Crédit photo : Photographie des Afghanes en 1927, Wikimedia, Commons.
L'association SIÉFÉGP vous propose de vous insurger poétiquement contre la situation désastreuse des femmes & filles en 2021 par le biais de son appel à poèmes féministes en vers ou prose, en format audio, vidéo ou visuel pour dénoncer le sort réservé aux afghanes, libanaises, syriennes, réfugiées...
Pour faire entendre nos voix luttant contre les catastrophes qui touchent les filles & femmes, on vous remercie de participer à cet événement poétique par l'envoi d'un poème ou deux par poète (femme, homme, autre) et avec une biographie brève à contactlppdm@pandesmuses.fr du 30 août au 20 septembre 20 octobre 2021. La publication numérique de l'événement se fait dans la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES. Les illustrations des artistes sont souhaitées. À partir de la participation de 25 poètes, la SIÉFÉGP peut envisager une parution livresque de son événement.
Nombre des illustrations par artiste : 2 (et celle acceptée pour la couverture de l'événement poépolitique si c'est votre cas). 10 pour les artistes membres de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES ou qui collaborent très régulièrement avec la presse de l'association SIÉFÉGP.
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Pour citer cet avis
SIÉFÉGP, « Justice pour elles ! Appel féministe », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 24 août 2021. Url :
Les littératures francophones décolonialisent leurs expressions, diversalisent leurs créations et s’affranchissent irrévocablement des validations métropolitaines. Ces littératures se libèrent enfin de leurs ghettoïsations historiques, géographiques, ethniques. L’ère de l’universalisme unilatéral, de la tutelle pyramidale, du contrôle moral, imposés par l’Occident, est définitivement révolue. La francophonie se déploie désormais dans la pluralité exemplaire, dans la transversalité interculturelle, dans le diversalisme multipolaire. La négritude et les académismes postcoloniaux, perçus comme des concurrences déloyales au monopole civilisationnel européen, se sont fossilisés dans leur posture défensive, victimaire, conflictuelle. La négritude, en profonde connivence œdipienne avec l’esprit colonial, a entretenu, tant qu’elle a pu, la guerre des mémoires en oubliant de fertiliser le patrimoine culturel commun, édifié par les génies libres de tous les bords.
Les écrivains francophones, délivrés des cadènes paternalistes, ne cherchent plus la reconnaissance dans les prix littéraires, dans les gratifications honorifiques, dans les médailles républicaines. Ils ne sollicitent plus la caution mandarinale pour écrire. Ils existent substantiellement, pleinement, totalement par leurs œuvres, et uniquement par leurs œuvres. Ils créent dans l’effervescence présente, la postérité les indiffère, la nostalgie les désespère. La langue française n’est plus leur butin de guerre, elle est leur matrice nourricière. Ils ne se singularisent plus par leur terre natale, le génie créatif est leur seule boussole. Ils n’ont d’autre étendard que la littérature. Leur palette singulière n’a d’autre fin que l’enrichissement de la mosaïque humaine. Leur écriture subversive transgresse allègrement les normes syntaxiques, culbute les règles rhétoriques, ballote les protocoles sémantiques, explose les codes prescrits, les cadres admis et tous les ordres établis.
Les littératures francophones sont diversitaires par essence et vitale nécessité. Elles butinent inlassablement les mondes imaginaires, les ressources mythiques, les brassages linguistiques, partout où ils se manifestent, sans se préoccuper des bienséances académiques. Elles s’alimentent de leur complexité organique. Elles s’approprient tous azimuts leurs contradictions, leurs paradoxes, leurs énergies contraires. Elles remontent sans cesse les fleuves de l’intranquillité sans larguer les amarres. Elles ensemencent sur les rivages impossibles les fleurs sauvages de leur perpétuelle régénérescence. Elles pulvérisent dans leur ardeur intempestive les fantômes du passé et les démons du futur. Elles guettent l’imprévisible dans l’indiscernable métaphore, plantent sur terre incertaine leur ténébreux sémaphore et se moquent sans déférence des notoriétés serviles. Elles métamorphosent leurs violences intimes en émotions curatives et bousculent, sans y prendre garde, les plumes vertueuses et les vestales respectueuses.
Les littératures francophones n’ont d’autres frontières que leur indéfinissable espace imaginaire. Elles tournent en dérision leurs propres remous contestataires. Elles multiplient leurs éclats sans s’enfermer dans des écoles. Tantôt clairières dans les forêts tropicales, tantôt oasis dans les ergs inaccessibles, tantôt geysers dans les glaces nordiques, elles échappent, aussitôt prises sous les projecteurs, aux doctes publicistes et au marketing culturel. Elles dissolvent leur improbable identité dans leur altérité diffuse, brouillent les pistes dans leur extériorité intrusive et ne reconnaissent comme miroirs que leurs dépassements critiques. Elles fraient leurs chemins dans les périphéries buissonnières, s’intemporalisent dans une postmodernité aventurière, et brandissent leurs métissages linguistiques et leurs hybridations stylistiques comme bannières planétaires.
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Pour citer ce texte
Mustapha Saha (manifeste & photographie inédits), « Manifeste des littératures francophones », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 24 août 2021. Url :
Poéticienne, éditrice, lyreuse & fondatrice de la SIÉFÉGP
En mémoire de
Nadia Anjuman & Meena Keshwar Kamal
Crédit photo :Meena Keshwar Kamal, founder of RAWA, speaking in 1982, Commons.
Vivre dans ce monde est un défi,
un défi fait de pleurs et rires,
Fait de l'absurdité des humains
—et de leur prétendu destin —
qui courent, courent à leur perte
qui coulent, coulent et font couler les autres dans leur naufrage.
Résistez, résistez, résistez.
Restez proches du ciel, fières et lionnes.
Le cœur pleure,
les yeux hagards,
les mains cherchent désespérément un radeau de secours
Ils vous tuent dans le velours
des mots de la paix.
Ils attendent quoi et qui pour agir
les cris des malheureux ne crèvent-ils pas leurs cœurs !?
enfants, femmes, hommes délaissés en plein désert
aux dards des scorpions amers.
Crie, crie, crie encore
déchire le voile du silence
crie, crie, crie aux quatre vents
et de la tombe à ciel ouvert
où l'on entasse des milliers de souffrants,
Compte, oui, compte nos mortes que tout le monde déplore.. encore
les assassins peuplent la terre,
Crie, crie, oui crie,
quelle guerre ?! quelle querre ?!
les assassins et les lâches peuplent la terre
Devenue une femme âgée, austère
Gaïa se retire, gigote, crie, prie,
se met souvent en colère,
elle est en furie, en furie, elle erre...
les femmes souffrent déjà
les filles souffrent encore
sous le joug des talibans
et les hommes courent désespérément
accablés de douleurs, de désespoirs
au pays des bazars, ils tuent les bizarres
l'incommensurable douleur m'envahit belles sœurettes, rebelles délaissées sans secours,
Résistez, résistez au velours
de leur destin rouge de vos sangs.
Afghanes, Libanaises, Syriennes, Yézidies, Maliennes...et toutes les autres de ce monde rendu immonde
par la candeur infâme des lâches,
et les vacarmes absurdes
des sans pitié, ni amitié
piqués de curiosité malsaine,
voire obscène de vous faire taire.
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Pour citer ce poème féministe, engagé & militant
Dina Sahyouni, « Incommensurable douleur », poème féministe militant & inédit sur le retour des talibans en Afghanistan, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10| Automne 2021 « Célébrations » & Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 16 août 2021. Url :
Vanessa LABRUYÈRE est une jeune femme de 35 ans native du Lot-et-Garonne et vivant à Cahors. Son univers littéraire est à la fois historique et fantastique.
Passionnée d'écriture depuis son enfance, elle écrit principalement des poèmes et se lance également dans les romans.
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Pour citer cet écopoème engagé & ce travestissement poétique en Gaïa
Vanessa Labruyère, « Sans pitié », écopoème inédit sur le réchauffement climatique, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10| Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 11 août 2021. Url :
La France a fait partie des quatorze pays présents à la 4ème Foire latino-américaine du Livre de Carthagène des Indes en Colombie, dirigée par Walter Caicedo qui m’a demandé de mettre à l’honneur les poètes français et c’est avec plaisir que j’ai présenté les neuf auteurs des Éditions du Cygne dirigées par Patrice Kanozsai, qui se donne à fond pour la poésie d’ici et d’ailleurs. Le Festival qui s’est tenu en virtuel du 21 au 25 juillet 2021 a été suivi le 23 juillet, jour de notre intervention, par 2065 spectateurs.
Les auteurs en présence virtuelle étaient dans l’ordre suivant :
Pascal BOULANGER, Sophie BRASSART, Irène DUBOEUF, Francis GONNET, Ingrid CALDERÓN-COLLINS, Juan CÀRDENAS, Flavia COSMAS, Berta Lucía ESTRADA ESTRADA, María de los Ángeles PRIETO MARÍN et votre servante Maggy DE COSTER, l’animatrice qui a animé en français et en espagnol.
Si la proximité n’existe que dans l’écart
Chaque ici séjourne
Dans le lointain.
Seul et jamais seul
Dans le trait que laisse le retrait ;
Amour comme
Surprise de l’événement.
Le surcroît qui ne peut être demandé
Répond pourtant à un désir.
Science des couleurs & des sons
Qu’est l’absence quand le cœur au secret
Acquiesce à la beauté ;
Bouche belle d’un baiser
Sous l’œil peint d’eau pure.
Pascal Boulanger
(Poème issu de « L’intime dense », Éditions du Cygne, 2021)
**
Lo íntimo profundo
Si la cercanía existe sólo en la brecha
Cada una aquí permanece
En la lejanía
Solo y nunca solo
En el trazo que deja la retirada;
Amor como
Sorpresa del acontecimiento.
El excedente que no se puede pedir
Sin embargo, responde a un deseo.
Ciencia de colores y sonidos
¿Qué es la ausencia cuando el corazón en secreto
Asiente a la belleza?;
Hermosa boca con un beso
Bajo del ojo pintado con agua pura.
Pascal Boulanger
(Poema traducido por francés por Maggy De Coster).
Couture de l'eau, longtemps.
Corps parchemin
Lac noir que caressent des repos
que dénouent les parfums
Femme relative
qui exore ou bien fume
Tâches quotidiennes, rideau sonore des noms
dans la profusion du malheur
qui tenait l'équilibre
Ensuite vient l'empreinte des fleurs
celle de l'eau dans l'eau
de mes lèvres très sanguines
Sophie Brassart
(Poème issu de : « Je vais à la mesure du ciel », Éditions du Cygne, 2021)
**
Voy al compás del cielo
Costuras de agua, largo tiempo.
Cuerpo pergamino
Lago negro acariciado por descansos
Desatados por los perfumes
Mujer relativa
quien implora o fuma
Tareas diarias, cortina sonora de los nombres
en la profusión de la desgracia
que mantuvo el equilibrio
Luego viene la huella de las flores
la del agua en el agua
de mis labios muy ensangrentados
Sophie Brassart
(Poema traducido por francés por Maggy De Coster)
IMPROMPTUS
V
Invisible et présente la mort
attend derrière la porte
j’ouvre la fenêtre
la vie explose
la bouche offerte
aux baisers des nuages
j’embrasse le vent
le long des rues désertes
le temps poursuit son cours
dans un silence de fleurs et d’oiseaux.
VI
Exilée dans mon corps
la pensée égarée par le toucher de l’ange
je vis le prodige de l’instant qui scintille.
Pourquoi tant de couleurs
et l’horizon muet ?
Fossoyeur, l’air ne dit mot.
Irène Duboeuf
(Poème issu de « Un rivage qui embrase le jour », Les Editions du Cygne 2021)
IMPROMPTO
V
Invisible y presente la muerte
espera detrás de la puerta
Abro la ventana
la vida explota
boca ofrecida
a los besos de las nubes
beso el viento
por las calles desiertas
el tiempo sigue su curso
en un silencio de flores y pájaros.
VI
Exiliada en mi cuerpo
el pensamiento extraviado por el toque del ángel
Vi el prodigio del instante que centellea.
¿Por qué tantos colores?
y el horizonte mudo?
Sepulturero, el aire no dice nada.
Irène Duboeuf
(Poema, traducido por francés por Maggy De Coster)
Laisse-moi prononcer les silences qui m’unissent à la nuit,
que suinte l’encre de ma mémoire.
Bord à bord, se cousent les aplats de la route,
jaune soufre de nos rires,
gris perlé de nos larmes.
Les rides racontent chaque pierre que le regard dépasse.
J’aime tes pas pour ton empreinte,
tes paroles pour ton souffle,
le noir,
pour y saisir ta flamme.
Francis Gonnet
(Poème issu de : « Clarté naissante », Éditions du Cygne, 2020)
**
Déjame pronunciar los silencios que me unen con la noche,
que rezuma la tinta de mi memoria.
Borde a borde, se cosen las áreas planas de la carretera,
amarillo azufre de nuestras risas,
gris perlado de nuestras lágrimas.
Las arrugas cuentan cada piedra que la mirada trasciende.
Extrait de : Raconte-moi les pluies, Éditions du Cygne - 2016
La cloche de l’église venait de sonner deux heures. Elle tintait, se mélangeait au murmure constant des passants qui se dispersaient vers les ruelles grimpant dans les collines.
Comment avait-elle su ? Comment avait-elle deviné que c’était lui, cette silhouette au loin, assise à une des terrasses ? Peut-être parce qu’il était plus grand que les hommes du pays, et parce qu’il avait la peau blanche. Il y avait aussi le rythme de ses pas, lorsqu’il avait quitté le café. Des enjambées rapides, alors que personne ne se pressait à Dolores. Il détonnait dans la cohue des démarches tranquilles. Il dépassait les marchands aux lourds fardeaux, les femmes qui s’arrêtaient pour parler à une connaissance ou à un vendeur ambulant.
Était-ce la foule qui l’avait poussée vers cet homme ? Peu importe : elle le suivit et c’est à ce moment-là que cette histoire a commencé. Il emprunta une rue, à côté d’un restaurant. Elle marchait derrière lui dans le dédale des rues qui devenaient souvent venelles, parfois voies apparemment sans issue. Elle adoptait son rythme, courait par moments, le perdait parfois à un tournant. Aveuglée par le soleil, elle ne le voyait plus, alors que la silhouette était toujours là, même si elle s’estompait pour épouser le décor lassant à force d’être beau. La beauté pure finit par fatiguer, c’est connu. Les ruelles montaient raides, et Charlotte dut ralentir alors que l’homme continuait sa marche.
{...}
L’homme que Charlotte suivait avait l’allure des félins qui se cachaient des humains, dans les collines. Il jeta un regard à droite, à gauche, puis sur elle. Prise par surprise, elle s’est arrêtée, baissa les yeux. »
Traducción de Luis E. Prieto y Ana María Rueda
*
Cuéntame las lluvias
La campana de la iglesia sonó dos veces. Vibraba con un timbre desafinado que se mezcló con el murmullo de los transeúntes dispersos en los callejones que subían hacia los cerros.
¿Cómo lo supo? ¿Cómo adivinó que la silueta sentada en una de las terrazas era él? Tal vez porque era más alto que los lugareños y porque tenía la piel blanca. También por el ritmo de sus pasos al salir del café. Pasos rápidos, cuando en Dolores nadie se apuraba. Llamaba la atención en medio de la multitud tranquila. Se distinguía entre los comerciantes con pesadas cargas y las mujeres que se detenían a hablar con algún conocido o con un vendedor ambulante.
¿Fue acaso la multitud quien la empujó hacia ese hombre? Poco importa: ella lo siguió y fue entonces cuando todo comenzó. Tomó una calle al lado de un restaurante. Caminaba detrás de él a través del laberinto de calles que a menudo se convertían en callejones, a veces sin salida. Adoptó su ritmo, corrió por momentos, lo perdió en alguna esquina. Cegada por el sol, lo llegó a perder de vista, pues la figura se desvanecía para fundirse en el paisaje que de tan hermoso llegaba a cansar. Todos saben que la belleza pura acaba por aburrir. Las callejuelas se volvieron abruptas y Charlotte tuvo que ir más despacio mientras el hombre continuaba caminando.
[...]
El hombre al que Charlotte seguía se asemejaba a los grandes felinos que se escondían de los humanos en las colinas. Él lanzó una mirada a la derecha, a la izquierda y luego sobre ella. Viéndose sorprendida, ella se detuvo y bajó la mirada.
María de los Ángeles Prieto Marín
(« Raconte-moi les pluies », Les Éditions du Cygne, 2016).
INÉQUATION
Une phrase inachevée
Sur un papier plié en quatre
Á la croisée des chemins
C’est la sentence de l’être égaré
Fissuré de part en part
*
Les jours entachés
De l’impact d’un fléau mondial
Étirent les distances physiques
Accaparent les tissus effilochés de l’être
Déchirent les pans d’un soi fragile
De râles enrobé jusqu’à l’embouchure du Styx
*
Quand les ténèbres étreignent les rêves
Insérés dans les viscères du matin
L’espoir s’évanouit dans les couloirs de l’incertitude
Les portes du reposoir sont fermées aux pèlerins harassés
Et l’abîme s’ouvre devant eux comme un dernier refuge
*
Dans les plis de l’univers
Se cachent tant d’énigmes
Que le vent n’a pas su dissiper
Il nous reste encore à démêler
Les écheveaux de nos inconséquences
Maggy De Coster, « À fleur de Mots » , Les Éditions du Cygne, 2021.
Inecuación
Una oración inacabada
En un papel doblado en cuatro
A las encrucijadas de los caminos
Es la sentencia del ser extraviado. Agrietado de lado a lado
*
Los días manchados
Del impacto de una plaga mundial
Estiran las distancias físicas
Acaparan los tejidos deshilachados del ser
Rasgan los paños de “un yo” frágil
De estertores envuelto hasta la desembocadura de la laguna Estigia
*
Cuando la oscuridad abraza los sueños
Insertados en las vísceras de la mañana.
La esperanza se desvanece en los pasillos de la incertidumbre
Las puertas del reposadero están cerradas a los peregrinos agobiados
Y el abismo se abre delante de ellos como un último refugio
*
En los pliegues del universo
Se esconden tantos enigmas
Que el viento no ha sabido disipar
Todavía tenemos que desenredar
Las madejas de nuestras inconsecuencias
Maggy De Coster, « À fleur de Mots », Les Éditions du Cygne, 2021, (autotraducción).
Maggy de Coster (extraits traduits par), « La poésie française contemporaine à Carthagène des Indes en Colombie», Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10| Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 4 août 2021. Url :
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International Poésie de l'Académie Claudine...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International de Poésie Féministe de l'Académie...