Paix, Membre de Cercle Universel des Ambassadeurs de la paix (Genève/Paris), Historienne de cinéma & Réalisatrice

 

 

 

Crédit photo :  Charles de Steuben (1788-1856), "Andalouse", Commons. 

 

 

 

L’amour parle, même à lèvres closes

(Proverbe allemand)


 

 

 

Il était un poème dont le thème, me rappelle quelques lettres d’amour

C’était un souvenir comme blanche neige et son prince

L’oiseau chantait une mélodie d’amour

Je ne suis capable que de te regarder...

Je peux seulement sentir ton odeur


 

J’ai peur de te dire

J’ai tourné sept fois autour des rosiers de l’oubli

Je t’ai vu dans les vergers silencieux

Renaissant de ses cendres


 

Chantant le jour et la nuit comme un rossignol joyeux

Je t’ai confié mes chagrins et mes larmes

J’ai appris à connaître tes ruses 


 

J’ai planté un cactus dans mon jardin

C’est difficile de dire « je t’aime »

 

Amour,

 

Tu m’as mis à l’épreuve

Je t’ai courtisé, caressé

 

Amour,

Je pense à toi, c’est tout ...

 

Amour,

plus que jamais, tu es mon destin ! 



 

© M. Gamal El Dine

 

***

 

Pour citer ce poème d'amour 

 

 

Mona Gamal El Dine, « Chante l’amour », poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 25 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/mged-chantelamour

 

 

 

 

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 13:35

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Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Chroniques de Camillæ/Poésie & Cinéma ou Chroniques cinématographiques

 

 

 

 

 

 

Agnieszka Holland,

 

 

Le Procès de l’herboriste,

 

 

avec Ivan Trojan, Josef Trojan

 

& Juraj Loj

 

 

 

 

 

 

 

Camille Aubaude

 

Site & blog officiels :

www.lamaisondespages.com/

https://camilleaubaude.wordpress.com/

 

 

 

 

Jan Mikolášek, un jeune homme tchèque d’une rare beauté, recueille le savoir d’une vieille femme pour guérir les êtres humains par les plantes. L’enseignement de cette femme est limpide : « Connais ta place, ne monnaie pas tes dons ». Elle est haïe par les gens de bonne réputation, bien qu’elle les soigne. Le père du jeune initié l’enferme dans sa chambre. S’ensuit une scène où, armé d’une hache, le futur herboriste rompt avec sa famille. Une scène digne d’entrer dans une anthologie, ce qu’on appelle couramment best off du genre.

 

 

Ce n’est pas la seule de ce film témoignant d’un immense talent et montrant les fortes strates de la fragile existence humaine, dont l’ombre peut s’effacer à chaque instant. La plus belle scène se déroule dans la forêt aux pouvoirs de magicienne, là où règne la lumière. Ce médecin pour qui la nature est son désir préférable, sa préfère âme, y vit des moments d’amour avec son assistant, dans sa belle automobile, qui suscite la jalousie. Les amants font mine de s’étrangler, mais le moment n’est pas venu.

 

Les scènes d’embauche puis de séduction de l’assistant sont aussi des scènes dramatiques et sacrées (mieux que best off, ou « anthologie »). Le désir charnel, les combats physiques et psychologiques, sur une assise de dépendance, mènent leur ronde éternelle pour séduire le spectateur, et le placer sur un pied d’égalité avec ce haut mage1.

 

 

Cette œuvre magistrale de la réalisatrice Agnieszka Holland contribue à faire comprendre et à rendre immortel Jan Mikolášek, sous les traits de l’acteur Ivan Trojan. Ce personnage doué, et beau à tous les âges, est né à Rokycany le 7 avril 1889, quand la Bohême faisait encore partie de l’ Empire Austro-Hongrois. Jugé en 1958, il sort de prison en 1963 ou 64, et meurt à Prague, le 29 décembre 1973, à l’âge de 84 ans. Il repose dans la ville phare des Alchimistes, au cimetière Olšany (Olšanské hřbitovy), près de l’occultiste tchèque Pierre de Lasenic. Bref, tout un monde d’imagination, qu’Agnieszka Holland transmet, sans le figer, pour créer une allégorie.

 

 

L’Herboriste devient « l’homme qui défia l’état », et les plantes sont « la passion d’une vie ». Les éléments de fiction s’établissent sur l’histoire vraie de ce médecin-guérisseur-chaman-herboriste qui gagnait la confiance des malades, et a dû affronter des torrents d’animosité. Quelles sont ses cohortes d’ennemis ? La face inverse des cohortes de malades, dans une façon de répons, entre chœur et soliste, aux forces de vie ; ce sont les anti-nature, les homophobes, l’être humain lambda, jaloux et délateur, qui instaure la tyrannie. L’Herboriste sait qu’il a ce mal en lui. Sa connaissance du mystère de l’univers se solde par une défaite totale. La dramaturgie explosive de cette fiction sert un sentiment d'amour homosexuel sincère et profond, créant des scènes de lumière dans un climat politique de ténèbres, puis d’obscurantisme totalitaire, avec la censure et la terreur.

 

 

 

Note

 

1. En quoi la bande annonce passe à côté de l’essentiel, car elle montre la prison alors que le spectateur espère au-delà de toute raison que l’herboriste restera physiquement libre.

Lien vers la bande Annonce https://www.youtube.com/watch?v=2G0KdrbTRoE  

 

***

 

 

Pour citer cette chronique cinématographique 

 

Camille Aubaude, « Agnieszka Holland, Le Procès de l’herboriste, avec Ivan Trojan, Josef Trojan et Juraj Loj ​​​​», Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 21 juillet 2021. Url  :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/ca-agnieszkaholland

 

 

 

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 14:22

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques

 

 

 

 

 

 

 

Pluie de caresses

 

 

 

 

 

 

Michel Orban

 

Poème reproduit avec l'aimable autorisation

de l'auteur et de sa maison d'édition. 

​​​

 

 

 

© Crédit photo : Présentation visuelle avec extraits du recueil de poèmes, image fournie par M. Orban​​​​​​. 

 

 

 

 

Pluies de caresses

 

Perles de tendresse

 

Débit d’ivresse.

 

 

 

Lumière et or

 

Magie de l’encore

 

Corps accords.

 

 

 

Silence du torrent

 

Présent de l’instant

 

Éternellement.*

 

 

 

 

 

* Ce poème est un extrait de « Renaissance, de la solitude à l'union »

 

 

***

 

Pour citer ce poème d'amour 

 

 

Michel Orban,  « Pluie de caresses », poème reproduit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 18 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/mo-pluiedecaresses

 

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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