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Christine Gurtner s'est formée aux Arts Décoratifs de Strasbourg et à Esmod à Paris. Elle a longtemps côtoyé et œuvré dans le milieu de la haute couture avant de devenir professeur à la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne. C'est dire que son parcours explique sa quête sur la toile quant à cette seconde peau qui n'est autre que le vêtement qui cache et révèle dans le même temps le corps féminin. Peu importe la personne qui revêt la robe ou le manteau, celle-ci n'a pas de tête ! À n'en pas douter c'est le port qui compte car l'objectif de Christine Gurtner est d'élever le vêtement au rang d'art.
Ainsi la petite robe noire cintrée est-elle magnifiée par les perles noires lustrées d'un long collier qui réverbèrent la lumière. « Le manteau de paradis » ou « Le pull vert » laissent entrevoir des fragments de corps, les pieds finement chaussés en noir semblent prêts à danser ou même à faire des pieds-de-nez sur les toiles… Car l'humour décalé fait aussi partie de la panoplie de l'artiste ! Le chapelet dont l'extrémité n'est autre qu'un petit revolver est un clin d'œil à l'un de ses anciens élèves, Baptiste Viry, aujourd'hui directeur artistique chez Emmanuelle Khanh.
Les sacs immenses, véritables boîtes de Pandore, les gants assortis sont autant d'accessoires indispensables pour mettre en scène une esthétique où ces femmes rêvées traversent le tableau et notre imaginaire, emportant nos fantasmes dans leur sillage…
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