11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:29

 

Poème

 

 Perséphoné

 

 

 


 

 

 

Perséphoné


 

 

 

dis-moi

ouvre-toi

à moi

ô mon émoi

et de ta voix

de ton souffle

respirant encore

quand sourd bat

nuitamment

creusé au cœur d'une

immensurable rougeur

un petit grain sonore

quand lentement leste

s'ouvre aigrelette la baie

et de la bouche distraite

d'une Perséphone s'évade

                           

 

 

 

 

Pour citer ce poème

Trihn Lo, « Perséphoné », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/-Persephone.html/Url : 

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 09:20

 

 

Lettre n°6

 


   Crédit photo : Fillette à l'orange par Louise Catherine Breslau (1856-1927)

(image trouvée sur commons.wikimedia.org, domaine public)

 

 

Avertissement !

 

La revue reprend ses activités après une longue période d'absence et avec une nouvelle direction... Votre revue s'est métamorphosée en périodique imprimé de 4 numéros par an, continue aussi à publier a-périodiquement sa version (différente) en ligne. La Lettre du Ppdm prend désormais un rôle important dans nos publications en ligne, n'hésitez plus donc à y contribuer. Vos contributions peuvent être choisies pour figurer dans nos numéros imprimés. Notre site héberge également et pour une durée indéterminée l'association SIEFEGP et ses publications. Merci de votre compréhension ! Belles rencontres poétiques au fil de nos pages !

 

 

Le Pan poétique des muses prépare la Lettre n° 6. Vous pourriez y participer en nous envoyant des photos, dessins, textes poétiques, chroniques, entretiens, critiques, annonces diverses jusqu'au 10 novembre 2015
 
 
Au plaisir de vous lire et de vous publier,
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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:01

 

Lettre n°5


   Couverture de la lettre n°5Crédit photo : Drzewo lisciaste zima max (image trouvée sur commons.wikimedia.org)

 

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Sommaire
Carte de vœux

 

Textes

 

Camille Aubaude

Marie-Josée Desvignes  

Mario Portillo

Dina Sahyouni

 

Bémols artistiques

 

Sophie Brassart

Bérangère Thomas

Poèmes

 

 

Khris Anthelme ( poèmes restreints à lire le 23 décembre) 

 

Nicole Coppey (avec des poèmes restreints à lire le 23 décembre) 

Khalid EL Morabethi

Marie Gossart

Ahmed Hafdi

Françoise Urban-Menninger

 

S'indigner, soutenir, lettres ouvertes

 

Anonyme

(cette lettre n'est plus disponible en accès libre à la demande explicite de la poétesse reçue en février 2022, son nom est également anonymisé) 

Françoise Urban-Menninger 

Annonces diverses (avec des pages restreintes à lire le 19 décembre) 

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Vos actualités poétiques

Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:00

 

 

Critique & réception

 


Claude Chambard 

 

 

Tout dort en paix, sauf l'amour

 

 

Éditions Le Bleu du ciel, septembre 2013


Marie-Josée Desvignes

    

 

 

 

© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur 

 

 

 

Auteur


Claude Chambard, né en 1950, est lecteur, écrivain, typographe, éditeur, traducteur, créateur et imprimeur-typographe des éditions À Passage / Le Coupable, à Bordeaux (en 1979).

Un nécessaire malentendu, ont paru aux éditions Le bleu du ciel : La vie de famille, I (2002), Ce qui arrive, II (2003), Le chemin vers la cabane, III (2008), Carnet des morts, IV (2011) projet au long cours « d’entrevoir ce que la langue, la poésie, la prose peuvent transformer dans l'histoire la plus banale, la vie, l'amour, la famille, les amis, la littérature, la mort.... »

 

 

 

***

 

    Cinquième d'une série de douze volumes prévus, Tout dort en paix, sauf l'amour, fait partie d'un ensemble intitulé « un nécessaire malentendu ». Le lecteur habitué de Claude Chambard sait qu'il va y retrouver cette parole parcellaire, morcelée, entre fragments de prose et de poésie où s'entrechoquent les souvenirs d'enfance et les anecdotes de la vie d'un homme ordinaire, entre audace de dire et inquiétude de vivre ce « nécessaire malentendu » qui constitue chacune de nos vies — inscrit en creux, « puisque tout le monde rêve » nous prévient le narrateur dès l'incipit.


    Car c'est bien dans un rêve que nous embarque l'auteur, celui constitué de géographie du corps et des paysages, parsemé de citations empruntées à ses lectures aussi éclectiques qu'érudites, dans un montage digne d'un centon, et où chaque emprunt permet de croiser la réflexion d'un autre avec l'anamnèse. Une remontée toujours recommencée, un chant des origines, universel puisque chacun peut s'y reconnaître même si on ne connait ou ne reconnaît pas les lieux.

Et comme dans un rêve, tout se confond, la mer et le pays, les nuages et l'argile, « maintenant est un son, le plus calme, un son qui repose, qui a le pouvoir de lier les rêves, qui entraîne au retour, vers l'enfant dans la montée blanche. » Un rêve tourmenté, pas reposant. Un rêve toujours à la frange de la réalité, entre vie et mort, « au bord de l'abîme », « dans le ravissement & l'élévation, dans le point de rupture où éclate la jouissance ».

On est entraîné au-delà de ce dire autobiographique dans notre propre trajectoire et on lit, on écrit avec, « j'écris, je ne veux pas mourir »1 « je suis perdu dans une langue que je ne sais pas traduire ».


   L'impossible à vivre devient l'impossible à dire, devient ce chemin que nous empruntons avec plus ou moins d'étonnement, de courage, conscients ou inconscients, dans un parcours flottant, entre deux-eaux, celle de la mer (celle de la mère ?) « Ne te penche pas tu vas tomber. Ne te penche pas tu ne sais rien de l'eau »

Comme dans l'impossible retour à l'enfance, les mots se cherchent une légitimité, une vérité. Toujours flottant, au bord du détroit, « je découvre avec stupéfaction que je suis encore un peu vivant »

  

   Entre conversation mélancolique et ressassement mélodieux, jamais lyrique, ou à peine, sans pathos pour sûr, le texte questionne la difficulté de traverser, toujours seul, ces années qui nous séparent de la vie à la mort, en tentant peut-être de les mettre en mots, sans que se confondent et s'annulent les êtres qui empruntent la trajectoire : « les rayons de la lune glissent doucement, en paix, lui & moi, enfin reposés de l'univers, étendus dans la prairie fraîche, moi grand père au bord, au très bord de cette forêt où rien ne semble un arbre », dans cette douleur que c'est de compiler toujours et encore des lignes pour rendre réelle l'expérience, dans « l'inventaire des milliers de lignes que [j'ai] écrites » ; le narrateur dit l'amour, la sexualité, la perversité (de Grandmère), la volupté des femmes, l'empreinte des images dans l'âme, leur retranscription déformée ou intacte...

Vivre et survivre, deux malentendus... Demeure l'écriture.

 

    On ne peut qu'être touché par cette voix qui nous parle de loin, une voix capable de se frayer une voie entre prose narrative et poésie où l'anamnèse explore le temps et l'espace, tentant de les reconstituer plus que de les retrouver, dans un collage si composite qu'on y lit l'âme du monde flottant dans l'univers.  

Il dit : « L'amour efface une multitude de fautes. »2, les yeux fermés, pour déployer sa vue, pour retrouver le visage perdu, pour éviter d'amplifier ce qui lui répugne, pour imaginer le monde qui couvre le désert & l'empêche de croître »

Il est petit-fils, fils & père dans un monde en devenir – donc vers sa fin – , où demeure le doute, où le suicide est possible, où une solution est toujours envisageable tant que l'on a envie de vivre d'un rien, d'un rire & d'un souffle léger sur la joue, avec les langues & les cultures en partage. L'écriture est un déplacement.

Écrire c'est passer des frontières. Illégalement.

 

 

 

   

Notes

 

1 Emprunt à Georges Bataille, Le coupable, Gallimard, 1944


2 Première lettre de Pierre, chap 4 verset 8, La Bible

 

 

 

Voir aussi : Tout dort en paix, sauf l'amour de Claude Chambard par Tristan Hordé (critique publiée par Sitaudis)

 

 

Pour citer ce texte 

Marie-Josée Desvignes, « Claude Chambard, Tout dort en paix, sauf l'amour, Éditions Le Bleu du ciel, septembre 2013 », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-claude-chambard-121413248.html/Url.http://0z.fr/qy7KS

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:00

            

 

Présentation

 

 

Gladys Carmagnola 

 

 (CHILE)


 

Mario Portillo

 

 

  

 

  Gladys Carmagnola es una poetay docenteparaguaya. Es una de las escritorasmás conocidas de su país, su obra está dedicada a un público muy amplio, comprendiendo obras para niños y adultos. Nació en Guarambaré, ciudad del Departamento Central del Paraguay, el 2 de enero de 1939. Es cofundadora y miembro de la Sociedad de Escritores del Paraguay. También tuvo participación en la fundación de la agrupación de Escritoras Paraguayas Asociadas y del Pen Club del Paraguay. Forma parte de una generación de mujeres paraguayas que, a inicios de la década de los años 1960, dieron a conocer su producción literaria, ocupando un espacio muy importante en la literatura paraguaya.


   Su primera publicación data del año 1965, a partir de allí, se ha dedicado enteramente a la producción de obras poéticas, completando en total 20 títulos de su autoría. A lo largo de su carrera ha sido galardonada con numerosos premios y homenajes nacionales e internacionales. En 1981 el Primer Premio de Poesía “Amigos del Arte” (Asunción), en 1985 el Premio de Poesía “José María Heredia”de la asociación de críticos de Miami EEUU, en 1989 el Premio a la “Fiambrera de Plata”del ateneo de Cultura Popular de Córdoba, España, en 1992 el Premio único de Poesía del Instituto Cultural Paraguayo-Alemán, en 1994Plaqueta y Homenaje Público del Festival del Lago Ypacaraí, en 1995 una Mención de Honor del Premio Nacional de Literaturay en 1996 el Premio Municipal de Literatura.

 

 

 

 

 

Poemas

 

MUJER


a Cecilia

¿Mis manos son débiles?
No ha de doblegarlas el mero contacto del viento
que azota la estirpe de mujer
que llevo.

Sentirse, saberse mujer, es hermoso.
Es perfecto.
Y es hermoso
saber que se lleva en el pecho
algo que lastima.,
algo como un peso
que es suma y
del Verbo
que he de compartir -aunque a veces duela-
contigo, o con ellos.

Lo sé. Soy humana.
Y aunque no me acucia en la vida otro anhelo
que el de ser mujer
-alma, forma, sueños;
mujer
nada más, ni menos-
a mí me han legado
este peso
dulcísimo, amado, infinito,
que no lleva huesos,
que no tiene rostro de hembra o varón
ni se vanagloria de uno u otro sexo.
[...]

 

 

 

 

RAZONES

 


 


Para cuando no sirvan las palabras
aunque vivan las horas,
araño la corteza de una sílaba
e intento atrapar su magia
ahora.
 
[...]


 

A MI PAPELERA

 

 

 


Porque me has sido fiel
desde que mi memoria lo recuerda,
préstame tus oídos
y recibe mi confidencia:

creo que tú comprendes desde entonces
que pretendo escribir mi nombre a mi manera,
que deseo elegir yo sola el molde
y trazar sin ayuda cada letra.

[...]
 

 

 

            

 

Pour citer ce texte 

Mario Portillo, « Gladys Carmagnola », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-gladys-carmagnola-121413278.html/Url.http://0z.fr/s0VfI

 

 

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Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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