Crédit photo : Redon, "Profil de femme avec couronne de Lauriers", domaine public, Wikimedia.
Les limites très restreintes de notre journal ne nous permettent pas de signaler à nos lecteurs aussi souvent que nous nous le désirerions, diverses publications utiles et dignes d'éloges […] Cet ouvrage nous conduit à vous parler des Deuils de Famille, œuvre presque du même genre, due à la plume aussi poétique en prose qu'en vers de Mme Maria Delcambre. C'est un recueil de pieuses consolations adressées à ceux que la mort d'un père, d'un époux, d'une femme, d'un enfant aimés, a frappés d'une de ces douleurs que la piété seule peut préserver du désespoir. Le style de cet ouvrage est simple, harmonieux, touchant et plusieurs de ses pages sont si profondément senties, qu'il est impossible de les lire sans avoir le cœur ému et les yeux mouillés.[...].
Cette brève réception journalistique du recueil de la poète Maria Delcambre présente ci-dessus, a été rédigée par la journaliste et critique littéraire GAGANE, Élise / Élise MOREAU de RUS et se trouve dans le périodique GAGNE, Paulin (1808-1876), Le Théâtre du monde : journal et cours littéraires et artistiques renfermant un choix de pièces en prose et en vers destinées à être lues ou déclamées dans le monde, et une revue critique des oeuvres principales et nouvelles du mois / par M. Gagne, avocat,... ; avec la collaboration de Mme Élise Gagne/Élise MOREAU de RUS, femme de lettres,.... 1857-05. Cet ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica de la Bibliothèque nationale de France.
Élise Gagne
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Pour citer cette réception d'autrefois
Élise Moreau de Rus, « Extrait de "Bibliographie" », texte journalistique dans GAGNE, Paulin (1808-1876), Le Théâtre du monde : journal et cours littéraires et artistiques renfermant un choix de pièces en prose et en vers destinées à être lues ou déclamées dans le monde, et une revue critique des oeuvres principales et nouvelles du mois (1857-05), a été choisi & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 3 juin 2021. Url :
Crédit photo : Redon, "Profil de femme avec couronne de Lauriers", domaine public, Wikimedia.
Quelle voix ralentit à travers la campagne ?
C'est celle de mon jeune époux !
Comme il franchit les bois, le torrent, la montagne,
Pour être exact au rendez-vous !
C'est lui ! je l'aperçois ! il descend la colline
Ainsi qu'un coursier haletant !
Son œil ne me voit pas, mais son cœur me devine,
Il sait quel doux accueil l'attend !
Qu'il est beau ! le chevreuil a des pieds moins agiles,
Ses cheveux sur son cou tombent en bruns anneaux,
En mots harmonieux ses lèvres sont fertiles,
À la course, au combat il n'a point de rivaux !
Il est le plus parfait des enfants de la terre,
Nul ne l'égale en force, en courage, en bonté,
Son port est élégant et plein de majesté,
Son œil est vif et noir, sa parure est sévère...
Le voilà ! je l'entends ! il s'approche ! il me dit :
« Levez-vous et venez, ma colombe chérie,
L'écharpe du printemps flotte sur la prairie,
Aux branches des pommiers l'oiseau suspend son nid ;
Les figuiers sont parés de leur verte dentelle,
La mandragore embaume et la vigne est en fleur :
Hâtez-vous de venir avec moi, ma gazelle,
Au bord de la fontaine où pleure l'asphodèle,
Nous nous enivrerons aux coupes du bonheur.
Vos lèvres de corail, ô ma timide épouse,
Ont pour moi la saveur d'un miel délicieux,
L'éclat de votre teint rend la rose jalouse,
De plaisir sous vos pas tressaille la pelouse,
Et vos yeux sont pareils à l'étoile des cieux !
Comme le peuplier votre taille est flexible,
Vos dents ont la blancheur de la perle d'Ophir,
Votre front est orné d'une grâce indicible
Que la sainte pudeur vient encore embellir.
Mais ce n'est point assez d'être la plus charmante,
D'avoir tant de trésors qu'on ne peut les compter,
Votre âme est un lac pur, ô ma céleste amante,
Où toutes les vertus viennent se refléter...
Voilà pourquoi mon cœur vous aime et vous préfère
Aux vierges de Sion, à celles d'Israël,
Et ne trouve qu'en vous l'eau qui le désaltère,
Et la manne d'amour qui lui tombe du ciel !
Ah ! fuyons, mon aimée, et dans la solitude,
À l'ombre des palmiers par le vent agités,
Allons chercher l'oubli de toute inquiétude,
Et goûter de l'hymen les chastes voluptés.
Loin des bruits importuns l'amour se divinise,
Il lui faut du désert le silence et la paix,
Le seul bonheur durable et qu'aucun choc ne brise,
Est celui qui fleurit sous des voiles épais ! »
Et l'époux et l'épouse ont déserté la ville,
À l'ombre des palmiers ils sont venus s'asseoir,
Et leur vie a coulé comme une onde tranquille
Dont jamais l'aquilon ne ride le miroir...
Élise Gagne
Ce poème édité ci-dessus, a été composé par la poète GAGANE, Élise / Élise MOREAU de RUS et se trouve dans le périodique GAGNE, Paulin (1808-1876), Le Théâtre du monde : journal et cours littéraires et artistiques renfermant un choix de pièces en prose et en vers destinées à être lues ou déclamées dans le monde, et une revue critique des oeuvres principales et nouvelles du mois / par M. Gagne, avocat,... ; avec la collaboration de Mme Élise Gagne/Élise MOREAU de RUS, femme de lettres,.... 1857-05. Cet ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica de la Bibliothèque nationale de France.
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Pour citer ce poème spirituel
Élise Moreau de Rus, « Le chant de l'épouse. Paraphrase du Cantique des Cantiques », poème spirituel sur l'amour dans GAGNE, Paulin (1808-1876), Le Théâtre du monde : journal et cours littéraires et artistiques renfermant un choix de pièces en prose et en vers destinées à être lues ou déclamées dans le monde, et une revue critique des œuvres principales et nouvelles du mois (1857-05), a été choisi & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 3 juin 2021. Url :
Le poème présent ci-dessous, a été rédigé par DELCAMBRE, Maria et se trouve dans la revue L'Abeille artistique et littéraire, Littérature, Poésie, Beaux arts, Industrie, Théâtres, 1854 pour le premier numéro, Avril 1854, p. 6/ p. Livre en format PDF 30.
Cet ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica de la Bibliothèque nationale de France.
Commentaire de la revue
Nous devons à l'obligeance de madame Maria Delcambre, dont nos lecteurs ont déjà pu apprécier le talent si gracieux, la communication de la pièce suivante. Elle est extraite d'un recueil de poésies inédites, qui doit paraître sous peu.
Le poème
Une folie d'amour racontant
l'histoire d'une colombe
Les bois, comme mon âme, ont revêtu leur deuil ;
La feuille vient tomber toute triste à mon seuil ;
La pluie à mes vitraux met ses perles liquides ;
Le vent conte sa plainte aux couloirs du château ;
Vers les beaux yeux en pleurs qui le suivent dans l'air.
D'amour et de douleur la pauvrette succombe,
Disant dans son cœur plein d'effroi :
« Ô mon bel aigle, emporte-moi,
Ou bien dans la serre, ô mon roi,
Déchire ta blanche colombe !... »
***
Pour citer ce poème d'amour déçu
Maria Delcambre, « Une folie d'amour racontant l'histoire d'une colombe », texte sur un amour déçu dans L'Abeille artistique et littéraire, Littérature, Poésie, Beaux arts, Industrie, Théâtres (1854), a été choisi, transcrit & présenté différemment par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 2 juin 2021. Url :
*Ce poème végétal accompagne la photographie de Claude Menninger.
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Pour citer cet écopoème printanier & coloré
Françoise Urban-Menninger, « dans le jardin du temps », écopoème inédit sur le jardin au printemps et la poésie illustré par une photographie inédite de Claude Menninger, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies printanières & colorées », mis en ligne le 1er juin 2021. Url :
« Ouverture » est le titre voulu par le célébrissime collectionneur breton François Pinault.
Ouverture, comme un opéra, bien sûr.
Le 22 mai 2021 est le jour d’inauguration de l'ancienne Bourse du Commerce, la Halle au Blé, initialement Maison de Catherine de Médicis — ce n’est pas rien les Médicis, Lorenzaccio, la Saint Barthélémy…
L’accès est autorisé. Je rêvais depuis un demi siècle d’y entrer dans de bonnes conditions, pour des ventes de vêtements.
Je sonne au contrôle, il faut ouvrir mon sac, les agents de sécurité cherchent une bourse avec du métal. On ne peut entrer avec un porte-monnaie. Une vieille dame connectée trouve cela « normal ».
Le collectionneur préoccupé par la crise sanitaire affiche « une profonde vision humaniste ». C’est sans doute pour quoi la première image montre des gens en troupeau sur une plage :
On s’attendait à voir la laideur, et c’est la plage ; des couleurs, des lignes droites et des esquisses de danses hélant le public soulagé. Il se voit, ça le rassure sur l’art contemporain. Il peut photographier ses semblables avant de découvrir la Halle au Blé. L’émotion est claire, charnue, sur des tissus judicieusement choisis — tissage et trame de fils solides.
L’épi de Blé d’Isis-Déméter-Astarté-Cérès est la base de la nourriture, l’emblème de la richesse et de l’abondance.
En organisant des pénuries de blé, les politiciens véreux affamaient le peuple désarmé, et se faisaient choyer par des « berceuses » telle la Camille-Michèle du poète lyrique André Chénier, mort guillotiné dans un pays créant simultanément les « droits de l’homme ».
1889 — pour commémorer le centenaire du massacre de la Révolution, la Halle au Blé est décorée d’une grande fresque dédiée à la femme, ces déesses-trônes, comme Isis, ayant le charme désuet d’un poème chanté de Reynaldo Hahn.
Les courbes révèlent autant qu'elles épousent poliment les mœurs des peuples de la terre.
Quel écrin au mondialisme et au métissage ! certains vont trouver ces déesses d’un mauvais goût insupportable.
Beaucoup de sensibilité dans les choix de cette collection... Le public s’agglutine pour photographier la petite souris blanche en couverture du catalogue. Elle dévore les cloisons en placoplâtre aussi sûrement que le ciron qui mine le temple de Salomon, symbole du temps qui passe… pardon, du « passage du temps ». Une peluche comme œuvre d’art montre l’engagement humaniste du collectionneur. Mais elle ne sourit pas.
Après l’adolescent terrifié devant la déesse, des traces visibles de la décomposition fixée dans du métal aux reflets lunaires, pour ne pas dire « argentés ». Ça agace, mais ce n’est pas scabreux, je vous rassure.
Au sous-sol, le son. Ce qui pourrait évoquer un état de grâce est ce couple masqué assis dans l’auditorium. Si non, tout est fait pour tromper, briser, improviser : le passage d’un être humain va générer d’infinies versions de fumée qui, à mon sens, résume l’usage des techniques virtuelles.
Au second étage, une collection de photographies, suivies de tableaux qu’on trouvera excessifs ou absolument magnifiques...
La visite de cette collection se clôt sur une série de photographies d’un gobelet en plastic, pour qu’à la fin, un visiteur puisse dire : « Je n’ai rien compris aux gobelets ».
La personne soumise aux techniques cognitives va dire : « Je vais vous le dire (non, non, je n’ergote pas) ». On peut jouer sur le public qui gobe, et le laid, et je vous laisse poursuivre ce petit jeu. Le public a rempli le salon du troisième étage où il n’y a plus de gobelets, et comme autrefois le peuple était affamée par les pénuries organisées du blé, le visiteur assoiffé contemple le container d’eau potable sans pouvoir boire, jusqu’à ce qu’arrive un agent qui déroule un serpent de gobe-laids — le serpent de la déesse, si vous cherchez bien...
Et les gens déambulent masqués, telles ces mère et fille, rompues aux expositions.
Et des gens qui lisent…
… jusque dans la salle des machines à réfrigérer le blé, retrouvées durant les travaux de rénovation — techniques déjà obsolètes.
Le public achète des livres à la librairie « Les Éditions – Bookshop ».
Au milieu de la Rotonde, des fauteuils en cire et la statue de l’Enlèvement des Sabines en cire en train de fondre « dans un saisissant processus de destruction créatrice ».
Sus au maniérisme ! c’est le reproche adressé à ce chef d’œuvre de la fin du XVIè siècle, ceint de balustrades versaillaises et de hautes parois en béton, l’un des chefs d’œuvre de l’architecte Tadao Ando, conseillé par Pierre Antoine Gatier, architecte des Monuments historiques…
Rien n’est prétentieux... juste installé un climat d’effroi, l’Homme face à la Nature.
Aujourd’hui, on ne meurt plus de famine mais de phobie, car il manque le sacré, d’où naissent le goût et l’excellence. L’humanité de plus en plus dévastatrice détruit la nature, et cela à ses propres dépends. On entend le sens de cette collection qui ose, grandiose, en symbiose, chanter la félicité d’un lieu dédié au blé, à Cérès, à la fécondité.
Quand va-t-elle s’éteindre, après avoir tenté de rendre exotiques les métaphores de l’abondance ?
À propos de Camille Aubaude
Bibliographie
— MYTHE D’ISIS (la BnF l’a jugé suffisamment important pour le mettre en ligne), et Plainte sur l’embrasement de Notre Dame (chapitre du Mythe d’Isis sur Notre Dame de Paris).
— CINÉVITA (chroniques de films)
— LA MAISON DES PAGES (récit gothique ; une édition bilingue français-italien)
— POÈMES SATIRIQUES (et une édition bilingue espagnol)
— L’AMBROISIE (proses poétiques, avec photographies)
— IMPRESSION INIMAGINABLE (recueil de poésies avec photographies)
— LA MALCONTENTE (recueil de poésies avec photographies)
— ISIS AMBACIENNE (recueil de poésies avec photographies)
— Voyage en Orient, Galerie Templon, 30 rue Beaubourg, Paris 3è
— Voyage en Orient, lecture à la Maison de la poésie-théâtre Molière, Paris 3è.
— Dialogue de poésie à la Maison de la poésie-théâtre Molière, avec Alberto Sorbelli.
— Fanpop.
— Rêve nu, film interactif réalisé par Camille Aubaude.
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Pour citer cette chronique d'arts
Camille Aubaude,« Où est la femme ? », texte inédit et images inédites, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 1er juin 2021. Url :
Bienvenue à la directrice de publication du site Simone Durand (elle collabore et remplace en ligne la directrice-fondatrice de la presse de la SIEFEGP à partir de septembre 2026).
LPPDM, SEPTEMBRE 2026
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Dossier mineur Articles & témoignages | Revue Matrimoine Emma Lazarus, La Liberté éclairant le Monde (Poésie au fil de la vie). Sélection & traduction des...
N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Bémols artistiques | Critique & réception / Chroniques de Camillæ Sur la route des Princes voyageurs, de 1446 à 1560. Exposition au château d’Amboise, été 2026 Critique & photographies...
Biographie & publication disponibles numériquement Jesús Rafael MARCANO GUZMÁN Écrivain, poète & orientaliste vénézuélien, pratiquant le Xiulian
Lien biographique complémentaire en espagnol du poète.
Lin Xianhe 林仙鹤, également connu sous le nom de « Samouraï...
Biographie & publication disponibles numériquement Fadila ZEDIRA-DERBAL Autrice, poétesse engagée pour l’émancipation des femmes
Autrice, Fadila ZEDIRA-DERBAL a la plume à la fois charnelle et éthérée, elle explore à travers ses écrits les fêlures cachées...