5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 11:00

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésies printanières & colorées | Articles & témoignages 

 

 

 

Quatrième épisode du reportage-feuilleton d'Occupation du Théâtre de l'Odéon

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique d'occupation de L’Odéon.

 

 

Lulu Van Trapp

 

 

 

 

 

 

 

Mustapha Saha

Sociologue, poète, artiste peintre

 

Reportage photographique par

Élisabeth et Mustapha Saha

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​​© Crédit photo : Théâtre de l'Odéon, reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de L'Odéon à Paris, 2021, no 1. 

 

 

 

 

Dimanche, 2 mai 3021. Les groupes musicaux étant toujours interdits par la préfecture sur l’esplanade de l’Odéon, les occupants les accueillent derrière les barreaux du rez-de-chaussée, dans l’enceinte  inviolable du théâtre. Aujourd’hui, le groupe Lulu Van Trapp, électrisé par Rebecca Baby, Maxime Sam Rezài, Manu et Nico. Ils se balancent. Ils se  tortillent. Ils se dandinent. Ils se déhanchent. Ils s’enroulent dans les fils. Ils s’accrochent aux grilles. Violence et tendresse. Fulminance et volupté.  Vibrations propagées.  Emotions partagées. Au-delà des styles. Rythmes pop, soul, blues, rock, punk s’entremêlent. Les notes s’enragent. Les sentiments s’embrasent. Romantisme en bastringue. Plume de paon et marteau. Complexité à fleur de peau. L’agora, endormie par les inepties mélodramatiques d’une philosophe médiatique,  se réanime. La place se remplit en quelques minutes. Le bouche à oreille emprunte les raccourcis iphoniques.  Les corps bougent, dansent, se carambolent joyeusement. Les canettes de bière circulent en contrebande. La fête nargue la répression. Dans le monde en ruine, échapper aux contraintes mortifères, oublier les gestes barrières, les distanciations physiques, arracher les bâillons, casser les coques robotiques, déborder les limites, retrouver des  figures humaines, sentir ses zygomatiques, s’éveiller plus pour agir plus.

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​​© Crédit photo : Théâtre de l'Odéon, reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de L'Odéon à Paris, 2021, no 2. 

 

 

La pop décomplexée, déshowbizée, désabusée, se déstarise, se désacralise. Ressortent des placards naphtalisés les chemises caribéennes, les pattes d’éléphants, les bottes de cowboy en cuir de serpent. Esthétique brocantique. Récurrences psychédéliques.  Déguisements.

Simulations. Travestissements carnavalesques. Arrangements burlesques. Gestuelles clownesques. Subtilités dantesques. Envoûtements. Le groupe s’autogère, se régénère. Illustration d’Apollo Thomas. Graphisme japonais. Veillée à ciel ouvert sous croissant de lune. Les quatre acolytes en combinaisons superwoman et superman. Rebecca tient une rose rouge à la main. Nico jette un pneu dans le feu de camp.  Max, muni d’un calumet de la paix ou d’un sebsi de kif, médite, un nuage d’hallucinations jouissives au-dessus de la tête. Manu filme la scène. Autre aquarelle. Le quartette au bord d’un précipice. Rebecca indique une abscisse  à l’horizon, un azimut énigmatique, un éden onirique.  Lulu Van Trapp, hydre à  quatre têtes, ombre totémique, avatar manouche, en mutation permanente, métamorphose de La Mouche, né dans le squat Wonder à Saint-Ouen. Tournées en caravane. Scènes et buvettes bricolées avec des matériaux de fortunes. Rencontres de hasard. Hybridations. Métissages. L’autodérision casse le mur de verre. Transversalité. La voix déchaînée brise les vitres. Le tintamarre  fissure la pyramide. Le geste artistique est révolutionnaire, par nature. Paroles en anglais.  Paroles en français. À chaque langue son paysage. L’anglais se cymbalise. Le français se cérébralise. Nous ne sommes plus dans les contrefaçons des années soixante, dans la vogue abrutissante de Salut les Copains, quand les chanteurs français portaient des pseudonymes américains en guise d’authentification. Le rêve américain ? Des montagnes de bouteilles de Coca Cola dans les supermarchés,  des fast-foods McDonald’s à chaque coin de rue. La philosophe médiatique assène ses inepties mélodramatiques. C’est peut-être dans la musique que renaît l’esprit critique. 

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​© Crédit photo : Théâtre de l'Odéon, reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de L'Odéon à Paris, 2021, no 3. 

 

 

 

Je viens de relire Do it de Jerry Rubin (traduction française éditions du Seuil, 1973). Incroyables résonances avec Lulu Van Trapp. Fusion de libertés hippies et d’activisme social. Le mythe est une réalité palpable que les gens peuvent s’offrir une scène pour jouer leurs rêves et leurs désirs. C’est sur cette scène qu’ils deviennent ce qu’ils sont. C’est sur cette scène qu’ils sont eux-mêmes. C’est sur cette scène qu’ils récusent ce qui les nie et leur dénie le droit à l’existence. C’est sur scène qu’ils cultivent indéfiniment leur imaginaire. Une manifestation, comme disait Allen Ginsberg, est une pièce de théâtre où l’énergie et l’allégresse libérées indiquent quel comportement adopter dans les situations de danger et d’angoisse. Jerry Rubin (1938-1994) est le cofondateur avec Abbie Hoffman (1936-1989) du mouvement Yippies (Youth International Party), qui a joué un rôle déterminant dans la lutte contre la guerre au Vietnam et dans la contestation de la société de consommation, qui a inventé le théâtre-guérilla. Abbie Hoffman écrit en prison l’ouvrage « Volez ce livre », qui n’est traduit et publié en France qu’en 2015 par les éditions Tusitala. 

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​© Crédit photo : Théâtre de l'Odéon, reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de L'Odéon à Paris, 2021, no 4. 

 

 

 

 

Dans les pays de l’abondance inégalitaire, il n’est qu’une méthode de survie pour les pauvres et les précaires, la reprise individuelle à grande échelle. Les bons plans suggérés, tantôt réalistes, tantôt loufoques, certes obsolètes, sont autant de farces libertaires. Il faut utiliser créativement les moyens de bord, subtiliser le matériel nécessaire pour monter des journaux, des radios, des télévisions, des groupes musicaux, des troupes théâtrales, saturer l’espace public d’activités culturelles, renvoyer au pouvoir  ses absurdités insurmontables et ses pathologies incurables. Les principes du fameux « Do it yourself » sont ainsi posés.

 


 

 

***

 

 

Pour citer cet article

 

Mustapha Saha, « Chronique d'occupation de L’Odéon. Lulu Van Trapp », reportage photographique inédit par Élisabeth et Mustapha Saha, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/1 « Poésies  printanières & colorées », mis en ligne le 5 mai 2021. Url :  

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/ms-luluvantrapp

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Muses et féminins en poésie
3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 14:31

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Croyances, religions & mysticismes en poésie

 

 

 

 

 

 

Gothique

 

 

 

 

 

 

Claude Luezior

 

Site personnel

 

 

​​​​​​Crédit photo : Image de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, Wikimedia, domaine public.

 

Gothique

 

 

cathédrales 

bras encore vivants

d’un dieu résiduel


 

un vitrail agite

ses grelots ensoleillés


 

sur la rosace

bruissent

les abeilles

de la lumière


 

des colonnes mâchonnent

leurs échos

luisants d’eau bénite


 

anarchie ruisselante

des dorures

ardeur des encens


 

circonvolutions baroques

sauvages de vie

 

 

l’orgue se met à jouer

des airs de jour

d’eau

et de printemps 

 

 

cri d’adolescence


 

rebourgeonnent

les cathédrales

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème printanier & coloré

 

 

Claude Luezior, « Gothique », poème inédit sur le printemps, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies printanières & colorées », mis en ligne le 3 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/cl-gothique

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Nature en poésie Muses et féminins en poésie
2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 13:40


Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésie des aïeules | Sourires & rires féministes

 

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 ​​

 

 

 

 

Les Anglaises

 

 

(boutade)

 

 

 

 

 

 

 

Louise Colet

Texte choisi, transcrit & remanié par Dina Sahyouni

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo :  Louise Colet et et sa fille Henriette, peinture, domaine public, Wikimedia.

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Si ce siècle est humanitaire,

La mode à coup sûr ne l'est point:

Pour empire sur notre terre,

Exclusive, elle n'a qu'un point :

C'est la France, où, reine et déesse,

Son culte est le seul respecté ;

Où chaque femme est sa prêtresse,

Sous peine de lèse-beauté !

– Mais l'Amérique et l'Angleterre !...

– Mesdames, n'y regardez pas,

De peur qu'un fou rire n'altère

La grâce de vos frais appas !

Là, ni charme, ni poésie,

L'élégance y meurt de dégoût ;

La femme de la bourgeoisie.

À Paris modèle de goût,

Revêt à Londres, quoique sage,

Les atours de nos Frétillons,

Ambulant et fol étalage

Des modes que nous exilons.

Belles et railleuses Françaises,

De la tête aux pieds regardez

Ces efflorescentes Anglaises,

Le cou tendu, les bras guindés !

Chapeau rose où sont étouffées

Plumes, dentelles, gazes, fleurs,

Longues boucles ébouriffées,

Lourds repentirs, accroche-cœurs ;

Et, provoquant les cœurs rebelles,

Mantelet de fausses dentelles

Où le coton singe le fil ;

Corsage ouvert jusqu'aux aisselles,

Broche brillant sur le nombril,

Jupe, barège ou mousseline,

En spirale de falbalas,

Cône gonflé du haut en bas

Par la menteuse crinoline ;

En place de nos fines peaux,

Soulier de caoutchouc difforme,

Caparaçon de pied énorme

Comme une tortue au repos.

Gros bracelets de malachite

Autour de bras inélégants,

Volubilis ou clématite

Brodés en relief sur leurs gants ;

Air ravi, pose indescriptible,

Disant : Qui me résisterait !

Cependant l'Anglais impassible

Reste de glace à tant d'attrait...

Il a, pour réchauffer son âme,

La Chambre, le club, le houblon,

Et, dédaigneux, cherche la femme

Dans les marbres su Parthénon1

 

1851.

 

 

Note

 

1. Les plus beaux marbres du Parthénon d'Athènes sont dans le Musée de Londres.

 

 

Le poème ci-dessus provient de la poète COLET, Louise (1810-1876), Ce qui est dans le cœur des femmes. Poésies nouvelles par Mme Louise COLET suivies du Poème sur la colonie de Mettray Couronné par l'Académie française dans sa séance du 19 août 1852. Paris, Librairie nouvelle, Boulevard des Italiens, 15, en face de la maison dorée, 1852, pp. 85-87. Cet ouvrage est tombé dans le domaine public.

​​​​​​

 

***

 

 

Pour citer ce poème

 

Louise Colet, « Les Anglaises (boutade) », poème extrait de COLET, Louise (1810-1876), Ce qui est dans le cœur des femmes. Poésies nouvelles... (1852), a été choisi, transcrit & remanié par Dina Sahyouni pour Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I, mis en ligne le 2 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/lb-lesanglaises

 

 

 

 

 

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 16:26

 


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Margarita Fuller​​​​​​

 

 

 

 

 

 

 

Louise Colet

Texte choisi, transcrit & remanié par Dina Sahyouni

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo :  Portrait de la féministe Margaret Fuller, domaine public, Wikimedia.

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À M. Jules Favre,

Souvenir reconnaissant

 

    Je suis fatiguée [de] penser, je suis fatiguée de vivre. Ô mon Dieu ! prends-moi ! baigne-moi dans les eaux vivantes de ton amour !

(Margarita Fuller.)

    Chaque noble doctrine, chaque poétique manifestation, prophétisent à l'homme ses destinées possibles.

(La Même)

 

 

Où sont tes grands aspects et les beautés sauvages,

Vieux globe qu'on ratisse en jardins d'opéra ?

L'utile t'enlaidit de ses mornes ravages,

Et dans sa cuve immense un jour t'asphyxira.

L'Amérique a laissé dépouiller vos rivages,

Large Meschacébé, fougueux Niagara.

 

 

La digue vous étreint, l'usine vous profane :

Plus de rocs fracassés par les flots écumants ;

De l'un à l'autre bord plus de pont de liane

Où jouaient au soleil hérons bleus et flamants ;

Plus de vierge forêt, plus de haute savane,

Où paraissaient les troupeaux des buffles ruminants.

 

 

Partout la main de l'homme, ô nature splendide !

Ose effacer la tienne, et sur ton front sacré

Creuse brutalement une précoce ride,

Stigmate de l'esprit de ce peuple affairé.

Où trouver, où trouver aux champs de la Floride

Le bois de romarin où Chactas a pleuré ?

 

 

Où trouver, au milieu du fracas des machines,

Acier, flamme, vapeur, grincement colossal

Des rails-ways éventrant forêts, vallons, collines,

Dans ces peuples rivés à l'amour du métal,

Où trouver, [où] trouver quelques âmes divines

Ne se désaltérant qu'au lait de l'idéel ?

 

 

Pauvre Margarita, ta jeunesse navrée

A bu longtemps amer ce lait qui la nourrit ;

Comme d'un noble cerf des chiens font la curée,

De ces âpres colons la meute te meurtrit ;

Perdue au milieu d'eux, grande et triste inspirée,

Pour écho de ton cœur tu n'eus que ton esprit !

 

 

Dans leur cercle étouffant tu n'eus que ta pensée

Qui montait et voyait les horizons saillir !

Les chaînes s'acharnaient à ton aile blessée ;

Les ténèbres, au jour que tu faisais jaillir.

Leur stupide raison, ô sublime insensée !

Piétina sur ton cœur et le vit défaillir.

 

 

Mais dans tes fiers sanglots des âmes attractives

Surprirent du génie un accent précurseur ;

Cooper, le vieux conteur, l'Homère de ces rives,

Ilawthorne l'humoriste, Emerson le penseur,

Arrachant ton esprit aux tristesses oisives,

T'ont révélé ta force en te nommant leur sœur.

 

 

Oh ! comme tu planas alors avec audace !

De tes pas dénoués secouant le lien,

Tout ce que sent le cœur, tout ce que l'âme embrasse,

Tout ce qui fait monter l'intelligence au bien,

Tu te l'assimilais dans ta force et ta grâce,

Et tu le répandais en sublime entretien.

 

 

Dans des âmes longtemps à la terre enchaînées

Tu versa l'idéal, frère aîné de la foi !

Tu leur prophétisas d' altières destinées ;

Tu leur dis : La chair rampe et l'esprit seul est roi.

Les vérités brillaient sur ton front incarnées ;

Par elles inspirée, elles charmaient par toi.

 

 

Art, poésie, amour, sœurs aux ailes de flamme

Dont le céleste chœur guide l'humanité ;

Dogme immortel et pur que transmet l'âme à l'âme,

Par elle un continent a compris ta beauté !

Les foules se courbaient aux pieds de cette femme,

Puis relevaient leurs fronts vers la Divinité !

 

 

Du culte de l'esprit éloquente prêtresse,

Sa doctrine triomphe et son verbe est vainqueur ;

 

Alors (ainsi dans Rome on rêvait de la Grèce)

Vers notre vieille Europe elle tourne son cœur.

Elle y vint, mais les cris des âmes en détresse

Accueillirent sa foi d'un murmure moqueur.

 

 

La force l'emportait ; partout sa main impure

Violentait l'esprit, cet immortel martyr ;

La liberté saignait d'une immense blessure ;

Margarita comme elle allait s'anéantir.

Tu lui gardais l'amour, bienfaisante Nature ;

Elle l'avait rêvé, tu le lui fis sentir.

 

 

Quand de l'humanité l'âme paraît éteinte,

Que rien de fier ne parle aux peuples abattus,

Ah ! l'hymen des grands cœurs est une chose sainte ;

Ils abritent en eux les publiques vertus ;

Contre le désespoir ils leur font une enceinte :

L'amour des Porcia console les Brutus !

 

 

Margarita croyait au réveil héroïque ;

À sa foi s'inspirait la foi d'un jeune époux.

Les flots la ramenaient vers sa chère Amérique,

Mère d'un bel enfant riant sur ses genoux !

D'où lui vint sa tristesse immense et prophétique ?

Avant de nous frapper, la mort s'agite en nous.

 

 

Sous les traits du bonheur la mort touchait sa tête :

Croire, aimer et mourir, son destin s'accomplit !

Près du libre rivage éclate la tempête :

Son enfant sur son sein, la mer l'ensevelit ;

Elle garde son corps et ronge son squelette,

Et pour l'éternité l'Océan est son lit.

1852.

 

Le poème ci-dessus provient de COLET, Louise (1810-1876), Ce qui est dans le cœur des femmes. Poésies nouvelles par MmeLouiseCOLET suivies du Poème sur la colonie de Mettray Couronné par l'Académie française dans sa séance du 19 août 1852, Paris, Librairie nouvelle, Boulevard des Italiens, 15, en face de la maison dorée, 1852, pp. 51-56. Cet ouvrage appartient au domaine public.

​​​​​​

 

***

 

 

Pour citer ce poème élégiaque 

 

Louise Colet, « Margarita Fuller », poème extrait de COLET, Louise (1810-1876), Ce qui est dans le cœur des femmes. Poésies nouvelles... (1852), a été choisi, transcrit & remanié par Dina Sahyouni pour Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/II « Pionnières en poésies féministes », mis en ligne le 29 avril 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/lc-margaritafuller

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Muses et féminins en poésie
28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 14:39


 


Événements poétiques | Megalesia 2021 | Astres & animaux | Travestissements poétiques

 

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Rester sauvage

 

 

 

 

 

 

Cristiana Rospigliosi

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo :  Moineau domestique, domaine public, Wikimedia.

 ​​​​

 

 

Sans but

mes rêves sauvages courent en liberté

cherchent leur place

dans l'espace enchanté

Je me cache dans le secret

pour déployer mes ailes

m’enivrer dans le ciel

léger comme un moineau

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème 

 

Cristiana Rospigliosi, « Rester sauvage », poème inédit sur la nature, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 28 avril 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/cr-restersauvage

 

 

 

 

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