17 février 2023 5 17 /02 /février /2023 16:52

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages | Astres & animaux 

 

​​​​​

 

 

 

 

 

 

L’herbier retrouvé de Sabine Sicaud

 

 

 

 

 


 

Claire Tastet

Professeure agrégée de Lettres Modernes

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes L’herbier de Sabine Sicaud, éditions des Véliplanchistes, 2021.

 

 

Grâce aux éditions des Véliplanchistes, on peut enfin lire la poésie de Sabine Sicaud, jeune poète adolescente célébrée de son temps et oubliée (ou effacée) depuis lors. C’est une des ambitions de cette micro-maison d’édition, au modèle éco-responsable, que de valoriser le matrimoine, et on ne peut que se féliciter de voir Sabine Sicaud rejoindre au catalogue Renée Dunan (déjà éditée) et Judith Gautier (en cours d’édition). 

 


Qui est-elle ?


Sabine Sicaud est une adolescente dont le premier recueil Poèmes d’enfant est publié en 1926 alors qu’elle a seulement 13 ans. Elle meurt prématurément à l’âge de 15 ans. Anna de Noailles écrit la préface du recueil et devient en quelque sorte la marraine littéraire de la jeune fille dont elle célèbre à juste titre « les rythmes brisés, rattachés, qui nous dispensent avec un heureux mouvement, le monde varié des images ». Preuve en est cette strophe de « L’allée des bambous » où les enjambements, rejets et contre-rejets dynamisent le dialogue qui se tisse avec la nature, tension entre la description bucolique et l’inquiétude qui sourd du monde extérieur.

 

Elles disent au vent : « Tu vois ;

Nos petites lames tranchantes ?

Ce sont des couteaux verts, des sabres que tes doigts

Ne détacheront pas de leur tige.  Tu vois,

Nous sommes là depuis les vieilles guerres

Et nous serons 

De la prochaine guerre… Vois nos lames claires ! 

(p.73)


Rosemonde Gérard, elle aussi, rendra hommage à Sabine Sicaud dans les Muses Françaises en 1949.  Quant à Roland Barthes, s’il la cite dans les Mythologies, c’est pour la rapprocher de Minou Drouet et pour ne rien en dire ; l’a-t-il lue ? On peut en douter mais son nom semble circuler encore en 1957. 

 


La solitude 


Sabine Sicaud, c’est un peu un anti- Rimbaud s’il fallait la comparer à un autre (et quel autre !) adolescent poète. Au fougueux et fugueur adolescent, « Petit Poucet rêveur » qui écrit sa légende « dans sa course » c’est-à-dire en s’enfuyant de la maison familiale, répond la jeune fille de la bourgeoisie provinciale, enfermée (comme toutes) dans la demeure familiale de Villeneuve-sur-Lot, nommée "la Solitude". C’est cette demeure, son jardin surtout, qui est le lieu de l’écriture, mais ce lieu n’est pas un lieu prison, il n’est pas le carcan bourgeois qu’aurait détesté Arthur, il devient le lieu de toute création. Sabine Sicaud a ceci de touchant qu’elle métamorphose en force ce qui pourrait être vu comme limitatif. C’est d’ailleurs le poème « La solitude », publié à titre posthume en 1958, qui ouvre l’anthologie proposée par les éditions des Véliplanchistes.


Solitude… Pour vous cela veut dire seul.

Pour moi - qui saura me comprendre ?

Cela veut dire : vert, vert dru, vivace tendre,

Vert platane, vert calycanthe, vert tilleul

[…]

Un mot vert… Qui dira la fraîcheur infinie

D’un mot couleur de sève et de source et de l’air

Qui baigne une maison depuis toujours la vôtre,

Un mot désert peut-être et desséché pour d’autres,

Mais pour soi, familier, si proche, tendre, vert

Comme un îlot, un cher îlot dans l’univers ?

(pp. 35-38)


Finalement, Arthur Rimbaud, celui des premières poésies, n’est peut-être pas si loin. Entre 1926 et 1928, qu’est-ce qu’une jeune fille de la bourgeoisie provinciale pouvait faire d’autre que de transformer l’enfermement domestique en acte de création libérateur, en « îlot » ? 

 


L’herbier 


L’anthologie proposée fait le choix de créer un herbier, joliment illustré par Gaëlle Privat et savamment préfacé par Wendy Prin-Conti. La démarche a de quoi surprendre car elle bouleverse la chronologie de l’œuvre de Sabine Sicaud et puise dans les deux recueils (celui publié du vivant de l’autrice et le recueil posthume paru en 1958).  Le choix a été fait de présenter aux lecteurs les poèmes consacrés à la nature, thème majeur de la poésie de Sabine Sicaud. On pourrait regretter que les poèmes plus sombres, ceux écrits dans la maladie et la souffrance, soient laissés de côté. Toutefois, la démarche de l’herbier impose sa lecture en prescrivant une méthode efficace. Comme dans un herbier, le lecteur se plaît à s’attacher à la fois au réalisme des descriptions poétiques minutieuses et au dépassement de celui-ci. Le jardin de Sabine Sicaud est à la fois arpenté au fil des chemins (tel est le titre de plusieurs poèmes) et des saisons et métamorphosé par l’écriture poétique qui invite à l’ailleurs.

 Ainsi, on se plaît à contempler l’éclosion du « camélia rouge » suivie minutieusement par l’œil de la poétesse :

 

Au milieu des plantes fragiles

qu’une vitre épaisse défend

plusieurs boutons pointent, fragiles,

un premier cocon vert se fend.

(p. 59)

 

La couleur rouge est d’ailleurs travaillée à plusieurs reprises par l’autrice, à la manière du peintre, et c’est cette fois à une métamorphose qu’elle nous convie dans « Vigne vierge d’automne » :

 

Et pourtant que vos mains sont tremblantes !

Leurs veines

Se rompent une à une… Tant de sang…

Et cette odeur si fade, étrange.

Ces mains qui tombent d’un air las,

Ô vigne vierge, d’un air las et comme absent,

Ces mains abandonnées…

 

(Lady Macbeth n’eut-elle pas ce geste

Après avoir frotté la tache si longtemps ?)

(p. 88)

 

Si la nature est contemplée, elle est donc aussi largement objet de méditation et de transfiguration poétique. Ainsi, Sabine Sicaud entretient un dialogue permanent avec la nature comme l’écrit Wendy Prin-Conti : « Chaque élément vit sous sa plume, prend de l’ampleur et s’impose au lecteur.  Chaque arbre, plante, fleur sont dignes d’être admirés, observés de près, compris. » (préface, p. 24).  On sent, bien sûr, le modèle hugolien des Contemplations qui souffle ici, notamment dans l’adresse à la nature, dans l’échange avec les éléments dont l’apostrophe est le signe : 

 

Ô bruyère, bruyère

Je croyais te connaître et je ne savais rien

(« La bruyère », p.77)

 

Mais contrairement à Hugo, Sabine Sicaud reste une modeste jeune fille qui connait sa place et s’il y a médiation, il n’y a rien là du poète prophète qui voudrait transmettre une vérité aux hommes. On est bien plus, effectivement, dans la démarche de l’herbier, création à la fois intimiste et de transmission. 


 

Jardin d’écrit

 

D’ailleurs, le jardin de la Solitude est bien souvent un lieu d’évasion, ouvertement vu et vécu comme propice à l’éclosion de l’imaginaire. Le microcosme est métamorphosé par l’acte d’écriture, il devient un ailleurs tour à tour exotique, féérique, anachronique, où entre le monde macrocosmique transfiguré par l’imaginaire de la poétesse comme dans « Le Cytise » :

 

Survient le vent

Et c’est une cascade lumineuse de topazes,

Un long feu d’artifice, un jet d’eau qui s’embrase,

Un quatorze juillet de mai ! Vois dans le vent,

La joie ardente du printemps !

 

Pas de canons, d’ailleurs, ni de Bastilles prises.

C’est la fête rustique du Cytise.

(p. 67)

 

Plus que décrit, la Solitude est donc un jardin d’écrit. Le très beau poème « L’heure du platane » fait d’ailleurs fusionner l’arbre lui-même avec l’objet livre dans une démarche sensorielle est métatextuelle, étonnante sous la plume d’une si jeune autrice. On ne peut en douter, il y a bien là projet d’écriture dont Sabine Sicaud est bien consciente. Pas de texte théorique chez Sabine Sicaud évidemment, mais certaines strophes laissent percer un art poétique qui fait de la transfiguration du réel un principe poétique, pleinement assumé et revendiqué :

 

Dans les pots d’argile, saignait

Leur sève épaisse, goutte à goutte…

Les premiers pins suivaient leur route.

 

Moi seule les accompagnais…

Vers quelle Espagne de miracles ?

Vers quelles sierras, quels châteaux,

Quels tabernacles ?

 

Non ne me dites pas tout haut

L’histoire des pins de la dune,

L’histoire vraie en quatre mots…

 

(« Les Pèlerins de la dune », p.106)

 

 

© Claire Tastet

 

L’herbier de Sabine Sicaud, éditions des Véliplanchistes, 2021. Édition limitée, 18 euros

URL de référence : https://editionsveliplanchistes.fr/produit/herbier-sabine-sicaud/

​​​​

***


 

Pour citer ce texte inédit​​​​​​

 

Claire Tastet, « L’herbier retrouvé de Sabine Sicaud »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 17 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/clairetastet-lherbierretrouve

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°13

13 février 2023 1 13 /02 /février /2023 16:24

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Dossier majeur | Florilège | Astres & Animaux| Revue poépolitique

 

 

​​​​​​

 

​​​​​​

​​​​​​​​​​​​

​​​

Une musique du mal

​​​​​​

 

​​

 

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

 

 

Crédit photo : Albert Maignan, "Les Voix du tocsin", 1886), Musée de Picardie (Amiens), capture d'écran de Commons.

 

 

Ce mal enraciné dans des cœurs humains

chantonne ses gloires, 

place Poutine au pouvoir

et l'Ukraine s'endort endolorie

 


 

Ce mal enraciné dans des cœurs humains

chantonne ses pouvoirs

et nos plaies de guerres s'infectent

de la peste des égocités



 

 

Ce mal enraciné dans des cœurs humains

fait son œuvre,

racle les fonds des terres et des mers,

chasse l'horizon des rêves,

casse les sublimes baies

et.. tu le sais

la mort sonne le tocsin

et le paradis bleu s'évapore

aux écumes des gaz toxiques.

 

 

© Dina Sahyouni, janvier 2023.

 

 

***

 

Pour citer cet écopoème géo politique inédit

 

Dina Sahyouni, « Une musique du mal », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 13 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/ds-unemusiquedumal

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°12

12 février 2023 7 12 /02 /février /2023 19:00

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Dossier majeur | Florilège | Astres & animaux

 

 

​​​​​​​​​​​​

​​​​​​​​​​​​

​​​​​​

Trois poèmes

 

 

 

 

​​​

 

 

 

Anne-Lise Blanchard

 

Site Officiel : https://anne-lise-blanchard.com/

 

 

 

 Crédit photo : Édouard Vuillard (1868-1940), Jeune femme lisant ou Jeanne liseuse, domaine public, Capture d'écran de Commons.1

 

 

 

 

La terre gonfle parle désir

lèvres modulent courbes avides
de sucs ambrés paroles étoilées

et le corps mâchonne le vin
du poème

 

*

 

Le pas circonscrit la temporalité 

ainsi tu
grignoteras le visible
effeuilleras les syllabes
décanteras le chant et
parole dénudée

récureras le poème

 

*

 

Le geste silencieux d’écrire
enchâsse-le dans l’humilité 

de la fougère 
l’ardeur de la centaurée 
l’éclat de rire du rhododendron

Entends la saveur du royaume
enchante la flèche de ton langage 

dans l’explosion de la nuit
l’effervescence
des grands arbres et ce feu doux qui t’irradie

 

 

 

© Anne-Lise Blanchard, poèmes inédits,

 

1. Anne-Lise Blanchard a souhaité voir la peinture en pastel de la "Liseuse au buste" d'Édouard Vuillard (1868-1940) accompagnée ses poèmes mais la revue n'a pas pu malheureusement répondre positivement à sa demande.

 

 

***

 

Pour citer ces  poèmes inédits sur la musique de la nature & celle de la poésie 

 

 

Anne-Lise Blanchard, « Trois poèmes », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 12 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/blanchard-troispoemes

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°12

9 février 2023 4 09 /02 /février /2023 14:30

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Dossier majeur | Florilège | Astres & animaux

 

 

​​​​​​​​​​​​

​​​​​​​​​​​​

​​​​​​

lumière hivernale

 

 

 

 

​​​

 

 

Poème de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Photographie par

 

Claude Menninger

 

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, "Triptyque", la photographie a été prise en forêt, image fournie par la poète.

 

 

 

 

la lumière hivernale

est si belle aujourd'hui

et pourtant que de zones d'ombre

dans ce monde qui fait trembler la terre

 

 

la magnificence de la lumière

peut-elle sécher les larmes

effacer les douleurs

qui lézardent les âmes

 

 

ni la lumière ni la poésie

ne pourront nous consoler

mais se taire c'est donner la parole

au silence et à l'indifférence

 

 

© Françoise Urban-Menninger



 

 

***

 

Pour citer ces poème & illustration inédits sur la nature en hiver & sur sa musique 

 

 

Françoise Urban-Menninger, « lumière hivernale », poème illustré par le photographe Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 9 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/fum-lumierehivernale

 

 

 

 

Mise en page par David

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°12

9 février 2023 4 09 /02 /février /2023 14:25

N°2 | REVUE ORIENTALES (O) | Lectures & Lectrices [Nouvelle rubrique]

 

 

 

 

 

 

 

 « Phronésis » de Rachida Belkacem,

 

un livre de méditation

 

 

 

 

 

 

Témoignage & photographies par

 

Arwa Ben Dhia

 

Poétesse, auteure, ingénieure, docteure en électronique

 

 

 

© ​Crédit photo : Première de couverture illustrée de l'ouvrage « Phronésis » de Rachida Belkacem, Mindset éditions, 2021.

 

 

« Des réflexions poétiques en prose pour un cheminement vers soi »

 

 

 

 

Le recueil poétique en prose « Phronésis », de Rachida Belkacem, publié chez Mindset éditions en 2021 est un cadeau de Noël que je me suis acheté en décembre 2022 (oui, j’aime me faire plaisir aux fêtes de fin d’année !), et quel meilleur cadeau pour la bibliophile doublée de la poétesse que je suis ? « Phronésis » s’est avéré être un cadeau du Ciel et une bénédiction de la Providence pour une immersion dans les eaux abyssales de mon être. 

Au début, ce qui m’a interpellée le plus était le titre : « Phronésis », un terme grec très rare et peu connu. La phronésis, « réflexion » en français, est l'acte propre de l'âme : la pensée, et l'exercice qui la constitue et la conditionne à atteindre la sagesse, la σωφροσύνη. Dans d'autres dialogues, Platon écrit que Socrate affirmait qu'avoir la phronésis signifiait être vertueux1.

Ce qui a aussi ravivé ma curiosité était la photo de couverture : une sublime illustration abstraite présentée à la manière d’un triptyque plan, réalisée par Ilham Laraki Omari.

 

 

Un bouquet de poèmes illustrés

 

L’ouvrage comprend des poèmes relativement courts mais poétiquement intenses, dont chacun est illustré par un magnifique dessin abstrait d’Ilham laraki Omari.

Le recueil invite au recueillement et au voyage à l’intérieur de soi pour être en pleine conscience du monde extérieur et d’en savourer chaque bribe, chaque instant.

J’ai pris mon temps pour lire lentement chaque poème, et le relire, afin de m’imbiber des mots de Rachida et mieux en saisir le sens.

C’est un recueil de sagesse et de philosophie où la nature et les sentiments sont très présents. On y parle d’« exploration de l’intime », d’« identités », d’« hymne au soleil », de « fragments de soi », de « rêves bruyants », de « beauté des blessures », et de « promesse du chaos », entre autres thèmes qui font rêver et incitent à la phronésis.

Les figures de style employées sont à la fois légères et élégantes. La plupart des vers sont un concentré de sagesse et de clairvoyance, tels des aphorismes, comme les vers suivants extraits du poème « Les solitudes solidaires » :

 

« Tout sourire est l’épicentre d’un paradis,

Être à la merci d’un sourire, c’est l’humanité ».

 

 

Quant aux dessins, ils sont tellement beaux qu’il m’est souvent arrivé de les toucher afin d’associer le plaisir visuel au plaisir tactile de mes doigts caressant le papier, mais aussi pour me prouver que j’existais face à cette beauté et que ce n’était pas un songe que j’étais en train de vivre…  

Les images mentales créées par les métaphores et les images picturales nous emmènent pour une odyssée poétique où les pays n’ont pas de frontières et la culture est universelle.

Ce livre, avec ses poèmes et ses illustrations, est tout simplement un musée, une prière, une lumière, un Mandala à chérir et contempler pour se recentrer sur soi et revenir à l’essentiel. Il est à lui seul une boussole sacrée pouvant nous servir de guide spirituel quand on se perd…

 

© ​Crédit photo : UnPremière de Un extrait illustré de « Phronésis » de Rachida Belkacem.

 

 

 

 

Pour vous donner encore envie de le lire, voici une triade de mes poèmes préférés  !

Il m’est très difficile de n’en choisir que trois, mais si je devais choisir une triade de poèmes favoris, je dirais que ceux qui m’ont touchée le plus sont : 

 

« CONFIDENCES AUX POÈMES », (p.79), un hommage à la poésie :

 

« La poésie qui vit en moi est silencieuse.

Elle me raconte et me parle de ces éclats lumineux du monde surgissant de certains regards.

La poésie qui vit en moi est comme ces prières,

Ces sourires d’âmes immortelles de nos ancêtres,

Elle nous parle de beauté, nous permettant de sentir

l’âme du monde en nous projetant dans le réel,

La poésie est la voix de ce monde,

Les plus belles émotions sont celles que l’on imagine,

La poésie incarnant la beauté de ce monde,

Une manière de dire à la vie : je te vois encore plus belle, car je suis la vie. » 

 

« LE SILENCE », (p. 27) :

 

« Je regarde la place se remplir de monde,

Une multitude de corps, de silhouettes et de destins.

J’accumule les visages espérant mieux les comprendre.

Je me tais pour les entendre,

Il est impératif de prendre soin de nos silences,

Et de nos cris. »

 

« SONORITÉS INTÉRIEURES », (p. 21) :

 

« J’ai caché des fleurs dans tes silences,

Ton absence me murmure intensément : rien ne dure,

Tout continue d’exister,

Il suffit d’apprendre à voir,

Je me laisse envahir par les notes de ta voix,

Un murmure fragile, chargé de vérité,

Hypnotique et onirique,

J’y crois.

Je n’ai pas le choix,

Je te porte en moi,

J’ai caché des fleurs dans tous les silences,

Elles me parlent d’éternité dans l’éphémère.

Je n’ai pas le choix,

J’y crois.»

 

 

Il n’est point étonnant qu’une poésie aussi profonde, sensible et divine émane de la belle âme qu’est Rachida Belkacem, justement décorée des Hauts insignes de Divine Académie à Paris.  

Pour l’avoir dans vos bibliothèques, « Phronésis » peut être commandé dans les librairies françaises, sur le site officiel de la maison d’édition française Mindset Éditions et sur les sites : Amazon et La Fnac

 

Retour d’une lectrice poétesse

 

 

1. Source Wikipedia

 

 

© ​Crédit photo : La poétesse Arwa Ben Dhia lisant le recueil « Phronésis » de Rachida Belkacem, Mindset éditions, 2021.

 

 

Biographie : 

 

Arwa BEN DHIA est poétesse en différentes langues et auteure de plusieurs ouvrages. De formation ingénieure télécoms et docteure en électronique, elle exerce aujourd'hui le métier d'ingénieure brevets au sein d'un cabinet de Conseils en PI parisien.

 

 

_______

 

 

Pour citer ces photographies & texte inédits

 

Arwa Ben Dhia (texte & images), « "Phronésis" de Rachida Belkacem, un livre de méditation », Revue Orientales, « Les voyageuses & leurs voyages réels & fictifs », n°2, volume 1, mis en ligne le 9 février 2023. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no2/arwabendhia-phronesis

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

© Tous droits réservés

Retour au sommaire du N°2

Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une

  • Sur une corde raide
    Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossier majeur | Florilège | Revue politique Sur une corde raide Ensemble de poèmes par Martine L. Jacquot Poète, romancière, nouvelliste...
  • Sous le soleil des œuvres de femmes
    Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Créations poétiques Sous le soleil...
  • Biographie de Armenida QYQJA
    Biographie & publications disponibles numériquement Armenida QYQJA Poète & auteure polyglotte Est une auteure albano-canadienne. Sa poésie explore souvent l'amour, l'identité, l'exil et la guerre. Née à Tirana, en Albanie, en 1977, elle a immigré au Canada...
  • Communiqué de presse dédié à la poétesse Najwa Benchebab
    Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Métiers du livre | Presse, média, femmes genre & poésie | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia &...
  • J’entreprends d’étirer mon cœur, poèmes d’Odile Bischoff. Recueil paru aux Éditions Astérion
    Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Critique & réception J’entreprends d’étirer mon cœur, poèmes d’Odile Bischoff. Recueil paru aux Éditions Astérion Réception & photographies...
  • 2026 | Le Prix International de Poésie pour l'ensemble de son Œuvre
    Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix Poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 8 Avril | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International de Poésie pour l'ensemble...
  • 2026 | Le Prix International de Mécènes... 
    Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix Poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 8 Avril | REVUE MATRIMOINE 2026 | Le Prix International de Mécènes de la Poésie de...
  • 2026 | Le Prix International de Spécialiste de Poésie...
    Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix Poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 8 Avril | Revue Matrimoine | Poeticiennes ou théoriciennes de la poésie 2026 | Le...
  • 2026 | Le Prix International de Poésie Audiovisuelle...
    II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix Poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 8 Avril | Revue Matrimoine | Poésie & arts audiovisuels / Poésie audiovisuelle 2026 | Le Prix International...
  • ​2026 | Le Prix International de Poésie Lyrique...
    Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix Poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 8 Avril | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International de Poésie Lyrique de l'Académie...