4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 10:59

 

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2022 | I. Le merveilleux féerique au féminin | Florilège

 

 

 

 

 

 

 

 

la lettre f

 

 

 

 

 

 

 

Poème de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Peinture par

 

Joseph Edreï

 

Site officiel : 

 

https://josephedrei.com/

 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Joseph Edreï, "Femme féerique", pastel et encre, peinture aquarelle, 50/70 cm. 

 

 

 

 

en écriture cursive

la lettre f danse

et patine sur le papier glacé


 

 

son corps allongé

suggère celui d'une femme

enserrée dans le fourreau de ses hanches

 


 

la lettre f renvoie à

l'image d'une fée-femme

qui s'étire vers l'infini

 

 

 

 

 

Crédit photo : Une illustration issue du domaine public pour la lettre f., "Écrire la lettre f en cursive XL-0", image fournie par la poète.

 

 

la lettre f celle de mon prénom

est brodée au petit point ajouré

dans cette écriture manuscrite

 


 

qui met au monde

ma poésie toujours inachevée

et qui naît parfois de l'ombre


 

 

une petite fée verte y agite

la baguette magique de mon âme

pour la faire éclore entre deux lignes

 

 

 

© F. Urban-Menninger, 2022.


 

 

***

 

Pour citer ces poème & peinture inédits

 

 

​Françoise Urban-Menninger poème) & Joseph Edreï (peinture), « la lettre f », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2022 « Les merveilleux féeriques féministe & au féminin »mis en ligne le 4 avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia22/fum-lalettref

 

 

 

 

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​​​​​

3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 14:00

 

Événements poétiques | Recueil numérique du festival « Le Printemps des Poètes » | Poésie contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annonce printanière 

 

 

 

 

 

 

​​​​

 

 

Corinne Delarmor

 

Sociétaire des Poètes Français depuis 2022

 

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo :  Élisabeth Louise Vigée Le Brun, "Lady making a bouquet", Wikimedia, domaine public. 

 


 

Les nimbes de l’aurore luisent dans le matin

Du silencieux printemps au regard amoureux,

Flottille dans l’azur le soleil en poussin,

Le jour ensommeillé de rêves généreux,

 

 

La nouvelle saison annonce la douceur,

De diurnes émois, des heures étincelles,

En chandail amical, des instants de chaleur,

Le parfum du bonheur, le bien-être éternel,

 

 

 

Les cœurs, harmonisés, deviennent musiciens,

Les âmes, fraternelles, enchantent l’avenir,

Et les esprits, en chœur, chantent de doux refrains,

La planète, joyeuse, affiche un beau sourire !

 

 

© C. Delarmor

 

 

***


Pour citer ce poème printanier inédit

 

Corinne Delarmor​« Annonce printanière », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique / Festival Le Printemps des Poètes Mars 2022 | « L'éphémère aux féminin, masculin & autre », Recueil collectif des périodiques féministes de l'association SIÉFÉGP, mis en ligne le 3 avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ephemere/cd-annonceprintaniere

 

 

 

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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 09:59


Événements poétiques | Recueil numérique du festival « Le Printemps des Poètes » | Poésie contemporaine 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux poèmes extraits de

 

 

« Poèmes de faim de vie »

 

 

 

 

 

 

Thibault Jacquot-Paratte

 

 

 

 

 

Crédit photo : "Cerisiers en fleurs à Paris au Cimetière du Montparnasse ", image de Commons, domaine public. 

 

Ces deux poèmes sont extraits d'un recueil inédit :

 

*

 

n'oublie pas que

les fleurs comme les gens

ne fleurissent pas pendant toute leur existence.

 

 

Saute de joie très chère, 

dans ta bonne forme et ton enthousiasme :

tes pétales faneront moins vite

dans un voluptueux climat

 

 

n'oublie pas que

les fleurs comme les gens

se feront butiner par des papillons

aux éclats qui les dépassent

qui portent les pollens 

des uns, des autres.

 

 

*

 

 

Un cimetière est plein de fleurs

est plein de fleurs

rouges, jaunes,

aux feuilles vertes

remplies de sève

pour qui les gens se déplacent arroser,

elles prennent le soleil

éblouissantes, pétales flottants

des drapeaux au petit vent

soufflant partout

comme au cimetière

et prenant la pluie 

ne fondent pas comme les dessins de craie 

d'artistes, d'enfants 

faisant la manche 

joueurs, dans leurs quartiers suburbains

s'écoulant jusqu'au caniveau,

mais reçoivent chaque goutte

la sentent couler leur long 

salut d'embellissement 

de symbole 

flottant au vent 

se lèvent, retombent

se sauvent, éblouissantes

n'embelliront pas à l'année longue

sont pleins de fleurs

 

 

un cimetière est plein d'arbres et de fleurs

et plein de pierres bien choisies

choisies pour leur beauté 

les os en dessous

pris dans les racines, dans le roc

un cimetière est plein de fleurs de différentes tailles

de talus

mont

au loin, le couchant

et le relief de figures

de fortes figures aux larges épaules 

les chants les survolent

prières

chants de l'oiseau

chante l'oiseau, survole

est un jardin de fleurs et de chants

prière de le voir 

et d'y être content 

réminiscence 

pousse l'herbe,

parfois, des arbres

agrippant cercueils en leurs racines 

des mots pour souhaiter

remerciements pour la bravoure de la survie

de la poursuite de l'espoir.

 

Tous avons-nous une source de joie et d'espérance 

quelle est la vôtre, si ce n'est pas importun

de risquer cette question

prendre pour acquis qu'vous n'touchez pas la dépression

yeux clos

que fait la figure devant un écran d'unique lumière

dans quelle direction va-t-elle

affranchir ses souhaits

et ne plus être à leur merci 

de volatiles humeurs

un cimetière est un jardin de fleurs !

 

 

© Thibault Jacquot-Paratte

 

 

***


Pour citer ces poèmes printaniers & inédits

 

Thibault Jacquot-Paratte, « Deux poèmes extraits de "Poèmes de faim de vie" », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique / Festival Le Printemps des Poètes Mars 2022 | « L'éphémère aux féminin, masculin & autre », Recueil collectif des périodiques féministes de l'association SIÉFÉGP, mis en ligne le 3 avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ephemere/tjp-poemesdefaimdevie

 

 

 

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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 14:49

​​

Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie des siècles passés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sonnet & Pensée

 

 

 

 

 

 

 

Zoé Fleurentin (1815-1863)

 

Poèmes choisis & transcrits par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

Crédit photo : "Une tibétaine âgée priant", Commons, domaine public.

 

 

Sonnet

 

 

Malheur à qui sourit, malheur à qui soupire ;

Malheur au cœur troublé, malheur au cœur content,

Au savent qui raisonne, au vieillard qui délire,

À la vierge sans tache et qui s'en va chantant.

 


 

Malheur à la forêt et malheur à la lyre,

À tout ce qui végète, à tout ce qui comprend.

Dans la loi qui t'oppresse, homme,sache enfin lire,

Les destins ont dit : Marche ! et la mort les entend.


 

 

Hélas ! voici le jour où les astres nombre,

Regardant l'un d'entre eux effacé comme une ombre,

Se parleront tout bas dans le ciel étonné,


 

Et sous les derniers feux de l'orage livide,

Se diront : C'est là bas, dans cette place vide,

Que la terre tournait avant qu'il eût tonné !

 

 

 

 

Pensée

 

 

La nature est clémente, elle fait reparaître,

Après les jours d'hiver, des jours clames et beaux,

Et qui la sonde bien, apprend à la connaître,

Car le printemps sourit même sur les tombeaux.

 

 

 

Les extraits présents ci-dessus proviennent du recueil de poèmes, appartenant au domaine public, de FLEURENTIN, Zoé (1815-1863), Poésies élégiaques par Mlle Zoé Fleurentin,... Ancienne élève de la Maison impériale de Saint-Denis, Paris, Au Bureau de la Revue de la Province, C. Vanier, Libraire-éditeur, 25 rue de Buffault, 1861, pp. 37-38 puis p. 72.

 

 

***


Pour citer ces poèmes élégiaques

 

Zoé Fleurentin, « Sonnet » & « Pensée », poèmes choisis & transcrits par Dina Sahyouni de FLEURENTIN, Zoé (1815-1863), Poésies élégiaques, (1861), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées » & Megalesia 2022, mis en ligne le 2 avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/zf-sonnet-pensee

 

 

 

 

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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 14:43

​​

Événements poétiques | Stopper la guerre en Ukraine... | Poésie des siècles passés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La paix

 

 

 

 

 

 

 

 Sabine Sicaud (1913-1928)

 

Poème choisi & transcrit par Dina Sahyouni

 

 

 

 

Crédit photo : Alfred Agache, "Vieille femme", Commons, domaine public.

 

 

 

 

Comment je l'imagine ?

Eh bien, je ne sais pas...

Peut-être enfant, très blonde, et tenant dans ses bras

Des branches de glycine ?


 

Peut-être plus petite encore, ne sachant

Que sourire et jaser dans un berceau penchant

Sous les doigts d'une vieille femme qui fredonne...


 

Parfois, je la crois vieille aussi... Belle, pourtant,

De la beauté de ces Madones

Qu'on voit dans les vitraux anciens. Longtemps –

Bien avant les vitraux – elle fut ce visage

Incliné sur la source, en un bleu paysage

Où les dieux grecs jouaient de la lyre, le soir.


 

Mais à peine un moment venait-elle s'asseoir

Au pied des oliviers, parmi les violettes.

Bellone avait tendu son arc... Il fallait fuir.

Elle a tant fui, la douce forme qu'on n'arrête

Que pour la menacer encore et la trahir !


 

Depuis que la terre est la terre

Elle fuit... Je la crois donc vieille et n'ose plus

Toucher au voile qui lui prête son mystère.

Est-elle humaine ? J'ai voulu

Voir un enfant aux prunelles si tendres !


 

Où ? Quand ? Sur quel chemin faut-il l'attendre

Et sous quels traits la reconnaîtront-ils

Ceux qui, depuis toujours, l'habillent de leur rêve ?

Est-elle dans le bleu de ce jour qui s'achève

Ou dans l'aube du rose avril ?


 

Écartant les blés mûrs, paysanne aux mains brunes,

Sourit-elle au soldat blessé ?

Comment la voyez-vous, pauvres gens harassés,

Vous, mères qui pleurez, et vous, pêcheurs de lune ?


 

Est-elle retournée aux Bois sacrés,

Aux missels fleuris de légendes ?

Dort-elle, vieux Corot, dans tes brouillards dorés ?

Dans les tiens, couleur de lavande,

Doux Pavis de Chavannes ? dans les tiens,

Peintre des Songes gris, mystérieux Carrière ?

Ou s'épanouit-elle, Henri Martin, dans ta lumière ?


 

Et puis, je me souviens...

Un son de flûte pur, si frais, aérien,

Parmi des accords lents et graves ; la sourdine

De bourdonnants violoncelles vous berçant

Comme un océan calme ; une cloche passant,

Un chant d'oiseau, la Musique divine,

Cette musique d'une flotte qui jouait,

Une nuit, dans le chaud silence d'une ville ;

Mozart te donnant sa grande âme, paix fragile...


 

Je me souviens... Mais c'est peut-être, au fond, qui

Bien plus simple... Et c'est toi qui la connais, [sait ?]*

Sans t'en douter, vieil homme en houppelande,

Vieux berger des sentiers blonds de genêts,

Cette paix des monts solitaires et des landes,

La paix qui n'a besoin que d'un grillon pour s'exprimer.


 

Au loin, la lueur d'une lampe ou d'une étoile ;

Devant la porte, un peu d'air embaumé...

Comme c'est simple, vois ! Qui parlait de tes voiles

Et pourquoi tant de mots pour te décrire ? Vois,

Qu'importent les images : maison blanche,

Oasis, arc-en-ciel, angélus, bleus dimanches !

Qu'importe la façon dont chacun porte en soi,

Même sans le savoir, ton reflet qui l'apaise,

Douceur promise aux cœurs de bonne volonté...


 

Ah ! tant de verbes, d'adjectifs, de parenthèses !

– Moi qui la sens parfois, dans le jardin, l'été,

Si près de se laisser convaincre et de rester

Quand les hommes se taisent...

 

 

 

 

* Note ajoutée par la transcriptrice : [sait ?] se trouve dans la version proposée par l'éditeur du recueil.

 

L'extrait présent ci-dessus provient du recueil de poèmes, appartenant au domaine public, de SICAUD, Sabine (1913-1928), Poèmes d'enfant, préface de Mme la Comtesse de NOAILLES, suivi d'un propos : « Lyrismes bourgeois » par G. HELLY de TAURIERS, Les Cahiers de France ; périodique d'art et de littérature, directeur Jacques REBOUL, Mensuel, Poitiers, Première série, N° 5, 1926, pp. 71-73.

 

 

***


Pour citer ce poème engagé pour la paix

 

Sabine Sicaud, « La paix », poème choisi & transcrit par Dina Sahyouni de SICAUD, Sabine (1913-1928), Poèmes d'enfant, préface par Anna de NOAILLES (1926), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poépolitique « Stopper la guerre en Ukraine : lettre ouverte des personnes révoltées » & Megalesia 2022, mis en ligne le 2 avril 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ukraine/ar-lemal-guerre

 

 

 

 

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