2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 14:43

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques

 

 

 

 

 

 

 

L’ivresse

 

 

 

 

 

 

Aurore Nivelle

 

 

 

Crédit photo : Henri Martin, "Beauté", Musée des Augustins, image Commons. 

 

 

 

 

L’ivresse,

La vie,

La vraie,

Au fond de soi,

Tout au fond de soi,

Dans la soie de son être intérieur,

L’ivresse de vivre,

L’ivresse d’un plaisir charnel,

L’ivresse d’une étreinte,

L’ivresse d’un moment langoureux,

L’ivresse d’un moment d’érotisme et d’évasion,

Le voyage,

Le voyage solaire,

Le voyage interstellaire,

Le voyage multidimensionnel,

Le voyage extra-sensoriel,

Le voyage intemporel,

L’étreinte d’un moment passionnel,

La passion,

L’ivresse de deux corps en fusion, 

À profusion,

En chaleur,

Chaleureux,

Doucement,

Délicatement,

Passionnément,

Langoureusement,

Extraordinaire,

Infra-ordinaire,

De l’extraordinaire dans l’ordinaire de la vie,

La vie quoi,

En soi et,

Tout autour de soi,

L’Amour avec un grand A,

Inconditionnel,

Intemporel,

Immortel,

Incommensurable,

Incroyable,

Grandiose,

Extraordinaire,

Indéfinissable,

Toute une évasion,

Tout un voyage des sens,

Toute une démesure,

Tout un sens,

Les sens en éveil et,

Le cœur grand ouvert,

À l'ivresse de la vie,

Toute entière,

Entièrement,

Passionnément,

Juste enivrante et passionnante,

Vivre,

Vivre,

Vivre,

Au grand jour,

Un jour et tous les jours de sa vie,

Pour plus d’émerveillement,

Pour plus de beauté,

Du cœur et dans son cœur,

Pour être soi,

Juste soi,

Rien que soi,

Passionnée et,

Passionnante,

Juste pour soi et les autres autour de soi,

Pour monter ces vibrations,

Pour monter ces fréquences,

Pour monter ces résonances,

Pour être soi et rien que soi,

Sans fioriture,

Sans démesure,

Sans additif,

Sans ajout de quoi que ce soi,

Juste être soi, 

Entièrement,

Indéfiniment,

Inconditionnellement,

Juste dans l’Amour de soi, sans égo,

Juste être soi,

Juste être dans la vie,

Juste VIVRE,

Être en vie,

Être dans l’ivresse du moment et de la vie,

Tout simplement,

Carrément,

Naturellement,

Pour le plus grand bien-être de soi,

Pour le plus grand bien pour soi,

Juste SOI,

Juste cultiver son soi intérieur,

Dans le cœur de soie,

Pour son plus grand plaisir,

Pour soi et les autres autour de soi,

Pour apprécier la vie qui nous est donnée chaque jour de notre vie,

Tout simplement,

Tout naturellement,

C’est simplissime,

Comme une colombe de la paix posée sur son cœur.

Alors voilà tout l’enjeu de l’ivresse de la vie et de la féminité,

Le respect de son être intérieur, à l’intérieur de soi,

Tout simplement,

Pour s’émerveiller de la vie et,

Aimer la beauté de la vie intérieure et extérieure,

Inexorablement,

Pour le plus grand bien de tous et de son être intérieur, caché au fond de soi,

Tout au fond de soi.

Avec AMOUR.

L’ivresse de la vie.

Tout simplement.

Affectueusement,

La vie en soi et tout autour de soi,

Qui est venue délivrer un message sur l’engouement de la vie au fond de soi,

Comme une vague en pleine mer qui vient vous prendre dans ces eaux fluides et légères pour y nager paisiblement et calmement pour un bon moment de détente intérieure et extérieure surtout en cette période estivale et de chaleur du cœur, au cœur de soi.

Avec ivresse,

La vie enivrante et « chavirante » qui vient vous plonger dans sa mer calme et paisible,

Le temps d’une serviette posée sur la plage,

Le temps d’un instant et d’un moment de détente et de relaxation en famille.

L’ivresse et la joie de vivre.


 

 

***

 

Pour citer ce poème d'amour 

 

Aurore Nivelle, « L’ivresse »​​​​​, poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 2 août 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/an-ivresse

 

 

 

 

 

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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 18:11

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques 

 

 

 

 

 

 

Ivresse & Identité*

 

 

 

 

 

 Nada Skaff**

 

 

 

 

Crédit photo : "Bacchante", image Commons. 

 

 

 

Ivresse

 

 

Ivresse, conscience aigüe du hic et du nunc

cru plaisir sanguin dans un palais dansant

vaux que ceps inondent d'amarantes pensées

bouquet qui terre et ciel marie

âme liquide du sol qui ma flamme irrigue

Ô vin, ô vie,

envie de tout versifier, pleine véracité

vérace crucifixion de la chair dans l'instant

Ô vin, ô vie,

ô vrilles des vignes glissantes

Esprit chancelant, cristal et tourment.

 

 

 

 

Identité

 

 

 

Dis, qui a volé l'odeur de verveine de ton payse d'enfance ?

Qui a masqué le souvenir des bois

et changé en terre aride la rouge terre de Pavese ?

Dante n'envoie-t-il plus les indolents en enfer ?

Je ne muerai aucune de tes croyances,

et n'ébranlerai aucun pilier.

Au fond de mon âme s'enfilent comme dans un entonnoir

les adrets monts,

la mosaïque colorée des plaines,

le camaïeu de bleu des eaux puniques.

Défluent des saveurs inaccessibles et fermes,

évoquées par les échos chers de voix lointaines.

Cep saturé,

j'adhère au terrain inconnu porteuse de ma propre lymphe.

Ouvre grandes les portes à la lumière d'orient,

abandonne-toi à l'ivresse du fruit de nos épousailles.

Bacchus a chevauché l'ère du temps intransigeant

et défoncé les bornes de tout esprit étroit.

 

© N. Skaff


 

 

 

* Ces poèmes sont des extraits reproduits, avec l'aimable autorisation de l'auteure et de sa maison d'édition, du recueil de poèmes Nada Skaff, Nusa, Prix de poésie 2021 Yolaine et Stephen Blanchard décerné par l'association « les poètes de l'amitié-poètes sans frontières » à Dijon, éd. France Libris, coll. Florilège, couverture illustrée par Nada Skaff, 2021.

** "Nada SKAFF, est née à Beyrouth en 1969. Après des études de Microbiologie à l'université américaine de Beyrouth, elle collabore pendant quatre ans à un hebdomadaire de langue française. En 1998, avec son mari, Italien, elle s'installe à Naples. Devenue créatrice de bijoux, mais toujours passionnée de poésie et de littérature, elle obtient une maîtrise en langue et littérature française à l'université « Orientale » de Naples. Elle est membre du jury du Prix International de Poésie et « Léopold Sedar Senghor » depuis 2018 et enseigne le français dans les établissements scolaires italiens depuis 2016. « NUSA » est son second recueil en langue française après « Fleur de sel » paru en 2013 aux éditions « Dar An-Nahar ». Elle a publié en outre en 2020 un recueil poèmes en italien, « Il punto di rugiada » aux éditions « MR Editori » ainsi que deux nouvelles aux éditions de l'université « Orientale » de Naples."

Par l'éditeur

 

***

 

Pour citer ces extraits

 

Nada Skaff, « Ivresse » & « Identité », deux extraits reproduits du recueil Nada Skaff, Nusa, (2021).  Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 1er août 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/ns-ivresse

 

 

 

 

 

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 16:20

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Varia de Poétextes 

 

 

 

 

 

 

 

Chante l’amour

 

 

 

 

 

Mona Gamal El Dine

 

Docteur en sciences de l'art (La Sorbonne Paris), Membre de la Société des Gens de Lettres, Membre du P.E.N Club International, Sociétaire des Poètes Français, Présidente de l'association ISIS Arts & Cultures, Fondatrice des Rencontres des Poètes pour la Paix, Membre de Cercle Universel des Ambassadeurs de la paix (Genève/Paris), Historienne de cinéma & Réalisatrice

 

 

 

Crédit photo :  Charles de Steuben (1788-1856), "Andalouse", Commons. 

 

 

 

L’amour parle, même à lèvres closes

(Proverbe allemand)


 

 

 

Il était un poème dont le thème, me rappelle quelques lettres d’amour

C’était un souvenir comme blanche neige et son prince

L’oiseau chantait une mélodie d’amour

Je ne suis capable que de te regarder...

Je peux seulement sentir ton odeur


 

J’ai peur de te dire

J’ai tourné sept fois autour des rosiers de l’oubli

Je t’ai vu dans les vergers silencieux

Renaissant de ses cendres


 

Chantant le jour et la nuit comme un rossignol joyeux

Je t’ai confié mes chagrins et mes larmes

J’ai appris à connaître tes ruses 


 

J’ai planté un cactus dans mon jardin

C’est difficile de dire « je t’aime »

 

Amour,

 

Tu m’as mis à l’épreuve

Je t’ai courtisé, caressé

 

Amour,

Je pense à toi, c’est tout ...

 

Amour,

plus que jamais, tu es mon destin ! 



 

© M. Gamal El Dine

 

***

 

Pour citer ce poème d'amour 

 

 

Mona Gamal El Dine, « Chante l’amour », poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 25 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/mged-chantelamour

 

 

 

 

 

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 10:42

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Critique & réception

 

 

 

 

 

 

Firmaman​​​​ 

 

 

textes poétiques en prose de Jean-Paul Gavard-Perret. 

 

Ouvrage paru aux éditions Sans Escale

 

avec une couverture signée par Jacques Cauda

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© ​​​​​Crédit photo : Couverture illustrée du recueil "Firmaman" par Jacques Cauda. 

 

 

 

Écrivain, critique d'art, auteur de très nombreux livres, Jean-Paul Gavard-Perret se complaît, comme il l'affirme dans une interview donnée au magazine Openeye, « dans la jouissance de tripatouiller les mots ». Le titre de son ouvrage « Firmaman » illustre d'emblée la déclaration de l'auteur qui se dit également « fasciné par les images ».

 

Il est fréquent de rencontrer dans les écrits des écoliers, invités à rédiger un texte dit « d'expression libre », le mot «  firmament » élevé au rang de « firmaman », celui de « marraine » transformé d'un coup de baguette de fée en « ma reine ». C'est dire qu'avec son « Firmaman », Jean-Paul Gavard-Perret renoue avec cette pensée magique inhérente à l'imaginaire que l'on attribue aux enfants.

 

Mais très vite, l'auteur, à l'instar de George Bataille dans « Mme Edwarda » transgresse les conventions, voire les interdits pour aborder les thèmes de l'amour maternel et de l'inceste. Comme chez Bataille l'obscène et le divin cohabitent et se conjuguent dans la chair crue des mots où « Amour et haine à l'aine » débordent la page blanche et sa marge, transcendant le texte par-delà les mots. On songe à cette phrase de Bataille à propos de Mme Edwarda « Ce livre a son secret, je dois le taire : il est plus loin que les mots ». Et Jean-Paul Gavard-Perret d'en prolonger le mystère dans son texte « Les Edwarda » où il écrit « On voulut me retirer la langue, je la tire » ou encore « Que les Edwarda du futur fassent partie de moi ».

Pour Lacan, la figure de la mère ne peut se saisir de manière univoque, elle est double. On distingue la mère du désir et celle de l'amour maternel que le film de Jean Eustache « La maman et la putain » illustre parfaitement et qui trouve son écho dans « Firmaman ». « Mère putain se balance nue dans la salle à manger », lit-on sous la plume de Jean-Paul Gavard-Perret…

 

Cette plume court sur la page, la soulève, la pénètre de ses saillies érotiques de telle sorte que le corps fantasmé de la mère finit par s'incarner dans le corps du texte !

Dès lors, l'écriture désinhibée « déchire le voile de la langue » pour reprendre une expression de Beckett que l'auteur affectionne puisqu'il lui a consacré une thèse et dans ce recueil un poème en prose où l'on peut lire « La bouche broie l'annonciation du temps ».

Mais loin de produire « une musique du silence » comme chez Beckett, Jean-Paul Gavard-Perret fait retentir et imploser les cymbales de lumière du désir et  de l'érotisme débridé libéré de tout refoulement où les images abondent et où « les mots font l'amour » selon l'assertion d'André Breton en 1924 dans « Les pas perdus ».

Mais si « les mots font l'amour », ils le font avec humour chez notre auteur, « Histoire d'O vive et d'Ovide » en est un exemple ! Les jeux de mots foisonnent, se culbutent, fascinent, interpellent, nous font jubiler : « Et ça promet encore des embrouilles de ne pas travailler le terre pour en tirer les vers du nez », « Mère Deux Nids », « Con Prenez », « Princesse de Clèves Coeur », « Verte Tige »…

Car chez l'auteur les mots et les images s'enchaînent bien évidemment « sans chaîne » ! La loufoquerie se met de la partie jusqu'à faire trépider et disjoncter le texte « Ses orgasmes commencent à avoir fière allure. Parfois elle m'attend dans le coffre de la voiture où je l'ai ligotée. Ses mots ont devancé mes actes ».

Ces poèmes en prose qui peuvent déranger certains lecteurs comme le signale la quatrième de couverture nous invitent à une gymnastique de l'esprit et à appréhender par le biais d'une écriture époustouflante à sonder les fantasmes

indicibles, voire parfois inaudibles qui travaillent notre inconscient car derrière le paraître, les mots ont partie liée avec le « parlêtre » cher à Lacan ou pour évoquer Freud, on peut affirmer que le « ça » se met à parler... Nul doute que c'est le « ça » qui « déchire le voile de la langue », car sous la trame du langage tissée par le couple oxymore Éros et Thanatos se trame le jeu (je) obscur du ça qui s'invite dans le corps organique, voire jouissif du texte.

 

 

 

***

 

Pour citer ce texte inédit

 

 

Françoise Urban-Menninger, « Firmaman, textes poétiques en prose de Jean-Paul Gavard-Perret. Ouvrage paru aux éditions Sans Escale avec une couverture signée par Jacques Cauda », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 23 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/fum-firmaman

 

 

 

 

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 13:35

​​​​​

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Chroniques de Camillæ/Poésie & Cinéma ou Chroniques cinématographiques

 

 

 

 

 

 

Agnieszka Holland,

 

 

Le Procès de l’herboriste,

 

 

avec Ivan Trojan, Josef Trojan

 

& Juraj Loj

 

 

 

 

 

 

 

Camille Aubaude

 

Site & blog officiels :

www.lamaisondespages.com/

https://camilleaubaude.wordpress.com/

 

 

 

 

Jan Mikolášek, un jeune homme tchèque d’une rare beauté, recueille le savoir d’une vieille femme pour guérir les êtres humains par les plantes. L’enseignement de cette femme est limpide : « Connais ta place, ne monnaie pas tes dons ». Elle est haïe par les gens de bonne réputation, bien qu’elle les soigne. Le père du jeune initié l’enferme dans sa chambre. S’ensuit une scène où, armé d’une hache, le futur herboriste rompt avec sa famille. Une scène digne d’entrer dans une anthologie, ce qu’on appelle couramment best off du genre.

 

 

Ce n’est pas la seule de ce film témoignant d’un immense talent et montrant les fortes strates de la fragile existence humaine, dont l’ombre peut s’effacer à chaque instant. La plus belle scène se déroule dans la forêt aux pouvoirs de magicienne, là où règne la lumière. Ce médecin pour qui la nature est son désir préférable, sa préfère âme, y vit des moments d’amour avec son assistant, dans sa belle automobile, qui suscite la jalousie. Les amants font mine de s’étrangler, mais le moment n’est pas venu.

 

Les scènes d’embauche puis de séduction de l’assistant sont aussi des scènes dramatiques et sacrées (mieux que best off, ou « anthologie »). Le désir charnel, les combats physiques et psychologiques, sur une assise de dépendance, mènent leur ronde éternelle pour séduire le spectateur, et le placer sur un pied d’égalité avec ce haut mage1.

 

 

Cette œuvre magistrale de la réalisatrice Agnieszka Holland contribue à faire comprendre et à rendre immortel Jan Mikolášek, sous les traits de l’acteur Ivan Trojan. Ce personnage doué, et beau à tous les âges, est né à Rokycany le 7 avril 1889, quand la Bohême faisait encore partie de l’ Empire Austro-Hongrois. Jugé en 1958, il sort de prison en 1963 ou 64, et meurt à Prague, le 29 décembre 1973, à l’âge de 84 ans. Il repose dans la ville phare des Alchimistes, au cimetière Olšany (Olšanské hřbitovy), près de l’occultiste tchèque Pierre de Lasenic. Bref, tout un monde d’imagination, qu’Agnieszka Holland transmet, sans le figer, pour créer une allégorie.

 

 

L’Herboriste devient « l’homme qui défia l’état », et les plantes sont « la passion d’une vie ». Les éléments de fiction s’établissent sur l’histoire vraie de ce médecin-guérisseur-chaman-herboriste qui gagnait la confiance des malades, et a dû affronter des torrents d’animosité. Quelles sont ses cohortes d’ennemis ? La face inverse des cohortes de malades, dans une façon de répons, entre chœur et soliste, aux forces de vie ; ce sont les anti-nature, les homophobes, l’être humain lambda, jaloux et délateur, qui instaure la tyrannie. L’Herboriste sait qu’il a ce mal en lui. Sa connaissance du mystère de l’univers se solde par une défaite totale. La dramaturgie explosive de cette fiction sert un sentiment d'amour homosexuel sincère et profond, créant des scènes de lumière dans un climat politique de ténèbres, puis d’obscurantisme totalitaire, avec la censure et la terreur.

 

 

 

Note

 

1. En quoi la bande annonce passe à côté de l’essentiel, car elle montre la prison alors que le spectateur espère au-delà de toute raison que l’herboriste restera physiquement libre.

Lien vers la bande Annonce https://www.youtube.com/watch?v=2G0KdrbTRoE  

 

***

 

 

Pour citer cette chronique cinématographique 

 

Camille Aubaude, « Agnieszka Holland, Le Procès de l’herboriste, avec Ivan Trojan, Josef Trojan et Juraj Loj ​​​​», Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 21 juillet 2021. Url  :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/ca-agnieszkaholland

 

 

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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