Lea Nagy* est une poétesse hongroise née en 2000 à Budapest. Elle a publié deux recueils "Kõhullás" et "Légörvény" aux Éditions Napkút à Budapest. Elle a été lauréate du prix du meilleur "jeune poète hongrois" en 2018. Un troisième recueil est en cours de préparation en hongrois ainsi qu'un premier recueil en langue française aux Éditions du Cygne à Paris.
Extraits poétiques
1.
Pontban
barna hosszú kabátban.
pontban kilenc negyvenkor.
vársz a parkolóban, mint mindig.
beszállok az autódba.
cigarettával kínálsz.
kezed remeg.
remegsz.
pontban kilenc ötvenkor.
elfogadom.
és elindulunk.
Pile
dans un long manteau brun.
à neuf heures quarante pile.
tu m’attends sur le parking, comme toujours.
j’entre dans ta voiture.
tu m’offres une cigarette.
ta main tremble.
tu trembles.
à neuf heures cinquante pile.
j’accepte.
et on démarre.
En punto
En un largo abrigo moreno
a las nueve y cuarenta en punto
me esperas en el aparcamiento, como siempre
me subo a tu coche
me regalas un cigarrillo
tu mano está temblando
estas temblando
a la nueve y cincuenta en punto
acepto
y empezamos.
2.
Őrültek és bolondok
már nem kapunk levegőt
túl nagy a nyomás
mondom hogy még
csináld
gyorsabban hajts
kerüld ki
valami vákuum
légüres tér
már alig érezzük ujjaink végét
csak a zsibbadást ajkainkon
futunk mint az őrültek
mint a zsibbadó bolondok
a telefon őrült sípolása
mint egy fejhangon visongó gépfájdalom
távoli rezonálások a fülben
a vér íze
emlékek valami zongoráról és fülledt kabinról
a lepedőn lévő vér
hogy zuhanó falevelek között cirkálva
a szeratonin szintünk ugyanoda tart
hogy ami rajtad van
a bőrödet is beleértve az nem is apellál
pedig csak ezen át érzed ha tapintalak
hogy egyszerre van isten
és nincsen
hogy az ember már semmiképp sem állat
de mégis
hogy az állatok őrültek
és bolondok.
Les furieux et les fous
nous n’avons plus d’air
la pression est trop grande
je te dis de le faire
encore
roule plus vite
dépasse-le
un vacuum
espace vide
à peine sentons-nous le bout de nos doigts
seul l’engourdissement sur nos lèvres
nous courons furieux
comme des fous engourdis
le sifflement furieux du téléphone
comme une douleur de machine hurlante
résonnements lointains dans l’oreille
le goût du sang
souvenirs d’un piano et d’une cabine suffocante
le sang sur les draps
qu’en circulant à travers les feuilles tombantes des arbres
notre niveau de sérotonine va dans la même direction
que ce qui est sur toi
y compris ta peau ne m’interpelle même pas
pourtant ce n’est qu’à travers cela que tu sens quand je te tâte
qu’en même temps dieu existe
et n’existe pas
que l’homme n’est plus du tout un animal
mais quand même
que les animaux sont furieux
et fous.
Los furiosos y los locos
ya no tenemos aire
la presión es demasiado grande
te digo que lo hagas
de nuevo
conduce más rápido
pásalo
un vacuum
espacio vacío
apenas sentimos la punta de nuestros dedos
sólo el entumecimiento en nuestros labios
corremos furiosos
como tontos entumecidos
el silbido furioso del teléfono
como el dolor de una máquina chillona
resonancias distantes en el oído
el sabor de la sangre
recuerdo de un piano y de una cabina sofocante
la sangre sobre las sabanas
que va circulando entre las hojas que caen de los árboles
nuestro nivel de serotonina va en la misma dirección
que lo que está en ti
incluyendo tu piel ni siquiera me interpela
sin embargo, es sólo a través de esto cuando te exploro
que sientes que al mismo tiempo existe Dios
y no existe
que el hombre ya no es un animal
pero igual
que los animales están furiosos
y locos
3.
Zongora
A nappalidban volt egy csontszínű zongora.
Ha unatkoztunk lenyomtunk egy billentyűt.
Dúdoltunk is mellé.
Emlékszel?
Tudod, csak hogy valami megtöltse budai bérlakásod,
dohos csendjét.
Akkor még mindketten szépek voltunk.
Ősz volt.
Egyre kevesebbet láttalak.
Nem tudtam aludni.
Most sem.
Le piano
Dans ton salon il y avait un piano couleur os.
Dans l’ennui nous appuyions sur une touche.
Nous chantonnions en plus.
Tu te souviens?
Tu sais, juste pour que quelque chose remplisse ton
*Une poète ou poétesse, cette sélection des poèmes de Lea Nagy, est en hongrois, français et espagnol avec l'aimable autorisation de l'autrice, traductrice et la maison d'édition. Ce sont des extraits inédits à paraître prochainement aux Éditions du Cygne que l'éditeur m'a fournis en avant-première. À consulter aussi son dernier livre en hongrois, URL : https://napkut.hu/nagy-lea-kohullas-626
***
Pour citer ces poèmes trilingues inédits
Maggy De Coster (trad.), « Poèmes de Lea Nagy», traduction & interprétation en français par Lea Kovács, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022« L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 13 janvier 2022. Url :
Françoise Urban-Menninger, « Hommage à Giverny», illustration de l'artiste Chris Roro, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022« L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 12 janvier 2022. Url :
HM – Dorra Azzouz, vous cherchez-vous plus une voie dans le monde de la poésie ou de l’art ? Et lequel de ces deux, s’invite le premier chez vous ?
D.A – Pour moi, la poésie et la peinture sont un couple uni, soudé et inséparable. Chacune de ces disciplines n’existe pas sans l’autre dans ma vie personnelle ou professionnelle. Donc, il n’est pas seulement une question d’écrire poétiquement mais aussi et surtout de peindre poétiquement. Et encore, j’écris ma poésie, je la peins, je la sens, je la pense et je la vis pleinement en chaque instant.
Les sentiments qui m’accompagnent s’expriment de la manière la plus spontanée et parfois raisonnée et qui ont cette motivation de vouloir s’extérioriser sur un papier comme sur une toile ; les deux à la fois, en même temps et en parallèle. Ils vont spontanément, naturellement et involontairement ensemble et cela me permet d’être plus créative de plus en plus. Des sentiments qui se manifestent à travers ces deux vaisseaux et qui me sont très productifs et très généreux à mon égard pour alimenter continuellement et fréquemment ma poésie et ma peinture.
H.M – Comment vous êtes-vous retrouvée dans ce monde poétique et artistique ?
D.A – Depuis mes 13 ans, je me cherchais alors je m’enfermais des heures et des heures dans ma chambre afin de trouver cette quiétude et cette paix pour lire et surtout pour rêver. À partir de ces moments d’intimité ou de solitude agréable, j’ai découvert en moi ce talent ou cette envie d’écrire des vers, des lignes, des poèmes, des haïkus ; sans savoir même les nommer ou les intituler comme aujourd’hui, d’ailleurs. Je ne sais pas donner des titres à mes toiles ou à mes textes que rarement ou après un conseil. Tout était fait dans l’immédiateté, dans l’urgence et dans la spontanéité. J’étais trop jeune et je ne comprenais pas vraiment la différence entre rédiger un texte ou un poème mais j’étais complètement prise par l’emprise de la sonorité, du rythme, de la musicalité et de ce soin posé et imposé accordé nécessairement à la similarité vocalique à la fin de chaque vers.
H.M – Vous avez évolué dans un univers de mode et de design comme votre biographie le mentionne clairement. Dans ce monde où le côté esthétique est central et primordial, votre orientation vers la peinture est-elle due spécifiquement à ce point-là ?
D.A – Oui, malgré mes études menées dans le domaine des beaux-arts, je ne vous cache pas que mon amour pour la peinture s’est révélé plus tard et surtout après avoir voyagé et travaillé dans le monde de la mode et du design qui ont profondément influencé mes choix et mes décisions pour me lancer dans cette belle aventure.
H.M – Quelle est votre astuce ou stratégie pour améliorer votre prestation ou rendement dans l’écriture et dans la peinture ou autrement dit comment pouvez-vous prendre soin de ces deux talents à la fois puisque vous insistez sur leur indissociabilité ?
D.A – Mes deux astuces et conseils sont la persévérance et la confiance en soi malgré tous les défis et les contraintes qu’on peut rencontrer dans la vie au quotidien et dans le domaine culturel et artistique qui n’est pas, entre autres, un domaine facile du tout.
Personnellement, j’écris et je peins presque tous les jours. J’adopte mes deux passions comme une discipline régulière car sans le travail constant, on ne saura pas évoluer et on ne saura pas aller trop loin. Je les adapte à mes préoccupations de tous les jours pour ne pas les écarter de mon vécu une seule seconde ou pour ne pas me retrouver étouffée sans moyen d’expression artistique et poétique. Mon amour pour la poésie et pour la peinture me représente en tant que personne et en tant que femme ambitieuse, sensible, immigrée et surtout en tant que citoyenne du monde.
Ce que je suis en tant qu’être se trouve dans mes vers et dans mes toiles et c’est la raison pour laquelle j’ai été créée. Voilà, je le pense de cette manière.
H.M – Un rituel de chaque jour pour apprécier et préserver au plus mieux votre créativité et activité artistique et poétique dans un monde qui menace, chaque jour, notre sensibilité et humanité ?
D.A – J’écris chaque jour et j’utilise plusieurs langues pour m’exprimer dans ma poésie. J’ai appris à écouter bien et même trop tout au long de ma journée.
J’écoute pour ne pas oublier. J’écoute pour apprendre plus de mots, plus de leçons, plus de sensibilité et pour m’enrichir surtout sur tous les plans. J’écoute beaucoup les autres artistes, les écrivains, les acteurs, les psychiatres et même les histoires racontées par des personnes dans la rue parce que je crois en cette notion d’échange et de partage surtout. J’aime aussi écouter de la musique.
Il m’arrive aussi de me réveiller à trois heures du matin pour écrire des mots qui sauront former au réveil un texte ou un poème puis je prends mon temps pour contempler et méditer cette composition, cette évolution dans le silence absolu. Je prends également mon temps pour regarder attentivement les objets qui m’entourent, les gens qui passent à côté de moi, qui me transmettent une énergie particulière ou différente. Et mon bonheur suprême et extrême est dans la nature qui m’aide à me ressourcer et à me renouveler.
Pour la peinture, c’est de la mode et de l’architecture d’intérieur que je m’inspire beaucoup surtout pour la combinaison des couleurs qui ne cesse pas de s’enrichir et de se manifester différemment et chromatiquement sur ma toile à chaque fois que je change de lieu, je voyage ou je change de paysage. Aussi, en écoutant de la musique classique, ma main et mon corps accompagnent ces rythmes bien étudiés et bien structurés et cela inspire et nourrit aussi ma touche du pinceau.
H.M – Vous qui n’avez pas hésité à évoquer dans l’une de vos déclarations que vous n’avez pas fini vos études et que vous êtes fièrement autodidacte dans le domaine artistique ainsi que dans la vie, quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui nous lisent et qui peuvent être dans le besoin d’avoir un conseil bien ciblé ?
DA – Comme je l’ai déjà affirmé précédemment, il faut avoir une grande confiance en soi. La sensibilité artistique et poétique est un don divin. Un cadeau du ciel qui est né en nous et pour nous et non pas contre nous.
Ce n’est pas parce qu’on n’a pas eu de diplôme qu’il ne faut pas continuer à apprendre autrement, à s’éduquer et à s’informer sans retenue. Peut-être, plus librement, plus richement et plus humainement. Le plus important est de garder cette flamme de curiosité et ne jamais baisser les bras peu importe la délicatesse des situations. Il faut y croire : « Tout vient à temps à qui sait attendre ». La patience, le courage et la persévérance sont aussi un art. Tenez donc bien, tenez bon et croyez en vous sans cesse et infiniment !
H.M – L’immigration et la résilience par l’art ? Comment les gérer et les digérer pour faire une force ou pour se remettre debout à nouveau ?
D.A – C’est à travers l’art que j’ai pu m’intégrer et que j’ai pu faire face à toute cette ignorance ou indifférence envers la migrante ou l’émigrée que je suis en faisant preuve chaque jour ou à chaque fois que l’occasion se présente à moi, que je ne suis pas une « profiteuse » mais une « travailleuse » des lumières et donneuse de richesse artistique. Cela, je l’affronte avec beaucoup de courage et d’endurance.
Enfin, je reste toujours abasourdie devant cette majorité qui ne croit pas à la force que peut offrir la différence et la diversité par la mise et la remise en valeur de la richesse et la variété des idées humaines quand elles s’unissent et quand elles se présentent ensemble sous une forme d’une belle mosaïque pour le bien de l’humanité.
H.M – À ma connaissance, vous préparez des publications de poésie dans l’avenir proche. Pouvez-vous nous en dire plus ?
D.A – Oui, je prépare présentement un blog qui me permettra de publier mes poèmes et mes peintures. Je compte aussi rassembler et publier mes poèmes dans un recueil dès que je vais avoir une réponse favorable de la part de l’une des maisons d’éditions que j’ai pu contacter, dernièrement. J’attends encore et je garde toujours espoir. Sinon, je contacterai d’autres éditeurs jusqu’à ce que mon recueil voie le jour un jour. J’ai la totale et l’entière conviction que j’ai un cadeau à partager avec le monde tôt ou tard. Il sera donc prochainement entre les mains et sous les yeux de qui saura l’apprécier. Je publie pour être lue et pour promouvoir les bonnes valeurs surtout de l’échange et du partage.
H.M – Avez-vous un projet d’exposition artistique de vos tableaux quelque part ?
D.A – Pour l’instant, je préfère finir ma nouvelle collection ; une collection monochrome qui sera différente de sa précédente qui était imbibée de couleurs. Et comme toujours, je me rendrai à des galeries habituelles ou nouvelles pour les exhiber.
H.M – Avant de vous laisser partir et avant de vous dire merci de ce bel échange, quel est votre mot de la fin ou que proposez-vous comme recettes de vie qui peuvent nous servir toutes et tous dans notre vie ?
D.A – Si vous aimiez ce que vous faites, vous aimeriez ce que vous êtes. Croyez en vous, vous êtes la seule ou le seul à avoir cette capacité et à savoir la valeur de ce cadeau qui est le talent. Rappelez-vous que même les jumeaux ou les jumelles n’ont pas les mêmes empreintes et là, je ne parle pas seulement de l’acte d’écrire ou de peindre mais aussi de celles ou ceux qui aimaient cuisiner, préparer des gâteaux, faire de la broderie ou coudre (etc.) parce que tout travail manuel fait par la passion est un art. Et malgré le rejet et toutes les misères du monde et malgré la faim et la soif dans le sens vrai ou figé, avec l’amour, tout peut s’affronter et s’affranchir surtout si vous tenez bon et vous ne résignez pas.
Elle viendra, cette personne qui croira en vous, et oui ! Une seule suffit et tout se déclenchera et ne s’arrêtera jamais. Affichez-vous sans honte et sans crainte. Ne restez surtout pas caché-e-s et dépassez vos doutes et peurs.
Rassurez-vous que tous les mensonges du monde ne sachent jamais vous freiner, si vous ne les écoutez pas.
Blog et site internet sont en cours de réalisation.
Dorra AZZOUZ, est née à Tunis le 20 décembre 1973. Elle a fait des études dans le domaine des beaux-arts à l’École d’Art et de Design (EAD) en Tunisie. Elle a travaillé aussi en tant qu’hôtesse de l’air dans la compagnie aérienne Kuwait Airways au Koweit pendant quelques années pour réussir à bien s’intégrer dans les plus prestigieuses maisons de haute couture et de mode comme : Chanel, Valentino, Bulgary aux Émirats Arabes Unis en occupant, en leur dedans, le poste d’assistante de vente. Elle a enseigné l’art au consulat Français d’Abou Dhabi et continue à le faire jusqu’à nos jours dans de divers centres culturels finnois. Elle ne se lasse pas de découvrir le monde et de se découvrir par elle-même et pour elle-même afin de donner le meilleur d’elle-même et afin de servir poétiquement et artistiquement le monde dans lequel nous vivons par ses mots réconfortants et ses couleurs éclatantes.
Elle a participé à plusieurs expositions et anthologies artistiques et elle a cité à titre d’exemple le travail collectif qui a regroupé des écrivains de plusieurs nationalités dans le cadre d’une collaboration avec l’université de Tampere en Finlande.
Il s’agit bel et bien d’un travail collectif qui a été mis déjà en ligne sur le site Amazone et qui s’intitule : « Opening Boundaries Toward Finnish Heterolinational Litratures », édité par Mehdi Ghasemi. Aussi, elle a participé avec SKS « The Finnish Literature Society » par un récit qui raconte l’histoire d’une réfugiée et ce travail est en cours de publication. Un programme riche d’expositions artistiques à Helsinki est en perspectives dans plusieurs endroits comme à la Galleria Fogga, au centre culturel Caisa, à la Galleria Kookos, à l’Ambassade de la Tunisie, au centre culturel français (...)
Hanen Marouani, « Interview avec Dorra Azzouz », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne-Hiver 2021-22 « Célébrations » & Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 11 janvier 2022. Url :
Il aimait les images plus basses de la neige, du givre, les corbeaux en exil, les arbres dépouillés, noirs, sur fond de ciel gris, et au fond de lui le sentiment de cette femme qui se ronge, qui cède à l'angoisse, et se noie... Et l'encre du ciel nuageux passa dans les veines du temps pour assombrir la destinée... Un vieux puits s'endort, et demain sera demain. Il ne reste plus qu'un visage avec cet air étrange qui ne veut rien dire. Dehors sont les ronces, les arbres qui luttent contre le vent, et les hommes... Ces choses qui font de l'hiver une absence et un horizon flou. Comme si tout essayait de se répéter sans y parvenir tout à fait... Comme si quelque livre, enclos dans la mémoire, diffusait sans fin la lumière aveugle d'une nostalgie impossible.
Vous vous doutez bien qu'il y a quelqu'un qui vous observe, et que la vanité de vivre est l'un des charmes de ce monde. Des filles qui se promènent dans le silence du poème à la recherche d'une aube encore inconnue, miraculeuses, fragiles, telles des lucioles qui ne font jamais d'ombre... Et leurs pas discrets, comme dérobés au désintérêt des choses, composent des abécédaires irrévocables d'une délicatesse toute musicale. Figures tendres et stériles qui se refusent pourtant à écrire les dialogues dont je me consolerais... Et s'abstiennent d'aimer comme ces abeilles qui butinent sans fin la neige éternelle de fleurs inexistantes... Nul ne s'approche d'elles, quand a soufflé le vent, nul ne se souvient de leurs lèvres pâles esquissant un baiser muet à l'adresse de l'automne, dans une tristesse de rose fanée et de deuil…
Le rêve d'un dieu inconnu promène le chant du soir au fond de la vallée, saluant la désirable insignifiance de leur ennui.
***
Pour citer ce poème illustré
Pierre Zehnacker (poème & photographie), « Dans le silence », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne-Hiver 2021-22 « Célébrations », mis en ligne le 11 janvier 2022. Url :
Pierre Zehnacker (poème & photographie), « Dans le silence », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne-Hiver 2021-22 « Célébrations », mis en ligne le 11 janvier 2022. Url :
Dorra Azzouz (poème & peintures inédits), « Célébration en deux peintures & un poème », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne-Hiver 2021-22 « Célébrations »,mis en ligne le 6 janvier 2022. Url :
L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.
SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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