31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 17:52


Numéro Spécial | Printemps 2022 | Dossier mineur | Articles & témoignages | Revue matrimoine

 

 

 

 

 

 

 

Na Castelloza, dame du castel d'Oze

 

 

 

 

 

 

 

Chantal Robillard

 

Art. Wikipédia​​​​​​

 

 

 

© Crédit photo :  Castelloza (Bibliothèque Nationale MS854, XIIIe siècle), photographie fournie par l'auteure. 

 

 

 

 

Trobaïritz (en français : troubaderesse), Castelloza (Bibliothèque Nationale MS854, XIIIe siècle). 


 

 

Na Castelloza, ou Na de Castel d'Oze, est une troubaderesse auvergnate née vers 1200, dame du château d'Oze, un château-fort dominant les  gorges de l'Auze à Sénézergues, dans le Cantal.

 

Le troubadour Hugues de Saint-Circq, a fait d'elle un portrait, écrit au XIIIe siècle :
« Na castellosa si fo Alvernha, gentils domna, moiler del Turec do Maironna. et amat N'Arman del Brehon, e fetz de lui sas cansos. Et era una domna mout gaia e mout enseignada e mout bella. ».

Dame Castellosa donc fut d'Auvergne, noble femme, épouse du Turc de Mayronne, et elle aima Armand de Bréon, et fit sur lui ses chansons. Et c'était une dame fort gaie, fort instruite et fort belle. 

 

Son mariage malheureux avec Truc (ou Turc) de Meyronne, beaucoup plus âgé qu'elle, la transplanta en Haute-Loire actuelle, de l'autre côté de l'Auvergne. On pense qu'il prit part notamment à la quatrième croisade et fut longtemps absent, la laissant seule en son château au fond de la vallée de la Desges. Certains pensent que son surnom de « Turc » viendrait des croisades. Mais il existe beaucoup de monts arrondis appelés trucs dans la région (notamment en Aubrac et en Lozère) et dans la famille Meyronne il y eut des prénommés Truc et des Truchet, et même une Trucha qui eut 3 enfants... Mystère, donc, autour de ce nom !

Il ne subsiste plus rien, dans la commune de Venteuges, du château de Meyronne... D'où mes poèmes sur ces lieux, que j'ai eu la chance de pouvoir découvrir grâce à mon oncle, taxi dans la région de Langeac. Il qui connaissait le paysan qui occupe les terres où se situent les ruines du château et put ainsi nous faire pénétrer sur ces lieux pentus envahis de ronces. Coïncidence : mon oncle avait à ce moment-là un ongle incarné qui le faisait souffrir. Or la toute première sextine identifiée, celle d'Arnaut Daniel, s'intitule « la chanson d'ongle et d'oncle » !

Revenons à Na Castelloza. Elle eut pour amant un dénommé Arman de Breon, seigneur de Mardogne, auquel elle adressait ses poèmes d'amour :" Com pog en loc venir - On eu vos bais e us estregna - Qu'ab aitan pot revenir - Mos cors, quez es envejos - De vos mout e cobeitos - Amics, no m laissatz morrir ! ». Mais il semble, d'après ses poèmes, que cet amour n'était pas réciproque et que le dénommé Armand aimait une dame de plus haute noblesse qu'elle.

On sait qu'elle assista en 1230 à la Cour d'amour tenue en Provence par Phanette de Gantelme. Puis, en1265, déjà âgée, Castelloza parut aux Fêtes de l'Épervier, et à la Cour d'Amour de sa cousine de Polignac. Y participaient la baronne d'Allègre, Béatrix de Mercœur, ainsi que les sieurs de Beauvoir, de Randon, du Roure et d'Apchier. Cette cour de l'Épervier se tenait au XIII ème siècle chaque année au Puy en Velay, soit à quelques dizaines de kilomètres de Venteuges et tout près de la forteresse de Polignac. S'y réunissaient au printemps les aristocrates des environs pour jouter avec les armes et jongler avec les mots. 

 

Œuvres : le sujet de ses poésies est l'amour courtois. Il ne nous en reste que trois poèmes. Ces poèmes étaient probablement chantés, bien qu'on n'en ait pas la preuve formelle.

 

  • Amies, s’ie.us trobes avinen 
  • Ja de chantar non degr'aver talen 
  • Mout avetz faich long estatge 

 

Comme les troubadours, les trobairitz / troubaderesses faisaient partie de la société courtoise. Par opposition à leurs homologues de condition ordinaire, les joglaresses (en français jongleuses), elles étaient toutes de naissance noble et dotées d'une bonne instruction littéraire. Citons parmi les plus connues, Marie de Ventadour et Béatrice de Dia, comtesse de Die. Peu de textes nous en sont parvenus...

 

© Chantal Robillard

 

***

 

Pour citer cet article

 

Chantal Robillard, « Na Castelloza, dame du castel d'Oze », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 31 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ns2022/cr-nacastelloza

 

 

 

Mise en page par Aude 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro Spécial 2022 Muses et féminins en poésie
31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 17:52


Numéro Spécial | Printemps 2022 | Éditorial  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'humour au féminin

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

 

Crédit photo :  Marie Bouliard, portrait de la fameuse "Aspasie", image de Commons, domaine public. 

 

 

 

On a longtemps opposé rire et féminité car le rire possède sans nul doute un pouvoir de subversion qui dérange les « bonnes moeurs », voire « l'ordre social » établi par la gente masculine !

Aujourd'hui nous assistons à une mise en lumière de ce rire salvateur, libérateur dont nous parle Sabine Melchior-Bonnet qui a abondamment développé cette évolution dans son ouvrage « le rire des femmes ».

 Lorsque j'ai proposé cette thématique à Dina Sahyouni qui l'a accepté avec le sourire, j'en suis sûre, je ne me doutais pas que le rire des femmes était un sujet dans l'air du temps !

Plusieurs ouvrages dont celui que je viens de citer, des documentaires ou émissions télévisées nous ont présenté ces dernières semaines des femmes qui excellent dans le délicat exercice du one-woman show, elles y dénoncent en les transcendant par l'humour les derniers tabous sexistes.

De nombreuses autrices mais aussi des auteurs ont répondu à cet appel et je remercie tout particulièrement Emilie Cauvin pour son excellent article intitulé « La disconvenance dans la Princesse Printanière de Madame d'Aulnoy »  ainsi que Joan Ott, Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix, Anne Neige, Chantal Robillard, Camille Aubaude, Blanche Turck, Maggy de Coster et toutes les autres... Mais aussi Pierre Zehnacker, Frédéric Andreu ainsi que Dina Sahyouni, Aude et David Simon pour leur travail de mise en pages.

Plus que jamais en ces jours sombres marqués par la guerre en Europe, « l'humour est cette politesse du désespoir » pour citer Chris Marker car nul doute que l'humour est l'une des composantes de la poésie qui nous fait tenir debout en agitant le drapeau de notre liberté d'être et de penser.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

***

 

​​​​​​Pour citer cet éditorial inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « L'humour au féminin », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menningermis en ligne le 31 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ns2022/fum-edito

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro Spécial 2022 Humour Muses et féminins en poésie
31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 17:30

​​

Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie des siècles passés 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le grillon &

 

 

 

 La parole d'un soldat

 

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore  (1786-1859)

 

Poèmes choisis, transcrits & modernisés légèrement avec une photographie prise par Dina Sahyouni

 

 

 

 

© Crédit photo : Portrait de Marceline Desbordes-Valmore, dessin photographié (pour cette revue par DS.) d'une anthologie poétique tombée dans le domaine public.

 

 

Les deux extraits présents ci-dessous proviennent du recueil de poèmes, appartenant au domaine public, de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Bouquets et prières par Mme Desbordes-Valmore, Paris, Dumont éditeur, 88 Palais-Royal, au Salon littéraire, 1843, section « Prières », pp. 37-39 pour le premier et pp. 233-234 pour le second.

 

Le grillon

 

 

Triste à ma cellule,

Quand la nuit s'abat,

Je n'ai de pendule

Que mon cœur qui bat :

Si l'ombre changeante

Noircit mon séjour,

Quelque atome chante,

Qui m'apprend le jour.


 

Dans ma cheminée,

Un grillon fervent,

Faisant sa tournée,

Jette un cri vivant :

C'est à moi qu'il livre

Son fin carillon,

Tout charmé de vivre

Et d'être grillon !


 

La bonté du Maître

Se glisse en tout lieu ;

Son plus petit être

Fait songer à Dieu.

Sait-il qu'on l'envie,

Seul et ténébreux :

Il aime la vie ;

Il est bien heureux !


 

La guerre enfiévrée

Passait l'autrefois,

Lionne effarée,

Broyant corps et voix :

Mon voisin l'atome

Fut mon seul gardien,

Joyeux comme un gnôme

À qui tout n'est rien.


 

Dieu nous fit, me semble,

Quelque parité :

Au même âtre ensemble

Nous avons chanté ;

Il me frappe l'heure,

Je chauffe ses jours ;

Mais, femme, je pleure :

Lui, chante toujours.

 

Si jamais la fée

Au soulier d'azur,

D'orage étouffée

Entre dans mon mur ;

Plus humble et moins grande

Que sa Cendrillon,

Oh ! qu'elle me rende

Heureuse, ou grillon !



 

 

 

La parole d'un soldat

 

 

La vieille Rachel, filant à sa porte,

Demande au Seigneur son jeune soleil,

Son dernier enfant que la guerre emporte,

Dont le cri de gloire emplit son sommeil.

Le rêve incessant d'un drapeau qui vole,

Fait casser le lin dans ses doigts tremblants :

« Mon enfant, Seigneur, tient bien sa parole ;

Je sens un laurier sous mes cheveux blancs ! »


 

Paix ! voici l'écho de la grande-armée,

Proclamant le nom d'un soldat vainqueur ;

Et la blonde enfant, du soldat aimée,

Courant vers Rachel en tenant son cœur :

« Écoutez, Rachel, ce grand bruit qui vole ;

Lisez-le avec moi de vos yeux tremblants :

Que votre Gilbert tient bien sa parole ;

Il met un laurier sur vos cheveux blancs ! »


 

Au milieu des cris d'un champ de bataille,

Gilbert, ce jour-là, sauvait son drapeau,

Et vainqueur couché sur un peu de paille,

Disait en mourant : « Que mon sort est beau !

Car mon nom, pareil à l'aigle qui vole,

S'abat glorieux sur deux cœurs tremblants.

Ma mère, aimez-moi, j'ai tenu parole :

J'ai mis un laurier sur vos cheveux blancs ! »

 

 

 

***


Pour citer ces poèmes pour la paix

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), « Le grillon » & « La parole d'un soldat », poèmes choisis, transcrits & modernisés légèrement avec une photographie prise par Dina Sahyouni de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Bouquets et prières (1843), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées » & Megalesia 2022, mis en ligne le 31 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/mdv-grillonetsoldat

 

 

 

 

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 16:46

Numéro Spécial | Printemps 2022 | Travestissements poétiques | Astres & animaux 

 

 

 

 

 

 

 

Marguerite

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore  (1786-1859)

 

Poème choisi, transcrit & modernisé légèrement avec une photographie prise par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Portrait de Marceline Desbordes-Valmore jeune, dessin photographié (pour cette revue par DS.) de ses Œuvres poétiques de Marceline Desbordes-Valmore 1819-1833, Idylles, Élégies, Paris, Alphonse Lemerre éditeur, MDCCCLXXXVI) ouvrage poétique tombé dans le domaine public.

 

 

L'extrait ci-dessous provient du recueil de poèmes, tombé dans le domaine public, de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Bouquets et prières par Mme Desbordes-Valmore, Paris, Dumont éditeur, 88 Palais-Royal, au Salon littéraire, 1843, « Prières », pp. 19-21.

 

 

 

Je suis fleur des champs,

Mon parfum m'enivre ;

J'ai trois jours à vivre

D'arôme et de chants :

J'ai, comme la reine,

Ma couronne au front ;

Si le vent l'entraîne,

Mon deuil en est prompt !


 

Assise au festin

Où l'été m'invite,

Je vis, je meurs vite ;

Merci, mon Destin !

Le chêne superbe

Parle de l'hiver :

L'été seul dans l'herbe,

Baise mon pied vert !


 

Je nais dans un lieu

Où meurt la tempête ;

J'entends sur ma tête

L'oiseau du bon Dieu.

Je vois ma peinture

Dans le ruisseau clair,

Et pour nourriture,

Je moissonne l'air !



 

J'assiste trois fois

Aux nuits de la terre,

À l'ardent mystère

De ses mille voix ;

Qu'apprendrais-je encore ?

Trop savoir fait peur :

J'éprouve et j'ignore,

Je sais le bonheur !


 

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), « Marguerite », poème choisi, transcrit & modernisé légèrement avec une photographie prise par Dina Sahyouni de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Bouquets et prières (1843), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menningermis en ligne le 31 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ns2022/mdv-marguerite

 

 

 

 

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 14:10

​​

Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils immigrent

 

 

(trois poèmes)

 

 

 

 

 

 

 

Maram Al-Masri

 

 

 

 

Crédit photo :  "Migrant Mother", 1936, image Commons, domaine public.

 

 

 

L’exode I





 

Ils immigrent

 

sans bagages 
sans visa 
sans billets d’avion 
sans avoir la chance 
d'agiter leurs mains avec un mouchoir blanc 
ou de promettre à leurs chers de revenir

 

 

sans valise
sans brosse à dents ni pâte à raser
sans savon ni parfum.



 

ils immigrent 

 

des fois avec des papiers officiels 
qui disent leur nom
leur âge
leur lieu de naissance 
leur lieu de résidence
et des fois sans 
car ils ont été brûlés avec leurs murs 
enterrés avec leur maison  
noyés avec leurs bateaux

  

 

Ils immigrent

 

avec leurs cœurs troués
par les balles de la peur
leur peau abîmée
comme les feuilles des passeports mouillés 

 

Ils immigrent 


 

 

avec sur leur dos 
leurs enfants 
leurs vieillards
et leurs soucis 
Dans leur poche
la place laissée vide
par la clef de leur maison perdue








 




L’exode II






 

Les ombres 
Passent 
Comme des nuages 
Comme des âmes 
Comme des idées 
Comme la sueur de la fatigue ouvrière
Comme les ombres fatiguées des immigrés 
Qui voient les corps passer
sans qu'elles les attrapent 
Ils laissent 
Leurs empreintes 
Sur le visage de l'humanité
Mémoires de vie 

 

 

La terre. 
Les herbes
l’eau
Les rivières
les rochers 
Les montagnes.
Les chansons et la poésie
Même le ciment froid 
De l’histoire
Gardent 
Pour longtemps
L’odeur discrète
de leur espoir.

 

 

 

 

La paix

 

 

© Crédit photo : Maram Al-Masri ​​​​, "La paix", poème bilingue français-arabe. 

 

***


Pour citer ces poèmes philanthropiques & engagés pour la paix

 

Maram Al-Masri, « Ils immigrent (trois poèmes) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées » & Megalesia 2022, mis en ligne le 31 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/mam-ilsimmigrent

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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