13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:44

              

Poème

 

Eux entre Ciel et Terre

 

 

Dina Sahyouni

Directrice de la publication de la revue LPpdm

Présidente de la SIÉFÉGP

Blog officiel : http://pan.blogs.nouvelobs.com/

 

 

Lui

Entre Ciel et Terre,

son corps tendu en mer de tendresse

frémissait sous les rayons du soleil

de son éternelle jeunesse

d'âme amoureuse de la vie 

 

***

 

Lui

Entre Ciel et Terre

ne lui restait que l'enfer

comme Repos éternel

de ses étranges passions 

les fétiches de son âme

le blâment farouchement

 

 

© DS, 4 mai 2012 à 16 h 20
 

 

***

 

 

Pour citer ce poème

Dina Sahyouni, « Eux entre Ciel et Terre »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 13 juillet 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/07/eux.html

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 14:54

              

Critique

 

De l'épître à l'ontologie du bleu ou « perdre pied »

et « Drôle de pratique que l'écriture »

dans Vingt-cinq os plus l'astragale de Barbara Polla

 

 

 

Dina Sahyouni

Directrice de la publication de la revue LPpdm

Présidente de la SIÉFÉGP

Blog officiel : http://pan.blogs.nouvelobs.com/

 

 

 

 

 « Perdre pied,  je le fais constamment. » (Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l'astragale, éd. Art & Fiction, 2016, p. 77) «  L'hétéroclite, bricolage nécessaire à la représentation du féminin ? La femme créatrice se reconnaît-elle dans cette figure composite cachant dans le moindre de ses mouvements, dans ses poses dans son port dans toutes ses attitudes l'artifice qui préside à sa naissance ? – Michèle Ramond encore. Never drink from the glass of a limping man. » (ibid., p. 90), « Dormir ensemble est la pire des séparations » le parfum d'Ourgada. Odeur de jacques. Ou de casablanca. » (ibid, p. 93), « Un deuil en forme de coup de pied. Je porterai le deuil en bleu. […] et peut-être vais-je peindre en bleu turquoise mes pieds à moi. » (ibid., p. 105), « L'absence définitive est le seul vrai chagrin d'amour. Celui que Barbe Bleue cherche désespérément à éviter, sans issue.) (ibid., p. 106),  « Que la nuit vous soit douce, à vous lecteurs ; si vous êtes arrivés jusqu'ici, avec moi, au bord de cette rivière, merci. » (ibid., p. 108), « Merci à vous aussi compagnons de mes nuits » (ibid., p. 109)

 


 

Le journal intime Vingt-cinq os plus l'astragale signé Barbara Polla paru en avril dernier aux éditions Art & Fiction illustre merveilleusement bien la création littéraire contemporaine des femmes qui reconfigure les genres et les formes littéraires connus. L'élan créatif extrêmement promoteur des écritures contemporaines des auteures confirme aussi leur force indéniable de penser l'indicible lorsqu'il s'agit d'esquisser une étude psychique et sociale des positions éthiques propres à nos sociétés contemporaines où les expressions de l'individualité et de l'altérité dans l'écriture de soi déploient toutes leurs dimensions philosophiques, éthiques, culturelles et politiques.

 

Dire le soi, l'autre, la vie, l'écriture, la peinture, le bleu, le handicap, la maladie incurable, le corps aimé, le corps souffrant, la mort et le suicide deviennent des terrains glissants et intouchables si l'on n'accepte pas de « perdre pied » à l'instar des artisans artistes de la vie tels la diariste et certains de ses protagonistes (Jacques et Louise) dans ce récit, non pas auto-fictif de soi mais de la vie. Ce journal bref et dense concentre et réinvente certains aspects de plusieurs formes et genres littéraires parmi lesquels figurent le journal intime, le témoignage, l'autofiction, les mémoires, les pensées, le récit, l'aveu, l'essai et plusieurs genres lyriques... Par exemple, l'aveu moderne comporte en général au moins un récit d'une confession qui s'apparente à une forme de faute morale dont on veut se défaire comme c'est le cas de la fameuse scène de l'aveu dans La Princesse de Clèves de Mme Lafayette ou dans certains passages des Confessions de Jean-Jacques Rousseau. Or dans cet ouvrage de Barbara Polla, l'aveu se transforme en une déclaration d'amour adressée aux protagonistes du journal, aux lecteurs, aux ancêtres admirés, à la mort, à la vie, au corps souffrant, au suicidé, aux arts, aux villes Paris, Venise (et leurs fantômes) et surtout à autrui puisqu'il n'est que l'expression de la vie. L'aveu n'est plus une manifestation du remords issu d'un lourd secret mais un hymne à la vie (cf. Voir par exemple certaines citations présentes ci-dessus).

 

Barbara Polla nous offre une œuvre « hétéroclite », composée de dix chapitres, nourrie de ses amours, de ses expériences, de ses choix culturels et éthiques puis narrée en poésie vécue. Si cet ouvrage comporte, comme beaucoup d'autres productions livresques, quelques imperfections et des idées qui pourraient choquer quelques individus, nous avons choisi de n'écrire que sur ses aspects forts.

Dans cette épître, dans ce bref essai empirique, qui traite entre autres des thématiques philosophiques liées au vécu, à l'expérience artistique, à la philosophie des arts ou à la création et aux relations qu'entretiennent les arts entre eux, nous explorons, dans cet article, deux percepts-concepts divergents (en apparence) qui représentent à la fois le fil conducteur et le nœud narratif de l'œuvre. Ils sont exprimés par la diariste sous plusieurs formes parmi lesquelles nous citons : l'aparté, l'adresse au public, l'adynaton, le dialogue, l'anaphore, l'épiphanie, l'épître, le blason, le collage, le deixis, le descort, l'aphorisme, l'hommage, le témoignage, la citation, l'écholalie, la répétition, l'énumération, l'écriture artiste, l'analepse, la synesthésie et la litanie.

 

Oui, la litanie de l'être en « vague à l'âme », hanté par ses absents-présents, seul sur son radeau voguant en plein océan et tentant de « SURvivre » (ibid., p. 32) : une litanie ontologique du bleu, et ce bleu de Barbara Polla est celui de l'encre, celui de la peinture, celui de l'écriture, celui de la mort, celui du ciel, celui du sang, celui de la mer, celui de la matrice, celui de l'âme, celui du corps et celui de la vie.

 

Le premier percept-concept est donc la formule de « Perdre pied ». Cette expression figée est assez récurrente, banale dans le langage quotidien et dans les productions culturelles, prend une autre dimension chez Barbara Polla. Elle devient un principe esthétique puis vital de « la créativité » (dans la création littéraire et artistique) (ibid., p. 75). Le « perdre pied » artistique de Jacques n'est pas juste une esthétique de la créativité poétique et de l'authenticité artistique de son auteur mais une des philosophies de l'art, de l'écriture et de la vie (ibid., pp.75-76). L'écriture (picturale) est le terrain de ce « perdre pied ». Elle est aussi est un acte de vie, voire l'expression même de la vitalité de la vie traduite par ses forces créatrices indomptables en nous.  Ce « perdre pied » est ainsi foncièrement lié aux autres formules récurrentes du livre :  « Drôle de pratique que l'écriture  » et le « parfum d'Ourgada » (odeur de Jacques)... Ce « perdre pied » (ou se lâcher prise, ne plus rien contrôler, laisser l'inspiration parler en soi, guider nos pas) va à l'encontre des idéologies dominantes de nos sociétés contemporaines où règnent le calcul, la compétition, la performativité et le self control. Par ailleurs, ne pas perdre pied c'est prendre le risque de se suicider ou de mourir sans être physiquement mort (ibid. pp. 57-65). Dans une missive au suicidé Stig Dagerman (ibid. pp. 57-65) et dans ses dialogues avec ses absents-présents, tous ces êtres vivants et morts qui nourrissent son être de leurs créativités et esthétiques, la diariste célèbre la vie et détaille des arguments philosophiques, éthiques et esthétiques en faveur de la vie. Le vocabulaire scientifique de son métier de médecin rejoint celui de la galeriste d'art afin de donner sens aux expériences philosophiquement empiriques de la vie. Et quand elle frôle la mort, il ne lui reste que l'amour de la vie comme ultime commencement.

 

Or, être à l'instar des poètes, un(e) funambule (cf. Jean-Michel Maulpoix, "Le danseur de corde. Portrait du poète en funambule" et  Françoise Urban-Menninger, "Éternelle Funambule" ) est une des manifestations du percept-concept « Perdre pied » de Barbara Polla. Perdre pied est aussi se transformer en poète peintre/peintre poète amoureux de l'altérité comme l'exprime tour à tour le protagoniste Jacques (dans ses discours rapportés) et la narratrice (ex. : « L'esthétique comme seconde par rapport à la poétique. Comme dans Une halte dans le désert de Brodsky. Mais ici l'esthétique et la politique liées, l'ennemi extérieur alliés pour toujours, le cheval et son cavalier. » (Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l'astragale, op.cit. p. 43, voir aussi, p. 82 pp. 104-105).

 

Quant au deuxième percept-concept « Drôle de pratique que l'écriture », formule hantée par l'ironie, Barbara Polla construit une matérialité corporelle propre à la langue, à l'écriture, à la peinture, à la vie, à la mort et au bleu au travers de sa litanie répétitive, inlassablement affirmée et méthodiquement argumentée tout au long du livre.

 

« Drôle de pratique que l'écriture. Oui je l'ai dit déjà. Les mots se dérobent sous mes pas. Je voudrais inventer une nouvelle langue, une nouvelle langue à la fois lunaire et martienne, une langue dans laquelle je puisse te dire, à toi cet inconnu, l'effroi de t'aimer. Une langue dans laquelle je puisse te dire, Jacques, que quand je pose légèrement ma main sur ton ventre hypersensible et prêt à explorer, il me semble entendre moi aussi avec la pulpe de mes doigts le grésillement des cellules cancéreuses qui se divisent, je sens la tumeur et les fèces mélangées dans ton ventre. » (ibid., p. 89)

 

En effet, l'écriture, qui est un média naturel employé par l'homme pour transmettre, célébrer, communiquer et s'individualiser, représente à la fois un des actes fonctionnels les plus artificiels et les plus ancrés dans l'évolution culturelle des humains. À l'instar de la peinture (une sorte de pictogrammes), l'écriture signe le passage de la technique fonctionnelle propre à la survie aux techniques de la représentation artificielle et symbolique du monde.

 

Or, si l'écriture est "bleue" (voir p. 10), comme le constate Barbara Polla, elle est aussi  « le bleu de l'âme » et « le poème bleu » (cf. Françoise Urban-Menninger), les « jambes bleues » (qui montent vers le ciel) chez Jacques (qui veut peintre comme l'on écrit), « la mer »  dans Une histoire de bleu de Jean-Michel Maulpoix et « Bleue » dans Lettres à Bleue d'Aurélie-Ondine-Menninger, par conséquent, l'écriture est la matrice bleue, la mu(s)e de la vie... Chez les humains, le bleu est ontologiquement le symbole de la mort et de la vie puisqu'il nous rappelle simultanément la couleur du ciel mais aussi la couleur des corps morts et celle des veines et des artères... "Écrire" renvoie donc à "vivre", à une pratique presque archaïque de célébration de la vie à l'instar de la peinture. Le bleu est la mue de la vie.

 

Les points communs de ces deux percepts-concepts chez Barbara Polla, ce sont ainsi le bleu, les pieds et la litanie anaphorique. Cette trinité de points communs est innée chez les poètes, les musiciens, les peintres et les artisans artistes de la vie. Les "pieds bleus" de Jacques peints par Barbara Polla comme les notes bleues, "les pieds détachés" d'Éric Dubois, les "souliers blessés" d'Arthur Rimbaud (cités par l'auteure) et les pieds "bleus", de la métrique poétique des êtres funambules sont le métronome intérieur, le cœur... de l'humanité.. Si les "pieds bleus" en musique sont des notes bleues exprimant entre autres la tristesse et le silence, les "pieds bleus" en poésie représentent souvent le lyrisme, voire le métronome, le battement du cœur ou la mesure de tout rythme en poésie...

 

« Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Alors, perdre pied. Bain de sang et bain scatologique. Tu rêves encore ? La boue est bleue. Il faut constamment accepter de perdre pied pour préserver le territoire de la créativité. […] Moi, j'ai peint tes pieds en bleu. » (Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l'astragale, op.cit., p. 75)

 

Ce qui distingue également cet essai classé journal intime des autres, ce sont les traits suivants : sa densité, sa philosophie empirique et la pluralité des sens de ses énoncés. Et si « philosopher, c'est apprendre à mourir » selon Montaigne, Barbara Polla nous apprend dans Vingt-cinq os plus l'astragale à vivre, à se transmuer en se délestant de tout sauf de l'amour de la vie.

***

Voir aussi : « Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l'astragale aux éditions Art & fiction, 2016 »

 

Pour citer ce texte

Dina Sahyouni, «  De l'épître à l'ontologie du bleu ou "perdre pied" et "Drôle de pratique que l'écriture" dans Vingt-cinq os plus l'astragale de Barbara Polla »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 12 juillet 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/07/astragale-Barbara-Polla.html

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 10:44

 

Appel à contribution

 

Banque de données

 

pour les archives de la bibliothèque Cybèle

 

de la SIÉFÉGP n°1

 

 

 

Dina Sahyouni

Directrice de la publication de la revue LPpdm

Présidente de la SIÉFÉGP

 

 


Étape 1 : abécédaire t. 1


Afin de recenser les femmes poètes et de matérialiser leur présence dans la poésie contemporaine,  la revue féministe Le Pan poétique des muses et l'association Société Internationale d’Études des Femmes et d’Études de Genre en Poésie (sigle SIÉFÉGP) vous proposent de participer à leur abécédaire numérique de la poésie du XXIème siècle des femmes poètes (ou poétesses) contemporaines ayant publié des poèmes au moins dans deux périodiques de poésie.


Informations demandées : nom, prénom, nom(s) de plume (si vous publiez sous un peudonyme), année de naissance (option facultative), langue(s) de vos poèmes, langue(s) de vos publications, note biographique de cinq lignes (caractère Times New Roman, taille 13), vous écrivez de la poésie depuis quelle année,  mois et année de la première parution d'un de vos poèmes, deux thématiques récurrentes dans vos poèmes, votre site officiel/blog officiel, deux périodiques qui ont publié vos textes, deux maisons d'édition à compte d'éditeur qui ont publié vos recueils (option facultative), deux titres de vos recueils ou poèmes publiés (option facultative).


Merci envoyer cela dans votre courriel ayant comme objet Abécédaire à l'adresse électronique suivante : contact.revue@pandesmuses.fr.

Avertissement : en participant à cet abécédaire, vous acceptez la publication en ligne (sur www.pandesmuses.fr) des informations communiquées et leur utilisation dans nos études et archives bibliothécaires.

 

***

 

Pour citer ce texte

Dina Sahyouni, « Banque de données pour les archives de la bibliothèque Cybèle N°1 »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 8 juillet 2016. Url http://www.pandesmuses.fr/2016/07/banque-de-donnees.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 17:34

 

Invitation à une séance de dédicace

 

I       N       V       I       T       A       T       I       O       N

 


à la présentation de l'anthologie

 


Dimension Fées

 

Par  

 

Chantal   ROBILLARD   

 

&  

 

Françoise  URBAN-MENNINGER

 

 
© Crédit photo : photographie de Claude Menninger

© Crédit photo : photographie de Claude Menninger

S A M E D I  9  J U I L L E T   d e  1 5 h  à  1 8 h

 

Entrée libre

 

Lieu :


Librairie  HARTMANN


24 Grand'rue, COLMAR

 

***

 

Pour citer ce texte

LPpdm, « Présentation de l'anthologie Dimension Fées dans la librairie HARTMANN »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 7 juillet 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/07/dimensions-fees.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 16:14

              

Chronique

 

Sur le magnifique texte de Barbara Polla : croisements franco-italiens*

 

 

 

Laure Delaunay 

Rédactrice de la revue LPpdm et responsable des rubriques

"Poésie & Théâtre" & "Poésie italienne"

Site officiel : https://lauredelaunay.com/

 

 

J’ai longtemps détesté mon pays. Un rationalisme fatigant auquel je ne comprenais pas grand-chose. Je lui ai préféré l’Italie, pays où tout est possible, pays où on s’arrange toujours. Ou les choses finalement sont simples. Mais voilà, je suis bien en France, je me sens bien à Paris. Pour les raisons que donne précisément Barbara Polla.

Vivre entre la France et l’Italie, faire des allers et venues. Oui. Oui. Oui.

Mille allers et venues. Mais vivre et travailler en France, vivre et travailler en France.  Au nom de la petite plage de Charente Maritime où je suis née et qui est enfermée dans mon cœur comme un secret. Au nom de Du Bellay. Au nom de cette éducation unique au monde qu’elle m’a offert. Au nom de son courage. Au nom de la laïcité. Au nom de la force et de la liberté qu’offre notre République.

J’ai longtemps pensé à une expatriation que j’appelais même ex-matriation tant mon pays m’apparaissait comme une sorte de ventre dont je n’arrivais pas à sortir. Mais non. Vivre ici. Dans l’amour doux de mon père, dans l’amour de ma mère.

Les pains au chocolats… les noms des stations de métro… les petits squares.

La mixité raciale, sociale. Le sens du débat.

Les italiens sont très attentifs aux mots qu’ils prononcent et c’est une merveille absolue pour moi. Mais les français ne sont pas si mal : ils prennent garde aux idées qu’ils défendent et cela aussi, c’est beau.

Les vacances en Italie, oui, toute ma vie. Parce que l’art, la délicatesse, ces corps qui n’en finissent pas de danser. Ces esprits qui savent penser et parler avec leur corps. C’est un spectacle et une joie à nulle autre pareil. Mais la vie à Paris, la vie à Paris.  Dans ce bain d’idées qu’est Paris. Dans ce foisonnement-là. Ce foisonnement unique où il est permis de penser en toute liberté.

Vivre en France. Vivre à Paris. Tout près de la Sorbonne, tout près de la Maison de la poésie, tout près de la Comédie Française. Pas par snobisme. Non, vraiment, oui, par amour.

Ô Italie, bel paese. Ô Paris, dolce città.

Oh ! Vivre à Paris et aller régulièrement en Italie ! Oh oui ! Oh OUI !

C’est le bonheur parfait.

Les français n’en finissent pas de douter d’eux-mêmes… et pourtant, et pourtant, ils ne devraient pas. C’est ce doute qui est désagréable à ceux que nous accueillons.

Soyons de bons hôtes : aimons-nous.

 

 

* Voir l'article de Barbara Polla, "Pourquoi j’aime la France, même en 2016" dans le périodique Le Temps, url : https://barbarapolla.files.wordpress.com/2016/06/polla_.pdf et diffusé le 30 juin 2016 sur son blog officiel, url : https://barbarapolla.wordpress.com/2016/06/30/pourquoi-jaime-la-france-meme-en-2016/.

***

 

Pour citer ce texte

Laure Delaunay, « Sur le magnifique texte de Barbara Polla : croisements franco-italiens »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 7 juillet 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/07/chronique-de-laure-delaunay.html

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Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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