3 juin 2023 6 03 /06 /juin /2023 15:39

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 | Entretiens poétiques, artistiques & féministes | Poésie, Musique & art audiovisuel & REVUE ORIENTALES (O) | N° 3-1 | Entretiens 

 

 

 

 

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Florence META : La poétesse entrepreneure : 

 

 

« Ma poésie, c’est ma profession. »

 

 

 

 

 

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Propos recueillis en Juin 2023 par

 

Hanen Marouani

 

 

Entrevue avec l'artiste

 

Florence META

 

Sur Youtube : https://youtu.be/VBZKl_X9K58

&

https://youtu.be/NUNA_RPp0MM

 

 

 

© Crédit photo : La poétesse Florence META photographiée en portant son premier recueil de poèmes « Flots De Douceur ».

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Fiche informative 

 

Profession : Écrivaine et Artiste

Site Internet, Blog, liens sites de ventes :

Meta Florence :

https://www.facebook.com/MetaFlorence

https://www.instagram.com/florencemeta/
 

https://youtu.be/VBZKl_X9K58

https://youtu.be/NUNA_RPp0MM

 

 

Biographie

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Florence META, est une jeune artiste slameuse congolaise. Écrivaine, poétesse et chroniqueuse à la Radio Urban Ufm, Florence META a 27 ans. Elle évolue précisément dans la ville de Kinshasa en République Démocratique du Congo.

 

Bibliographie

 

Elle a un livre à son actif « Flots De Douceur ».

 

​​© Crédit photo :  Première de couverture illustrée du premier recueil de poésie « Flots De Douceur» de la poétesse Florence META.

 

 

 

ENTRETIEN



 

H.M – Que peut-on dire de vos débuts ? Comment êtes-vous entrée dans ce domaine ?

 

F.M Déjà à mes 12 ans j'aimais écrire, j’aimais les mots et il m'a fallu beaucoup de temps pour aiguiser mon talent et pratiquer les mots, sept ans après. Je dirais que les péripéties de la vie m'ont rendu bon service du moment où elles m’ont         reconnecté à l’écriture, cette partie fluide et naturelle de mon âme.

 

 

H.M – Parlez-nous de votre premier recueil « Flots de douceur », les moments et les thèmes qui ont marqué son écriture, les sources d’inspiration, le temps consacré pour arriver au stade de la publication, la progression, le choix du titre et de la couverture… ?

 

F.M – Le livre Flots De Douceur est un océan dans lequel tout le monde peut pêcher des mots doux. Ces mots qui peuvent irradier ces êtres qui nous font palpiter.

Tout comme une lotion qui sert à hydrater la peau, la douceur sert à hydrater le cœur.

Flots de Douceur prône, exalte la douceur qui est une source d’apaisement, de bonheur. Une vision d’un monde où les humains s’amadouent à la place de se maltraiter. J’ai écrit ces différents poèmes pour contribuer au bercement des cœurs, des cœurs déchirés.

On y trouve plusieurs thèmes d'amour, entre autres Mon amour, mon univers, hors du temps, triomphateur, au-delà du présent dont la source d'inspiration est commune : L'amour ressenti et vécu.

La conception du livre m'a pris une année, et son titre c’est mon sobriquet. J'ai toujours servi de la douceur que c’est devenu mon pseudo jusqu’à mon livre.

La photo sur la couverture est mienne, j'ai choisi de jouer moi-même le rôle de Flots De Douceur. En m'entourant des roses et fermant les yeux pour explorer un monde paisible et calme que font les mots doux.

 

 

© Crédit photo : La poétesse Florence META photographiée portant une rose rouge et sur un fond de fleurs. Cette image illustre son premier recueil de poésie intitulé « Flots De Douceur ».

 

 

H.M – Comment les sensibilités intimes ou collectives ont-elles évolué à travers le temps pour se transformer en poèmes romantiques ou en slams ?

 

F.M – Je pense la vie toute entière est une littérature qui s’impose dans ma vie. La vie est ma source d'inspiration dans toutes couleurs, aurorales ou crépusculaires, lumineuses ou brumeuses.

 

H.M – Vous dîtes d’ailleurs que ce sont des flots dès le titre, comment peut- on suivre les émotions, les douceurs et les amours quand elles débordent ?

 

F.M – En s'y noyant simplement. La douceur débordante est un excès qui ne nuit pas.

 

 

H.M – Quels sont les obstacles auxquels fait face Florence Meta à l’heure de la publication ?

 

F.M – Je suis dans un pays où la culture de la lecture n'est pas trop au rendez-vous. Non seulement je travaille dur pour publier mais aussi pour convaincre les gens à me lire.

 

 

H.M – Quel est le premier recueil que vous avez acheté avec votre propre argent ?

 

F.M – Sentiments timides du poète Congolais Gabriel Nyembo

 

 

H.M – À l’ère des réseaux sociaux, les poètes d’aujourd’hui doivent-ils changer de stratégies pour suivre les nouvelles tendances ?

 

F.M – Bien sûr que oui.  Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, nous poètes avons la facilité de promouvoir nos œuvres et atteindre plus des gens, de tous les horizons.


 

H.M – Un environnement contraint n’exclut pas la créativité, bien au contraire ! C’est bien votre cas ?

 

F.M – Rien n'entrave ma créativité.  Je profite de chaque temps orageux ou favorable pour inventer. Quand je pleure, j’écris. Quand je ris, j’écris. Quand je suis contrariée, j’écris également. Je n'ai pas des moments favoris pour créer. Il y a de tous les grains à Semer pour chaque atmosphère.

 

 

© Crédit photo : L'artiste Florence META photographiée en vêtements & parures traditionnels des Congolaises.​

 

H.M – Florence Meta, vous vous appuyez aussi beaucoup sur l’entreprenariat pour promouvoir la poésie. Que pensez-vous de cette combinaison ?

 

F.M – Oui, je suis à la base entrepreneure culturelle. J'offre des services textuels et scéniques pour n'importe quel événement de ma région. Ma poésie, c’est ma profession.

 

 

H.M – Préférez-vous l’entreprenariat ou les arts et pourquoi ?

 

F.M – J'ai de la passion pour l'autonomie. Le fait d'être à mes propres ordres me rend plus libre que jamais. Et le fait d'entreprendre dans un domaine passionnel me conserve dans un monde préféré. De ma première à ma dernière veine. J'aime mon travail.

 

H.M – Comment se porte la poésie d’expression française en Afrique, comparée aux autres pays francophones ?

 

F.M – Elle est bien accueillie que par des personnes qui maîtrisent la langue française. Mais en tant qu’artistes, on essaie toujours d'atteindre tout le monde en écrivant aussi dans nos langues nationales.

 

 

 

© Crédit photo : L'artiste Florence META photographiée en vêtements & parures traditionnels des Congolaises.

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H.M – Il y a plusieurs façons d’entendre le mot « impossible » … quelles sont les personnes qui ont soutenu Florence META pendant ces périodes transitoires ?

F.M – Ma famille m'a grandement soutenue et mon entourage également sur le plan promotionnel.

 

 

H.M – La poésie chantée et la performance de l’engagement, quels défis et quels risques associés à ces tendances ?

 

F.M – Le plus grand défi c’est de convaincre le public, le captiver et le dompter.

Et les risques, il y en a aussi, entre autres le manque de temps, l'oubli de soi par moment pour tout donner sur scène, trop d'absence dans les relations familiales et amicales.

 

H.M – Aviez-vous le souci du lecteur en écrivant ou le souci du spectateur en performant ?

 

F.M – J'ai plus le souci du lecteur. J'arrive à remplir des salles pour être écoutée qu’à remplir des yeux pour être lue. Les gens fonctionnent plus avec leurs oreilles qu’avec leurs yeux.

Et j'y travaille pour qu'ils s’adonnent à la lecture. Cela fera moins chômer mes ouvrages.


 

H.M – Quelles sont vos pistes d’action pour renforcer les synergies et les opportunités croisées entre poésie et entreprenariat ?

 

F.M – Je m'entoure toujours des personnes qui m'apportent un plus dans ma carrière d’écrivaine ou d’artiste. Déjà la plupart des opportunités ne s’offrent pas à moi, je les arrache. Faire aimer mon talent ou le monde littéraire reste mon objectif suprême.

 

H.M – Quels sont vos modèles dans la poésie et dans l’entreprenariat culturel ?

 

F.M – Michèle Kingwaya, l’initiatrice du magazine le Zénith. La poétesse Yolande  Elebe, Lydol la slameuse et tant d’autres.

 

 

 

© Crédit photo : L'artiste Florence META photographiée en vêtements & parures traditionnels des Congolaises.

 

H.M – Quels sont vos futurs investissements à impacts dans la poésie « Entrepreneuriale » et quels sont les nouveaux modèles créatifs possibles à adopter surtout avec la révolution technologique de nos jours ?

 

F.M – J'y pense encore, je vous reviendrai pour répondre à cette question.

 

 

© Propos recueillis par Hanen MAROUANI

 

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Pour citer ces entretien & images inédit​​​​​​s

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​Hanen Marouani, « Florence META : La poétesse entrepreneure : « Ma poésie, c’est ma profession. » », photographies fournies par l'artiste, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 3 juin 2023. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no3/megalesia23/hmarouani-florencemeta

 

 

 

 

 

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24 mai 2023 3 24 /05 /mai /2023 13:00

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Dossier mineur | Articles & Témoignages / Muses & féminin / Muses Symboliques | Revue Matrimoine | Réception d'autrefois 

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​​​​​​​​​​​Sarah Bernhardt ou le portrait de la

 

muse puissante de la mêlée symboliste

 

 

 

 

 

 

 

Ernest Raynaud (1864-1936)

 

 

Chapitre choisi, transcrit, légèrement rectifié, 

titre modifié avec une

précision par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Louise Abbéma (1844-1923), "Portrait de Sarah Bernhardt dans le rôle d’Adrienne Lecouvreur en 1880", peinture en huile sur toile, dimensions 22,2 x 16 cm. Ce tableau de trouve au Musée Carnavalet, image réalisée par LPpdm.

 

L'extrait ci-dessous provient de l'ouvrage – tombé dans le domaine public – de RAYNAUD, Ernest (1864-1936), La mêlée symboliste (1870-1890) : portraits et souvenirs, vol. I.,  Paris, La renaissance du livre (78, Boulevard Saint-Michel), 1920-1922, pp. 14-18. Je reviendrai sur ce texte intéressant pour l'annoter, le commenter et le traduire en arabe littéraire. Je qualifie ce texte d'intéressant parce qu'il explore brièvement un rôle spécifique peu exploré sur l'apport qu'une muse inspiratrice et influente peut jouer dans le développement et la renommée d'un courant poétique et ses pratiques.

 

 

 

 

Titre original :

 

Sarah Bernhardt

 

 

 

Mais si les poètes, à l'instigation de Sarah Bernhardt, se sont trop vite adaptés aux mœurs du théâtre il n'en est pas moins vrai qu'ils ont reçu d'elle, une secousse salutaire et qu'elle les a tirés de la torpeur de leur Tour d'ivoire où ils s'enfermaient trop volontiers, en leur rappelant qu'il y avait autour d'eux des oreilles attentives à conquérir. Elle leur a donné le sens de l'émulation. Ce n'est peut-être pas entièrement sa faute si certains, passant d'un extrême à l'autre, ont glissé si vite sur la pente des concessions, et ont déserté les hautes entreprises pour les spéculations commerciales. Ce qui demeure, à la louange de Sarah Bernhardt, c'est qu'elle a répandu le goût des beaux vers que transfigure la musique de sa voix, la flamme de son génie et la noblesse de son maintien. La nature l'a merveilleusement douée. Un statuaire grec, disait Banville, voulant symboliser l'Ode, l'eût choisie pour modèle. À l'heure qui nous occupe, elle vient de prendre possession avec éclat de la scène du Théâtre-Français. À triompher dans les rôles de Phèdre et d'Andromaque, elle nous fera aimer Racine qu'elle a sorti de l'exil où l'avait confiné l'anathème romantique et sèmera ainsi les germes d'une future renaissance classique. Comment cette femme admirable, d'une activité dévorante, artiste jusqu'au bout des ongles, ne se serait-elle pas imposée impérieusement à l'élite de son temps et n'y eût-elle pas marqué son empreinte ? Elle est vibrante, inquiète, nostalgique. On sent en elle le besoin de vêtir chaque jour une âme nouvelle, le désir d'écarter la Réalité navrante et de s'évader chaque soir

 

Vers les horizons bleus dépassés le matin.

 

Elle sera Doña Sol, Phèdre, Andromaque, Cléopâtre, Marguerite, Ophélie. Elle fera revivre aux yeux des foules le fantôme des héroïnes évanouies. Son temps haletant la suit et l'applaudira quand, pour résumer et sceller toutes les aspirations éparses de l'heure, elle évoquera les splendeurs du Bas-Empire, bâtira au milieu de nos brouillards industriels, un décor fleuri et somptueux de Byzance et dressera sur les imaginations éblouies l'image de Théodora, impératrice d'Orient. Là s'épanouira son souci de plastique, son goût des longs voiles, des tissus précieux, des dalmatiques et des étoles orfévrées qui va révolutionner la mode. Elle sera « l'Empire à la fin de la décadence », comme Verlaine, et les poètes nouveaux la suivront des yeux comme une éblouissante vision de rêve. La Poésie illumine tout ce qu'elle touche. Elle prêtera un cachet d'art même aux vulgaires affiches de son spectacle pour lesquelles elle mobilisera des talents neufs : Orazi, Grasset, Mucha. À son geste, on verra les murs éteints flamboyer d'un enchantement de couleurs. Elle y apparaîtra figée dans une pose hiératique d'idole, de sainte de vitrail, de panagia byzantine, les mains chargées de bagues, les bras de débordants de palmes et de fleurs. Musa inspiratrix, c'est le nom que lui donne Spindler dans cette icône où il montre de profil, vêtue du péplum antique, ses cheveux dénoués casqués de lauriers. C'est véritablement la Muse. Elle inspire à Edmond Rostand sa Princesse lointaine. Elle s'apparente, en image, à la Madone de Baudelaire, à l'Hérodiade de Mallarmé. Elle semble l'illustration vivante de tous ces poèmes, obsolètes, et polychromes, en train d'éclore de toutes parts, pleins de lys, d'alérions, de clairs de lune, de sphinx et de centaures, et elle captivera les chevaucheurs de nuées et de chimères par la grâce imprévue et troublante de ses travestis, évoquant la vision de l'Androgyne, du Surêtre asexué, de l'Ange impollu, ce qui lui vaudra l'hommage d'un poète exquis et précieux, l'arbitre des élégances, le nouveau Pétrone, l'un des adeptes de l'esthétique nouvelle, chez qui Hüysmans a pris l'idée de son Des Esseintes : le comte Robert de Montesquiou :

 

REVIVISCENCE I

 

Les Héroïnes disparaissent en cohortes

Comme si les chassait un étrange aquilon :

Sombre Lorenzaccio, pâle Hamlet, blanc Aiglon,

Un jeune homme renaît des jeunes femmes mortes.

 

Le Florentin éphèbe a des faiblesses fortes,

Le Sphinx du Danemark meurt sous un sort félon ;

Un sinistre palais du lugubre salon

Sur le blond fils de l'Aigle a refermé ses portes.

 

Une grâce de femme est dans ces trois enfants :

C'est que tous trois sont faits, vaincus ou triomphants,

Des grâces de Sarah qui fait toutes les femmes.

 

Et Phèdre et Jeanne d'Arc palpitent dans la chair

De ce Lorenzaccio qui prépare les lames

De l'Hamlet, Aiglon noir, de l'Aiglon, Hamlet clair.

 

Ainsi Sarah Bernhardt a joué un rôle dans l'évolution symboliste en se pliant à son esthétique symboliste et en la diffusant.

En attendant, les poètes de la Renaissance exaltent Baudelaire. On sent que sa mémoire leur est chère et l'emprise sur les cerveaux de ce génie, encore si contesté, et que les symbolistes brandiront comme un drapeau, s'avère chaque jour grandissante.

En 1873 parurent trois volumes auxquels d'ailleurs personne ne prit garde, mais qui auront une grande répercussion sur le mouvement symboliste :

 

Une Saison en enfer, d'Arthur Rimbaud.

Les Amours jaunes, de Tristan Corbière ;

Le Coffret de Santal, de Charles Cros.

 

En 1874, Cros publie la Revue du Monde nouveau, qui n'eut que quelques numéros, mais où collaboraient Stéphane Mallarmé, Léon Dierx, Villiers de l'Isle-Adam, Germain Nouveau, Zola.

 

Note

I. La Plume, n° 276.


 

 

 

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Pour citer cet article de l'ancêtre 

 

 

Ernest Raynaud, ​​​​​« Sarah Bernhardt ou le portrait de la muse puissante de la mêlée symboliste », chapitre choisi, transcrit, légèrement rectifié, titre modifié & une précision par Dina Sahyouni de RAYNAUD, Ernest (1864-1936), La mêlée symboliste (1870-1890) : portraits et souvenirs, vol. I (1920-1922),  Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 24 mai 2023. URL :

 

http://www.pandesmuses.fr/no13/eraynaud-sarahbernhardt 


 

 

 

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22 mai 2023 1 22 /05 /mai /2023 12:37

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Dossier majeur | Articles & témoignages | Musique, poésie & art audiovisuel | Revue culturelle des Amériques 

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​​La Murillo, une chanteuse &

 

 

artiste-peintre afro-colombienne étonnante

 

 

 

 

 

 

Portrait artistique & photographies par

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© Crédit photo : La Murillo, tableau "Divinités" de son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

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Afro-colombienne vivant à Paris depuis trente ans, Nancy Murillo plus précisément connue sous sa marque de fabrique « La Murillo », est auteure-compositrice-interprète et peintre également. Un personnage attachant qui, en bonne latino-américaine, a toujours un sourire accueillant.

 

 

© Crédit photo : La Murillo au centre de la photographie avec les participants : récitante et musicien durant son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

 

 

C’est au restaurant Cat’chapa à Paris Ve que nous l’avons rencontrée pour la première fois au cours d’un dîner-concert, où ses peintures étaient également exposées. Nous avons cherché à mieux la connaître et elle n’a pas manqué de nous étonner par son charisme et son humanisme. Elle est celle pour qui, à l’instar de Jaurès avance : « […] il n'y a qu'une seule race : l’humanité. » Elle a l’altruisme chevillé au cœur.

 

 

 

 

© Crédits photos : La Murillo en concert durant son exposition au restaurant Cat’chapa à Paris Ve. Images prises par Maggy De Coster.


 

 

Après une Licence en Art dramatique obtenue en Colombie, elle se lance dans le théâtre sous la houlette de l’acteur, écrivain, metteur en scène et réalisateur colombien, Enrique Buenaventura. Puis elle verse dans la danse et la chanson. 

Elle s’est lancée dans la peinture à défaut de concrétiser son rêve de petite fille prodige en dessin et passionnée pour les arts visuels comme le dessin animé.

Une polyvalence artistique qui la pousse à élargir ses horizons en allant en Afrique cherchant d’autres sources d’inspiration et renouant en même temps avec la mère-patrie, le berceau de l’Humanité.

 

 

 

© Crédit photo : La Murillo, tableau "El observador" de son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

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Peindre pour elle, c’est se recentrer sur elle-même, se constituer une bulle dans laquelle elle puise le meilleur d’elle-même pour le rendre visible aux autres. 

Par souci écologique, elle utilise les techniques mixtes de vernis à ongles sur du bois de récupération comme support de son œuvre picturale très colorée qui est un clin d’œil à ses racines afro-colombiennes. Son crédo, c’est de rendre le monde meilleur pour le bonheur de tous. Ainsi, dans ses chansons elle se veut rassembleuse en créant une passerelle d’amour entre les humains.

 

© Crédit photo : La Murillo, un tableau de son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

 

 

 

Si les grandes voix comme Tina Turner, James Brown, Celia Cruz, Aretha Franklin, Cesária Évora n’ont pas manqué de l’influencer mais elle demeure une chanteuse originale avec ses particularités. Elle interprète Brel, Piaf également.


 

© Crédit photo : La Murillo, "El Beso LGBT", tableau de son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

 

 

Elle donne libre cours à son imagination, se libérant ainsi « du formatage classique », dit-elle. Donc elle s’éloigne complètement du champ académique en agissant à sa guise et en fonction de sa personnalité.

Insatiable, elle est animée par l’envie d’explorer différents domaines. Elle verse dans le jazz et la salsa.

 

© Crédit photo : La Murillo, "X Tasis", tableau de son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

 

 

Mais quelle place occupe une femme dans un milieu musical à dominante masculine ? « Il faut avoir une force de caractère pour s’imposer dans ce milieu qui est très sexiste car les hommes disent qu’il est impossible d’avoir une bonne chanteuse de jazz.  En ce qui concerne la salsa, si vous êtes une chanteuse qui ne connaît pas la musique (accords, tonalité et tempo), vous n’êtes pas bien considérée, en plus la voix féminine est perçue comme trop aigue », nous confie-t-elle.

 

© Crédit photo : La Murillo, deux tableaux colorés de son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

 

 

Pour concilier ses deux domaines de prédilection, elle a une astuce toute particulière consistant à allier concert et exposition de ses tableaux et des objets artisanaux en qualité de mise en scène. Il y a tout une poésie qui se dégage de ce diptyque concert-exposition. Avec son ouverture d’esprit elle arrive à déplacer beaucoup de monde tant du milieu latino que milieu français, qu’elle conquiert de sa charmante voix et des ses tableaux qui racontent une histoire.

 

 

© Crédit photo : La Murillo, trois tableaux de son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

 

 

Choisissant la France comme son deuxième pays, elle garde néanmoins un lien étroit avec sa Colombie natale. Aussi, s’engage-t-elle à participer à des activités politiques en soutien à cette dernière. 

 

© Crédit photo : La Murillo, "Angel de la protection", peinture et collage, tableau de son exposition à la Galerie d'art "THE MUISCA-ART SPACE". Image prise par Maggy De Coster.

 

 

Actuellement, elle enregistre un nouvel album de musique électro-afro-latine-jazz.

 

© Maggy DE COSTER


 

 

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Pour citer ces photographies & portrait inédits​​​​​​​​​​​​

 

Maggy De Coster (texte &  images), « La Murillo, une chanteuse et artiste-peintre afro-colombienne étonnante »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 22 mai 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/mdc-lamurillo

 

 

 

 

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19 février 2023 7 19 /02 /février /2023 11:17

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Revue Matrimoine | Revue culturelle d'Europe

 

 

 

 

 

 

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​​​​​​Les femmes de l'ombre à la lumière

 

 

 

 

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Article de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Photographie du tableau de

Hélène de Beauvoir prise en photo par

 

 

Claude Menninger

 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Hélène de Beauvoir, "Femmes au Maroc" (femmes au Maroc) par prise en photo par Claude Menninger lors de l'exposition au musée Würth à Erstein. Image fournie par l'autrice.

 

 

 

L'Histoire témoigne de ce que derrière chaque homme célèbre se cache l'intelligence méconnue d'une femme, épouse, fille, collaboratrice... Jules Renard n'affirmait pas autre chose quand il écrivait « Dans l'ombre d'un homme glorieux, il y a toujours une femme qui souffre ».


 

L'anthropologue Wiktor Stoczkowski, chercheur au Collège de France, révèle que l'historien Léopold Delisle, administrateur de la Bibliothèque nationale de 1874 à 1905, doit en grande partie sa réussite à son épouse Laure Delisle qui fut son assistante et sa collaboratrice. Il cite de nombreux couples qui ont « fonctionné » selon ce schéma comme les Lavoisier ou encore les Durkheim.

Il est en effet établi de nos jours que Louise, l'épouse du sociologue Emile Durkheim, relisait et corrigeait ses manuscrits.

 

Il en fut de même avec Emma, l'épouse de Charles Darwin qui a corrigé « L'origine des espèces ». Quant à leur fille Henrietta, elle a également contribué à faire connaître les travaux de son père. N'oublions pas Jenny von Westphalen, aristocrate, sociologue qui fut l'épouse de Karl Marx et qui, pour le suivre, a accepté le déclassement, la misère, les expulsions successives et même les humiliations ! Pourtant Victor Fay dans un numéro spécial de « L'Homme et la société » dédié au 150 e anniversaire de la mort de Marx, expliquait que Jenny Marx fut la secrétaire, la copiste le bras droit de son époux ! Il rapporte une phrase prononcée par Engels : « Sans Jenny, le travail de Marx n'aurait jamais pu être ce qu'il était ». On ne peut être plus clair !

 

Et bien évidemment, si certains hommes ont officiellement témoigné leur reconnaissance à une figure féminine, d'autres les ont laissées à dessein dans l'ombre tandis qu'ils brillaient sous les feux de la rampe.

Janet Browne dit de ces femmes oubliées qu'elles sont « des fantômes patients derrière la quête infinie de la perfection ».







 

Mais aujourd'hui bon nombre de femmes voient leurs talents enfin mis en lumière !

 

 

 

© Crédit photo : Alma Mahler en 1899, portrait photographique capturé de Wikipédia par l'autrice.

 

 

 

On songe d'emblée à Alma Mahler née Schindler qui fut tour à tour l'épouse de Gustave Mahler, de Walter Gropius puis de Franz Werfel après avoir été la compagne d'Oskar Kokoschta. Appelée « la Veuve des quatre arts » car elle avait connu l'amour avec un musicien (Mahler), un architecte (Gropius), un peintre (Kokoschta) qui avait réalisé plus de 400 portraits de celle qui fut sa muse, un écrivain (Werfel), cette femme magnifique cumulait tous les talents.

En épousant Gustav Mahler qui avait 19 ans de plus qu'elle, Alma avait renoncé à la musique alors qu'elle avait commencé très jeune à composer des Lieder. À ce jour, on en connaît 14 ou 16, or une centaine sont encore inédits !


 

D'autres femmes ont pu accéder à la littérature en s'affranchissant de la tutelle masculine. Ce fut le cas de Colette qui servit de « porte-plume », selon l'expression de d'Eliane Viennot, jusqu'en 1923 à son mari surnommé «  Willy ». Et que penser de Catherine Pozzi trahie par son amant Paul Valéry qui puisa une part de son inspiration dans un écrit de sa maîtresse  qui porte le titre éminemment poétique de « Peau d'âme » ?

 

Aujourd'hui les femmes tentent de mettre ou de remettre en lumière, celles qui sont restées trop longtemps dans l'ombre et, qui pourtant, ont contribué à la mise en avant d'un homme entré dans l'Histoire.

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Suzanne Césaire, portrait photographique capturé de Wikipédia par l'autrice.

 

 

 

Suzanne Césaire en est un exemple, l'épouse et muse du grand poète Aimé Césaire, fut une autrice à part entière que l'on fête aujourd'hui dans les Antilles où elle est devenue l'initiatrice d'une importante lignée d'autrices féminines.

 

Belle de corps et d'esprit, Suzanne Césaire a animé avec son époux la fameuse revue « Tropiques » de 1941 à 1945. Dans « Le grand camouflage », édité par Daniel Maximin et qui donna lieu au spectacle « Fontaine solaire », on redécouvre la pensée de Suzanne Césaire en lien avec les théories du philosophe Leo Froebius qui affirmait que « l'homme est l'instrument de la civilisation », elle y renoue avec le beau mythe de « L'Homme-plante » et nous donne à lire des textes d'une étonnante modernité témoignant d'un esprit libre et d'avant-garde.

Que penser également du destin de Louise Colet dont on redécouvre les poèmes exceptionnels jugés naïfs par Flaubert et les flaubertistes ?

 

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© Crédit photo : Auguste Charpentier, "George Sand", 1838, peinture capturée de Wikipédia par l'autrice.

 

 

L'on comprend dès lors qu'il n'était pas aisé pour une femme de signer ses écrits en tant que telle. L'on songe à Amantine, Aurore, lucile Dupin qui rédigea son premier livre avec Jules Sandeau intitulé « Rose et Blanche » qu'ils signèrent du nom de Jules Sand. Le succès étant au rendez-vous, Aurore Dupin choisit un nom de plume masculin à l'instar de la tenue vestimentaire qu'elle avait adoptée pour être plus à l'aise lorsqu'elle allait à la chasse. George Sand était née !

Sa démarche novatrice fut suivie par d'autres femmes qui se l'approprièrent comme Marie d'Agoult qui prit le pseudonyme de Daniel Stern ou encore Delphine de Girardin qui écrivit sous le nom de Charles Launay.

 

Mais le domaine des arts et de la littérature n'a pas le monopole des figures féminines enfouies dans les oubliettes de l'Histoire.

Une importante exposition itinérante initiée par le Mémorial de la Ville de Nantes, dédié aux traites négrière, à l'esclavage et à son abolition,  a remis dernièrement à l'honneur des femmes oubliées, méconnues, voire inconnues qui ont contribué à faire abolir l'esclavage. 

On y redécouvre la figure de Sanité Belair d'origine haïtienne qui combattit avec courage sous l'uniforme aux côtés de l'officier Toussaint Louverture lors de la Révolution haïtienne, elle fut arrêtée avec ce dernier mais ne pouvait être passée par les armes en tant que femme... 

Cependant, le bourreau ne réussissant pas à la décapiter, elle fut fusillée tout comme Toussaint Louverture et accéda ainsi, bien malgré elle, à ce que l'on appelle la parité !

Une autre icône de la cause noire, Héva, une esclave maronne a inspiré par son courage de nombreuses oeuvres littéraires. Claire en Guyane française, suppliciée puis pendue devant ses enfants, Dandara au Brésil qui se jeta dans le vide pour échapper à sa condition, la mulâtresse Solitude, torturée et mise à mort le lendemain de son accouchement, sont autant de femmes exceptionnelles.

 

Cudjoe Queen Nanny est vénérée en Jamaïque pour avoir aidé les esclaves à se libérer avec la technique des guérilleros. La dévotion est telle à son égard que son portrait figure sur un billet de banque !

 

L'abolitionniste américaine Sojourner Truth gagna le premier procès intenté par une femme noire pour récupérer son fils ! Elle montait dans les tramways interdits aux noirs bien avant Rosa Parks et prononça un discours emblématique  en 1851 intitulé « Ne suis-je pas une femme ? » à la National Women's Right's Convention.

 

 

Anne Zinga, la superbe reine au caractère bien trempé du Ndogo et du Matamba de 1582 à 1664, l'actuel Angola, disposait d'un pouvoir absolu. Elle tint tête aux Portugais et agit en fine stratège, elle refusa de leur livrer les 13000 esclaves qu'ils réclamaient et évita ainsi la colonisation de son pays.

 

 

On connaît également le rôle d'avant-gardiste d'Olympe de Gouges, membre de la société des Amis des Noirs, dans son combat pour l'abolition de l'esclavage. Auteure de la Déclaration des Droits des Femmes, elle dénonça l'esclavage dans une pièce intitulée « Zamore et Mirza » qui lui valut l'opprobre de certains politiques, voire des menaces de mort…

 

N'oublions pas le destin exceptionnel d'Harriet Tubman que le président Barack Obama souhaitait honorer en créant un billet de banque à son effigie. Mais arrivé au pouvoir, Donald Trump en décida autrement, considérant cette proposition « politiquement non correcte » ! Or, celle que l'on appelle encore aujourd'hui « La Moïse Noire », aida plus de 70 esclaves à s'évader. Elle-même avait réussi à s'échapper lors de la guerre de Sécession pour se retrouver en Pennsylvanie où elle fut soutenue en 1840 dans son action par un réseau de sympathisants de la cause Noire « L'Underground Railroad ».

 

Cette exposition itinérante en France a apporté sans nul doute un éclairage essentiel sur l'esclavage et mis en avant des femmes discriminées parce qu'elles étaient femmes, esclaves et noires et qui ont payé un lourd tribut pour défendre leur liberté et leurs idées.

 

L'une des figures britanniques emblématiques fut sans conteste Emeline Pankhurst qui fut indéniablement la pionnière pour la lutte des droits des femmes en créant le Woman's Social Political Union (WSPU). Son combat acharné avec les suffragettes permit aux femmes d'acquérir le droit de vote en 1948.



 

Mais si de nombreuses femmes manquent encore d'éclairage et restent dans l'ombre d'un homme célèbre, il en existe quelques unes qui ont vécu ou souffert dans l'ombre d'une autre femme !

 

S'il faut en fournir un exemple, l'on peut citer derechef la compagne de Marguerite Yourcenar, Grâce Frick qui fut à la fois chercheuse, traductrice et compagne de la première femme à entrer à l'Académie française.

Dans le livre de Bruno Blancheman « Grâce une seconde » on découvre la traductrice des « Mémoires d'Hadrien » avec laquelle Marguerite Yourcenar  partit vivre aux Etats-Unis en 1934. Cette relation fusionnelle est explorée aussi bien sur le plan littéraire que relationnel et permet de comprendre le rôle essentiel de Grâce Frick dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar.

 

Bien d'autres femmes ont pris toute la lumière aux dépens d'une compagne, d'une sœur...Il en est peut-être ainsi de Simone de Beauvoir dont il est inutile de répéter ici, en quoi elle a changé le destin des femmes de par le monde.

Son injonction, « On ne naît pas femme, on le devient », résonne dans tous les esprits, revient dans tous les combats.

 

Mais qui s'intéresse à l'oeuvre d'Hélène de Beauvoir, sa soeur peintre, qui lorsque je l'ai rencontrée à la fin des années 90 à Goxwiller en Alsace, se disait oubliée des siens, de Paris, de l'art officiel ?

Hélène de Beauvoir souffrait visiblement du manque de reconnaissance de sa propre sœur qui jugeait « mauvaise sa peinture » et ne supportait plus d'être la sœur de...Fort heureusement, ses œuvres ont été présentées dans une grande exposition rétrospective au musée Würth situé à Erstein en Alsace.

Hélène de Beauvoir a enfin retrouvé sa place de combattante et de militante pour les droits des femmes car c'est elle, m'a-t-elle confié, qui a influencé Simone de Beauvoir en ce qui concerne les problématiques de la condition féminine.

Malheureusement lors de son vivant, Hélène est restée l'éternelle « Poupette » croisée dans les « Mémoires d'une jeune fille rangée » rédigées par sa soeur et n'a pas acquis la notoriété de cette dernière… Mais l'Histoire change parfois de cours et apporte au fil du temps un nouvel éclairage et une autre lecture !


 

Autant dire que les femmes de l'ombre ont un bel avenir devant elles car un grand mouvement pour leur reconnaissance est actuellement en marche. Des publications, des expositions, des revues, des colloques ou des sites comme celui du Pan Poétique des Muses, ont pour vocation de leur redonner la parole et de leur offrir cette lumière qui relève de notre devoir de mémoire.

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

***


 

Pour citer ces texte & image inédits ​​​​​​

 

Françoise Urban-Menninger, « Les femmes de l'ombre à la lumière » avec une photographie du tableau de l'artiste Hélène de Beauvoir prise par Claude MenningerLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 19 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/fum-femmesdelombre

 

 

 

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