Ce texte traite d'un avenir poétique féminin. Il est engagé et féministe, et c'est une réponse au texte de Victor Hugo "Fonction du poète" :
Les poètes de demain
Seront tout verts et tout poilus
Déborderont de graisse et de satellites ;
Ils ne comprendront rien non plus.
Les poétesses de demain
Seront de la plus pure espèce,
Elles seront merveilleuses et odieuses
Elles auront le flair des chiens,
Le cou des girafes,
Et l’intelligence des arbres.
Elles seront une toupie, une boussole, un compas,
Et nourriront de biens, de lumières et de gras,
Tous les poètes de demain.
Les poètes de demain
Seront de sales gamins
Qui n’en font qu’à leur tête
Ils chercheront encore
Dans leurs têtes étriquées
À faire voler les baleines
Et marcher l’homme au pas
Les poétesses de demain
Sauront faire voler les baleines et les hommes
Et ne demanderont pas leur reste
Quand elles auront écrit
Les chefs d’œuvres du genre.
Elles sauront faire pousser
Le lys et le chiendent
Sans se préoccuper
De savoir si et comment
Elles le font ; elles le feront.
Et tous les poètes de demain se demanderont :
Mais comment elles font ?!
Les poètes de demain
Sont de vils animaux
Et les poétesses de grandes entités
Que l’on aura bien du mal à catégoriser.
De terribles anges
Au service de chacun
Et il n’y aura pas un gamin
Sans sa poétesse attitrée.
De grandes lionnes talentueuses
Avec tous leurs bienfaits
Qui coulent de leurs mains.
Les poètes de demain ne serviront à rien.
…
Les poétesses de demain,
N’erreront plus au hasard
Dans les territoires imbéciles,
Elles n’iront plus à la chasse,
Sans se préoccuper du retour,
Elles décrocheront les étoiles,
D’un seul coup magistral.
Et le lait des poètes sera bien rance
Quand celui des poétesses sera bien doux.
Et l’esprit des poètes, comme toujours, bien tordu,
Quand celui des poétesses sera bien droit, harmonieux,
Sans s’ôter le privilège de la bizarrerie.
Et la bile des poètes jaunes
Et le feu de la poétesse pure
Illuminera le ciel de tes yeux.
Demain, tous les poètes seront nuls
Et les poétesses géniales
Demain, tous les poètes verront rouge
Et les poétesses bleues
Et ce ne sera qu’un début,
La femme est indispensable,
L’homme est passager,
Et voilà bien mes amis,
Une douce vérité.
…
Et quand tous les poètes deviendront poétesses,
Nous aurons pour un temps, un art à son sommet.
* Biographie à venir...
Pour citer ce poème engagé & féministe
Maxime Deprick,« Fonction du poè-te 2 », SEMAINIER DES MUSES, Journal anthologique, international, multilingue, féministe et paritaire de poésie, « Poétesse », 1er numéro spécial 2020, mis en ligne le 25 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/periodiques/sdm/poete-deprick
J’écris car, contre toute attente, je suis encore vivante.
J’écris funambule et aussi sauvage
J’écris fragile, la marge et les lisières
J’écris sale et cru à m’envoyer en l’air
J’écris atomisée la dissolution lente.
J’écris la domination du mâle, le désarroi des femmes
J’écris les couilles molles, le courage des guerrières
J'écris comme un crachat dans la gueule des salauds
J'écris tel mon majeur à la face de ce monde.
J’écris comme un souffle dans l’air saturé
J’écris le baume sur ma peau écorchée
J’écris une carapace de mots entrelacés
J’écris le délicat de notre humanité.
Je n’écris à personne, j’écris au monde entier
J’écris aussi à un homme en particulier
J’écris les béances, l’amer, l’amour à mort
J’écris le brut, la sueur, la salive et le stupre.
J’écris la joie du feu qui couve dans mon bas-ventre
J’écris « regardez comme le sexe est une fête »
J’écris pour tenter de renaître en ce monde
J’écris pour jouir et pour ne pas crever.
Véro Ferré-Juillet 2020
Biographie
Véro FERRÉ. L'écriture s’est imposée à Véro Ferré sur le tard, comme une nécessité en lien avec son parcours de femme parfois douloureux. Elle fait aussi écho aux récits d’autres femmes (en l'occurrence des patientes rencontrées). Elle exerce le métier d’infirmière en hôpital psychiatrique, l'écoute et l'accompagnement des personnes en souffrance sont le cœur de son métier. Véro Ferré écrit de courts textes et de la poésie en prose pour témoigner, souvent sans détours, d’expériences humaines des plus difficiles au plus légères avec, bien souvent en toile de fond, la cause des femmes dans notre société.
Pour citer ce poème féministe
Véronique Ferré,« Poétesse », Journal anthologique, international, multilingue, féministe et paritaire de poésie, « Poétesse », 1er numéro spécial 2020, mis en ligne le 24 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/periodiques/sdm/poetesse-ferre
Cet extrait original porte sur la Campagne présidentielle de François Hollande et contient des photographies inédites :
François Hollande le confie lui-même, il vit la politique comme une vocation, un sacerdoce, une consécration. Une prêtrise sans soutane. Humanisme bourgeois et charité chrétienne. Imprégnation durable des années d’études chez les Frères des Écoles chrétiennes à Rouen. La politique, un chemin tracé dès l’enfance. Il se rêve Président de la République dans le berceau. Il s’y consacre corps et âme, se faufile dans les coursives, brouille les pistes de sa trajectoire. La consensualité et la ténacité se conjuguent singulièrement dans la silencieuse méthode. Et de fait, il existe chez cet homme paradoxal, une intelligence pragmatique, une perspicacité tacticienne, une subtilité florentine qui n’appartiennent qu’aux jésuites. Il fréquente le Lycée Pasteur à Neuilly, sanctifié par ses mythiques professeurs, Jean-Paul Sartre, Fernand Braudel… La philosophie lui tourne le dos. Son ami Bernard-Henri Lévy n’est pas le meilleur instructeur. L’histoire lui ouvre un passage, il prend le raccourci des Grandes écoles. Il développe son humour comme une carapace. Il exerce ses talents, en dilettante, dans la troupe du Splendid, aux côtés de ses condisciples Christian Clavier et Thierry Lhermitte. La sirène politique sera toujours plus forte. La politique, la pire drogue inventée par le genre humain. Les crocodiles hantent le marécage. La bourbe l’angoisse. Jamais aux bords des sables mouvants, il ne s’aventure. Il longe patiemment la digue jusqu’à bon port. Garder le cap quoi qu’il advienne. Gagner dans l’humilité. Perdre dans la dignité. En 1974, à vingt ans, il préside un comité estudiantin de soutien à François Mitterrand. Il trouve son père spirituel, son guide historique, son mentor inespéré. Il surmonte, comme il peut, son complexe d’Œdipe.
Quand il accède à la direction du Parti socialiste, en 1997, il s’installe dans la durée, ne cède son fauteuil de Premier secrétaire qu’en 2008, pour prendre sa revanche sur les intelligences sublimes tombées de leur piédestal et les trahisons intimes sans capital. L’homme des conciliations et des réconciliations improbables peut se prévaloir d’un bilan balsamique. Il s’entoure d’une poignée de fidèles, gère tous les autres comme des intérimaires. Il fait mine de ne rien voir, rien ne lui échappe. Il ménage les susceptibilités, bricole les procédures, déménage les concurrents sans vacarme. Il se place délibérément en dehors de la mêlée, sauvegarde l’unité du parti, sinon dans l’armature, du moins dans les apparences, masque les divisions internes, les querelles intestines, les intrigues incessantes. Il affronte les intempéries, fait le dos rond sous l’orage, se donne des airs de sage. Le parti socialiste, sans chef populaire, sans tribun spectaculaire, sans leader solaire, traverse les tempêtes sans aller nulle part. François Hollande désamorce les défaites aux présidentielles, se présente et se représente aux congrès du parti comme seul dominateur commun, un moindre mal, un recours moral. Il remporte régulièrement les élections intermédiaires, arrache à la droite, un par un, ses fiefs historiques, prépare méthodiquement la conquête du Sénat par la gauche, gagne l’amitié de plusieurs barons de province, creuse laborieusement son obscure tanière, surgit sous lumière où personne ne l’attend.
En novembre 2008, au Congrès de Reims, après avoir annoncé, longtemps à l’avance, qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de Premier secrétaire, François Hollande se met volontairement en retrait, renonce symboliquement au discours de clôture, aplanit les conflits latents en coulisses, veille au bon déroulement des choses avant de passer la main. Sa bonhomie dissimile un doigté de magicien. Il joue le spectateur. La fausse modestie absorbe les contradictions. Qu’importe si, plus tard, l’anaphore « Moi, Président » dépromet le slogan « Président normal ». Une sainte alliance se forme hors scène contre Martine Aubry, donnée prématurément favorite. Sous grand chapiteau blanc, Bertrand Delanoë jette l’éponge. La confusion atteint son comble. Le parti est au bord de l’impulsion. Les courants s’affrontent. Les impétrants et les courtisans se déchirent. Nul ne sort indemne de l’arène. La marcescence fatale du parti se profile. Les vétilleux voient dans la posture effacée de François Hollande un signe de lassitude, de résignation, de renoncement. Les faux-frères décèlent une opportunité à saisir, abattent précipitamment leurs cartes. Les impétueux enterrent le sortant dans la petite histoire. Il n’en est rien. François Hollande entre, pour de bon, dans la bataille présidentielle. Sa décision est prise, sa réflexion mûrie depuis longtemps. Seul un noyau de proches connaît le secret.
La longue marche commence dès l’hiver 2008. L’association « Répondre à gauche » est créée dans une petite salle de la Fédération Internationale de l’Art photographique (FIAP) Jean Monnet, dans la discrète rue Cabanis du quatorzième arrondissement de Paris. Une vingtaine de personnes. Le bureau, sous la présidence de Stéphane Le Foll, se compose de compagnons indéfectibles, Michel Sapin, Faouzi Lamdaoui, Bruno Leroux, Dominique Villemot, Philippe Bonnefoy, Bernard Rullier… D’autres fidèles sont présents, Frédéric Scanvic, Claude Pigement, Yannick Trigance, Jean-Pierre Bequet, Didier Arnal, Jacques Blandin, Jacques Dementhon. La plupart de ces militants dévoués seront exclus des fonctions ministérielles, des responsabilités institutionnelles, des gratifications officielles. Valérie Trieweiler et Valérie Scharre, compagnes respectives de François Hollande et de Michel Sapin, participent discrètement à l’acte fondateur. D’autres affidés suivent l’événement de leur fief, Kader Arif, François Rebsamen, Jean-Yves Le Drian, Bernard Poignant. Isabelle Sima et Vanessa Parodi montent la garde. Aucun journaliste n’est présent. Les seuls reportages photographiques de cette période sont réalisés par l’auteur de ces lignes. Le club de réflexion veut réanimer les idéaux socialistes, concrétiser l’égalité républicaine, élaborer une alternative aux aberrations capitalistes. Une rengaine rabâchée depuis deux siècles. Le slogan « Le changement, c’est maintenant » sonne faux. Il n’est pas de changement réel sans révolution. Il n’est pas de révolution sans conséquences imprévisibles. Ici, l’ordre établi n’est pas remis en cause. François Hollande dévoile les grands axes de son projet, les trois pactes éducatif, productif et redistributif, les trois principes de sa démarche, la cohérence, le réalisme, la crédibilité, les trois arcanes de sa méthode, l’efficacité, la vigilance, le verrouillage tous azimuts. Triptyque argumentaire, appris sur les bancs de l’Ecole Nationale d’Administration. La philosophie, la littérature, la culture sont exclues, rangées aux accessoires inutiles. La rhétorique se simplifie. Ne reste qu’un hublot ouvert aux technocrates sous réserve d’être munis d’une accréditation dûment paraphée par le patron. Les préceptes de la campagne me laissent incrédules. En filigrane, la sacralisation du système, des charnières constitutionnelles, de l’administration centrale, de la soumission mentale. Il ne s’agit que d’une machine électorale au service d’un seul homme, chargé, sous habits neufs, de perpétuer les mêmes privilèges. Les alléchantes propositions du programme feront long feu, comme toutes les promesses présidentielles.
* Nouveau livre : Mustapha Saha, Haïm Zafrani, Penseur de la diversité, éditions Hémisphères / éditions Maisonneuve & Larose, 2020.
Photographies inédites de la Campagne présidentielle de François Hollande.
Mustapha Saha (texte et photographies inédits),« François Hollande, l’indéfinissable. Journal d’une campagne présidentielle (Extrait) », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020, mis en ligne le 20 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ms-hollande
Le monde, en totale disruption, en dérive algorithmique, à la merci de l’intelligence artificielle qui le vide de sa raison naturelle et de son essence humaine, est orphelin de ses philosophes. Bernard Stiegler, le dernier penseur socratique des réalités virtualisées et des virtualités réalisées, l’implacable critique des paradoxalités technologiques, l’intrépide analyseur de l’ignorantisme technocratique, s’éclipse ce 6 août 2020 à l’âge de soixante-huit ans, sans tambour ni trompette. Beyrouth explose dans le tintamarre médiatique. Réveille-toi Albert Camus, la planète a besoin de tes mots.
Mustapha Saha.
ALBERT CAMUS.
ÉDITORIAL DE COMBAT DU 8 AOÛT 1945
« Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique.
« On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
« En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles. Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d'aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d'idéalisme impénitent, ne songera à s'en étonner. Les découvertes doivent être enregistrées, commentées selon ce qu'elles sont, annoncées au monde pour que l'homme ait une juste idée de son destin. Mais entourer ces terribles révélations d'une littérature pittoresque ou humoristique, c'est ce qui n'est pas supportable. Déjà, on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu'une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d'être définitive. On offre sans doute à l'humanité sa dernière chance. Et ce peut-être après tout le prétexte d'une édition spéciale. Mais ce devrait être plus sûrement le sujet de quelques réflexions et de beaucoup de silence.
« Au reste, il est d'autres raisons d'accueillir avec réserve le roman d'anticipation que les journaux nous proposent. Quand on voit le rédacteur diplomatique de l'Agence Reuter* annoncer que cette invention rend caducs les traités ou périmées les décisions mêmes de Potsdam, remarquer qu'il est indifférent que les Russes soient à Koenigsberg ou la Turquie aux Dardanelles, on ne peut se défendre de supposer à ce beau concert des intentions assez étrangères au désintéressement scientifique.
« Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale, où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.
« Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison ».
Albert Camus.
Combat. 8 Août 1945.
***
Pour citer ce témoignage
Mustapha Saha,« D’Hiroshima à Beyrouth », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020, mis en ligne le 20 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ms-beyrouth
Et Tokyo, Yokohama, Le Caire, Casablanca, Vittoriosa, Rome, Alger, Melbourne …
J’ai vu les héritages
Les passions fulgurantes
Les rires étouffés
Les ruines
Les illusions
Les dogmes
Les frontières
L’effroi
La joie
Et partout, dans ces géographies habitées
Le désir
Souffle de l’humanité
Matière insaisissable
Intersection de l’homme et de la femme
Telle l’anguille qui se faufile
Le désir est mystère
Quel est ton secret, désir ?
Quelle est ta mystique ?
J’enquête
Je lis les poétesses
Et les poètes
Adonis
Ibn Arabi
Thérèse d’Avila
Georges Bataille
Paul Claudel
Dante
Lal Ded
Jean de la croix
Emily Dickinson
Marguerite Duras
Gérard de Nerval
Paul Eluard
André Gide
Hallâj
Friedrich Hölderlin
Pétrarque
William Shakespeare
Sei Shonagon
Spinoza
Lao Tseu
Hildegarde von Bingen
Salomon
Virginia Woolf
Simone Weil
Aby Warburg
Marguerite Yourcenar …
Je cherche la clé
Je trébuche
Je m’épuise
Je recommence
J’oublie
Les normes
Les politiques
Les certitudes
Les conventions
Je m’évade de moi-même
Je m’affranchis
Je regarde
Je contemple
Je découvre
Et je comprends :
Le mystère est son proche chemin
Son unique but
Il est horizon des horizons
Il invente
Il métamorphose
Il accueille
Il rend intense le moindre instant
Il établit sa règle
Il est souffle
Mouvement
Mystique
Amour
Joie
Désir
Il est poesia
***
Pour citer ce poème
Véronique Caye, « Notes éparses sur ma mystique », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020|IV-ÉQUINOXE sous la direction de Barbara Polla, mis en ligne le 19 août 2020. Url :http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/equinoxe/veroniquecaye-mystique
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
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Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International Poésie de l'Académie Claudine...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International de Poésie Féministe de l'Académie...