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La lumière tamisée de l'être
(trad.) Georges Meunier aux éditions Le Cri de Lune |
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© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur
Traduits du grec par Georges Meunier, les poèmes de Stavrina Lampadari sont une ode à la Grèce que ce dernier aime par dessus tout. C'est en hommage à cet amour pour un pays et une langue dont il admire la richesse, le foisonnement métaphorique et imaginaire que Georges Meunier s'est lancé dans la traduction et l'édition des textes lumineux de cette poétesse encore méconnue : « Pour ma part, nous dit le traducteur dans la préface, j'aime à penser que parmi nos racines les plus tenaces, certaines courent depuis les rivages de la mer Egée, où elles se sont nourries de l'humus millénaire fait des souches d'oliviers, de la poussière de frontons de marbre, du bois de châtaignier brisé des charpentes de barques, des dépouilles des combattants et des martyrs. Les poèmes de Stavrina Lampadari sont un souffle de cette Grèce douloureuse et âpre, fière et rayonnante, à jamais fille de la mer. »
Dans ce beau recueil de poèmes dont Georges Meunier est également l'éditeur, le traducteur et qu'il a préfacé, Stravina Lampadari, née à Volos en Thessalie, déploie une langue poétique, qui, comme le dit très justement G. Meunier est un « souffle de cette Grèce douloureuse et âpre, fière et rayonnante, à jamais fille de la mer ». Outre la rigueur, le beau travail de traduction et d'édition de l'ouvrage par Georges Meunier, la lecture du recueil ouvre des portes infinies, comme seule la poésie sait le faire, à l'intérieur de chacun de nous, grâce à la beauté des images et au-delà de l'expression même des mots ou de la pensée de la poétesse : « Au milieu de tant d'angoisse et de douleur / Je m'obstinerai / J'allumerai toujours une flamme dans l'obscurité / chaque nuit », nous dit-elle. Ce chant de la mer, douloureux, à son maître le soleil est déclamé pour honorer la vie, par delà les souffrances endurées, être plus forte pour recueillir « à jamais dans un coquillage de nacre la sagesse du Cosmos. ». Ces courts poèmes disent la Haute mer, l'affliction, le poète, Dieu, les hommes, le souvenir, l'attente, l'amour, la mort, le silence, le rêve : « Je laisserai le silence / faire frémir chacune de mes cellules / ses secrets irriguer / les racines de mon être / pour me désaltérer / enfin ! ». C'est, une invitation à « Laisser s'écouler depuis le fond de toi l'universcomme un fleuve pur et serein », une poésie simple et dépouillée, où se mêlent les senteurs du monde solaire de la Grèce et sa lumière :
Le fil élimé de la mémoire
couleur miel
d'un crépuscule du mois d'août
fait de la pelote de ma vie
un jouet dans les mains de la lune
Je dédie mes poèmes
aux âmes qui s'illuminent
aux cœurs qui palpitent
quand ils entendent le nom de la patrie
La Grèce***
***Toutes les citations proviennent du livre de Stavrina Lampadari, La lumière tamisée de l'être, poèmes traduits du grec par Georges Meunier aux éditions Le Cri de Lune 170 pages, édition bilingue
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Stavrina Lampadari est née à Volos, ville de Thessalie, patrie mythique de Jason et des Argonautes, située au fond du vaste golfe Panagésique qui ouvre sur la mer Egée.Après des études supérieures à Athènes, elle a enseigné, d'abord en Grèce, puis à partir de 2007 en France, détachée par le gouvernement grec successivement à Nantes puis à Avignon et Montpellier en qualité de professeur de grec moderne.Certains de ses poèmes ont été publiés dans la revue littéraire grecque « Parodos ». Elle a aussi publié plusieurs recueils de poèmes et essais :
Ta ek vatheon diylisthenta, aux Editions Eriphyli à Athènees, en 2003,2007,
I love myself, I love life, 2010
Voir ausssi : url. http://e-cridelune.e-monsite.com/pages/lire/poemes-de-stavrina-lampadari-stivy-labadari/poemes-de-stavrina-lampadari-stivy-labadari.html
| Pour citer ce texte |
| Marie-Josée Desvignes, « Stavrina Lampadari, La lumière tamisée de l'être, (trad.) Georges Meunier aux éditions Le Cri de Lune », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-lampadari-122207152.html/Url.http://0z.fr/UmXpe |
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| Poésie multimédia |
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Danse dense la souffrance
&
Notre Dame veille sur le monde
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« Notre Dame veille sur le monde » est un poème calligramme de Nicole Coppey, artiste et pédagogue musicale suisse. Du domaine sonore et auditif dans lequel évolue l'artiste par son activité musicale, poétique et musico-poétique, Nicole Coppey transpose ses oeuvres sur le plan visuel et matériel, explorant la calligraphie comme expression du mouvement et occupation de l'espace de la toile par le verbe et le trait. Le jeu des formes et des couleurs devient support de l'expression verbale et de sa dynamique spatiale et temporelle. La démarche artistique rassemble différents Arts en un tout global, à l'image des différentes facettes de la vie qui se retrouvent réunies dans la personne humaine. Cette philosophie de l'art, reliée aux fondamentaux de la personne, révèle pour elle la dimension humaine et spirituelle de l'Art.
Site de l'artiste : www.nicolecoppey.com
| Pour citer ces poèmes |
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Nicole Coppey, « Danse dense la souffrance » et « Notre Dame veille sur le monde », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°4 [En ligne], mis en ligne le 23 octobre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-danse-souffrance-dame-veille-monde-120637014.html/Url.http://0z.fr/YK-6u |
| Critique & réception |
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Véronique Vassiliou
Échantillons
Catalogue
aux Éditions Le Bleu du Ciel, 2013
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© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur
Le vêtement est sans nul doute notre seconde peau, il nous protège, nous cache, nous pare et nous accompagne de notre naissance jusqu’à notre mort. Véronique Vassiliou par le jeu d’une écriture éminemment "subtile" renoue les fils de cette mémoire à la fois individuelle et collective qui se tisse et se trame entre chair et peau pour nous piquer au plus vif de l’âme.
Dans le résumé en fin d’ouvrage de son "autofringographie", Véronique Vassiliou nous confie sur le ton de l’aparté quelques uns de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence qui ont tous partie liée avec des vêtements qu’elle a portés ou qui l’ont peut-être portée...
C’est ainsi qu’entre 6 et 8 ans, on retient que la couleur préférée de l’aïeule n’est autre que le rouge. Ce rouge qui palpite comme un coeur, elle en reparlera au fil des pages de son livre inclassable qui renvoie à son « histoire de fil en aiguille » où surgissent entre les mailles de l’écriture les figures tutélaires des femmes de sa mémoire. Sa mère, sa grand-mère font corps avec l’auteure dans ce long poème où nous déroulons le fil rouge de leur histoire qui est également un peu la nôtre.
Le « je » a disparu pour laisser place à une petite figurine qu’il nous appartient d’investir pour le meilleur, jamais pour le pire ! Et il nous plaît au gré de cette « histoire de corps » de fouiner dans la boîte à couture de l’auteure pour y dénicher le coupon rare « d’un très bel imprimé » ou y trouver de quoi « habiller nos idées »...
Les termes choisis, voire épinglés par l’auteure sont empruntés au champ sémantique de la couture : retouche, éfaufiler, cache-misère, tricot de peau... Les expressions imagées ou familières sont du même acabit « tout me va », « on aurait dit une peau », elles donnent la parole à toutes les femmes connues ou inconnues qui traversent la voix de Véronique Vassiliou. Car l’auteure nous le dit : « Les vêtements sont un langage » et de préciser « la langue maternelle, la langue des vêtements, silencieuse et visible. Une langue concrète » et qui possède le don de « ramener un peu à la vie » une mère agonisante dont « les yeux s’illuminent » lorsque sa fille lui présente un ultime accessoire de mode à l’hôpital.
Et Véronique Vassiliou de ne cesser d’interroger cette langue-couture pour nous en révéler toute la saveur et le charme mâtinés d’une pointe d’humour : « Savoir se tenir-soigner sa tenue/.../sauf dans le négligé », écrit-elle. Et à l’instar d’un catalogue d’antan, elle nous invite au coeur de son ouvrage à découvrir quelques publicités ou réclames surannées qui sont autant de petites madeleines de Proust à déguster.
Avec Échantillons, Véronique Vassiliou signe un ouvrage de haute couture stylistique où « la lumière y est travaillée » dans les ajours d’un étonnant poème qui se porte pour le plus beau de l’être à même la peau de l’âme car « La couture, c’est réparateur : littéralement » !
Texte publié également sur le site ©e-litterature.net
Voir aussi : Nouveautés des éditions Le Bleu du ciel
| Pour citer ce texte |
| Françoise Urban-Menninger, « Véronique Vassiliou, Échantillons. Catalogue aux Éditions Le Bleu du Ciel, 2013 », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°4 [En ligne], mis en ligne le 23 octobre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-veronique-vassiliou-echantillons-120637046.html/Url.http://0z.fr/HYZyx |
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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
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Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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