17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 10:53

 

REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Dossier & N° 10 | Célébrations | Entretien artistique & Féministe | Réflexions féministes sur l'actualité | Revue culturelle d'Afrique & d'Orient

 

 

 

 

 

 

 

La situation de la femme noire dans 

 

le domaine artistique au Maghreb :

 

l’expérience de la peintre tunisienne

 

Youssra Chouchène

 

 

 

 

 

 

​​

Propos recueillis par

 

Rym Gamanda

 

Chercheuse en littérature africaine francophone subsaharienne

Membre d’APELA & Doctorante à l'Université de Sfax (Tunisie)

 

 

Entrevue-enquête avec l'artiste

 

Youssra Chouchène

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Introduction

 

 

​​​​​© Crédit photo : Youssra Chouchène, œuvre représentant une orientale noire, peinture. 

 

 

 

 

Un monde malaisé et une situation sanitaire déséquilibrée au cours de ces deux dernières années continuent à semer l’inquiétude, le scepticisme et le doute dans les esprits des terriens. Un retour à soi et une attention accordée à l’autre semblent devenir non seulement un refuge mais aussi un besoin immédiat. Les êtres humains se trouvent dans l'urgence d’interroger la nature de leurs rapports à l’autre et d’évaluer le degré de la mise en pratique des valeurs humaines et morales comme la justice, l’égalité et la solidarité. Les vagues de contestation soulevées dans plusieurs pays aux quatre coins du monde ont mis le point d’orgue sur la subsistance d’une violence plurielle et protéiforme qui a poussé des groupes à crier gare et à stigmatiser des comportements déplorables exercés à leurs égards. En Tunisie, la femme maghrébine noire revendique son intégration sociale et condamne le racisme et l’iniquité. 

 

Dans ce contexte, nous avons choisi d'interroger la situation de la jeune femme magrébine noire dans un domaine qui a toujours donné l’impression d’être le plus humain des domaines et des secteurs à savoir le domaine artistique dans le contexte maghrébin. Pour bien illustrer notre idée, nous avons choisi d’accorder notre attention au parcours de l’artiste Youssra Chouchène. En effet, cette talentueuse peintre noire est tunisienne. Originaire de Djerba, l’île des rêves qui a nourri son inspiration et sa créativité, elle a participé à de nombreuses expositions artistiques à l’échelle nationale et internationale. Elle a également contribué à plusieurs concours au cours desquels elle a remporté les premiers prix, comme le concours de Nasa Challenge et le concours Euro-méditerranéen.  La passion pour le Design de produits industriels a poussé la jeune Yousra à en faire son métier pour creuser son chemin dans l’art et pour concrétiser ses ambitions et ses rêves de toujours. Tout cela n’a fait qu’aiguiser sa sensibilité pour la peinture.

 

Ses créations artistiques sont d’une grande expressivité et d’une profonde sensibilité. Elles captent l’œil et accrochent le regard par leur contenu vibrant et réaliste qui affiche une forte prédilection pour le portrait des femmes de sa communauté et de son pays en mettant en valeur l’héritage berbère, la chaleur émotionnelle et orientale et les paysages multicolores et lumineuses. Les traits physiologiques des portraits féminins peints par l'artiste expriment aussi méticuleusement l'amertume, l'insatisfaction et l'indignation de la femme dans le monde arabe en mettant l'accent sur "l'orientale" noire, victime jusque-là d'une condition défavorable et injuste (patriarcat, sexisme, racisme, phallocratie…) Et la problématique qui s’impose par elle-même en faisant un tour autour de ses toiles consiste à s’interroger si on a affaire, dans ses tableaux à la peinture d'une autobiographie féminine orientale et maghrébine noire. Ceci vient de l’impression qu’on a dès le premier contact avec ses toiles. Ainsi, ces dernières racontent-elles des bribes de l'histoire de cette catégorie de femmes. Diplômée de l’Institut Supérieur des Beaux Arts, elle a accepté de répondre volontiers à nos quelques questions qui interrogent son parcours et sa situation en tant qu’artiste noire dans son pays arabo-musulman : la Tunisie.

 

 

 

Entretien

 

 

 

 

1 Nous avons remarqué la prégnance des femmes dans vos toiles, des femmes dans plusieurs et différents états ayant souvent des humeurs contradictoires : des femmes souriantes, des femmes danseuses, des femmes travailleuses et même des femmes qui crient et qui pleurent. Mais ce qui a attiré notre attention, c’est l’omniprésence de la femme noire qui occupe vos tableaux d’une façon marquante. Pourriez-vous nous expliquer les raisons de cet intérêt et de cette prédilection pour les portraits des femmes et surtout la femme noire ?

 

 

Y.C Tout d’abord, je voudrais vous remercier infiniment de m’avoir accordée cette chance de me présenter en tant qu’Artiste Tunisienne Noire qui a toujours préféré s’exprimer dans un langage artistique, pictural et symbolique qu’elle trouve le plus capable de transmettre ses idées et ses sentiments.

En réponse à votre question, je dirais que la femme c’est tout simplement moi; la femme Tunisienne en particulier et la femme Maghrébine et Africaine en général qui est aussi, encore et toujours moi. Cette femme exceptionnelle à qui j’ai voulu accorder une place centrale dans mes tableaux, est la reine de mes tableaux !

La femme noire, c’est moi en grand « M », non seulement dans ma « tunisianité » mais aussi et surtout dans mon africanité ! Des toiles comme « The scream », « Silence » ou « La danseuse » rendent hommage à la femme noire mais elles mettent aussi en lumière des fragments de son vécu, des épisodes ou des « petites histoires » de sa vie quotidienne et des états d’âme de cette femme de couleur à qui on manquait d’accorder l’attention nécessaire et la considération qu’elle mérite d’avoir dans sa propre patrie et sur sa propre terre. C’est un passage en revue, une invitation à venir voir ce qu’elle endure et c’est surtout un instant de partage de ce qu’elle ressent au quotidien et de ce qu’elle peut encore faire et réaliser malgré tout. 

 

 

​​​​​© Crédit photo : Youssra Chouchène, œuvre artistique représentant une orientale noire, no 1.

 

 

2 Oui tout à fait ! Nous avons remarqué que la femme Noire dans vos toiles semble insatisfaite et souvent malheureuse ! Elle semble associer inquiétude et tristesse. D’où provient cette mélancolie intrigante qui la submerge ? Quelles en sont les causes principales ?

 

 

Y.C Mes créations prennent les couleurs de mes humeurs et mes femmes peintes disent ma crainte de l'avenir, mes inquiétudes et mon insatisfaction actuelle face à ma situation en tant que femme noire dans mon pays. L’insatisfaction donne naissance à la contestation  qui est la raison d’être de mes œuvres.  

 

 

3 Peut-on dire dans ce cas que vous êtes engagée à prendre, à travers la peinture, une position contestataire contre des pratiques qui vous déplaisent comme la discrimination par exemple ? Pour vous, l’art est-il une arme efficace pour défendre une cause notamment la cause noire ?

 

YC Pour moi, la cause noire est principale mais mon engagement par et pour l’art couvre d’autres causes également.

Mon grand souci était de pouvoir exprimer le refus de l’exclusion dont la femme noire se sent victime dans sa vie quotidienne et professionnelle. Par la peinture, j’ai voulu stigmatiser les injustices, le racisme sous toutes ses formes et coutures et la ségrégation patente et latente. J’ai voulu mettre à nu des facettes d’un mal qui gangrène encore mon pays en 2021 à savoir la discrimination raciale. Je peux même ajouter que j’ai voulu défendre le procès des personnes défavorisées, les « sans-voix » et toutes celles et tous ceux qui ont un jour été victimes de l’iniquité.

 

 

4 À l’optique de tout ce que vous venez de dire, il y a aussi un point commun qui rassemblerait toutes vos femmes. Elles semblent être en état d’attente perpétuelle. Aspirent-elles à un avenir meilleur ?

 

YC Mes femmes, sont comme moi, dans l’attente d’un avenir incertain. Elles sont sceptiques et l’état de doute leur est constant. Une panoplie d’interrogations bourdonne dans leurs esprits. Elles cherchent toujours le pourquoi des choses et la raison suprême de leur place subalterne qui contredit leur humanité et leur intellectualité.

 

 

 

5 Je comprends parfaitement votre inquiétude mais je pense aussi qu’il y a une lueur d’espoir voire une lumière qui jaillit de l’ombre ? Parmi vos toiles, je me rappelle très bien de la femme noire qui danse et je pense que c’est la parfaite illustration de l’hymne à la joie et à la vie. Est-ce une invitation à être optimiste ?

 

 

YC  J’ai toujours été contre la capitulation. Ne jamais baisser les bras est mon slogan existentiel. Malgré les difficultés que j’ai rencontrées dans ma vie, j’ai toujours préféré garder le sourire et préserver mon esprit jovial. Dans mes œuvres, les couleurs ternes sont toujours traversées par des couleurs-lumières par quoi je voulais transmettre l’idée que la joie et l’espoir seront toujours des forces défiantes qui nous permettront de surmonter tous les malheurs du monde et que l’optimisme est une facette du combat et de résilience.

 

 

 

6 Vous dites « pour moi, la peinture est une fenêtre sur la vie. Elle exprime non seulement ce que je ressens mais elle est également mon porte-parole. C’est un miroir qui reflète mon image sous un autre angle. »

Dans quelle mesure, la peinture présente-t-elle pour vous un moyen d’extériorisation de votre intériorité et un reflet de votre intimité profonde ? Peut-on dire que l’art constitue une thérapie qui vous permettrait de mettre à nu un mal vécu ou une peine sentie ? 

 

 

YC Pour moi, les portraits que je peins ne sont pas seulement de simples dessins mais surtout mes compagnons éternels, mes amis et mes confidents à qui je raconte mes secrets les plus enfouis. Ce sont aussi des traces et des témoins d’un parcours turbulent et pluriel. Chaque ligne, chaque touche et chaque couleur contient une histoire ou une épreuve vécue ou endurée. Mes toiles sont aussi la langue avec laquelle j’essaye de communiquer avec le monde extérieur, d’inscrire ma vision du monde et d’exprimer mes opinions. Prendre mes crayons et mes couleurs équivaut, pour moi, au fait de rompre le silence, de dire les choses sans réserve et sans retenue, de libérer mes mois enchaînés et de me sentir affranchie. C’est ainsi que je pratique comme vous l’avez bien dit, ma propre thérapie.

 

 

 

7 Parmi les portraits que vous avez dessinés, pourriez-vous nous choisir un qui semble vous représenter le plus parfaitement ? Et quelles étaient les circonstances qui ont donné sa naissance ?

 

YC « Silence » est le portrait le plus cher à mon cœur. C’est un tableau en noir et blanc, qui expose une femme noire en état de détresse. Les yeux embués de larmes qui coulent et qui couvrent le visage entier. La femme est imprégnée par son silence intrigant et le regard morose traduit une tristesse mêlée à la déception. J’ai peint ce tableau pour tracer mon expérience douloureuse quand j’étais responsable de design de produits industriels dans une entreprise. Là-bas et en tant que travailleuse salariée, j’étais victime d’injustice et d’humiliation à plusieurs reprises de la part de mon patron. Le jour même de la réalisation de ce portrait (qui n’était que l’effet de cette injustice tragiquement éprouvée), j’ai revendiqué mon droit d’êtredignement payée comme mes collègues de travail. Mon directeur a refusé d’augmenter mon salaire et de me mettre dans le même pied d’égalité avec les autres employés. Sa réaction qui était accompagnée d’un ton dédaigneux et moqueurm’a beaucoup bouleversée et je me suis rendue compte du tragique de ma situation en tant que jeune femme noire qui a opté pour l’art de design comme noble métier et moyen d’expression. 

 

 

 

8 Selon vos propos et votre expérience racontée, la femme noire artiste avance dans des conditions défavorables et difficiles et elle occupe une place seconde et subalterne malgré ses atouts intellectuels. Est-elleétrangère dans son propre pays ?

 

 

YC Effectivement ! Dans l’entreprise où j’ai travaillé un bon moment, j’ai eu toujours l’impression d’occuper une position inférieure. Consciente des efforts que j’ai fournis, de mon assiduité et de mon sérieux au travail, je me suis toujours demandée pourquoi cette iniquité exercée à mon égard et pourquoi me priver de mon droit d’une rémunération méritée surtout qu’on adossait des tâches qui débordaient ma spécialité de désigner ?! Je faisais presque tout. J’étais obligée de garder le silence, faute de moyens et par crainte d’être exclue de mon travail ; moi qui appartiens à une classe très moyenne. J’ai travaillé sous la pression du harcèlement moral et de la violence verbale exercées par « mon maître » du travail.

 

 

9 Vous nous avez parlé d’une expérience difficultueuse qui nous a donné un aperçu sur votre parcours professionnel sulfureux. Le domaine artistique semble être un univers difficilement accessible à la femme noire tunisienne et un univers où elle se trouve exposée à plusieurs embûches et à de dures épreuves. Qu’en est-il de votre parcours académique ?

 

 

YC [sourire] Il n’était pas très différentde mon parcours professionnel. [Après un silence plus ou moins long] Je vais vous raconter une anecdote ! Originaire de Djerba, j’ai dû me déplacer à une autre ville pour poursuivre mes études supérieures. J’ai déposé mon dossier de candidature et au fond de moi, j’étais presque sûre d’être acceptée vu la moyenne considérable et le bon scoreque j’avais. À ma grande surprise, ma candidature a été refusée sans raison convaincante sachant que des candidats qui avaient des moyennes inférieures à la mienne ont été acceptés. Je ne vous cache pas que cela m’a beaucoup vexée mais j’ai fini par réussir à accéder à cet institutgrâce au soutien d’une amie à moi. Et depuis, j’aidécidé de travailler jour et nuit pour prouver au directeur qui m’a exclue au début de l’année, que j’étais digne d’être là et qu’une femme noire ne manque pas d’esprit, de créativité artistique et de talent non plus surtout pour réussir et pour y arriver. Par mes propres efforts et par la grâce de Dieu, j’étais la première de ma promotion dans ce même institut. 

 

 

10 L’injustice vous a suivie dans les différentes étapes de votre parcours mais vous avez toujours fait preuve de courage, de persévérance et de résilience.  Pourquoi avez-vous souvent préféré garder le silence et réagir avec le travail et l’action ?

 

 

YC Mes toiles étaient mes réactions, mes prises de positions, mes cris de révolte et mes contestations. Par exemple, mon tableau TheScream incarne beaucoup ce retour réactionnaire, le cri sorti de la bouche de cette femme noire est un cri d’indignation et d’un « C’est Assez ! » et d’un « It’sEnough ! » dégagés de plus profond de l’âme. Je me rappelle très bien que ce tableau était dessiné sous le choc lors d’un cambriolage dont j’ai été victime à la ville de Sousse et personne n’a voulu me soutenir ou m’aider quand l’incident s’est passé. Je me suis retrouvée seule face à mes agresseurs et je me suis retrouvée seule à affronter le mal et la violence. J’ai crié à haute voix mais personne n’a voulu m’écouter ou me soutenir.

 

 

 

​​​​​© Crédit photo : Youssra Chouchène, œuvre artistique représentant une orientale noire, no 2. 

 

 

11  C’est vraiment dur ce que vous avez malheureusement vécu mais je vous félicite pour votre polyvalence et belle énergie qui sont toujours là. C’est vrai que vous exprimez votre contestation non seulement à travers des toiles de peinture mais vous pratiquez aussi la photographie et le maquillage artistique puisque vous créez de votre propre visage et de votre propre corps des tableaux d’art pour exprimer vos attitudes et pour transmettre des messages d’une femme insurgée contre le racisme, l’injustice et la misogynie ; ces fléaux desquels vous avez tant soufferts. Pour vous, le maquillage artistique est-il une autre facette de militantisme ou un talent de plus qui s’ajoute à plusieurs de vos bijoux et trésors distingués et uniques ?

 

 

YC Des incidents qui se passent partout et quotidiennement révèlent le mal et le côté monstrueux de certaines personnes qui font perdre l’équilibre et la stabilité aux quatre coins du monde. L’affaire Georges Floyd aux États-Unis a secoué la planète entière. C’était horrible ! « I can’tbreath » ; est un cri d’étouffementqui a fait fondre mon cœur et m’a obsédée. Il y a des milliers de personnes noires dans ce monde qui répètent silencieusement et douloureusement « Je ne peux pas respirer ». Ils en ont assez de discrimination et de racisme et c’est afin de condamner cette injustice que j’ai réalisé l’œuvre de maquillage artistique où j’ai divisé mon visage en deux couleurs : la couleur noire qui est la mienne et la couleur blanche que j’ai ajoutée pour montrer que nous sommes toutes et tous des êtres humains, semblables et identiques. La peau, quelle que soit sa couleur demeure une épiderme extérieure qui n’influence en rien notre identité humaine.

 

 

12 Que pensez-vous de la visibilité de la femme noire artiste dans les médias tunisiens ? A-t-elle les mêmes chances d’apparition que « les autres femmes » ?  

 

 

YC D’après ce que je vois tous les jours, il s’agit d’une apparition très modeste et presque inexistante. La femme noire et particulièrementl’artiste noire, je ne lavois presque pas passer ou s’afficher dans nos chaînes de télévision et je ne me rappelle pas l’avoir écoutée sur nos ondes à la radio. Elle est donc quasiment absente et si je vous parle de ma propre expérience, je n’ai jamais été invitée par les médias audio-visuels. Et pourtant, il ya parmi nous beaucoup de femmes talentueuses cachées et éclipsées qui aspirent au succès mais elles se trouvent presque écartées et ignorées.

 

 

​​​​​© Crédit photo : Youssra Chouchène, œuvre artistique représentant une orientale noire, no 3.

 

 

13 D’après tout ce que vous venez d’affirmer ou de témoigner, l’avenir semble flou et dur à projeter. Pouvez-vous nous parler encore des rêvesqui vous habitent et des ambitions qui restent à concrétiser dans l’avenir proche ou lointain surtout que vous êtes encore très jeune et vous avez encore un long chemin devant vous ?

 

 

YC Tout d’abord, je rêve d’un monde où le racisme ne trouvera jamais de place et où l’égalité règnera partout. Je rêve d’un avenir meilleur où la femme noire se sentira prospère et épanouie au sein de son propre pays et où elle sera considérée et reconnue dans toute sa « tunisianité » mais aussi dans son africanité. Je rêve de devenir une peintre très célèbre, connue à l’échelle internationale et je souhaite de tout mon cœur avoir l’opportunité et la chance d’ouvrir ma propre entreprise pour exercer mon talent préféré qui est le Design. J’aspire aussi de voyager ailleurs et de découvrir d’autres horizons ! Merci pour cette attention à mon égard et l’égard de mon art.

 

 

Biographies :

 

 

Youssra CHOUCHÈNE. Tunisienne, originaire de Djerba. Elle est artiste en design de produits et particulièrement en peinture. Ses tableaux affichent un intérêt exacerbé pour la femme dans sa pluralité, notamment la femme maghrébine. Son talent prodige lui a permis de remporter plusieurs prix et médailles à l'échelle nationale et internationale comme le 2ème prix du concours de Nasa Challenge et celui du concours Euro-méditéranéen. Elle est également passionnée par la photographie et le maquillage artistique.

 

 

Rym GAMANDA est doctorante Tunisienne à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sfax. Chercheuse en littérature africaine francophone subsaharienne et membre d’APELA, l’association pour l’étude des Littératures Africaines. Elle travaille essentiellement sur la question du « Féminin » en rapport avec l’identité sexuée.

Elle est diplômée de l’Université de Rouen en pédagogique du FLE et elle a participé à plusieurs formations à distance portant sur les techniques innovantes en classe du FLE.

 

 

©RG

 

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Pour citer cet entretien-témoignage  

 

 

Rym Gamanda, « La situation de la femme noire dans le domaine artistique au Maghreb : l’expérience de la peintre tunisienne Youssra Chouchène », entretien-témoignage inédit illustré par quatre œuvres de l'artiste Youssra Chouchène, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations » & Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1mis en ligne le 16 septembre 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/no10/rg-youssrachouchene

 

 

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REVUE ORIENTALES ET LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 10 REVUE ORIENTALES Muses et féminins en poésie Féminismes
16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 17:04

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​​​N° 10 | Célébrations | Dossier majeur | Florilège

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Béatrice Bonhomme

 

 

 

 

 

 

Michel Orban

 

 

 

 

 

Ta poésie est souffle d’oiseau,

Parole du regard, silence de la lumière.

Elle métamorphose l’anonymat du désert

En lieu-dit du bout du monde.

Elle déshabille la pierre,

Laissant ainsi apparaître le chemin.

Elle nous ramène au bleu

De l’éternité du quotidien.

 

 

 

 

 

©M. Orban

 

 

Lien biographique :

 

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Pour citer ce poème élogieux 

 

Michel Orban, « À Béatrice Bonhomme », poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 16 septembre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/mo-abeatricebonhomme

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 10 Muses et féminins en poésie
15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 14:34

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​​​N° 10 | Célébrations | Propositions & Demandes de formation & d'emploi (parution uniquement numérique)

 

 

 

 

 

 

 

 

 ​La formation universitaire AGDA* de 

 

 

l'Université Bourgogne Franche-Comté

 

 

 

 

Source de l'information : Responsable pédagogique du AGDA

 

 

Nous vous informons qu’il reste encore quelques places pour vous inscrire à la formation universitaire "Administration, Gestion et Développement des Associations" qui débutera le 11 octobre 2021.

 

 

C’est dans le but de structurer, développer et pérenniser le projet associatif que ce Diplôme Universitaire a vu le jour en 2007 au sein de l'Université de Bourgogne Franche-Comté afin de professionnaliser les acteurs du monde associatif. Il est accessible à toutes les personnes investies dans ce secteur.

 

 

 

Pour postuler, il est nécessaire d’être titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme de niveau IV ou bien de justifier d’une expérience professionnelle d’au moins trois ans.

 

 

 

Il s’agit de permettre aux candidats de prendre du recul sur le fonctionnement, la gestion et le management d’une association afin d’en optimiser son quotidien et pérenniser ainsi son projet. Il s’agit également de mieux apprendre à penser « l’associatif » en mettant les contenus de la formation en question et les connaissances en débats.

 

 

 

Les candidats repartent ainsi avec des stratégies, des méthodes et des outils directement applicables dans leur quotidien et deviennent ainsi des forces de propositions au service du projet associatif qui les mobilise.

 

La formation AGDA propose également des temps de réflexions et d’échanges propices aux partages d’expériences et d’innovations.

 

 

 

Les statuts des candidats accueillis sont variés (dirigeants, bénévoles ou salariés), tout comme les fonctions qu’ils occupent (administrateur, directeur, éducateur, secrétaire, animateur, etc.)

 

 

 

Tous les secteurs associatifs sont régulièrement représentés: culture, tourisme, échanges internationaux, loisirs et jeunesse, sports, l’emploi et la consommation, les associations professionnelles, le secteur de la santé, de l’action sociale et familiale, le secteur de la formation et de l’éducation ainsi que celui du logement, de l’habitat et de l’environnement.

 

 

 

Les profils des associations sont très éclectiques: quelques fois peu ou pas de salarié, quelques adhérents et un budget annuel de moins de vingt mille euros jusqu’aux associations pouvant accueillir plusieurs milliers de salariés et disposant de budgets de plusieurs dizaines de millions d’euros.

 

 

Les candidats ayant suivi la formation AGDA proviennent de la France entière ainsi que des DROM.

 

 

Les formateurs viennent d’horizons divers: URSSAF, Direction Régionale des Finances Publiques, Direction Régionale et Départementale Jeunesse Sport et Cohésion Sociale, enseignants et professionnels spécialistes du secteur associatif, enseignants universitaires, chercheurs, juriste, avocat, expert-comptable, informaticien ainsi que des bénévoles passionnés et engagés dans leurs associations.

 

 

La pédagogie est participative, interactive et privilégie l’animation de cas pratiques ainsi que le fonctionnement par ateliers en groupes restreints.

 

 

Un temps important est consacré au tutorat et au coaching individualisé des candidats admis sur chacun des 8 regroupements de 3 jours par mois que comporte ce diplôme qui représente 200 heures de formation (hors tutorat et coaching du candidat).

 

 

C’est cette diversité qui fait la richesse de la formation en rassemblant une variété d’expériences, d’expertises, de points de vue et de spécificités qui vont alimenter les discussions, les débats et éclairer ainsi d’autant mieux les problématiques de chacun, souvent partagées par le secteur associatif dans son ensemble.


 

Toutes les informations se trouvent sur le site internet ICI

 

 

Cordialement,

François OUSSET

Responsable pédagogique du AGDA

Université de Bourgogne Franche-Comté

03 80 39 67 47

 

 

* "Administration, Gestion et Développement des Associations"​​​​​.

 

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Pour citer cette offre de formation 

 

François OUSSET, « La formation universitaire AGDA de l'Université Bourgogne Franche-Comté », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 15 septembre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/fo-agda

 

 

 

Mise en page par David SIMON

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 10 Formation et emploi
14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 10:48

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​​​N° 10 | Célébrations | Critique & Réception | Dossier majeur | Articles & Témoignages

 

 

 

 

 

 

 

 

 ​​L'art est une fête de Barbara Polla,

 

illustré par Julien Serve, livre paru aux

 

éditions Slatkine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

​​​​© Crédit photo : Couverture illustrée par Julien Serve, livre paru aux éditions Slatkine. 

 

 

 

Médecin, écrivain, poète, politicienne, mère de famille, Barbara Polla est aussi galeriste à Genève où elle a inauguré, il y a une trentaine d'années, un espace atypique dans un ancien laboratoire baptisé Analix Forever.

 

Mais loin d'avoir une « galerie verticale », Barbara Polla l'a investie avec le groupe de musique Court-Circuit créé le jour même de l'inauguration avec Philippe Hurel ! Le samedi et le dimanche « c'était magique » raconte Barbara car les gens venaient attirés par la musique et les interprètes jouaient sur des balançoires de David Shaw. Pour le flûtiste Pierre-André Valade, c'était l'endroit où tout était possible, il décrit « un jardin idéal de l'art et de l'esprit ».

 

Et c'est bien dans cet esprit que l'auteure use de phrases magnifiques à propos de Nikias Imhoof dont elle résume ainsi le talent « La musique parle par Nikias ». Elle évoque encore Rimbaud ou Sylvia Plath en parlant de Nikias « ...il écrit des silences. Il fixe des vertiges ».

C'est dire la passion qui anime Barbara Polla, totalement habitée par une curiosité insatiable qu'elle revendique dans le domaine de l'art et son désir d'apprendre, de toujours continuer à apprendre…

 

Et c'est cette qualité essentielle qui lui confère sans aucun doute son éternelle jeunesse d'âme et d'esprit qui lui vaut l'amitié fidèle de dizaines d'artistes de par le monde. Elle-même qualifie sa galerie de « grâce de l'inachevé », l'art reste ouvert sur l'ailleurs mais aussi sur la connaissance de tout un chacun.

 

Barbara Polla ne se soumet pas aux diktats de l'art officiel, elle suit son instinct mais aussi accorde sa confiance à ses différents commissaires d'exposition. En témoignent les très nombreux événements présentés à la galerie, notamment une  exposition consacrée à Abdul Rahman Katanami « maître en barbelé » qui loin d'esthétiser les douleurs les transcende avec du fil de fer barbelé pour mieux piquer les yeux et érafler les bonnes consciences.

 

Il revient également à Barbara Polla d'avoir organisé le 1er colloque international de l'architecture émotionnelle, un concept novateur qui contre celui qui consiste à « bétonner » sans réflexion de certains architectes décervelés.

 

Dans un autre domaine Barbara prône « un féminisme artistique » qui s'éloigne des idées de quelques militantes radicales prétendument d'avant-garde. L'auteure envers et contre tous ou toutes, met à l'honneur le sexe masculin en tant qu'œuvre d'art comme elle l'a déjà fait dans son livre « Éloge de l'érection » (Éd. La Muette).

 

Bien évidemment, ses choix et prises de décisions ne font pas l'unanimité ! Est-ce pour cela qu'elle n'est plus invitée au centre culturel suisse de Paris ? Peu importe, l'auteure surmonte tous les échecs qui sont autant d'expériences, son énergie déborde dans sa vie comme dans ce livre et contamine le lecteur pour lequel ces pages deviennent une fête à goûter sans modération !

 

Car ce qui fait la force de Barbara et de son ouvrage, ce sont les liens privilégiés qu'elle sait nouer avec les artistes. Sarah Lucas affirme même que « les artistes se découvrent à travers elle » !

Les dessins de Julien Serve, diplômé des Beaux-Arts de Paris-Cergy accompagnent telle une petite musique sensible et intelligente, souvent teintée d'humour, les propos de l'auteure et donnent le ton à cette fête de l'âme qui ne peut que séduire et combler notre curiosité artistique.

 

Nul doute que Barbara Polla a su répondre à la question que se posait Marie Zawiesza dans un article paru dans le Monde quant à la distinction entre les œuvres et le divertissement qui ne cesse de s'estomper !

 

On l'aura compris, si « L'art est une fête », il ne peut être que « Le désir sans fin »... Et Barbara Polla, « femme hors normes » en référence au titre d'un de ses livres (Éd. Odile Jacob), de poursuivre toujours et encore « sa guérilla culturelle » pour le meilleur de l'art car, conclut-elle avec philosophie, « l'art est une fête et une célébration de l'humain.e »…

 

 

© F. Urban-Menninger

 

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Pour citer ce texte

 

Françoise Urban-Menninger, « L'art est une fête de Barbara Polla, illustré par Julien Serve, livre paru aux éditions Slatkine », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 14 septembre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/fum-artestunefete-barbarapolla

 

 

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Le PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 10
13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 16:20

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​​​REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Florilège de créations​ / Invitées & N° 10 | Célébrations | Dossier mineur | Florilège 

 

 

 

 

 

 

 

 

 ​​​Orientales

 

 

 

 

 

[Invitée]

Poème & dessin

Catherine Gil Alcala

 

 

Dramaturge, poète & Artiste

Site officiel : www.lamaisonbrulee.fr/

 

 

 

 

​​​​© Crédit photo :  Catherine Gil Alcala, « Charretière d'Opéra », Dessin à l'encre de chine sur papier 50 x 65cm. 

 

 

 

Le talisman d'or du levant déroule des escargots de lumière sur le sommeil ensoleillé d'Inanna.  

Affabulations gagas des rêves des profondeurs, stridulation des chants de lamentations, sa sœur des enfers, geisha cornue mésopotamienne, enfante les enfants morts, enseigne l'envers sorcier de l'énamoration.

 

Mini-Biographie de

CATHERINE GIL ALCALA. Poésie, théâtre, performance, arts plastiques...les frontières sont poreuses, les arts s'interpénètrent... Catherine Gil Alcala a commencé à dessiner dans la continuité des répétitions d'un théâtre d'images qui était un théâtre du rêve.

Par la suite, ce théâtre du rêve devient une écriture foisonnante d'images et de sonorités qu'elle publie aux éditions La Maison Brûlée.

Ses écritures ont été jouées au théâtre et ont fait l'objet de performances musicalopoétiques, de même, elle conçoit des expositions d'œuvres plastiques et de poèmes et participe à des festivals intercontinentaux.

Site Internet : www.lamaisonbrulee.fr/

 

© C. Gil Alcala

 

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Pour citer ce poème orientaliste en prose

 

Catherine Gil Alcala (poème & dessin inédits), « Orientales », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations » & Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 13 septembre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/no10/cga-orientales

 

 

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REVUE ORIENTALES ET LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 10 REVUE ORIENTALES Muses et féminins en poésie

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