7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 17:12

Lettre n°14 | Être féministe | Critique & réception

 

 

Maïde Maurice

Nina, une enfance en Haïti

roman autobiographique, éd. Raisins verts, 2018, 242 p., format A5, 18€

 

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

© Crédit photo : Première de couverture du livre, image fournie par Maggy de Coster.

 

Ce roman autobiographique est une forme de catharsis qui permet à l’auteure de se réconcilier avec elle-même en reconstituant le puzzle de sa vie à travers une plongée dans le quotidien de son pays d’origine, Haïti, qu’elle avait laissé à l’adolescence pour aller en France d’Outre-mer (La Guyane) rejoindre sa mère biologique encore inconnue d’elle-même.

Un véritable Mémento de la vie haïtienne où à l’haïtienne. Un livre truffé d’anecdotes qui s’inscriraient bien dans la petite histoire.

Style limpide, épuré, langue savoureuse, fleurie comme les jardins des tropiques. La richesse sémantique est notable. La narratrice a le souci de la justesse des mots, sa narration est tellement bien menée qu’on éprouve un vif plaisir de lire ce roman dont on a envie d’aller jusqu’au bout. Le lecteur est comme enchaîné par le fil narratif de l’histoire. On y remarque une luxe de détails qui dénotent chez l’auteure une certaine nostalgie du pays ou une quête identitaire qui la pousse à citer longuement des passages d’Histoire de son pays qu’elle avait apprise à l’école. Une simple évocation suffirait sans doute. 

On est tellement en immersion dans le roman qu’on se représente mentalement chaque tableau décrit, chaque fait narré. Parfois on a l’impression d’être sur place ou face à un écran où l’on voit défiler l’histoire.

Elle nous entraîne dans le burlesque, le pathétique, le vaudeville, le comique, le dramatique, l’invraisemblable, le réalisme. On rit de bon coeur, on s’étonne, on a l’effet de surprise, bref, on passe par tous les sentiments.

Cela dit, on a du mal à discerner le fictionnel du réel, tant la frontière entre le romanesque et la réalité nous paraît ténue. Cf le rituel du carnaval ou le marchandage au marché, tant de faits insolites ou inhérents à la culture haïtienne. 

 

À décrypter ce roman on se rend compte qu’il renferme l’Histoire, la Psychologie, la Sociologie du peuple haïtien dans sa grandeur et sa décadence. Disons que c’est une histoire personnelle qui reflète les caractéristiques culturelles d’un pays avec ce qu’il y d’archaïsme et de paradoxe. 

***

 

Pour citer ce texte

​​​​​Maggy de Coster, « Maïde Maurice, Nina, une enfance en Haïti, roman autobiographique, éd. Raisins verts, 2018, 242 p., format A5, 18€ », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 7 mars 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/nina

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm
4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 17:55

 

Lettre n°14 | Être féministe |Articles & témoignages |Revue culturelle d'Afrique & d'Orient

 

Postface du conte

 

Bo Ya et Ziqi

 

de Zhifang Tang

​​​​​

 

 

Maggy de Coster

Journaliste, poète, romancière, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres (SGDL)

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

Texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'autrice/auteure

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du conte, image fournie par Maggy de Coster. 

 

Dans Bo Ya et Ziqi, ce conte de Zhifang Tang nous retrouvons les fondements de l’amitié entre deux personnes dans la culture millénaire chinoise. C’est avec une énorme précision qu’elle nous fait découvrir la particularité du sentiment en question entre ces deux entités de rang social différent, disons que tout éloigne mais auxquels la musique a servi de trait d’union, comme quoi la musique peut faire choir les barrières sociales en rapprochant les êtres.

 

Il eut fallu que tombât la pluie, cet élément contingent, pour que naquit cette amitié hors norme entre un célèbre musicien et un jeune bûcheron cherchant à s’abriter. Une narration simple mais d’une grande profondeur menée avec beaucoup de dextérité. On y va de surprise en surprise. C’est un conte à tiroirs où plusieurs réalités se côtoient : leçon d’humilité sur fond de mélodie du bonheur, un bonheur inattendu comme une offrande de la nature. Histoire de dire qu’on n’a pas besoin de grand-chose pour être heureux. Rien n’étant éternel donc le coup de grâce relève aussi de l’inattendu. 

 

L’amitié, cette valeur sûre, peut donner des ailes en ce sens qu’elle peut être un moteur en matière de réalisation de soi mais à trop vouloir se surpasser on risque de finir comme La grenouille qui veut devenir aussi grosse que le bœuf dans la Fable de La Fontaine. Tel ne fut le sort de Ziqi. C’est tout l’univers de Bo Ya qui s’écroule, se dépeuple tant que cet ami auditeur, son unique spectateur, lui manquera à jamais. 

 

N’est-ce pas là le cas de convenir avec  La Fontaine  dans Le lion et le rat : « On a souvent besoin d’un plus petit que soi. »

Zhifang a su bien tenir le lecteur en haleine. Elle nous enseigne une leçon de grandeur d’âme à travers ces deux personnages. 

À la fin de ce voyage dans le temps on est bouleversé et on le reste pendant longtemps car  on est bel et bien marqué par cette belle histoire d’amitié fidèle que la mort n’a pas su entamer.

 

 

 

NDLR : Zhifang Tang, Bo Ya et Ziqi, Owen Publishinh, Septembre 2019,  72 p., 11 €  

Maggy De Coster (Postface), Zhifang Tang (Avec la contribution de), Béatrice Albertat (Préface) 

https://owen-publishing.com/product/boya-ziqi/

***

 

Pour citer ce texte

​​​​​Maggy de Coster, « Postface du conte Bo Ya et Ziqi  de Zhifang Tang », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 4 mars 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/postface

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm
3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 09:41

 

Lettre n°14 | Être féministe | Actions en faveur des femmes | Événements & manifestations avec des membres de notre équipe

 

 

 Le lancement du Dictionnaire critique des bibliographies

des écrivaines, sur les femmes et le genre

 

 

 

Crédit photo :  ​​​​Christine de Pisan, domaine public. 

 

 

J'ai l'honneur de vous annoncer le lancement de la version numérique du "Dictionnaire critique des bibliographies des écrivaines, sur les femmes et le genre" le 8 mars 2020.

 

Cette belle et excellente idée de Dina Sahyouni a comme but de répertorier les ouvrages des femmes et sur elles pour visualiser l'un des aspects de l'apport des femmes à la culture universelle.

 

Responsable éditoriale

Dina Sahyouni

Collaboratrices et collaborateurs

les membres de la revue "LE PAN POÉTIQUE DES MUSES.

 

Pour prendre part à ce projet, merci d'écrire à :

contact@pandesmuses.fr

 

***

 

Pour citer ce texte

 

​​​​David Simon, « Le lancement du Dictionnaire critique des bibliographies des écrivaines, sur les femmes et le genre », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 3 mars 2020, Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/dictionnaire

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mise à jour le 12 mars 2020

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm Dictionnaires
2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 12:21

 

Lettre n°14|Être féministe |Textes poétiques

 

 

Homme libre toujours tu chériras la mer

​​​​

 

 

 

Barbara Polla

Blog/blogue  :

https://barbarapolla.wordpress.com

 

 

 

© Crédit : Eva Magyarosi, "Untitled (la mer)", technique mixte sur papier, 2020.

 

 

 

 

Je suis sortie doucement

Sans faire de bruit

Il dormait

Nous avions fait l’amour et il avait joui

Les yeux fermés, la bouche serrée, le corps tendu

Et il s’est endormi

Avec son iPhone

Je lui ai écrit une lettre d’amour

Je lui parlais des étoiles

De celles que j’aimerais aller compter avec lui

Comme le hérisson dans le brouillard

Je lui parlais des diamants

Qu’il avait mis au fond de moi

Et du bébé qu’ils allaient devenir

Non mais c’était sexe d’y songer

Mon amour j’avais écrit en orange

Il dormait encore quand je suis sortie

Toujours je chérirai

 

Je suis rentrée tard dans la nuit

La lettre n’était plus là

Le hérisson non plus

Peut-être il l’avait aimée

Et prise avec lui

Mise dans sa poche

Ou peut-être

Elle s’était envolée dans le brouillard

Toujours je chérirai…

 

© Crédit : Eva Magyarosi, "Untitled (noyé)", technique mixte sur papier, 2020.

 

 

Plus tard je l’ai retrouvée

Déchirée émiettée

Empoignée étranglée

Froissée tordue

Effacée délavée

Noyée dans une bouteille

Bouteille à la poubelle

 

Homme libre toujours tu chériras la mer

Et l’amour dans la poubelle

 

BP, juillet 2019.

 

 

 

Ce poème est accompagné de deux dessins originaux réalisés par l’artiste hongroise Eva Magyarosi (2020) en exposition à l’Institut Hongrois à Paris.

 

Pour information : le 10 avril, Barbara Polla présentera à l’Institut Hiongrois "VIDEO FOREVER" autour de l’œuvre d’Eva Magyarosi et de la magie des contes... Voir aussi ce lien.

***

 

Pour citer ce poème

​​​​Barbara Polla, « Homme libre toujours tu chériras la mer », poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 2 mars 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/hommelibre

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm Équinoxe Megalesia
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 18:17

Lettre n°14 |Être féministe|Textes poétiques

 

 

Elle se joue

​​​​​

 

 

Jean-Charles Paillet

Page facebook :

https://www.facebook.com/jeancharles.paillet.3



elle se joue 

des longs silences

entre les mots

ses actes réfléchis

bousculent la lenteur

des consciences

elle défend ardemment

cet autre soleil

dans son cœur

la féministe

***

 

Pour citer ce poème

​​​​​Jean-Charles Paillet, « Elle se joue », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 1er mars 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/elle

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm

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