30 juin 2024 7 30 /06 /juin /2024 18:20

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier majeur | Florilège | Astres & animaux | Poésie et art audiovisuel / Poésie audiovisuelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regards sur la ville

 

 

 

 

 

 

Sarah Mostrel

 

Site : https://sarahmostrel.wordpress.com 

Facebook www.facebook.com/sarah.mostrel

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Description


17 assemblages issus de la vidéo « Regards sur la ville ».

Errances en confinement, peur sur la ville... Ici, des photos d'une ville confinée vue par Sarah Mostrel, avec en murmure, l'artiste au piano, a capella ou en train de composer avec sa guitare. Sans filtres. Photos ©Sarah Mostrel Chansons : « Sale coronavirus », « Encore un peu », « Il part », « Le soleil luit », « Tic tac ».
 

Paroles et musique : Sarah Mostrel

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/UTf7XjdE6bo?si=2_V0cfYISOhslB48)

 

 

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Pour citer ce poème audiovisuel &  inédit

 

Sarah Mostrel (poème audiovisuel), « Regards sur la ville », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 30 juin 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/mostrel-regardssurlaville

 

 

 

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14 juin 2024 5 14 /06 /juin /2024 16:54

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | II. « Elles » | Articles & témoignages | Chroniques cinématographique de Camillæ | Poésie Audiovisuelle  

 

 

 

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Foudre, long métrage de

 

 

Carmen Jacquier, Suisse, 2024

 

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Camillæ (Camille Aubaude)

Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

​​​​​​ www.lamaisondespages.com/

https://litterature-lieux.com/fr/guide/lieu/428-la-maison-des-pages-de-camille-aubaude

 

Blogue officiel :https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

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Le premier long-métrage d’une talentueuse cinéaste suisse, Foudre, manie les thèmes de l’amour à mort et de la déesse mère, allégorie de la Nature. Je le dis d’emblée : j’eus préféré qu’il les remanie avec sprezzatura, plutôt qu’avec une maîtrise logique. À la différence du Smoke sauna, un dispositif sans faille montrant que la plus forte détermination de nos patriarcats est de s’approprier la jouissance féminine ne renouvèle rien. Ce dispositif narratif crée un nouveau conformisme, à l’aide d’images sublimes, de beaux paysages, d’acteurs envoûtants, comme dans le film de Terence Davies sur le poète Siegfried Sassoon, œuvre ultime qui use d’un formalisme de génie. Une autre comparaison s’impose : Romance de Catherine Breillat, qui montre en plus l’appropriation du sexe de la femme par la médecine.  Foudre est donc « un film de femme », formaliste et communautariste, montrant comment quatre sœurs peuvent s’unir contre la puissante adversité du monde patriarcal.

Déflorons un peu l’intrigue : c’est encore le thème de la sexualité féminine dont l’aboutissement serait le désir de posséder plusieurs hommes à la fois. Foudre manie à fond la culpabilité brassée par le prêtre et par le père, le prêtre étant l’hypertrophie du Père.

L’ancienne novice, Elisabeth, retrace en miroir le destin de sa sœur nommée Innocente. Cette « innocente » est traitée de « pute » et suicidée par amour, à la suite de relations sexuelles à plusieurs. L’irénisme est si grand qu’il est exclu d’employer certains mots vulgaires. Grande figure de la mise au tombeau des femmes : le prêtre interdit qu’un hommage, fut-ce une simple prière, soit rendu à cette âme satanique incarnée dans l’enveloppe charnelle d’une innocente. Or cette innocente écrit de la poésie. Secrètement, comme il se doit, et dans l’intention d’être lue par sa Sœur. La poésie d’Innocente révèle son désir du corps de l’homme et sa conviction de trouver de la sorte Dieu. 

 

Quand une femme écrit de la poésie si son mari est assassiné, elle est la principale coupable (voir Louise Weissmann). Autrement, c’est une mangeuse d’hommes, au statut revendiqué par Grise délice, poétesse nymphomane vendant ses services sexuels — je remarque qu’une « vendue » est soutenue par des écrivaines contemporaines, selon l’adage : qui veut faire l’ange fait la bête. Elisabeth, la novice, comprend le sens profond de la « pute » qui est le grand mystère de la Nature et de la Déesse Mère. S’ensuit le cliché de l’amour universel... L’ex novice reprend la voie de la sœur morte, contamine les deux sœurs plus jeunes, et se révolte de la sorte contre l’esclavage domestique de la mère, le bras servile de môssieur le père, l’homme « agrandi » (ou rétréci…) qui n’a de cesse d’imposer un destin de mère à ses filles. L’épouse coupe court à la jouissance féminine, qu’elle circonscrit, endigue, jusqu’à mener à la puissante image du cercueil en feu. Eh oui, nous brûlons les lettres des poétesses et des philosophes (voir Diderot et Sophie Volland, Balzac et Mme Hanska : « j’adore que les femmes écrivent mais elles doivent faire comme vous, brûler leurs lettres » — je cite de mémoire).

 

Le cahier de la morte ressortit au même conformisme. C’est bien qu’il y ait du texte. Un journal intime à l’écriture tourmentée, tout comme il faut… Et des chansons aussi, très bien faites. Tout est prêt pour la grâce, mais la grâce ne vient pas sur commande. Où est passé le zeste d’anarchie qui la nourrit ? Foudroyé ?

Il manque la prudence, la sagesse et la folie dans cette quête d’absulu. Carmen Jacquier donnera une grande œuvre si elle n’est pas empêchée par le système qu’elle dénonce. La grande leçon de la poésie est qu’on ne peut rien faire contre elle. 

 

À la fin du XIXè siècle, dans la jolie cité de Morzine, à la frontière suisse, dans le domaine de ski des Portes du Soleil, quand une petite fille se roulait par terre en hurlant, les autres l’imitaient. Aussitôt, les psychiatres décodaient un cas d’hystérie collective, que j’ai évoqué dans ma maîtrise de lettres sur « Stéphane Mallarmé et le stade du miroir ». 

Alors Foudre ou pas foudre…?

 

© Camillæ

 

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Pour citer ce texte inédit 

 

Camillæ (Camille Aubaude), « Foudre, long métrage de Carmen Jacquier, Suisse, 2024 »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 13 juin 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/camillae-foudredecarmenjacquier

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2024 6 18 /05 /mai /2024 16:22

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | Critiques & réception / Chroniques cinématographique de Camillæ | Poésie Audiovisuelle 

 

 

 

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L'Homme Aux Mille Visages,

 

 

un film de Sonia Kronlund

 

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Camillæ (Camille Aubaude)

Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

​​​​​​ www.lamaisondespages.com/

https://litterature-lieux.com/fr/guide/lieu/428-la-maison-des-pages-de-camille-aubaude

 

Blogue officiel :https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

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« C’est un drôle de film », dit une spectatrice en sortant de la salle. C’est le jour de la sortie en salles du second long métrage de Sonia Kronlund, créatrice de l’émission de France Culture « Les Pieds sur terre ».

Le thème n’est pas drôle du tout puisqu’il s’agit du respect de nous-même au temps du numérique. La bande annonce montre que chaque individu « mondialisé » peut mettre sa tête dans un œuf blanc qui correspond à un corps et à un costumes différents. L’homme « tout monde », et le culte de la performance...

Le fil conducteur est d’une banalité crasse : un homme vole, arnaque et profite de plusieurs femmes à la fois. Sonia Kronlund leur donne la parole. Et c’est là que son talent opère : une psychologue s’est laissée abusée, et se montre même satisfaite de son état amoureux, une autre victime parle de son sentiment maternel pour celui qui se fait passer pour un chirurgien et travaille dur. En un mot, chaque femme-témoin montre une facette de l’amour féminin.

 

Montrer et révéler. Ces victimes vivent à Paris. Puis y a un zeste de Pologne, et l’échappée au Brésil qui pourrait montrer la lumière montre que toute cette vie est fanée. Retour ? Non. Vision planétaire ? Oui. Près de la mégapole brésilienne de São Paulo, l’immeuble style « cage à lapins » complète l’indifférenciation, les mille visages, l’irrespect de la Nature à l’ère nouvelle du numérique. Deux Français, un homme et une jeune femme guettent dans une voiture la sortie de l’escroc. Amusant que ce soit la semaine où des réfugiés tibétains à Tours ont écrit au Président de la République, M. Macron, que le rouleau compresseur chinois vole leur pays mais pas leur âme !

La touche sublime de Sonia Kronlund, est dans la mise en scène des paradoxes. Elle donne à voir son grand théâtre intérieur. La révélation du bellâtre, Don Juan de caniveau se matérialise comme une image photographique qui apparaît lentement dans une cuvette pleine de révélateur… La pratique du documentaire rejoint la plus haute poésie comme dans les films d’Agnès Varda*. Le trait de génie est de fixer-filmer l’image mouvante du faussaire : le « coco ».

Quel message d’espoir ! le mal aux myriades d’identités est enfin reconnu, jugé et puni par une contre-justice nécessaire pour ne pas sombrer dans le totalitarisme.

 

Ce film élabore une nouvelle forme de procès, plus sensible, plus humaine que notre moderne (in)justice. Par la patience, la lenteur, l’œuvre filmique devient le châtiment, une punition du mal et la révélation frise l’émerveillement.

Quand Sonia Kronlund est derrière et devant la caméra, c’est si limpide que l’on s’y noie en essayant de comprendre l’incompréhensible, la vanité, la perversité et la folie de l’homme.

© Camillæ

Voir aussi l’URL :

https://www.slate.fr/story/266555/film-homme-aux-mille-visages-sonia-kronlund-arnaqueur-amour-femmes-montrer-ricardo-escroc-podcasts

 

* Voir le numéro de la revue féministe Visuelles, des femmes et des images, qui lui est consacré (Camille Aubaude, membre du comité de rédaction).

 

 

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Pour citer ce texte inédit 

 

Camillæ (Camille Aubaude), « L'Homme Aux Mille Visagesun film de Sonia Kronlund »Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 18 mai 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/camillae-lhommeauxmillevisages

 

 

 

 

 

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13 avril 2024 6 13 /04 /avril /2024 11:06

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | I. « Amies » | Florilège | Poésie et art audiovisuel / Poésie audiovisuelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Lorsque le cœur fait boum » &

 

quatre autres chansons sur l'amitié

 

 

 

 

 

 

 

Cinq poèmes audiovisuels de

 

Sarah Mostrel

 

Site : https://sarahmostrel.wordpress.com 

Facebook www.facebook.com/sarah.mostrel

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Lorsque le cœur fait boum

 

Description


Une chanson de l'album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/asdib87DtOI


 

 

Si seulement

 

Description


Une deuxième chanson de l'album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/zxUyMAiLiDk

 

 

 

À déclaration

 

Description


Une troisième chanson du même album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

Mêmes informations précédemment détaillées.

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/pHj9Y6sFFgE

 

Les mots doux

 

Description


Une quatre chanson du même album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/1kTrsvKUI1w

 

 

 

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Description


Une cinquième chanson du même album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/1WEi0D9Vm-c

 

© S. Mostrel

 

 

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Pour citer ces poèmes audiovisuels sur l'amitié

 

Sarah Mostrel (poèmes audiovisuels), « "Lorsque le cœur fait boum" et quatre autres chansons sur l'amitié », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 13 avril 2024. URL  :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/sm-cinqchansons

 

 

 

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29 août 2023 2 29 /08 /août /2023 12:36

N°14 | Les conteuses en poésie | Poésie, musique & art audiovisuel

 

 

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Cauchemar

 

 

 

 

 

 

Cristina Rap

 

 

 

 

Lien hypertexte vers le court-métrage : 

 

 

https://vimeo.com/854951154?share=copy

 

 

© Réalisation de C. Rap et P. Pivetti Nouvelle version (2023) © Rap-Pivetti 2008-2023.

 

Description :

 

Cauchemar est un court-métrage d’animation en 3D. Libre adaptation du Chapitre IX du roman de Renée Vivien, Une Femme m’apparut… (Paris, Alphonse Lemerre, 1904). Réalisation de C. Rap et P. Pivetti

Nouvelle version (2023) 

5’37’’

© Rap-Pivetti 2008-2023.

 

 

 

Court-métrage d’animation en 3D, Cauchemar est librement inspiré du chapitre IX d’Une Femme m’apparut… de Renée Vivien : le récit de rêve de la narratrice, dont l’articulation en brèves séquences graduellement cauchemardesques laisse apparaître un certain dynamisme, brusquement arrêté sur la non-existence de l’énonciatrice et la réduction de sa « personnalité » au « Néant ».

Si la mise en récit du scénario onirique comporte quelques-uns des procédés littéraires de l’époque, propres à recréer l'atmosphère d'un rêve authentique (brusques changements de décor et d’événements, irréalité ou incongruité des scènes, personnages et lieux à forte charge symbolique), le rôle moteur de l’“imagination élémentale”, associé à un symbolisme chromatique disséminé par ailleurs tout au long du roman, libère une dynamique de plus en plus angoissante : dès premières scènes dominées par un décor infernal, marqué par le rouge et « la lave ardente », au paysage mortifère des eaux stagnantes et de l’imagerie de la noyade, jusqu’à l’apparition du caveau funèbre qui annonce « la fermentation de la pourriture » et introduit à la scène finale de la néantisation du je onirique.

 Inséré presque au centre du roman, en plein cœur donc du macro-récit enchâssant, ce micro-récit second, comme le fait observer Patrizia Lo Verde, condense et reflète des éléments dominants de la macrostructure romanesque : «[o]rchestrato sui quattro elementi cosmogonici, il sogno […] ripete en abyme frammenti della storia principale [et] traccia in un vero e proprio microracconto un itinerario iniziatico di espiazione e purificazione, tra caduta e impossibile ascesa, dove le stesse figure primigenie della natura rivestono funzioni attanziali […] ». 

Tout en reproduisant des motifs obsédants, des éléments de l’univers diégétique, ces scènes oniriques fonctionnent à peu près comme une mise en abyme particulière, car sous l’effet de la rétroaction ou élaboration secondaire elles viennent confirmer l’«autarchica specularità del romanzo, che ridonda da un capo all’altro di risonanze ed echi» (Lo Verde, Une Femme m’apparut…, 2004). 


 

Or, si l’adaptation filmique fait un usage somme toute discret des effets réflexifs, de miroir, du micro-récit viviennien, l’emploi diffus des surimpressions et de la technique du fondu enchaîné imprime à l’animation sa propre rythmique visuelle. La reconfiguration du scenario investit l’ordre des séquences et comporte des modifications importantes non seulement au niveau de leur ordonnance mais également au niveau de leur signification globale. L’euphémisation de la scène du caveau funèbre, en surimpression et lents fondus d’inserts citationnels en noir et blanc, et plus encore la substitution de la séquence finale avec l’apparition de la rose subvertissent et transforment profondément l’extrait onirique.


 

Réinterprétée à l’aune du thème viviennien de la chambre (lieu de l’intime, intermédiaire entre clôture et ouverture, microcosme et macrocosme), la scène de la rose, ici géminée sur l’espace clôt de la chambre lentement transformée en lieu ouvert, est un renvoi transparent au moment ultime du roman : la révélation épiphanique des deux figures de Béatrice métamorphosées en deux Archanges.

Lien Vimeo :

https://vimeo.com/854951154?share=copy

 

 

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Pour citer ce court-métrage inédit

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Cristina Rap, « Cauchemar », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 14 | ÉTÉ  2023 « Les conteuses en poésie », volume 1, mis en ligne le 28 août 2023. URL :  

http://www.pandesmuses.fr/no14/cristinarap-cauchemar

 

 

 

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