11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:00

 

Critique & réception


 

Fanny Heldy

 

 

carnet de souvenirs d'une cantatrice

 

 

Camille Aubaude

   

 

 

 

© Crédit photo : Couverture illustrée de l'éditeur

 

 

 



   Je lis dans une étude sociologique américaine que les comportements généreux et altruistes ont plus de conséquences bénéfiques que les comportements agressifs. Tout ce que vous projetez revient comme un boomerang. Cela vaut autant pour l'estime de soi que pour la réussite professionnelle. La vie de Fanny Heldy est exemplaire de cette correction, de cette rectitude. Elle montre qu’en ne dépassant pas les limites de nos possibilités intérieures, en ayant la certitude d'avoir bien fait, les portes s'ouvrent.

 

    Fanny Heldy a été une magnifique cantatrice : la loge d’honneur de l’Opéra de Paris porte son nom. Sa clarté et son talent lui ont apporté une gloire aujourd’hui éteinte. C’est des exemples tels qu’il faut conserver, en un temps où tout se délite, et non les Landru et autres abominations que l’on expose, par fascination morbide, parce que la droiture n’entre pas dans la vision du fantasme de la Femme. Née dans une province belge, Margarita de Ceuninck est orpheline de père. Elle connaît dès l’enfance de telles souffrances que son caractère se forge de manière inflexible. Destinée à être modiste, elle va devenir cantatrice.

 

     Interprète de Madame Butterfly comme de L’Aiglon, Fanny Heldy a mis dans son art une conscience exceptionnelle : « elle est celle qui sourit mais aussi celle qui travaille », écrit Georges Joanny, dans Le Courrier Musical, au printemps 1923, rendant à cette célèbre artiste un hommage d’exception : « elle a le goût et l’instinct, et sa voix d’aussi beau cristal qu’elle est d’airain, font d’elle une des plus grandes. »

    Il faut une âme de poète pour suivre ce carnet de photos, carnet d’une vie en accord avec l’art et la beauté. Ce remarquable travail d’édition a su capter la valeur de cette réussite professionnelle d’une femme qui a reçu la musique et a su rester en accord avec elle-même.


Voir aussi : Jacqueline Aymeries, Fanny Heldy, carnet de souvenirs d'une cantatrice 1910-1940, préf. Roberto Alagna aux éditions Pippa

 


Pour citer ce texte 

Camille Aubaude, « Fanny Heldy, carnet de souvenirs d'une cantatrice », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-fanny-heldy-121416287.html/Url.http://0z.fr/zaVpT

 

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm

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