20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 10:34

 

Poèmes pour la 1ère thématique :

Errance, folie, drogues, alcools, poètes maudits, etc.

À qui dédier ma poésie ?

&

 

J'ai décidé de ne plus t'écrire

 

 

Aurélie-Ondine Menninger

 

 

 

À qui dédier ma poésie ?

 

 

À qui dédier ma poésie ?

À qui confier ma pensée ?

Je suis seule – « Vous êtes seule ».

Ici je tends mes bras pour t’étreindre, ici est mon chemin pour là-bas que je n’atteindrai sans doute pas.

« Va… » … Ma solitude …

Les mots n’ont rien d’autre que leur présence simple.

Ils sont là pendant que le temps passe, pendant que je suis encore là pour eux.

Je cesserai un jour de m’écrire.

Et que restera-t-il ? Ce sera la fin.

« Je suis seule », parce que

« Je suis vous ».

Ça n’ira pas plus loin.

 

***

 

 

J'ai décidé de ne plus t'écrire

 

 

J’ai décidé de ne plus t’écrire, je ne peux pas ne plus t’écrire, c’est comme cesser de respirer je suis lâche je ne peux pas, ça bat encore, ce cœur… ça ne cesse pas de battre comme un tambour et c’est insensé je ne peux l’arrêter, cher ami je veux des mots, c’est mon sang, mon souffle sans cela je ne respire pas, écris-moi écris-moi ici je ne fais plus un pas sans que ça soit toi, Astromelia et je te vois, un chemin qui ondule et je me perds, une voix derrière moi : mon ami, dis-moi que tu ne m’écriras plus, écris-moi cent vers pour m’interdire de continuer, ça n’a aucun sens je suis de l’autre côte de l’océan tant d’eau entre les mots c’est un impossible, et tu ne m’aimes pas tu ne peux, ne dois pas m’aimer, il faut être raisonnable le sentiment est chose passagère l’amitié est précieuse ne pas se perdre rassurer l’ami, être sincère ?… je ne sais plus ? l’ami se lasse ne confie plus en l’amie, sa folie dépressive l’éloigne, il faut revenir à la raison se dire que la vie est un don, mais ce silence, mon dieu ce silence je ne peux plus, c’est du sang dans les veines bleutées de la nuit, ce silence me poursuit je ne peux taire cette voix ça s’immisce, c’est plus fort que moi ça se glisse dans le cercueil du jour et ça continue jusqu’à ce que baisse la lumière et ça revient plus fort pour s’enfuir… Dieu ça va se terminer ce manège !… Non, non que ça ne se termine pas, ne fermez pas le livre, je n’ai pas lu encore ce qui suit, mais ce qui suit ? Ça n’existe déjà plus, on vous a trompé, écris-moi, écris-moi sur ma paume, je lis des lignes qui se croisent mais je ne vois l’autre main qui renferme d’autres phrases illisibles et secrètes, écris-moi je ne sais plus lire, écris-moi...

 

***

Pour citer ces poèmes

Aurélie-Ondine Menninger, « À qui dédier ma poésie ? » & « J'ai décidé de ne plus t'écrire », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 20 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/dedier-poesie.html

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 10:31

 

Poème pour la 2ème thématique :

 

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

Elle marchait au bord de l’eau comme si…

 

 

 

Aurélie-Ondine Menninger

 

 

 

Elle marchait au bord de l’eau comme si…

Oui, ça lui prenait parfois, elle marchait au bord de l’eau…Tout au bord… De loin, on pouvait croire qu’elle marchait sur l’eau, qu’elle était toute tenue par le fil de l’eau, la ligne de son corps partant des reflets, des jeux de la lumière sur les parties ondulantes de la jeune fille lorsqu’elle marche. Et elle était seule. Sur son visage, nulle envie, nulle traversée, pas un sentiment humain, une voie seule, unique, livre toute la liberté de ses pas, ses pas comme les pages qui se déplacent, se tournent et s’ourlent dans la mer du roman où les phrases jusqu’à l’écume blanche des marges, se couchent, se heurtent à la possibilité de l’écriture… Des vagues ce sont…

Elle marche au bord de l’eau.

Ainsi, elle marche. Mais c’est une danse que l’on voit, comment est-ce possible, l’on ne sait pas ça danse sous ses pieds, dedans, oui, au-dedans d’elle, ça danse.

Aujourd’hui, plus que d’habitude, ça danse triste sous ses pieds… Une langueur, une lenteur, un pas plus las, une ligne plus bleue circule autour de son corps, elle est une larme qui danse, car ce soir, elle a vu l’ange blessé dans le tableau appelé La danse des anges. Elle a vu l’or des ailes sur la couleur pourtant patinée de la grande tapisserie du musée, et sur l’or, sur la jolie dorure des ailes, des petites gouttes vermillon, rouges du sang de l’ange qu’une flèche vient de transpercer. Elle saigne avec l’ange, dans sa marche…

Et sur l’eau, des petits frissons jouent à mimer les ailes de l’ange…

 

L’eau, la jeune fille blessée, à son bord, tremblant, les reflets rouge et or du soleil, sur la plaie de la rive qui est aussi la plaie du rêve…

Elle s’était dit : « cet ange, c’est moi, c’est un autre moi ». C’était la blessure plus que l’ange qu’elle avait reconnue. La même, anonyme, du Gilles, ce pierrot triste de Watteau, une douleur, cette fois visible au cœur de la tapisserie, au centre d’une fête.

Il fallait bien la danse, le retour d’un pas léger pour apaiser la douleur, ou du moins lui rendre la musique dans la beauté d’un mouvement sur un corps…

 

***

 

Pour citer ce poème

Aurélie-Ondine Menninger, « Elle marchait au bord de l’eau comme si… », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 20 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/ecrire.html

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 14:17

 

Poèmes pour la 1ère thématique :

Errance, folie, drogues, alcools, poètes maudits, etc.

Compartir una manzana/Partager une pomme

 

& Violín/ Violon

 

 

Mario Portillo

Site officiel  : http://poeteverset.wix.com/marioportillo

 

 

Compartir una manzana

 

 

Qué es una manzana,

sino un fruto

que al ser cortado a la mitad, su semilla

libera a dos mariposas

que decidieron encontrarse

para aprender a volar

hacia dos bocas distintas

 

(y tal vez,

volver a encontrarse si éstas

se buscan por un beso)

 

***

 

Partager une pomme

 

 

Quelle est une pomme,

sinon un fruit

coupé en deux, sa graine

libère deux papillons

qui ont décidé de se retrouver

pour apprendre à voler

vers deux bouches distinctes

 

(et peut-être

recommencer à se retrouver si celles-ci

ont cherché un baiser)

 

 

***

Violín

 

 

En algún rincón del mundo

existe un violín empolvado.

 

Trataré de ser yo / quien lo encuentre,

e integrar los horizontes de sus cuerdas

a mis propias venas :

 

hasta que silentes vibraciones

despierten al colibrí / que duerme

en el pecho de mi amada,

 

y renovadas ganas de volar,

hagan de mi mano

la salida de su jaula.

 

***

Violon

 

 

Quelque part dans le monde

Il y a un violon poussiéreux.

 

Essayer d'être moi / celui qui le trouve,

et intègre les horizons de ses cordes

à mes propres veines :

 

jusqu'à ce que ses vibrations silencieuses

réveillent le colibri / qui dort

 dans la poitrine de ma bien-aimée,

 

et le désir de voler renouvelé,

faire de ma main

la sortie de sa cage.

 

***

Pour citer ces poèmes

Mario Portillo, « Compartir una manzana/Partager une pomme » & « Violín/ Violon », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 19 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/violon.html

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 13:28

 

Poème pour le numéro de la 1ère thématique

S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

Estrechar el interrogante

 

Mario Portillo

Site officiel  : http://poeteverset.wix.com/marioportillo

A Eugène Guillevic, en memoria

 

Usted que ha hecho

de la línea donde está contenida el alma

el primer trazo

a continuar para mi pluma.

 

A usted, yo le comento,

que afuera,

una intensa lluvia difumina

el paisaje (de siempre)

tal vez para mostrarnos, que sólo los faroles

permanecen cálidamente encendidos,

ante cualquier tormenta.

 

¿Usted también ha detenido

su mirada / a una luz

que danza majestuosa

en armonía

para hacerle frente a la tempestad ?

 

 

Por eso

prefiero no salir

por temor a que se corra

la tinta de mis papeles.

 

Aquí mis palabras

se refugian

dentro de un cajón

cuya cerradura es un homenaje

a la llave

que usted sostenía

cuando estreché su mano.

 

 

Pour citer ce poème

 Mario Portillo, « Estrechar el interrogante », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 19 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/Estrechar.html

 

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Le Pan poétiqque des muses - dans Megalesia
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 09:25

 

Bémol artistique pour le numéro de la 1ère thématique

 

 

Lydie Bonnaire, Christine Gurtner,

 

Colette Simonnet exposent à la Galerie

 

La Ligne Bleue à Sélestat

 

 

Françoise Urban-Menninger

Blog officiel : L'heure du poème

Photos de l'exposition par Claude Menninger

 

Dans un espace empreint de charme où les œuvres d'art côtoient les trouvailles chinées par les galeristes Virginie et Philippe Zamolo, deux femmes artistes peintres et une sculptrice interrogent l'éternel féminin pour mieux le démystifier.

 

© Photos de l'exposition par Claude Menninger
© Photos de l'exposition par Claude Menninger
© Photos de l'exposition par Claude Menninger

© Photos de l'exposition par Claude Menninger

Lydie Bonnaire et Christine Gurtner, toutes deux peintres, travaillent en toute amitié dans le même atelier à Fontenay-sous-Bois. Leurs œuvres dialogues et s'enrichissent mutuellement.

Lydie Bonnaire, antérieurement costumière de cinéma, s'est lancée de manière autodidacte dans un une recherche picturale qui a partie liée avec les photographies du siècle dernier dont elle avoue s'inspirer. Les poses hiératiques de femmes dont le visage semble avoir effacé toute expression, contient bien au contraire une violence muette qui affleure sous la peau.

Ces visages qui surgissent de son inconscient, Lydie Bonnaire leur attribue les prénoms de personnes de son entourage qu'elle redécouvre dans sa peinture. Laura, Salomé reviennent avec toujours la même petite musique triste et nostalgique. Quant à Sabine, l'une des sœurs de l'artiste, elle est cet être fragile dont le cri muet, la souffrance perceptible, transcende la toile. On songe également au film bouleversant que la comédienne Sabine Bonnaire a consacré à cette même sœur autiste…

Indéniablement, les femmes de Lydie Bonnaire nous parlent, elles touchent en nous notre part d'ombre jusque dans cet indicible qui confine au silence !

© Photos de l'exposition par Claude Menninger
© Photos de l'exposition par Claude Menninger
© Photos de l'exposition par Claude Menninger
© Photos de l'exposition par Claude Menninger

© Photos de l'exposition par Claude Menninger

 

Christine Gurtner s'est formée aux Arts Décoratifs de Strasbourg et à Esmod à Paris. Elle a longtemps côtoyé et œuvré dans le milieu de la haute couture avant de devenir professeur à la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne. C'est dire que son parcours explique sa quête sur la toile quant à cette seconde peau qui n'est autre que le vêtement qui cache et révèle dans le même temps le corps féminin. Peu importe la personne qui revêt la robe ou le manteau, celle-ci n'a pas de tête ! À n'en pas douter c'est le port qui compte car l'objectif de Christine Gurtner est d'élever le vêtement au rang d'art.

 

Ainsi la petite robe noire cintrée est-elle magnifiée par les perles noires lustrées d'un long collier qui réverbèrent la lumière. « Le manteau de paradis » ou « Le pull vert » laissent entrevoir des fragments de corps, les pieds finement chaussés en noir semblent prêts à danser ou même à faire des pieds-de-nez sur les toiles… Car l'humour décalé fait aussi partie de la panoplie de l'artiste ! Le chapelet dont l'extrémité n'est autre qu'un petit revolver est un clin d'œil à l'un de ses anciens élèves, Baptiste Viry, aujourd'hui directeur artistique chez Emmanuelle Khanh.

Les sacs immenses, véritables boîtes de Pandore, les gants assortis sont autant d'accessoires indispensables pour mettre en scène une esthétique où ces femmes rêvées traversent le tableau et notre imaginaire, emportant nos fantasmes dans leur sillage…

 

 

 

 

© Photos de l'exposition par Claude Menninger
© Photos de l'exposition par Claude Menninger

© Photos de l'exposition par Claude Menninger

Colette Simonnet a enseigné les arts plastiques en Alsace où elle expose régulièrement ses sculptures depuis 2007. Ses corps en terre cuite sont réalisés à partir de modèles vivants. Tout en rondeurs, ces corps nus, le plus souvent féminins dégagent une sensualité qui génère l'apaisement et une sensation de profonde plénitude. Les femmes de Colette Simonnet, assises ou à plat ventre, semblent observer de manière impassible, sans agressivité aucune, le monde qui les entoure. Elles tissent des liens invisibles entre les toiles de Lydie Bonnaire et de Christine Gurtner.

Elles règnent, Vénus somptueuses, voluptueuses, bien dans leur chair et dans leur esprit, dans un univers où toute contrainte a été abolie. À la fois intemporelles et universelles, elles nous offrent la part belle de l'éternel féminin !

 

***

 

Exposition à découvrir jusqu'au 5 juin

Galerie La Ligne Bleue

http://www.galerie-art-ligne-bleue.com/

1 A rue Sainte-Foy à Sélestat

Tél : 0388827816

 

***

 

Pour citer ce bémol

Françoise Urban-Menninger« Lydie Bonnaire, Christine Gurtner, Colette Simonnet exposent à la Galerie La Ligne Bleue à Sélestat », photos de l'exposition par Claude Menninger, Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 19 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/Bonnaire-Gurtner-simonnet.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia

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Bienvenue à la directrice de publication du site Simone Durand (elle collabore et remplace en ligne la directrice-fondatrice de la presse de la SIEFEGP à partir de septembre 2026).

LPPDM, SEPTEMBRE 2026

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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