16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 13:00

Événements poétiques| ReConfinement | Rêveries fleuries | Jour 18

 

 

 

 

Le simple monde

 

 

 

 

Sarah Mostrel

 

Site : www.sarahmostrel.online.fr 

Facebook www.facebook.com/sarah.mostrel

 

 

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel, "Clair de lune" (acrylique). 

 

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel, "Songe" (peinture à l'huile). 

 

 

Rêve d’un monde libre

Rêve d’un baiser

Rêve d’un toucher

Rêve des anciens rêves

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel, "Attente" (acrylique). 

 

 

Rêve d’un voyage

Rêve d’un spectacle

Rêve d’un dîner

Rêve de festoyer

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel, "Rêve" (peinture à l'huile). 

 

 

Rêve d’embrasser

Rêve de visiter

Rêve de braver

Rêve sans interdit

 

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel, "Le bonheur" (aquarelle). 

 

 

Rêve d’un monde meilleur

Rêve de nuits sans peur

Rêve du bonheur

Des rêves réalisés.

 

© Crédit photo :  Sarah Mostrel, "La comédienne" (pastel sec). 

 

©SM

 

***

 

Pour citer ces poème et illustrations 

 

​​​Sarah Mostrel (texte et peintures), « Le simple monde » poème & illustrations inédits, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 16 novembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/sm-lesimplemonde

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Reconfinement
16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 12:08

Événements poétiques| ReConfinement | Rêveries fleuries | Avant-Propos | Jour 18

 

 

 

 

 

La poésie est un bien essentiel

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel, "Songe" (peinture à l'huile). 

 

 

E​​​​​​n ces temps où les salons du livre sont annulés, les librairies fermées, les récitals de poésie interdits, j'ai écrit ce poème "essentiel" qui, je l'espère, vous trouvera en forme malgré ce confinement interminable ! Amitiés poétiques !

 


 

la poésie est un bien essentiel

à saisir entre terre et ciel

plus qu'essentielle elle est ce bien

qui fait partie de ces riens

aujourd'hui plus que jamais nécessaires

car ils nous apportent la lumière


 

 

la poésie est certainement notre dernier

espace de vraie liberté

les mots nous ouvrent les ailes

nous font la vie plus belle

dans cette nuit où l'esprit se meurt

mais où le souffle de l'âme demeure

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Françoise Urban-Menninger, « La poésie est un bien essentiel », poème inédit Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 16 novembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/fum-lapoesie

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Reconfinement
15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 15:28

N°8 | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages, etc. 

 

 

 

 

In memoriam.

 

Hommage au photographe

 

Bruno Barbey 

 

 

 

 

 

 

Mustapha Saha

Sociologue, poète, artiste peintre

 

 

© Crédit photo : "Portrait de Bruno Barbey" © Photographie, Élisabeth et Mustapha Saha.

​​​​​​​

 

Le photographe Bruno Barbey est, né le 13 février 1941 à Berrechid (Maroc), mort le 9 novembre 2020 à Orbais-l'Abbaye dans la Marne (France).

 

Bruno Barbey avait réalisé la célèbre photographie de Mustapha Saha sur la dernière barricade en Mai 68.

 

 

© Crédits photos : Mustapha Saha en Mai 68, photographies de Bruno Barbey. © Photographies, Élisabeth et Mustapha Saha.

 

"Mustapha Saha, sociologue, poète, artiste peintre, cofondateur du Mouvement du 22 Mars à la Faculté de Nanterre, 6 juin 68, sur la dernière barricade, rue des Saints-Pères, Saint-Germain-des-Prés, Paris. Photographie de Bruno Barbey (Magnum)."

 

***

 

Pour citer ce témoignage 

 

​Mustapha Saha (propos & photographies), « In memoriam. Hommage au photographe Bruno Barbey », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°8 | Penser les maladies & la vieillesse en Poésie sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 15 novembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/no8/ms-hommage-brunobarbey

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 8
15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 08:30

Événements poétiques| ReConfinement | Rêveries fleuries | Jour 17

 

 

 

 

Remember ! 

 

 

 

 

 

 

 

Amable Tastu (1795-1885)

 

Poème choisi, transcrit & remanié pour cette revue par Dina Sahyouni

 

 

 

Crédit photo : Edma Trimolet (peinture de), domaine public, Commons.

 

 

Le texte reproduit ci-dessous provient de FUSTER Charles (éd. ou morceaux réunis par), L'Année des Poètes, textes édités avec quatre pages, d'autographes, des dessins, des portraits et des notices bibliographiques, Quatrième volume, Paris, Librairie Fischbacher, 33, rue de seine, 1893., poème « Remember ! » par Amable TASTU (1795-1885), pp. 16-17. Cet ouvrage appartient au domaine public.

 

 

 

Aux amis, le 1er janvier 1869.

 

 

Heure dernière de l'année,

Tu n'es plus celle que ma voix,

Aujourd'hui faible et surannée,

Se plut à chanter autrefois !

Hélas ! chaque jour nous enlève

Quelque parcelle du beau rêve

Que garde l'avenir jaloux.

Après eux, l'espoir et le doute

Ne laissent qu'un mot sur la route :

Souvenez-vous !

 

 

Oui, des leçons trop tôt venues,

Des nœuds trop souvent déliés,

Des vérités trop tard connues,

Des devoirs trop vite oubliés,

De tout ce qui passe sur terre,

De tout ce dort au-dessous,

De tout ce qu'il faut dire ou taire,

Souvenez-vous !

 

 

Car voici le mois de colère,

Le sombre, le terrible mois

Qui, sous le glaive populaire,

Voit tomber les têtes des rois !

Ici, la pieuse victime

Nous jette un pardon magnanime ;

Là-bas, deux mots trop faits pour nous :

L'un : Ne touchez pas à la hache !

L'autre, où le mystère se cache :

Souvenez-vous !

 

 

Ah ! ne touchez pas à la hache !

Malheur à qui lève le bras !

Car le sang nous lègue une tache

Qui creuse et ne s'efface pas.

Loyaux enfants d'une patrie

Moins souvent frappée et flétrie

Par des traîtres que par des fous,

De peur que cette tache noire

Ne salisse encore notre histoire,

Souvenez-vous !

 

 

Jeunes femmes, dans vos familles,

Où tant d'espoirs vous sont commis,

Faites des mères de vos filles,

Faites des Français de vos fils !

Vous qui m'écoutez, jeunes hommes,

Songez que le temps où nous sommes

Du bien fait la tâche de tous ;

Haines, regrets, vaine espérance,

Oubliez tout, – mais de la France

Souvenez-vous !

 

 

Qui sait si, dans son cours rapide,

L'année, à son prochain retour,

Ne verra pas ma place vide

Au banquet qui marque ce jour ?

Alors, si du cœur à l'oreille

Quelque chose monte, et réveille

Comme un écho lointain et doux,

Amis, de cette vieille mère,

Qui vous aima, qui vous fut chère,

Souvenez-vous !

 

 

***

 

pour citer ce poème

 

Amable Tastu (1795-1885), « Remember ! », poème extrait de FUSTER Charles (éd.), L'Année des Poètes, (1893), choisi, transcrit & remanié par Dina Sahyouni Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 15 novembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/tastu-remember

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Reconfinement
14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 08:30

Événements poétiques | ReConfinement | Rêveries fleuries | Jour 16

 

 

 

 

Rêve intermittent

 

 

d'une nuit triste

 

 

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore

 

Poème choisi, transcrit & remanié pour cette revue par Dina Sahyouni

 

 

 

Crédit photo : Edma Trimolet (peinture de), domaine public, Commons.

 

 

Le texte reproduit ci-dessous provient de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Poésies de Mme Desbordes-Valmore, 2e édition publiées par Gustave REVILLIOD, Genève, imprimerie Jules-Guillaume Fick, 1873, « Famille », pp. 107-113. Ce recueil appartient au domaine public.

 

 

 

Ô champs paternels hérissés de charmilles

Où glissent le soir des flots de jeunes filles !

 

Ô frais pâturage où de limpides eaux

Font bondir la chèvre et chanter les roseaux !

 

Ô terre natale ! à votre nom que j'aime,

Mon âme s'en va toute hors d'elle-même ;

 

Mon âme se prend à chanter sans effort ;

À pleurer aussi tant mon amour est fort !

 

J'ai vécu d'aimer, j'ai donc vécu de larmes ;

Et voilà pourquoi mes pleurs eurent leurs charmes.

 

Voilà, mon pays, n'en ayant pu mourir,

Pourquoi j'aime encore au risque de souffrir.

 

Voilà, mon berceau, ma colline enchantée,

Dont j'ai tant foulé la robe veloutée,

 

Pourquoi je m'envole à vos bleus horizons,

Rasant les flots d'or des pliantes moissons.

 

La vache mugit sur votre pente douce,

Tant elle a d'herbage et d'odorante mousse,

 

Et comme au repos appelant le passant,

Le suit d'un regard humide et caressant.

 

Jamais les bergers pour leurs brebis errantes

N'ont trouvé tant d'eau qu'à vos sources courantes.

 

J'y rampai débile en mes plus jeunes mois,

Et je devins rose au souffle de vos bois.

 

Les bruns laboureurs m'asseyaient dans la plaine

Où les bleds nouveaux nourrissaient mon haleine.

 

Albertine aussi, sœur des blancs papillons,

Poursuivait les fleurs dans les mêmes sillons ;

 

Car la liberté toute riante et mûre

Est là, comme aux cieux, sans glaive, sans armure,

 

Sans peur, sans audace et sans austérité,

Disant : « Aimez-moi, je suis la liberté ! »

 

Ô patrie absente ! ô fécondes campagnes,

Où vinrent s'asseoir les servantes Espagne !

 

Antiques noyers, vrais maîtres de ces lieux,

Qui versez tant d'ombre où dorment nos aïeux !

 

Échos tout vibrants de la voix de mon père

Qui chantait pour tous : «  Espère ! espère ! espère ! »

 

Ce chant apporté par des soldats pieux,

Ardents à planter tant de croix sous nos cieux,

 

Ce chant apporté par des soldats pieux,

Ardents à planter tant de croix sous nos cieux,

 

Tant de hauts clochers remplis d'airain sonore,

Dont les carillons les rappellent encore :

 

Je vous enverrai ma vive et blonde enfant,

Qui rit quand elle a ses longs cheveux au vent.

 

Parmi les enfants nés à votre mamelle,

Vous n'en ayez pas qui soit si charmant qu'elle !

 

Un vieillard a dit en regardant ses yeux :

« Il faut que sa mère ait vu ce rêve aux cieux ! »

 

En la soulevant par ses blanches aisselles

J'ai cru bien souvent que j'y sentais des ailes !

 

Ce fruit de mon âme, à cultiver si doux,

S'il faut le céder, ce ne sera qu'à vous !

 

Du lait qui vous vient d'une source divine

Gonflez le cœur pur de cette frêle ondine.

 

Le lait jaillissant d'un sol vierge et fleuri

Lui paira le mien qui fut triste et tari.

 

Pour voiler son front qu'une flamme environne

Ouvrez vos bleuets en signe de couronne :

 

Des pieds si petits n'écrasent pas les fleurs,

et son innocence a toutes leurs couleurs.

 

Un soir, près de l'eau, des femmes l'ont bénie,

Et mon cœur profond soupira d'harmonie.

 

Dans ce cœur penché vers son jeune avenir

Votre nom tinta prophète souvenir,

 

Et j'ai répondu de ma voix toute pleine

Au souffle embaumé de votre errante haleine.

 

Vers vos nids chantants laissez-la donc aller ;

L'enfant sait déjà qu'ils naissent pour voler.

 

Déjà son esprit, prenant goût au silence,

Monte où sans appui l'alouette s'élance,

 

Et s'isole, et nage au fond du lac d'azur

Et puis redescend le gosier plein d'air pur.

 

Que de l'oiseau gris l'hymne haute et pieuse

Rende à tout jamais son âme harmonieuse !....

 

Que vos ruisseaux clairs dont les bruits m'ont parlé,

Humectant sa voix d'un long rythme perlé ! ….

 

Avant de gagner sa couche de fougère,

Laissez-la courir, curieuse et légère,

 

Au bois où la lune épanche ses lueurs

Dans l'arbre qui tremble inondé de ses pleurs,

 

Afin qu'en dormant sous vos images vertes

Ses grâces d'enfant en soient toutes couvertes.

 

Des rideaux mouvants la chaste profondeur

Maintiendra l'air pur alentour de son cœur,

 

Vis-à-vis les fleurs qu'un rien fait tressaillir

Elle ira danser, sans jamais les cueillir,

Croyant que les fleurs ont aussi leurs familles,

Et savent pleurer comme les jeunes filles.

 

Sans piquer son front vos abeilles, là-bas,

L'instruiront, rêveuse, à mesurer ses pas ;

 

Car l'insecte armé d'une sourde cymbale

Donne à la pensée une censure égale.

 

Ainsi s'en ira, calme et libre et content,

Ce filet d'eau vive au bonheur qui l'attend ;

 

Et d'un chêne creux la Madone oubliée

La regardera dans l'herbe agenouillée.

 

Quand je la berçais, doux poids de mes genoux !

Mon chant, mes baisers, tout lui parlait de vous,

 

Ô champs paternels, hérissés de charmilles

Où glissent, le soir, des flots de jeunes filles.

 

Que ma fille monte à vos flancs ronds et verts,

Et soyez béni, doux point de l'Univers !

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Marceline Desbordes-Valmore, « Rêve intermittent d'une nuit triste », poème extrait de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Poésies, 2e éd. publiées par Gustave REVILLIOD (1873), choisi, transcrit & remanié par Dina Sahyouni Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 14 novembre 2020. Url :

http://www.pandesmuses.fr/reveriesfleuries/mdv-revetriste

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Reconfinement

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