8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:52

 

Lecture dans le cadre du Printemps des poètes

 

Poésie récital à Strasbourg sur

 

Le grand XXème siècle

 

 

 

 

POÉSIE RÉCITAL DE
au FEC 17 place St-Etienne à Strasbourg
Samedi 19 mars 2016 à 15h


Les poètes de l’Académie Rhénane célèbrent


"Le grand XXème siècle "

 

Intermèdes musicaux de Joan Ott,
chant et Laure Pasteau, piano
Fragment d'une oeuvre de Helmut Lutz exposée à Breisach -


Le professeur Jean-Marie Vetter, président de l'Académie Rhénane,
vous convie au récital de poésie organisé dans le cadre de
la manifestation nationale du Printemps des Poètes.
Les poètes de l'Académie Rhénane déclameront leurs textes
avec la complicité musicale de Joan Ott et Laure Pasteau.

 

Poèmes de :


Françoise Urban-Menninger
 

Chantal Robillard
 

Joan Ott
 

Marie-Jeanne Langrognet
 

Emmanuel Honegger
 

Anne Dietrich
 

Jacques-Henri Caillaud
 

Martine Blanché


Le recueil des poèmes du jour sera proposé au prix 5 €.


Un pot de l’amitié conclura la manifestation.

 

Photo Claude Menninger XXème

Conception JG Strasbourg - Impression Valblor

 

 

Source de l'info : Françoise Urban-Menninger

 

Pour citer cette annonce

LPpdm, « Poésie récital à Strasbourg sur "Le grand XXème siècle " », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°7 [En ligne], mis en ligne le 8 mars 2016. Url http://www.pandesmuses.fr/2016/03/poesie-recital-a-strasbourg-sur-le-grand-xxeme-siecle.html

 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 11:38

 

Rendez-vous poétique pour Le Printemps des poètes

 

 

Lecture de

 

Résurrection de Lazare (Jean, 11)

 

 

 

Daniel Aranjo

 

 

© Crédit photo : Béthanie, image fournie par Daniel Aranjo

© Crédit photo : Béthanie, image fournie par Daniel Aranjo

Dans le cadre du Printemps des Poètes

 

Daniel ARANJO

 

Résurrection de Lazare
 

(Jean, 11)

 

lecture Jean-Luc Jeener


Directeur du Théâtre du Nord-Ouest

 

Théâtre du Nord-Ouest


13 rue du Fg Montmartre 75009

 

Paris (métro Gds Boulevards)


samedi 5 mars 2016 à 14 h 30


6 euros

 

 

Notice biographique :

Daniel Aranjo, a donné à plusieurs reprises au TNO, dès 2002 par Jean-Luc Jeener (lecture de larges extraits de son Requiem en français relevant comme cette Résurrection d’un christianisme serein et culturel) ; par ailleurs professeur des Universités en littérature comparée, Prix de la Critique de l’Académie Française 2003.

 

Pour citer cette annonce

Daniel Aranjo, LPpdm, « Lecture de "Résurrection de Lazare (Jean, 11)" », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°7 [En ligne], mis en ligne le 5 mars 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/03/lecture-de-resurrection-de-lazare.html

 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 11:20

 

Poème pour Le Printemps des poètes

 

Résurrection de Lazare (Jean, 11)

 

 

 

Daniel Aranjo

 

 


 

Or Lazare s'affaiblit.

(Lazare était de Béthanie,

Dème de Marthe et de Marie sa sœur,

Marie qui répandit le nard.)


 

̶  Seigneur ! voici que ton ami faiblit!

̶  Faiblesse non mortelle, et douleur glorieuse!

̶  Seigneur! voici que ton ami faiblit !

̶  Souffrance de la chair, ô règne glorieux!


 

Ainsi s'assombrissait

Aux bouches de la grotte

Le souffle des régions, que le deuil illumine,

Et ainsi s'illuminent loin d'eux

Les porches et les voies,

Et ces lieux de l'enfance que la lumière tue.


 

Et le troisième jour Jésus vient en Judée,

Et Jésus dit à ses disciples :

̶  Notre ami Lazare dort!

Et Jésus dit encor :

̶  Notre ami Lazare dort!

Et le sens sonnait clair dans la chaleur des rues.

Et Jésus dit enfin que Lazare était mort.


 

Sous d'aveugles tessons Lazare avait séché,

Sous les doigts du noyer du quatrième jour :

Au lieu dit de la Fontaine au Scribe,

Ou de la Source Aride où burent les aïeux.


 

Et depuis quatre jours le frère reposait.


 

Et Marthe fit venir Marie sa sœur (car le maître était là),

Et le Maître présent, Marie tombe à Ses pieds :

̶  Toi ici, Seigneur, et notre frère vivrait!


 

Jésus frémit et montre son amour.

Jésus frémit encor aux parois du rocher.

Jésus se trouble et tourmente son cœur.

Il fait rouler la pierre, et Jésus dit :

« N'aie crainte, femme, car tu verras la Gloire! »


 

Et puis il crie :

« Lazare, viens dehors ! »

Et celui-ci sortit,


 

Lazare !


 

C'était lui. Et c'est lui.


 

Or, c'était midi aux sentes d'olivier,

L'énigme s'avivait aux rampes du Cédron,


 

Et pressentait le traître et la Résurrection.

 

 

Notice biographique :

 

Daniel Aranjo, a donné à plusieurs reprises au TNO, dès 2002 par Jean-Luc Jeener (lecture de larges extraits de son Requiem en français relevant comme cette Résurrection d’un christianisme serein et culturel) ; par ailleurs professeur des Universités en littérature comparée, Prix de la Critique de l’Académie Française 2003.

 

Daniel Aranjo,  le  5 mars 14 h 30 lecture J.-L. Jeener

 

Pour citer ce poème

Daniel Aranjo, « Résurrection de Lazare (Jean, 11) », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°7 [En ligne], mis en ligne le 5 mars 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/03/Résurrection.html

 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 10:55

 

Poème

 

L’aiguille du temps n’est pas

 

celle que l’on croit redessinant

 

l’angle des heures au cadran de l’horloge

 

 

Aurélie-Ondine Menninger

Invitée du Printemps des poètes du Ppdm

 

 

L’aiguille du temps n’est pas celle que l’on croit redessinant l’angle des heures au cadran de l’horloge. L’aiguille du temps est une épine dans le corps, elle coud et découd l’histoire de notre vie entre douleur et plaisir écrivant notre destin sur la chair avec la plume de l’âme tournant dans l’encre du sang.

L’aiguille du temps est tombée de la couronne du frère de tous les hommes partageant avec nous sa douleur pour que l’on n’oublie pas.

Ce n’est pas la côte d’Adam qui a donné la femme mais l’épine de la douleur.

Sœur Eve, l’aiguille du temps est l’éclair sauvage de tes yeux, l’éclat d’argent de ton désir d’être.

L’aiguille du temps est restée dans les mailles de Pénélope, qui dans son attente mélancolique l’y avait oubliée.

L’aiguille du temps t’a fait dormir cent ans Blanche Neige.

Je me suis piquée à ton venin, moi aussi, et le temps ne cesse de filer.

À la dernière heure du cadran de l’horloge sans aiguille, je m en irai, une plume dans le cœur et un sang d’encre jeté sur la porte du vide…

 

 

Pour citer ce poème

Aurélie-Ondine Menninger, « L’aiguille du temps n’est pas celle que l’on croit redessinant l’angle des heures au cadran de l’horloge », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°7 [En ligne], mis en ligne le 5 mars 2016.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/03/aiguille-du-temps.html

 

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 11:00

 

 

Chronique

Femmes en danger

 

 

Camille Aubaude

Rédactrice de la revue LPpdm, membre de la SIEFEGP

responsable de la rubrique en ligne Chroniques de Camille Aubaude

 

 

 

Femmes en danger

Conception et jeu : Marie Ruggeri.

Arrangements musicaux : Christian Belhomme

Scénographie : Françoise Henry et Samuel Raimondi

Compagnie Marie Ruggeri : 06 64 163 735. compagniemr@yahoo.fr

Actuellement au théâtre de l’Essaïon, à Paris, les lundi et mardis à 20h.

Voir aussi : http://www.billetreduc.com/144346/evt.htm

 


 

Les petites filles s’habillent en rose…  


 

Le rose, c’est pas la vie d’une femme. Dans son spectacle très juste et poignant, « Femmes en danger », Marie Ruggeri décline cette couleur comme un motif proustien qui épouse les faits réels en douceur. Le « rose » ne limite pas mais donne à réfléchir. Le public comprend qu’il a accès à un questionnement de l’amour à travers le personnage d’une actrice. Rose du ménage, de la vie commune chaotique où la femme rêve d’amour mais est agonie de mépris et d’insultes. Une belle chanson sur le ménage communique un climat conjugal pesant, la femme étouffant pour que la maison soit « bien tenue » : « pourquoi serai-je l’infirmière d’un homme malade »,  « pourquoi ne pas partir » ? On nous a tellement dit que l’amour, c’était la vie en rose. « Sois belle et tais-toi ». Sans oublier : « Chérie, ça y est je gagne bien ma vie, tu pourrais arrêter de travailler ». L’homme rentre, frappe sa femme, l’entraîne à boire, et lui fait vivre un véritable enfer, mais c’est de sa faute à elle, qui voyait la vie en rose, et continue d’habiller les filles en rose.


 

« Femmes en danger » ! une femme montre le danger, taille dans le vif la face noire du sexe par la lecture très réussie de faits réels qu’on nomme « divers », tel une prostituée massacrée par un client. Le manque d’empathie, la quête narcissique, la recherche de puissance fondent ce grand gâchis de la vie des femmes, jalonnée de faits inadmissibles. La lecture d’un témoignage d’excision nous met en face de la réalité de ces faits atroces. Ce texte devrait être affiché dans toutes les écoles, ai-je pensé, au lieu de comprendre qu’il n’a pu être écrit par celle qui dénonce ce supplice, et qui a fait exciser ses filles pour qu’elles appartiennent à la communauté incarnée par le mari. Les faits d’agression ne doivent pas être dissociés du chantage permanent qu’exerce la meute des hommes violents. On sait que toute femme qui a été agressée retourne facilement auprès de l’agresseur, telle une proie fascinée par le serpent. L’inhumanité de traitement de la femme dans nos sociétés est une norme. Toutes les femmes sont en danger.


 

Est-ce la grâce des chansons écrites et interprétées par Marie Ruggeri, son ton cristallin et ses mots sans esbroufe, la question fort ancienne de la violence institutionnelle exercée contre les femmes revêt une forme plaisante, donnant envie d’en construire d’autres sur un pareil exemple. La culture de l’impunité ne doit pas triompher. On connaît trop, vraiment trop, le silence imposé à toutes les « Malcontentes ».  Un silence meurtrier dont nous devons explorer les connexions profondes avec la faible présence féminine dans l’Art. Il faut parler, il faut le dire, favoriser les témoignages qui brisent la loi du silence. La mémoire des femmes agressées est tellement torturante qu’on ne peut que les écouter sereinement. Elles ne sont pas affabulatrices !


 

La mise en scène transcende le message de la dénonciation en procurant au spectateur un sentiment subtil qui pousse à applaudir. Comment applaudir à de tels sujets, qui ne sont pas des thèmes de spectacle ? Il faut se retenir d’applaudir et en parler. Continuer cette grande œuvre en construction, qui semble trop courte quand les lumières s’éteignent. On garde en tête la présence de Marie Ruggeri, son interprétation exigeante et solitaire qui nous a fait vivre un moment d’exception.

 

 

Pour citer cette chronique

Camille Aubaude, « Femmes en danger de Marie Ruggeri »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°7 [En ligne], mis en ligne le 3 mars 2016. Url http://www.pandesmuses.fr/2016/02/Femmes-en-danger

 

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