11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:00

 

 

Poèmes


Anima Mutandis

 

 

Paysage de glace – Brueghel/Amsterdam


 

Marie Gossart

    

 

 

 

 

Anima Mutandis

 

 

 

 

 


L'animal bondit

Sortit

Du bois

Du moi

Je veux de l'eau

En et autour de moi

Tenter d'apaiser ma soif

Tes mains, ces mains

Qui me touchent

Ne parviennent pas à contenter

Ma bouche

Agrippe toi à ma chair

Fais moi vivre ici bas

De peur que je ne pénètre,

En toi

Anima Mutandis

Mes rêves me créent

C'est le présent qui m'abstrait

De temps en temps

Je suis ce guépard allongé

Qui oublie

Absorbe l'air et le temps

Avant que la faim ne le remette

En émoi, aux aguets

Où es tu toi

Mon autre Prince

Aux charmes différents

Des peurs ignorant

Viens donc poser tes pattes

Sur mon velours

Mon ventre tendu

Mes fesses fermes

Mes seins rebondissants

Anima Mutandis

Joue, joue ta musique

Et

Fais moi

Danser

Danser

Pour que mon âme s'enflamme

Que mon esprit t’acclame

Que mon coeur, enfin repus et calme

Pour que mon coeur

S'étale

-----

Alors

Anima Mutandis

De ma gueule entrouverte

Je t'attraperai tendrement par le collet

Tu ne diras rien et te laissera transporter

Tout doucement, je te déposerai sur cette étendue

Ce grand, beau, lac

Frais et pur

Où nous pourrons nous ébattre joyeusement

Nous enrouler

Sans crainte

Nous parler

Silencieusement

Nous partager,

Absolument

Anima Mutandis

Mon visage magnifique

Couvert de mes poils

Mes yeux perçants, agiles

Mon âme, cet animal

Mon âme s'écrira

Chantera

Et tout alors

Enfin sera.

Réellement,

NORMAL.

 

 

Poème écrit le 10 Mai 2012

 

 

 

 

 

Paysage de glace – Brueghel/Amsterdam

 

 

 

 

 

 

 

J'ai été prise

Comme dans la glace,

Le vertige

Du temps,

Immobile.

Ces petits personnages,

Patinant

Fiévreusement,

Cette lumière, chaude

Qui caresse la pierre

Renvoie les ombres

Dessous la glace

Derrière les murs

Sous les canaux

Façades.

J'ai été prise

Par ce vertige,

Le temps

Immobile.

Mon enfant,

Non, le temps ne passe

Pas de changements

Nulle bourrasque

Ancré dans son plaisir

L'homme nu n'en finit pas de jouir

Et quelles que soient les guerres

Et quelles que soient les traces

Pierres roulent, oiseaux trépassent

Le monde toujours,

Toujours jacasse.

Et pourtant.

J'entends

Ce silence

Autour de l'homme nu, frais

Le corps frétillant,

Bien vivant.

Le vois-tu mon enfant?

Non, je te le dis

Le temps ne passe.

 

 

 

Poème écrit le 9 février 2012

 


 

 

Pour citer ces poèmes

Marie Gossart, « Anima Mutandis » & «  Paysage de glace – Brueghel/Amsterdam »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°5 [En ligne], mis en ligne le 11 décembre 2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-anima-mutandis-121480637.html/Url.http://0z.fr/3dzNk

 

 

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