8 février 2023 3 08 /02 /février /2023 16:19

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Dossier majeur | Florilège Avant-première | Astres & animaux 

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Fontaine auvergnate

 

&

 

 

Fontaines musicales

 

 

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Poèmes & photographies

 

Chantal Robillard

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poésie Dentelles du ru des troubadours de Chantal Robillard, Éditions Astérion, février 2023. Image fournie par la poète. 

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Fontaine auvergnate

 

(mais rime berrychonne !)

 

 

 

© Crédit photo : Chantal Robillard, fontaine d'eau.

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Surprise en arrivant : le bac

De ma vieille fontaine

Avait chapeau sur le bec.

 

C’était un vrai mirage :

Par-dessus, illuminée,

Une autre était admirée,

 

Au couchant, tandis que l’eau,

Malgré le grand froid courant,

Des deux jets allait coulant.

 

Dans le bac, les trois poissons

Tournaient toujours bien en rond,

– Comme souvent nous pensons ! –,

 

Tout en bas de l’avenue.

C’était bien de l’embellir,

Penser à son avenir.

 

C’était un beau grimage,

L’éclairage s’animait,

Et la fontaine rimait.

 

 

 

 

© Crédit photo : Chantal Robillard, fontaine d'eau avenue de la gare en hiver, 06-2.

 

 

Fontaines musicales

 

 

J’ai vu

Un fontainier

Lancer le débit d’eau

Par longue clé

Cuivrée.

 

Étions

À Versailles

Pour visiter jardins,

Et fontaines,

Château,

 

Petit,

Grand Trianon,

Hameau de la Reine,

En bref : tout le

Toutim.

 

C’était

Week-end avec

Musique aux fontaines, 

À certaines

Heures.

 

Matin :

Perspective,

Du château au canal ;

Après-midi :

Bosquets,

 

Jets d’eau

Et fontaines

Des jardins latéraux.

Sommes allés,

Hasard,





 

À la

Grotte dite

D’Apollon ; l’avons vue

Se mettre en eaux,

Au son

 

D’un Te

Deum joué, 

Par les Arts florissants.

Le Roi Soleil

Jamais

 

N’a pu

Ouïr un tel son,

En stéréo, si net

Et si puissant !

Pas de

 

Micro

Ni d’enceintes,

De son temps : le public

Sait-il combien

C’est mieux ?

 

S’entend 

Fort le timbre

Des violes de gambe.

C’est saisissant !

Aurait

 

Aimé,

Le roi Louis,

Mécène musicien,

Ces concerts aux

Jeux d’eau.

© Chantal Robillard

Deux extraits du recueil de poèmes Dentelles du ru des troubadours paru aux éditions Astérion, février 2023 et publiés ici en avant-première avec l'aimable autorisation de Chantal Robillard et de sa maison d'édition.

 

 ​​© Crédit photo : Exemplaires du recueil Dentelles du ru des troubadours de Chantal Robillard, Éditions Astérion, février 2023. Image fournie par la poète. ​​​​

 

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Pour citer ces poèmes & illustrations inédits

 

 

Chantal Robillard (textes illustrés), « Fontaine auvergnate » & « Fontaines musicales », poèmes extraits de Dentelles du ru des troubadours (2023), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 8 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/robillard-fontainesmusicales

 

 

 

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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 16:42

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Critique & réception

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Ô châteaux

 

 

poèmes de Denise le Dantec

 

Recueil publié aux éditions Sans Escale

 

 

 

 

 

 

 


 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de Denise le Dantec aux éditions Sans Escale.

 

 

 

Après « Ô saisons », Denise le Dantec complète le vers de Rimbaud « Ô saisons, Ô châteaux » tiré des Illuminations pour titrer son nouveau recueil « Ô châteaux » . Si l'on perçoit dans le vers de Rimbaud la sensation du temps qui passe  dans ce « Ô saisons », l'on pressent dans « Ô châteaux », celui de la rêverie intérieure car nul doute que pour l'autrice « le poème doit être capable de se recréer et de se compléter sans fin chez son auteur et les autres », comme l'affirmait Juarroz.

 

Pour se recréer, Denise Le Dantec a choisi d'emblée dans « Ô châteaux » de nous faire entrer dans la pleine lumière de la page blanche « Le cahier où j'écris / s'ouvre en fleur / qu'on dirait matière de neige ». Aussitôt, les mots et les images se mettent à floconner telle cette « rivière qui coulait devant la fenêtre ».

L'émerveillement est immédiat,  il nous tient dans un état de grâce  qui confine au pur enchantement « Car chaque mot est un flocon de mimosa ».

Comme chez Rimbaud, il ne semble pas y avoir de lien logique entre les phrases poétiques où les parataxes abondent et pourtant notre intuition et notre inconscient en connaissent le sens.

Quand Denise le Dantec écrit « la lèvre ébréchée d'une tasse brillait », nous nous souvenons avoir vu cette tasse, y avoir bu ici ou ailleurs, maintenant ou hier... Cette tasse à la lèvre ébréchée nous parle du bonheur d'être au monde car si l'autrice reprend dans ses recueils le premier vers d'un poème de Rimbaud dont le sujet n'est autre que le « Bonheur » avec un B majuscule « J'ai fait la magique étude / du Bonheur que nul n'élude », c'est pour nous en offrir dans son recueil la quintessence.

Le Bonheur, indéniablement, a partie liée avec le rêve « Ton rêve sortait de toi en un flux de lumière » et pourtant, l'autrice de nous confier « le soleil est / derrière moi » ou encore « le jour diminue / des choses qui tombent / des conflits arbitraires / des débris / _la pacotille de nos vies / (j'ai peine à dire ) »

Le blanc de la page laisse parfois place à des 'lieux vides » (Leerstelle) comme les appelait Wolfgang Iser. Dans ces lieux, le poème s'ouvre au monde « 1000 réfugiés attendent à l'aéroport », se referme sur « un vent d'olivier », se rouvre « les tours de verre explosent »... « Des éclats partout », reprend Denise le Dantec car la fameuse tour d'ivoire du poète n'est qu'une fable qui ne peut résister à cette réalité tangible dont les fausses notes troublent parfois la  musique du monde. Dans sa « Poétique de la rêverie », Bachelard n'annonçait pas autre chose quand il tentait d'approcher « la complexité humaine «  qui « mêle imaginaire et réalité ».

Dans un même esprit, Laurent Zimmermann, préfacier de ce recueil, nous éclaire à propos du rôle du poème « La seule chose dont il se soucie, et qu'il a pour charge de réactiver sans cesse, est le réel et notre emportement vers lui ».

Denise le Dantec  met sur le même plan « la floraison d'une petite rose/ dans les interstices du givre » que ce qu'écrit M.B : « le mieux est de déclencher/ l'inflation partout » car c'est la vie même, sa respiration qu'elle transcrit dans sa poésie sans fioriture.

La traversée du poème et celle de sa vie se conjuguent pour illuminer la page blanche où son âme ricoche pour appréhender « Une dimension d'éternité ». À nous d'en recueillir les flocons de lumière car toujours le Bonheur renaît dans cet ouvrage qui nous enivre de beauté et dont le dernier vers nous fait signe « Le dernier rayon de soleil est apparu à minuit ».

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

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Pour citer ce texte inédit​​​​​​

 

Françoise Urban-Menninger​, « Ô châteaux, poèmes de Denise le Dantec. Recueil publié aux éditions Sans Escale »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 30 janvier 2023. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no13/fum-chateaux

 

 

 

 

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23 janvier 2023 1 23 /01 /janvier /2023 15:05

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Appel à bénévoles | Agenda poétique

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Invitation à prendre part à

 

 

notre agenda poétique de 2023

 

 

 

 

 

SIÉFÉGP​​​​​

Société Internationale d'Études des Femmes et de Genre en Poésie

 

 

 

 

Crédit photo : Conteuse,  peinture par Publio de Tommasi, domaine public, image libre de droits capturée du Web.

 

 

RAPPEL UTILE :

Il reste quelques jours participer au douzième numéro de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES dédié à la musique et à la poésie. On attend avec plaisir vos articles, poèmes, témoignags, créations artistiques jusqu'au 28 janvier 2023 compris.

 

À VENIR 

Le treizième numéro de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES traite des portraits et autoportraits poétiques et artistiques des créatrices, il démarre petit à petit, l'appel à contribution officiel sera en ligne le 5 février.

 

 

APPEL À CONTRIBUTIONS 

 

La revue poéféministe Marceline Desbordes-Valmore dédie son troisième numéro aux Figures des mères dans les écrits de Marceline Desbordes-Valmore & OndineValmore

Ces figures sont nombreuses et témoignent entre autres des relations mère-fille et fille-mère de ces autrices. Vous avez Carte blanche pour en parler ou vous en inspirez.

Vous pouvez adresser à la revue vos propositions textuelles, poétiques & artistiques jusqu'au 28 février et vos contributions complètes jusqu'au 30 avril 2023 avec l'objet NO3MDV (contactlppdm@pandesmuses.fr, merci bien de préciser "à la rédactrice Aude qui est chargée de rassembler toutes les demandes de publications pour la rédaction). Langues acceptées : Français, anglais, arabe, italien, espagnol, portugais et persan (farsi).

 

© Crédit photo : Le visuel de l'appel à contribution, de la revue MDV, 2023.

 

 

 

PRENDRE PART À NOS ACTIVITÉS ÉDITORIALES : ​​​​​

 

I. Cette année, le festival international Megalesia se compose surtout de poésies par le biais de deux recueils collectifs dédiées intitulés :  Étrangères & Frontières du vivant. Deux auteures/autrices ou plus devraient les diriger. La présidente de la SIÉFÉGP les désignera le 8 février prochain. Si cette opportunité bénévole de diriger une de ces anthologies collectives vous intéresse, Le Pan poétique des Muses vous remercie de lui adresser vos candidatures au plus tard le 5 février 2023. 

 

 

II. Le quatorzième numéro du périodique LE PAN POÉTIQUE DES MUSES porte sur les "Conteuses réelles & fictives". La directrice de la publication voudrait accorder la direction de ce numéro à une conteuse expérimentée ou à une spécialiste de ce genre poétique ou par extension des œuvres de conteuses. Si cette opportunité bénévole de diriger un numéro de cette revue vous intéresse, Le Pan poétique des Muses vous remercie de lui adresser vos candidatures au plus tard le 5 mars 2023. 


 

Les deux réponses à ces opportunités seront collective les 8 février et 6 mars 2023 et sans mentionner vos adresses électroniques aux autres participantes.

 

 

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Pour citer ce texte inédit 

 

 

SIÉFÉGP, « Invitation à prendre part à notre agenda poétique de 2023 »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 23 janvier 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/siefegp-participeralagenda2023

 

 

 

 

 

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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 18:43

Calendrier du matrimoine poétique 2022 & N°12 | Poémusique des femmes & genre | Dossier majeur | Florilège 

 

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​​​​​Quatuor & Afrique

 

 

 

 

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Mona Azzam

 

 

 

Crédit photo : John Singer Sargent, "Lady Speyer", domaine public, capture d'écran via Wikipédia.

 

 

Quatuor

 

 

 

Danse aux accords entravés.

Symphonie grinçante des nuits

Froides et blêmes, je m'évanouis

Telle une oasis soudain occultée.


 

 

Octave monumentale, je serai

Le manchot malveillant

Qui lentement se refait.

 

 

Mandoline de mes rêves morts,

Joue pour moi une ultime fois

Cette douce harmonie qui dort

Aux tréfonds des obscurs bois.

 

 

Joue ! Libère-moi de la hantise

Qui me happe en ses rets

Quand le vers en moi s'enlise.

 

 

 

 

Afrique

 

 

 

Ton cœur bat au rythme des tambours

Ton soleil rejaillit, Afrique

Berceau de totems auprès des basses-cours.

Calebasse exquise aux odeurs mythiques,

 

 

 

Tu renfermes en ton sein la coque du jour.

Magicienne au pays des baobabs acides.

Afrique, tu me tiens dans ton ciel de vautours,

Éveillant en moi les éléphants perfides.

 


 

Tes entrailles se mêlent à la forêt vierge

Et ta savane m'envoûte, forêt sacrée

Où je me plais à rallumer des cierges


 

 

À la mémoire de Samory et de la Reine Pokou,

À la mémoire d'une enfance perdue,

À la vie, au soleil, au parfum de la boue.

 


 

Afrique aux senteurs des mangues sucrées,

Je te veux en moi tel un talisman

Qui renaît de ses cendres au cœur d'un mot sacré.

 

 

 

* © Extraits reproduits de Mona AZZAM, Le sablier des mots, Vibration Éditions, Strasbourg, 2020 avec l'aimable autorisation de l'auteure et sa maison d'édition, pp. 13 & 62.

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Pour citer ces poèmes inédits du matrimoine poétique

 

Mona Azzam, « Quatuor » & « Afrique »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes 2022 | « Calendrier du matrimoine poétique 2022 » & N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 30 décembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/matrimoinepoetique22/mona-azzam-quatuor

 

 

 

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Retour au Calendrier poéféministe 2022

 

23 décembre 2022 5 23 /12 /décembre /2022 15:16

Calendrier du matrimoine poétique 2022 & N°12 | Poémusique des femmes & genre | Dossier mineur | Articles & témoignages

 

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​​​​​Quelques lignes sur les notions de

 

« Matripoétique » & « Patripoétique »

 

de mon dictionnaire en construction

 

 

 

 

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Dina Sahyouni

 

Poéticienne, éditrice, fondatrice de la SIÉFÉGP

& de ses périodiques

 

 

 

Crédit photo : "Mother Goddess" Madhya Pradesh or Rajasthan, India, 6th-7th cents, National Museum of Korea, Seoul, domaine public via Wikipédia.

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La « Matripoétique »/« Matripoetic » et le « Patripoétique »/ « Patripoetic » sont deux nouveaux néologismes issus du suffixe -Poétique et des préfixes Matri- et Patr(i)- des termes latins « Mater », « Pater » et par extension « Patrimonium » et « Matrimonium »). Ces deux concepts du Poéféminisme tentent de déterminer avec précision plusieurs problématiques liées aux concepts du Patriarcat et du Matriarcat, du Patrimoine et du Matrimoine ainsi que tout ce qui relève du père et de la mère, du masculin et du féminin*, des hommes et des femmes**, des masculinités, des virilités et des féminités, de la maternité et de la paternité, de la généalogie, (etc.) et à toutes leurs expressions dans la poésie, la poétique, la réception de la poésie et par expansion dans la littérature et les arts, voire à tout ce qui est considéré comme poétique.

 

Ces notions théoriques nomment ce qui existe déjà. Les « matripoétique » et « patripoétique » appartiennent au « Poéféminisme »/«Poefeminism » et ont été créées par moi (sic Dina Sahyouni) pour nommer, définir et analyser des pratiques et théories poétiques dans l'histoire de la poésie, dans la littérature et dans la poétique en général. Les traces du Pater et Mater comme du Matriarcat et du Patriarcat, du patrimoine et du matrimoine, du masculin et du féminin sont bien visibles dans la poésie, dans la poétique voire même dans le poétique et dans les études, l'histoire de la poésie et de sa réception. L'histoire de la poétique et celle de la poésie n'échappent pas au genre mais bien au contraire, elles en témoignent. Ces traces apparaissent aussi dans les représentations, les processus de la création et dans la genèse d'une œuvre poétique (cf. Le numéro spécial paru en 2014 du périodique Le Pan poétique des Muses ou les nombreuses publications sur la question du genre, de l'anglais gender, en poésie ou dans la littérature).

 

Prenons par exemple la thématique de la mer qui renvoie souvent à la mère chez les poètes ou les poèmes et écrits poétiques qui ont pour thème les pères et mères des poètes ou bien les parents d'autres personnes voire en parlant du matriarcat et de la Déesse mère (la matrice, la vie) ou de la poésie elle-même (voir plusieurs publications de la revue Le Pan poétique des Muses ainsi que le numéro 5 et la Lettre Mers/Mères). En outre, on peut penser aux poètes qui déjouent les féminins et les masculins dans leurs ouvrages...

 

Certaines œuvres poétiques sont ainsi marquées par une matripoétique telles celles de Marceline Desbordes-Valmore, Françoise Urban-Menninger, Camille Aubaude ou de Conceiçã Evaristo… Or, cela fabrique un lien commun ou un fil rouge entre des pratiques poétiques bien différentes tout en  ouvrant de nouvelles possibilités de penser leurs ouvrages et les manières d'en parler.

Bien sûr, la « Matripoétique »/« Matripoetic » et le « Patripoétique »/ « Patripoetic » sont deux concepts pluridisciplinaires et auront de nombreuses utilisations possibles dans les études poétiques, littéraires, artistiques et dans maintes autres disciplines...

 

 

* J'ai déjà consulté le peu de textes disponibles en anglais et utilisant les préfixes latins « Gyno- » et « Andro- » pour former les termes « Gynopoetic » et « Andropoetic » pour désigner entre autres le féminin et le masculin dans la poétique. Je les traduis par « Gynopoétique » et « Andropoétique » tout en me référant au « Matri- » et « Patri- » pour formuler la « Matripoétique »/« Matripoetic » et le « Patripoétique »/« Patripoetic » qui permettent non seulement de renvoyer au féminin et au masculin mais aussi aux systèmes qui en découlent et même aux origines mythiques ou non de la poésie.

** Ibidem.

 

 

© Dina Sahyouni.

 

***


Pour citer ce texte inédit du matrimoine poétique

 

Dina Sahyouni, « Quelques lignes sur les notions de « Matripoétique » & « Patripoétique » de mon dictionnaire en construction »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes 2022 | « Calendrier du matrimoine poétique 2022 » & N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 23 décembre  2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/matrimoinepoetique22/ds-matripoetique 

 

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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