3 mai 2023 3 03 /05 /mai /2023 10:45

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 | II. Anthologie « Frontières du vivant »

 

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​​Avec les mots

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Zehnacker

 

Poète, nouvelliste & artiste peintre

 

 

 

 

Crédit photo : Edouard Vuillard, "young woman reading"/ "Jeune femme lisant", peinture, domaine public, capture d'écran via Commons.

 

 

 

  Avec le mot « ferveur », vous pouvez voyager sans problème ni remords en première classe. Avec le mot « dérision », nul doute que vous obtiendrez tout un lot de billets à tarif réduit, associés à d'excellentes pré-dispositions à l'humour ferroviaire, histoire de profiter de fructueuses et agréables escales en des villes balnéaires suspendues comme hors du temps, ainsi que des haltes contemplatives assaisonnées de l'air du lointain et de la satisfaction ambiguë que l'on voit fréquemment sur la figure des cavaliers de bronze perchés sur des statues équestres.

  Des termes comme « brume » ou « saccage » risquent d'altérer le climat de ces papiers peints qui fleurissent comme d'équivoques invitations dans les chambres d'hôtel de seconde zone, celles-là mêmes où opèrent souvent, fortes de la nostalgie du petit matin, comme ressuscitant de l'atmosphère trouble des rêves de la nuit, des servantes au corps souple et au cœur généreux. 

    Notre art, c'est de comprendre que nous n'avons pas grand-chose à espérer, et que la lumière qui éclaire un joli visage n'est peut-être qu'un faux-semblant avec lequel il faudra composer. Il peut arriver que le parfum que laisse parfois dans son sillage une belle femme inconnue en vienne à se confondre avec les épisodes plus ou moins sanglants d'une rêverie obscure.

   Le mot « faiblesse » se dresse sur ses ergots et proteste contre l'indignité qui lui est faite. Quant au mot « persévérance », il est tout à fait capable de creuser comme un sillon de lumière dans l'acheminement des cendres d'un grand homme vers son urne funéraire, et nous réconcilier avec notre âme candide et rêveuse.

 

 

© Pierre Zehnacker


 

 

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Pour citer ce poème inédit

 

Pierre Zehnacker, « Avec les mots », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 3 mai 2023. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia23/pierrezehnacker-aveclesmots

 

 

 

 

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21 février 2023 2 21 /02 /février /2023 14:36

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Critique & réception  & REVUE ORIENTALES (O) | N°2-1 | Critiques poétiques & artistiques & [Nouvelle rubrique]

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Hanen Marouani

 

 

 

« Tout ira bien »

 

 

Le Lys bleu, 2021, 116 pages, 12€

 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© ​Crédit photo : Première de couverture du recueil « Tout ira bien… » aux éditions Le Lys Bleu, 2021.

 

 

 

« C’est quand on a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien. » Sénèque



 

L’espoir fait vivre, donc quand ça va mal autour de soi, il faut trouver coûte que coûte une raison de vivre en se persuadant que « Tout ira bien » : c’est ce que Hanen Marouani nous enseigne dans son recueil de poèmes ainsi intitulé. Quelle belle note d’espoir d’optimisme !  Comme dit Georges Bernanos : « La plus haute forme de l'espérance, c'est le désespoir surmonté. »

Selon Hanen Marouani :

 

« Les espoirs des enfants qui s’éveillent sans bruit

Et tout nous en transforme en gouttelettes de rosée

En une mélodie perdue quand ses notes font battre toute peur »

 

Ne pas prêter le flanc au désespoir, avoir le flair, car prévenir vaut mieux que guérir.

Il faut savoir anticiper :

 

 « Sentir l’arrivée de la pluie à l’avance

Ne pas se contenter d’être mouillé sous ses intensités »

 

On s’accroche à la vie en ce recentrant sur l’essentiel, en tâchant de renouer avec son intériorité. Cela dit, il faut composer chaque jour avec le temps long dans « un monde en repli ».

Peindre en rêvant et rêver en peignant : la simultanéité des actions s’avère une échappatoire, on se laisse aller ; à chacun sa technique de survie :

 

« Sur un navire sans voile ignorant la destination vers son demain

Je rêve et je rêve… et je peins »

 

Mais « Un rêve égaré dans les vagues et les marées » c’est un rêve évanescent qui n’est que chimère car « Tout est éphémère, tout est chimère », nous révèle la poète.


 

Alors il faut trouver une solution de rechange : il faut lâcher prise : 

 

« Sur une bicyclette, je suis le sens

Je ne pense à rien mais je danse »

*

« Le silence est d’or tout le reste n’est que faiblesse », nous apprend Pascal.

 

Et pour cause :

 

« Les silences remplacent les mots, là où il faut faire face au vrai » renchérit Hanen Maouani.

 

Il est des circonstances qui n’existent que pour nous amener à une prise de conscience, alors il n’est que de puiser dans ses ressources intrinsèques pour y faire face. 

 

Il faut dire la vie dans ses travers, évoquer les femmes oubliées, emmurées dans le silence :  

 

« Derrière les portraits, il y a des vies endormies

Derrière chacun, il y a des portraits bien soumis,

Derrière chaque portrait, il y a une femme qui sourit »

 

*

« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître,

Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » Musset

 

Il ne faut pas rester passif mais se coltiner aux difficultés de la vie.  

À un moment où l’incertitude et le vide gagnent du terrain, où les rues se vident, la poète rêve sa vie, verse dans la régression :

 

« courir … c’est mon rêve d’enfant qui me vient souvent et

qui m’accompagne

au fond (…) »

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » Pascal

 

En fin de compte, Hanen Maouani a fini par trouver « les secret des cœurs » auxquels elle a eu recours pour des moments de plaisir partagé en duo.

 

 

© Maggy DE COSTER

 

 

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Pour citer ce texte inédit​​​​​​​​​​​​

 

Maggy De Coster, « Hanen Marouani, « Tout ira bien », Le Lys bleu, 2021, 116 pages, 12€ »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », Revue Orientales, « Les voyageuses & leurs voyages réels ou fictifs », n°2, volume 1, mis en ligne le 15 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/no13/orientales/no2/mdc-hanenmarouani-toutirabien

 

 

 

 

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 16:33

N°12 | Poémusique des femmes & genre Poésie & Genre | Dossier majeur | Florilège / Poésie des aïeules

 

 

 

 

 

 

 

 

La chanteuse

 

 

 

 

 

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Adèle Souchier (1832-19??)

Poème choisi, transcrit & annoté par Dina Sahyouni

 

 

 

 

​​​Crédit photo : Pierre-Auguste Renoir, une musicienne (et chanteuse ?) jouant de la guitare, domaine public, Wikimedia.

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Le poème ci-dessous provient de SOUCHIER, Adèle (1832-19??), L'oiseau blessé : poésie, Paris, BLOUD et BARRAL, libraires, 18 rue Cassette, 1878, pp. 140-141. Le recueil appartient au domaine public.

 

 

 

 

Je sais un titre cher qui m'est un doux sourire,

Une aimable harmonie, un ravissant trésor,

Un rayon imprégné de tout l'éclat de l'or ;

Aussi, je le murmure aujourd'hui sur ma lyre.

 

 


 

Puisqu'il m'est précieux, – pourquoi ne pas le dire ! –

Plus que d'ardents bravos au fier Toréador1,

Bien plus que ce Pérou que l'on envie encor,

Puisqu'il est ma richesse... oh ! Je puis bien l'écrire.

 

 


 

Je le répète donc avec naïveté,

Le voici, dans sa simple et charmante beauté,

Oui, tel qu'il a su plaire à la pauvre fauvette.


 

Ah ! pour l'avoir aimé du profond de mon cœur,

Et pour l'avoir chanté, comme on chante un vainqueur,

Mon agreste2 pays me nomme son poète !

 

 

Notes

 

1. Toréador est un substantif masculin vieilli et souvent remplacé par le nom Toréro (celui qui combat les taureaux dans des espaces publics ).

2. L'adjectif Agreste renvoie à la campagne, à la vie pastorale, champêtre, bucolique, voire rurale ou rustique. Quant au nom Agreste, il désigne un papillon brun.

 

 

***

 

Pour citer ce sonnet de l'aïeule

 

 

Adèle Souchier, « La chanteuse », extrait de SOUCHIER, Adèle (1832-19??)L'oiseau blessé, poésie (1878), choisi, transcrit & annoté par Dina Sahyouni pour Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 |HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 7 août 2022. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/souchier-lachanteuse

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

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***

 

Pour citer ce sonnet de l'aïeule

 

 

Adèle Souchier, « La chanteuse », extrait de SOUCHIER, Adèle (1832-19??)L'oiseau blessé, poésie (1878), choisi, transcrit & annoté par Dina Sahyouni pour Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 |HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 7 août 2022. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/souchier-lachanteuse

 

 

 

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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 17:59

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésie des aïeux | Revue poépolitique 

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Le Droit des Femmes

 

 

 

 

 

 

 

Clovis Hugues

 

Texte choisi & transcrit

par Dina Sahyouni

 

 

 

 

Crédit photo : Peinture rococo de la déesse de la justice Dicé, Commons, domaine public. 

 

 

 

Le texte poéféministe présent ci-dessous a été composé par Clovis HUGUES, il provient de l'ouvrage de VIVIANI René, ROBERT Henri, MEURGÉ Albert, LHERMITTE G., TIXERANT, MMES VÉRONE Maria, PILLIET Edwards, MORIA Blanche, DU GAST Camille, NATHAN Henry, FALLOT-MATIEP, POMMAY Yvonne, Cinquante ans de féminisme 1870-1920, Édition de la Ligue Française pour le Droit des Femmes, 11, Rue Milton, Paris IX, 1921, pp. 85-88. Le livre appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica.

 

 

 

Ce poème a été composé par Clovis Hugues à l'occasion du Congrès du Droit des Femmes en 1889, et lu par l'auteur au banquet de clôture1.

 

 

 

Qui donc a dit au Peuple en marche,

Broyant les siècles sous son char,

Que le manteau du patriarche

Est le seul refuge d'Agar,

Qu'Adam triomphe encore d'Ève,

Qu'elle aura beau lutter sans trêve,

Liée à nos dogmes étroits,

Et que la nuit, roulant ses voiles,

Éteindrait là-haut les étoiles,

Si les femmes avaient des droits ?

 

 

Est-ce l'ombre ? Est-ce la Nature,

Avec le Soleil, son époux,

Avec ses grands bois où murmure

Le vent mystérieux et doux ?

Est-ce la Terre avec son âme

Qui vous a crié que la femme

N'est point votre égale ici-bas,

Et qu'aux heures du sacrifice,

Quand vous créez de la justice,

Son ombre n'est point dans vos pas ?

 

 

Ô tourbe éphémère des hommes !

Avons-nous pesé seulement

Le peu de cendres que nous sommes

Devant l'éternel firmament ?

Avons-nous songé que la fosse

S'emplit de notre gloire fausse

Dans la descente des linceuls ?

Avons-nous sondé nos abîmes,

Avant de chanter sur les cimes

Que nous avons des droits tout seuls ?

 

 

Avons-nous évoqué l'image

Des jours innocents et dorés,

Que nous dormions, au premier âge,

En deux bras doucement serrés ?

Avons-nous revu tout ensemble,

L'alcôve et le berceau qui tremble ;

L'asile auguste et triomphant,

Avant d'affirmer, ô chimère !

Que celle qui fut notre mère,

N'est pas égale à son enfant ?

 

 

Le Tambour bat, le canon gronde.

Plus de famille ! Adieu l'hymen !

Le sang va couler comme une onde,

Le sol sera rouge demain,

C'est la fête de la Patrie :

On conduit à la boucherie

Les soldats parqués en troupeau,

Les murs fauchés, les toits en flammes !

– Avez-vous conseillé les femmes,

Avant de lever le drapeau ?

 

 

Quoi ! tout s'évanouit tout passe !

Un monde naît et disparaît

Comme une clarté dans l'espace,

Comme un souffle dans la forêt !

Quoi ! tout s'écroule pêle-mêle !

Et la femme qui porte en elle

Le fruit des générations,

La femme, esclave de la Peine,

Traîne encore sa vieille chaîne

Au seuil des Révolutions ?

 

 

Toujours la même servitude,

Sous le même joug abhorré !

Le prêtre, avec un geste rude,

Lui ferme le parvis sacré ;

Et pour purifier le temple,

Pour donner aux foules l'exemple,

Pour dompter les démons jaloux,

Le lévite, mystique et pâle,

Brûle de l'encens sur la dalle

Où se sont ployés ses genoux.

 

 

Dérision ! Affront suprême !

Si l'homme n'a point consenti,

Son témoignage est un blasphème,

Son testament en a menti !

Le Code la proclame impure :

Quand elle offre sa signature,

On fait signer par les passants ;

Quand elle écrit, le juge efface,

Et le scribe infâme la chasse

Du chevet des agonisants.

 

 

Si quelque artiste de l'outrage,

Vil reptile au profit humain,

Accourt et lui jette au visage

Toutes les fanges du chemin,

Il ne faudra point qu'elle espère

Lapider l'horrible vipère

Avec les pierres de la Loi,

Tant que l'époux, l'âme brisée,

N'aura point dit à l'épousée :

« Je t'autorise, venge-toi ! »

 

 

Si la prostitution vile,

Fantôme affreux, spectre vivant,

La pousse aux pavés de la ville

Comme une honte qui se vend,

N'attendez pitié ni justice :

Elle appartient à la police

Aux mains de bronze, aux poings de fer !

Point de tribunal en simarre !

Un mot suffit et Saint-Lazare

La recevra dans son enfer !

 

 

Qu'elle sourie ou quelle pleure,

Vierge, mère, aïeule au front blanc,

Elle est l'éternelle mineure,

Elle ne règne qu'en tremblant :

Femme ! ô doux être sans défense !

Elle a moins de droit que l'enfance,

Un peu plus que le criminel ;

Et l'homme, hanté d'un mystère,

La dénonce encore à la Terre,

Quand les dieux l'ont chassé du Ciel !

 

 

Car ce qui pèse sur la femme,

Ce qui tient son doux front penché,

C'est l'antique légende infâme

D'Ève, d'Adam et du péché !

C'est Manou criant à Moïse

Que toute l'âme humaine est prise

Dans la femme et dans la douleur !

Et voilà que la grande Bible

La brise sous son texte horrible,

Comme le vent brise une fleur !

 

 

Mais l'astre du matin se lève !

Plus de chaînes ! voici le jour,

C'est l'action après le rêve !

Le devoir est né de l'amour.

La Justice, longtemps trompée,

Calme et s'appuyant sur l'Épée

Que rien n'a pu vaincre ou ployer,

Présente en un reflet de gloire

Toutes les Jeannes de l'histoire

À toutes celles du foyer.

 

 

Hypocrisie ! hypocrisie !

Ô muse, assez de lâcheté !

Tu ne sera plus, Poésie,

La menteuse de la beauté !

Quand tu lui diras qu'elle est douce

Comme une fleur des champs qui pousse

Dans le baiser d'or du soleil,

Tu n'auras plus cette folie

De la bercer pour qu'elle oublie

La sainte extase du réveil !

 

 

Lamartine, épris, d'un poème,

Pourra chanter comme autrefois;

Elvire sera belle, même

Quand elle aura conquis ses droits,

Et qu'importe qu'on lui rappelle

L'outrage qui planait sur elle,

L'essor inconstant de ses vœux,

Pourvu qu'elle soit Marianne,

Debout dans l'aube diaphane,

Avec des fleurs dans les cheveux !

 


 

Note

 

1. Le Droit des Femmes, 1er septembre 1889.

 

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème féministe & militant

 

Clovis Hugues, « Le Droit des Femmes », texte poéféministe et militant de HUGUES Clovis dans VIVIANI René, ROBERT Henri, MEURGÉ Albert, LHERMITTE G., TIXERANT, MMES VÉRONE Maria, PILLIET Edwards, MORIA Blanche, DU GAST Camille, NATHAN Henry, FALLOT-MATIEP, POMMAY Yvonne, Cinquante ans de féminisme : 1870-1920, (1921), a été choisi, & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 21 mai 2021, Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/ch-droitdesfemmes

 

 

 

 

Mise en page par Aude Simon

 

 

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 14:39


 


Événements poétiques | Megalesia 2021 | Astres & animaux | Travestissements poétiques

 

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Rester sauvage

 

 

 

 

 

 

Cristiana Rospigliosi

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo :  Moineau domestique, domaine public, Wikimedia.

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Sans but

mes rêves sauvages courent en liberté

cherchent leur place

dans l'espace enchanté

Je me cache dans le secret

pour déployer mes ailes

m’enivrer dans le ciel

léger comme un moineau

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème 

 

Cristiana Rospigliosi, « Rester sauvage », poème inédit sur la nature, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 28 avril 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/cr-restersauvage

 

 

 

 

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