17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 14:09

 

N°8 | Dossier majeur | Florilège de poétextes

 

 

 

 

 

 

 

 

la rose en fer forgé

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

© ​​​​​Crédit photo :  Françoise Urban-Menninger, "la rose en fer forgé", photographie prise dans un cimetière à Strasbourg.

 

 

 

c'est un ange qui dépose

cette délicate rose

sur la tombe d'un être aimé

 

 

saisie entre deux doigts

la tige en fer forgé

cisèle éternellement l'émoi

 

 

qui fait danser sur la pierre

une âme aux ailes légères

qui quitte l'ombre pour la lumière*



 

© F. Urban-Menninger

 

 

* Ce poème s'inspire de la photographie d'une une rose en fer forgé présente ci-dessus. La sculpture de la rose, qui se trouve un cimetière à Strasbourg, renvoie à une image poétique et apaisée de la mort.

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Françoise Urban-Menninger (poème & photographie inédits), « la rose en fer forgé », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  N°8 | Été 2021 « Penser la maladie & la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, ​​​​mis en ligne le 17 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no8/fum-roseenfer

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 8 Amour en poésie Muses et féminins en poésie
15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 17:15

​​​

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques/Biopoépolitique & N° 10 | Célébrations | Revue Biopoépolitique | Poésie érotique

​​​​​

 

 

 

 

 

 

Ma vulve

 

 

​​

 

 

 

 

 

Barbara Polla

Site où elle publie régulièrement :

https://sarasvati.fr/

ou

https //womentoday.fr/

Blog officiel : 

https://barbarapolla.wordpress.com/

Site officiel de la Galerie :

https://analixforever.com

 

 

 

 

Crédit photo : « Dame aux coquillages », peinture libre de droits, capture d’image du site Commons. 

 

 

 

Ma vulve est tous les fruits

les fruits de mon labeur

un fruit de la passion

mangue et citron vert

et vigne toujours vierge

ma vulve fruit de mer

sanguine


 

Ma vulve est toutes les fleurs

mes pensées mes capucines

fleurs de pommiers fleurs carnivores

le parfum des lauriers roses

et celui des lauriers blancs


 

Ma vulve est la tendresse

la violence de la vie

ma vulve est amour

je jouis en accouchant

ma vulve est mon extase


 

Ma vulve est la joie

Elle fait rire les déesses

Elle fait rire Déméter

Et la console

de la perte de Perséphone

Ma vulve est un sourire


 

Ma vulve est le temps

le temps de jouir

le temps de la vie

de mon envie de vie

Ma vulve est mon amie

fidèle compagnonne

chaque jour elle me rappelle

tu peux jouir tu sais

Elle s’endort avec moi

mes mains entre mes cuisses

– une dernière caresse

se réveille à la rosée

Ma vulve est mon témoin – testis de mes désirs

et elle chante pour toi

les chants des marins grecs

 

 

Crédit photo : "L'Origine du Monde" de Gustave Courbet, Musée Orsay, image de Commons. 

 

 

 

Pose ton oreille là, mon amant

et écoute ma vulve

tu entendras le vent

le ressac et l’océan

la musique vient de là

les bateaux et les voiles et le chant des baleines

le chant des sirènes

le soleil en éruption


 

Il y a très longtemps au Rwanda

sur Flash FM une légende raconte

que la fontaine d’une reine

créa le lac Kivu

Le kunyaza fit jaillir l’eau

Une eau sacrée dit la légende

sur Radio Rwanda, Zirara Zubakwa

ma vulve est une fontaine

fontaine de jouvence


 

Ma vulve est politique

je suis femme sous mes jupons

comme des milliards d’autres femmes

des vulves au Parlement


 

Ma vulve est à moi

et à qui seule je veux

je suis le corps humain

le corps social le corps mortel

je suis mon corps

mon corps au Parlement

ma vulve est mon corps


 

Ma vulve est androgyne

Geisha aux lèvres blanches

ma vulve sait tout faire

rétention éjection ouverture ou refus

ma vulve est privilège


 

Dessine moi une vulve…


 

Ma vulve est ma planète

ma vulve est ma princesse

une Sainte Exubérante

Astéroïde B-07-03


 

 

 

Il y a très longtemps au Rwanda, une reine se languissait de son époux retenu loin d’elle par la guerre. Éperdue de désir, elle ordonne à un esclave de la rejoindre dans sa chambre. L’homme s’exécute, mais il est tétanisé à l’idée du sort qui l’attend, si le roi venait à découvrir l’affaire à son retour. Tremblant de tout son corps, il ne parvient pas à pénétrer la souveraine. Mais son sexe, en frottant contre les lèvres et le clitoris de la reine, provoque un jaillissement de plaisir. On raconte même, au Rwanda, que la reine aurait éjaculé le lac Kivu...

C’est sur cette légende que repose la pratique du kunyaza, un acte sexuel voulant que l’homme caresse le sexe de la femme à l’aide de son pénis pour « faire jaillir l’eau », et qui s’enseigne comme l’un des piliers du mariage. Car « Le kunyaza, [dit-on], unit les familles et chasse le désordre dans les foyers. » Le réalisateur belge Olivier Jourdain, lui, a décidé de tirer de cette légende vivante un documentaire, intitulé L’eau sacrée 1 : « L’eau, c’est la vie, dit-il, c’est ce qui fait pousser les plantes. Le fait d’être fertile parce que la femme est capable “d’avoir de l’eau” renvoie aussi à la toponymie du Rwanda, à sa végétation luxuriante. La pratique est sans doute liée à la géographie du lieu...» 2.

 

 

 

Notes

1. Cf. URL : https://vimeo.com/ondemand/sacredwater

2. Voir URL : http://www.slate.fr/story/157474/rwanda-ejaculation-feminine-kunyaza-tradition-ancestrale

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème dionysiaque  & féministe

 

Barbara Polla, « Ma vulve », poétexte dionysiaque, érotique biopoépolitique & féministe inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16 & N° 10| Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 15 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/bp-mavulve

 

 

 

 

 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 13:25

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​​Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poésie des ancêstres | Astres & animaux 

 

 

 

 

 ​​​​

 

 

 

Les arbres

 

 

 

 

 

 

Renée Vivien

 

Poème choisi & transcrit par Dina Sahyouni

 

 

Crédit photo : Forêt, arbres, Dülmen, Naturschutzgebiet, Am Enteborn, 2014. Image de Commons. 

 

 

 

Dans l'azur de l'avril et dans l'air de l'automne,

Les arbres ont un charme inquiet et mouvant.

Le peuplier se ploie et se tord sous le vent,

Pareil aux corps de femme où le désir frissonne.

 

 

Sa grâce a des langueurs de chair qui s'abandonne ;

Son feuillage murmure et frémit en rêvant,

Et s'incline, amoureux des roses du Levant...

Le tremble porte au front une pâle couronne.

 

 

Vêtu de clair de lune et de reflets d'argent,

Le bouleau virginal à l'ivoire changeant

Projette avec pudeur ses blancheurs incertaines.

 

 

Les tilleuls ont l'odeur des âpres cheveux bruns,

Et des acacias aux verdures lointaines

Tombe divinement la neige des parfums.

 

 

* « Les arbres » est un sonnet de VIVIEN, Renée (1877-1909), Cendres et poussières, Paris, Alphonse LEMERRE, Éditeur, 23-31, Passage Choiseul, MDCCCCII/1902. pp. 103-104. Ce recueil appartient au domaine public.

 

Pour citer ce poème 

 

Renée Vivien, « Les arbres », sonnet extrait de VIVIEN, Renée (1877-1909), Cendres et poussières (1902), choisi & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 13 juillet 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/rv-lesarbres

 

 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 11:58

​​​​​​

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poésie des ancêtres | Poétextes thématiques

 

 

 

 

 ​​​​

 

 

 

L'Automne, Velléité,

 

 

 

Locusta & Vers d'amour

 

 

 

 

 

 

Renée Vivien

 

Poèmes choisis & transcrits par Dina Sahyouni

 

 

Crédit photo : La danseuse étoile Anna Pavlova en bacchante. Image de Commons. 

 

 

 

L'Automne

 

 

L'Automne s'exaspère ainsi qu'une Bacchante,

Folle du sang des fruits et du sang des baisers

Et dont on voit frémir les seins inapaisés...

L'Automne s'assombrit ainsi qu'une Bacchante

Au sortir des festins empourprés. Elle chante

La moite lassitude et l'oubli des baisers.

 

Les yeux à demi-morts, l'Automne se réveille

Dans le défaillement des clartés et des fleurs,

Et le soir appauvrit le faste des couleurs.

Les yeux à demi-morts, l'Automne se réveille :

Ses membres sont meurtris et son âme est pareille

Aux coupes sans ivresse où s'effeuillent les fleurs.

 

Ayant bu l'amertume et la haine de vivre

Dans le flot triomphal des vignes de l'été,

Elle a connu le goût de la satiété.

L'éternelle amertume et la haine de vivre

Corrompent le festin où le monde s'enivre,

Étendu sur le lit de roses de l'été.

 

L'Automne, ouvrant ses mains d'appel et de faiblesse,

Se meurt du souvenir accablant de l'amour,

Et n'ose en espérer l'impossible retour.

Sa chair de volupté, de langueur, de faiblesse,

Implore le venin de la bouche qui blesse

Et qui sait recueillir les sanglots de l'amour.

 

Le cœur à demi-mort, l'Automne se réveille

Et contemple l'amour à travers le passé.

Le feu vacille au fond de son regard lassé.

Le cœur à demi-mort, l'Automne se réveille :

La vigne se dessèche et périt sur la treille...

Dans le lointain pâlit la rive du passé.

 

 

 


Velléité

 

 

Dénoue enfin tes bras fiévreux, ô ma Maîtresse !

Délivre-moi du joug de ton baiser amer,

Et, loin de ton parfum dont l'opulence oppresse,

Laisse-moi respirer les souffles de la mer.

 

Loin des langueurs du lit, de l'ombre de l'alcôve,

J'aspirerai le sel du vent et l'âcreté

Des algues, et j'irai vers la profondeur fauve,

Pâle de solitude, ivre de chasteté !


 

 

Locusta

 

 

Nul n'a mêlé ses pleurs au souffle de ma bouche,

Nul sanglot n'a troublé l'ivresse de ma bouche,

J'épargne à mes amants les rancœurs de l'amour.

 

J'écarte de leur front la brûlure du jour,

J'éloigne le matin de leurs paupières closes,

Ils ne contemplent pas la ruine des roses.

 

Seule, je sais donner des nuits sans lendemains.

 

J'allume dans leurs yeux d'inexprimables fièvres,

Et, fastueusement, je leur offre mes lèvres,

Mes flancs, et la lenteur savante de mes mains.

 

Je verse les soupirs, l'accablante caresse

Et les mots de langueur murmurés dans la nuit.

J'estompe les rayons, les senteurs et le bruit.

 

Je suis la pitoyable et la tendre Maîtresse.

 

Car je sais les secrets des merveilleux poisons,

Insinuants et doux comme les trahisons

Et plus voluptueux que l'éloquent mensonge.

 

Lorsque au fond de la nuit un râle se prolonge

Et se mêle à la fuite heureuse d'un accord,

J'effeuille une couronne et souris à la Mort.

 

Je l'ai domptée ainsi qu'une amoureuse esclave.

Elle me suit, passive, impénétrable et grave,

Et je sais la mêler aux effluves des fleurs,

 

Et la verser dans l'or des coups des Bacchantes.

 

J'éteins le souvenir importun du soleil

Dans les yeux alourdis qui craignent le réveil

Sous le regard perfide et cruel des amantes.

 

J'apporte le sommeil dans le creux de mes mains.

Seule, je sais donner des nuits sans lendemains.

 

 


 

 

Vers d'amour

 

 

 

Tu gardes dans tes yeux la volupté des nuits,

Ô Joie inespérée au fond des solitudes !

Ton baiser est pareil à la saveur des fruits

Et ta voix fait songer aux merveilleux préludes

Murmurés par la mer à la beauté des nuits.

 

Tu portes sur ton front la langueur et l'ivresse,

Les serments éternels et les aveux d'amour,

Tu sembles évoquer la craintive caresse

Dont l'ardeur se dérobe à la clarté du jour

Et qui te laisse au front la langueur et l'ivresse.*

 

 

* « L'Automne », « Velléité », « Locusta » & « Vers d'amour » sont des poèmes de VIVIEN, Renée (1877-1909), Cendres et poussières, Paris, Alphonse LEMERRE, Éditeur, 23-31, Passage Choiseul, MDCCCCII/1902. pp. 25-27, 67, 83-85 & 107-108. Ce recueil appartient au domaine public.

 

 

***

 

Pour citer ces poèmes

 

Renée Vivien, « L'automne », « Velléité », « Locusta » & « Vers d'amour », poèmes extraits de VIVIEN, Renée (1877-1909), Cendres et poussières (1902), choisis & transcrits par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 13 juillet 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/rv-ivresses

 

 

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 10:37

​​

​​REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Florilège de créations poétiques & Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Varia de poétextes

 

 

 

 

 

 

 

 

Acte de (dé)naissance

 

 

 

géo-senti-mentale

 

 

 

 

 

 

 

Nessrine Naccach

 

 

Doctorante en littérature comparée à l’Université Sorbonne Nouvelle, associée au Centre d’études et de recherches comparatistes (CERC, EA 172).

Site officiel :

https://nessrine-naccach.com

 

 

 

 

 

 

« Ne pas prétendre “parler pour”, ou pis, “parler sur”, à peine parler près de ; et si possible tout contre […]. Et ne pas oublier que celles qu’on incarcère de tous les âges, de toutes les conditions, ont des corps prisonniers, mais des âmes plus que jamais mouvantes. »       (Assia Djebar)

 

 

 


 

NOM : Aucun

Prénom : Se cherche نسرين, elle-moi

Profession : Sage-femme à mi-temps. Fleuriste les week-end.

Née en 1992

Cheveux noirs

D’ici et d’ailleurs. 

 

 

Crédit photo : Illustration fournie par l'autrice. Fig. 1: Egon Schiele, La mère morte, 1910, huile sur toile, 32 × 25,7 cm 32 × 25,7, Vienne, Léopold Museum © Creative commons

 

 

 

 

 

I.Ventre ignivome

La mère l’a éjectée de son ventre par une nuit d’hiver

au bord d’une rivière, à la forêt 

et elle l’a confiée aux bras de Cosmos : 

la divinité de la vie malgré tout.

Entrailles déchirées 

elle-moi éjectée

 d’un ventre 

ensanglanté.


 

II. يُحكى أنّ –Confidences

Forêt lointaine

orphelin souvenir d’une bouche entrouverte

de grincements des dents

d’un ventre en éclatement

de cris mordants

la douleur dans la chair, la perte des eaux

Expulsion, chaudes larmes 

Saignement

la terre pleure

vomit

sanglote 

rougit de compassion

une poignée d’herbes sauvages arrachés

vernis rouge sang, ongles cassés

puis plus rien.


 

III. À propos de Cosmos : les accident-coïncidences 

Je dis Cosmos dans le tâtonnement et l’incertitude

Cosmos ? Thanatos ? 

je ne me souviens plus des histoires qu’on m’a racontées

mais peu importe les ego-mythologia écrites à plusieurs

transmises de bouche à oreille

changeant de versions tous les quatre matins.

Ce cosmos existe-t-il vraiment ?

Il n’est question de lui nulle part

Encore moins sur l’acte de dé-naissance géo-senti-mentale

Est-il un dieu ? Le nom d’un arbre ? Un lieu à ciel déserté ? 

La réponse est une autre question 

je ne sais pas, je l’ignore.

 

ثمّ كانت الولادة من رحم الموت 

Cosmos est désormais vide

sans cicatrices

le cordon ombilical est coupé

corps chétif, sans vie, sous la pluie

sein gauche douloureux, sans lait

seins immaculés

rompus

elle

sans personne

seule

au sol

sans repères

esseulée

corps vide

tatoué de formes fracturées

de points de suspension

de mots flous fuyants 

corps flottant

lamentations en chœur 

nouveau-né qui ne pleure pas.


 

elle-moi n’a plus de boussole

elle-moi n’a plus de souffle

pénible pour nous-elle-moi de respirer

douleur au sein gauche                                                                                     comme elle 

stérile

les terres sont arides 

le ciel est sans lune

elle n’est plus

cosmos n’existe pas

ne se souvient même pas 

de l’heure où nous-elle-moi sommes dé-nées

Cosmos témoin de                                             cette mise au monde contre et– malgré 

le froid glacial de l’hiver

sous un ciel sans étoiles, 

une nuit de février. 

.ذلك أنّ الولادة صيرورة وكون وتكوين واستحالة ومآساة. وقليل من الحبّ أيضا

 

IV. Silence-résistance
Cosmos ! Si par une journée ensoleillée
une revenante frappe à tes portes pour flâner
dans tes sentiers
et s’enivrer de tes fleurs embaumées
tu peux lui dire qu’ici-bas on parle beaucoup d’elle
et que moi-elle, aussi, avons une tendresse pour le jasmin
qu’elle aimait tant
le jasmin dans une tasse de thé
chaude
                                                                                                                    comme mes larmes.

V. Délivrance, ainsi soit-elle

Cosmos dira donc à la mère que j’ai passé une éternité

une vie entière

à la recherche d’une forêt

où elle s’est perdue

par une nuit d’hiver 

pour me mettre au monde 

et simplement partir.

 

À sa mémoire, à ses yeux ébènes, à son silence abyssal qui me ruine, à son absence léthifère, à Rosamén et au jasmin, en guise d’agonie et de genèse dans l’espoir de pouvoir me perdre mille fois en eux. Un jour, peut-être.

 



 

 

 

 

 

© Crédits photos : Captures réalisées par la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES pour conserver la forme initiale du poème, numéros 1, 2, 3 & 4.

 

 

Pour citer ce poème 

 

Nessrine Naccach, « Acte de (dé)naissance géo-senti-mentale », poème inédit, Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1 & Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 27 juin 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/nn-acte

 

 

 

 

 

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REVUE ORIENTALES ET LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans REVUE ORIENTALES La Lettre de la revue LPpdm Amour en poésie Muses et féminins en poésie

Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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