29 avril 2023 6 29 /04 /avril /2023 13:59

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages | Poésie pour la jeunesse / pour éliminer les violences faites aux enfants

 

 

 

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​​​Berceuse pour Rose

 

 

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Dina Sahyouni

 

 

 

 

Crédit photo : Benjamin Wes, "Two Angels Singing", image libre de droits, capture d'écran par LPpdm.

 

 

 

En mémoire de Rose

 

 

 

Pour la belle Rose

les fleurs blanches arrosent

de pétales le ciel et la terre

 

 

Pour la belle Rose

nos larmes s'interposent

un ange passe


 

Pour la petite Rose

les fleurs roses se déposent

sur les nuages.. sur les rivages


 

Pour la petite Rose

on s'habille en rose

et les pétales de roses

tombent en pluie de lumières


 

Pour notre ange Rose

le silence s'impose

au ciel et sur la terre


 

Pour la belle Rose

on compose des vers

des poèmes en prose

pour la petite Rose

un ange passe


 

Notre belle Rose

en douceur se pose

dans les nuées

et le ciel s'enrose

de rose bonbon


 

Notre belle Rose

s'endort, se repose

les chants des anges

la bercent en douceur

 

 

Crédit photo : Tintoretto, Madonna dell'Orto (Venice), Chapel Morosini, "Angels carrying the censer (1627), image libre de droits, capture d'écran par LPpdm.

 

 

 

© DS., avril 2023. Une berceuse en mémoire de Rose âgée de cinq ans (disparue violemment mardi dernier, sa mort est survenue dans des circonstances criminelles). #Justice pour Rose.

 

 

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Pour citer ce poème élégiaque inédit

 

Dina Sahyouni« Berceuse pour Rose », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 29 avril 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/ds-pour-rose

 

 

 

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16 février 2023 4 16 /02 /février /2023 15:35

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Dossier majeur | Florilège | Littérature & poésie pour la jeunesse 

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Portrait de larmes

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Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

Crédit photo : Tableau du peintre Harlamov représentant un portrait d'une petite fille russe triste, capture d'écran via Commons.

 

 

Il est des larmes dorées et des larmes translucides, des larmes bleues et des larmes en feu.

Il est des larmes conteuses, savoureuses et des larmes amères au poids des haltères.

 

Les larmes ont les couleurs, prennent les saveurs, des êtres qui pleurent…

 

J'ai vu.. j'ai vu l'or des souvenirs couler de ses yeux d'orpheline aux Philippines.

 

 

© Dina Sahyouni, février 2023.

 

 

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Pour citer ce portrait poétique inédit​​​​​

 

Dina Sahyouni, « Portrait de larmes »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 16 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/ds-portraitdelarmes

 

 

 

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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 17:15

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Critique & réception

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​​​Anne-Emmanuelle Fournier,

 

« L’Offrande Aux Fantômes »

 

suivi de « Il y a longtemps que je t’aime… »,

 

Éditions Unicité, 2022,

 

68 pages, Format : 15 x 21, 13€

 

 

 

 

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Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© ​​​​Crédit photo : Première de couverture du recueil « L’Offrande Aux Fantômes » suivi de...

 

« L’Offrande Aux Fantômes » suivi de « Il y a longtemps que je t’aime… », Anne-Emmanuelle Fournier, Éditions Unicité, 2022, 68 pages, Format : 15 x 21, 13€.


 

Il y a des souvenirs qui sont tellement ancrés dans nos esprits qu’ils constituent une seconde nature donc ils sont éternels. Ce sont ceux qui ont trait à l’enfance, cette période charnière de notre existence au cours de laquelle les liens intergénérationnels comptent énormément. Ces souvenirs se déploient au fil de ce recueil de poèmes d’Anne-Emmanuelle Fournier intitulé : « L’Offrande aux fantômes ». Mais qui sont ces fantômes ? Ce sont ses aïeuls : grand-père et grand-mère dont les faits et gestes continuent de hanter l’esprit de la poète. Des repas de famille, tant de bons moments partagés en toute liberté dans la quiétude ou l’effervescence. Moments de confluence du bonheur de vivre dans la joie intense.

 

La figure du grand-père, ce lettré qui lui a tant appris est très prégnante. La transmission a été si bien faite que « la trace » de ce dernier est comme « une écorce douce, un courant paisible » qui perdurent en elle. Mais comment oublier les odeurs, les saveurs, les couleurs qui peuplent les jours d’été qui s’étirent tout doucement à la faveur de l’insouciance de l’enfance alors que ceux des aïeuls se rétrécissent ? 

C’est au tour de la grand-mère qui a survécu au patriarche de rendre l’âme, alors qu’elle s’accrochait à la vie malgré la progression de sa maladie. Encore une autre branche tombée de l’arbre généalogique de la petite-fille.

 

Fini le rite de la confiture aux groseilles et cassis, l’étreinte de l’aïeule, les balades nocturnes le long de la rivière, le partage d’un « plat odorant à l’ombre d’un platane ».

Vendue, la maison familiale – cette maison qui renferme la mémoire des ancêtres–, il y a donc des bruits familiers qu’on n’entendra plus : « le craquement du plancher », « le bourdonnement du frigo contre le carrelage », « le sifflement besogneux de la grand-mère », « la voix tonitruante des oncles », « le chant ténu des crapauds », « le vol de chauve-souris ». 

 

« Ainsi dans les contes périclitent les royaumes, lorsque meurent les Reines. », comme le souligne Anne-Emmanuelle Fournier. 

 

Voici un extrait du texte qui termine la première partie du recueil de poèmes :

 

« L’enfant qui fut n’est jamais repassée devant la bâtisse, depuis que celle-ci bat d’un autre sang. Non que cela ait été une décision. Peur inavouée qu’un royaume tant aimé soit devenu méconnaissable ? Ou que rien n’ait changé, peut-être. Une autre maison est venue nous chercher, et nous avons consenti à lui confier nos destinées. Elle avait déjà ses propres fantômes, reposant à quelques dizaines de mètres dans le grand songe de la terre.»

 

Après avoir célébré la mémoire de ses aïeuls, Anne-Emmanuelle se tourne vers les vivants. Voici venu le moment d’honorer sa moitié en le gratifiant d’un poème : 

 

« Et je cherche en vain une image pour te dire

Qui soit assez vraie

Pas un simple sortilège de mots 

Il n’y en a pas, sans doute

D’autre que ce second cœur

Que tu as planté dans l’offrande

De mon ventre. »

 

« Il y a longtemps que je t’aime » : cette deuxième partie du recueil de poèmes est un hymne à l’amour et à la vie. 

Quoi de plus palpitant qu’une vie qui évolue au creux de son être avec la complicité de son aimé ! C’est la célébration de l’amour maternel dans son immensité.  Anne-Emmanuelle semble avoie désiré le fruit de ses entrailles avant qu’il ne soit conçu. On dirait qu’il a été pensé avant même d’existé. Aussi clame-t-elle : 

 

« Je t’ai aimé

Longtemps avant que le monde ne murmure

La possibilité de ta venue

Je t’aimais déjà

Avant de dire je

Oh enfant

Cet amour est plus grand, plus ancien

Que tout ce que je crois être »

 

 

 

© Maggy DE COSTER

URL de référence : http://www.editions-unicite.fr/auteurs/FOURNIER-Anne-Emmanuelle/l-offrande-aux-fantomes/index.php

 

NDLR : Anne-Emmanuelle FOURNIER a étudié l’anthropologie puis la traduction. Elle travaille actuellement comme traductrice et interprète. Elle est également chanteuse et mélodiste dans le groupe Unseelie et s’accompagne à la harpe dans un projet musical personnel.


 

 

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Pour citer ce texte inédit

 

 

Maggy De Coster, « Anne-Emmanuelle Fournier, « L’Offrande Aux Fantômes » suivi de « Il y a longtemps que je t’aime… », Éditions Unicité, 2022, 68 pages, Format : 15 x 21, 13€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 30 janvier 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/mdc-offrande 

 

 

 

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19 décembre 2022 1 19 /12 /décembre /2022 15:44

 

Événements poétiques | Calendrier du matrimoine poétique 2022 & N°12 | Poémusique des femmes & genre | Dossier mineur | Articles & témoignages / Revue matrimoine

 

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Brève présentation de

 

 

Conceição Evaristo

 

 

 

 

 


 

Claire Tastet

Professeure agrégée de Lettres Modernes

 

 

 

Crédit photo : Fora do Eixo, Conceição Evaristo au Festival Latinidades 2013, Creative Commons, image fournie par l'autrice.

 

 


 

Grande voix de la littérature brésilienne, Conceição Evaristo s’est illustrée à la fois dans le récit (romans et nouvelles) et dans la poésie.  Née en 1946, elle a grandi dans une favela et est publiée à partir des années 1990. Femme engagée, elle prête sa voix et sa plume aux luttes sociales, plaidant pour une société plus égalitaire, dénonçant sans relâche le racisme et la violence dont sont victimes tout particulièrement les femmes afro-descendantes.  

 

Dans ses « escrevivências » (traduit par « écrits-vie »), les héroïnes sont précisément ces femmes, vivant dans les quartiers les plus pauvres du pays, renouant avec leurs origines, se réappropriant une mémoire collective effacée par la colonisation, luttant contre les injustices, organisant une sororité salvatrice, ne renonçant jamais, toujours insoumises (tel est le titre de l’une de ses œuvres).

En France, ses œuvres sont publiées par les éditions Anacaona et par les éditions des Femmes.

 

Bibliographie

 

L’Histoire de Poncia, 2015, traduit du portugais par Paula Anacaona, éditions Anacaona

Banzo, mémoires de la favela, 2016, traduit du portugais par Paula Anacaona, éditions Anacaona

Insoumises, 2018, traduit du portugais par Paula Anacaona , éditions Anacaona

Poèmes de la mémoire et autres mouvements, 2019, Traduit du portugais (Brésil) par Rose Mary Osorio et Pierre Grouix, Préface dIzabella Borges et Postface de Pierre Grouix, éditions Des Femmes

Ses yeux d’eau, 2020, Traduit du portugais (Brésil) par Izabella Borges, Préface d’Izabella Borges, éditions Des Femmes 


 

 

Pour la petite fille

 

 

Pour toutes les petites filles et les petits garçons aux cheveux tressés ou sans tresses


 

Je dénoue les tresses de la petite fille

et mes doigts tremblent

de peur dans les chemins

divisés de ses cheveux.


 

Je lave le corps de la petite fille

et mes mains butent

douleurs dans les marques-souvenirs

d’un fouet traître.


 

J’habille la petite fille

et à mes yeux

la couleur de ses vêtements

insiste et se confond

avec le sang qui coule

du corps-sol d’un peuple.


 

Je rêve les jours de la petite fille

et la vie surgit avec gratitude

décroisant ses tresses,

et son vêtement surgit ample

juste et défini

et le sang se tarit

se promène tranquille

dans la veine de nouveaux chemins

d’espoir.*

 

 

*Conceição Evaristo, Poèmes de la mémoire et autres mouvements, Traduit par Rose Mary Osorio et Pierre Grouix, Éditions Des Femmes, 2019.


 

 

 

© Claire Tastet est professeure agrégée de Lettres Modernes.  Elle enseigne le français au lycée.  Passionnée par la littérature, elle a à cœur de faire vivre le matrimoine littéraire français  et  de lire les autrices contemporaines en partageant ses lectures sur les réseaux sociaux.

 

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Pour citer ce texte inédit du matrimoine poétique

 

Claire Tastet, « Brève présentation de Conceição Evaristo »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes 2022 | « Calendrier du matrimoine poétique 2022 » & N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 19 décembre  2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/matrimoinepoetique22/clairetastet-conceicaoevaristo

 

 

 

 

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Dernière mise à jour : le 19 décembre 2022

 

 

 

 

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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 14:47

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Critique & réception | Revue culturelle des Amériques

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Nathalie Maranelli

 

L’enfant de Rio

 

Roman, Éditions Lazare et Capucine, 2021, 21€

 

 

 

 

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Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

 

©​​​​​​ Crédit photo : Première de couverture illustrée de L’enfant de Rio, roman de Nathalie Maranelli, Éditions Lazare et Capucine.

 

 

 

 

Malandro (malandrin en français), l’enfant de Rio est ce garçon des rues qui survit en fouillant dans les poubelles et qui est prêt à tout pour sortir de l’ornière.  D’ailleurs il a eu la vie sauve par la grâce de Luis qui l’a recueilli dans une poubelle à la naissance. Malheureusement ce dernier sera tué à cause de son homosexualité. Il va manquer à jamais à son protégé mais son ombre planera toujours sur lui. Il est à l’image des 3, 2 millions d’enfants brésiliens livrés à eux-mêmes, s’adonnant au vol à l’arraché, sniffant de la colle, leur drogue de survie.

 

Vif et débrouillard, Malandro est tantôt cireur de chaussures, tantôt vendeur de journaux à la criée. Ayant la rue pour résidence permanente et un carton sur le bitume pour matelas, il n’est guère à l’abri des agressions perpétrées par des bandes rivales. Et pour se défendre, il a un couteau bien effilé, baptisé Eustache qui l’accompagne partout comme un cicérone. Il sait aussi que sa vie ne vaut rien : même les policiers tirent sans sommation  sur les déshérités du sort, quelquefois abandonnés sur un banc public par un parent sans perspective sociale et économique.

Ces enfants des rues sont socialement stigmatisés jusqu’à se faire appeler communément « malandrins » et leurs futurs rejetons connaîtront le même sort qu’eux comme si c’était inscrit dans leur ADN.

 

 

©​​​​​​ Crédit photo : La romancière brésilienne Nathalie Maranelli.

 

 

Partout où il va, il ressent la présence de Luis. Aussi convient-il que tous les petits bonheurs qu’il a connus est le fait de ce guide spirituel qui veille sur lui de là-haut, se représentant sous la forme d’une mouette. Citons par exemple : le chanteur Gilberto Gil qui l’a reçu chez lui avec humanité, chose impensable  pour un Malandro,  va-nu-pieds en manque d’affection ;  Gustave le vendeur de glace qui lui donne  de  temps en temps une glace même périmée ; Maria la cuisinière qui lui donne de quoi se sustenter. 

 

Les jeunes filles mineures sont à leur tour la proie des proxénètes qui les enlèvent pour les livrer à la prostitution. Il a un but c’est d’aller sauver Flor sa compagne d’infortune, disparue du radar, supposée victime d’enlèvement car ce phénomène est légion au Brésil.  

Grâce aux personnes généreuses que le destin a mises sur son chemin il a pu croire en son potentiel. Il veut reprendre le chemin de l’école et plus tard construire sa vie avec Flor quoi qu’il advienne.   

Dans ce roman Nathalie Maranelli fait également état de l’incompétence des services sociaux, de la gabegie administrative et de la corruption institutionnalisée au Brésil. 

 

 

© Maggy DE COSTER

 

 

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Pour citer ce texte inédit 

 

Maggy De Coster, « Nathalie Maranelli, L’enfant de Rio, Roman, Éditions Lazare et Capucine, 2021, 21€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | AUTOMNE 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 25 octobre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/mdc-maranelli-lenfantderio

 

 

 

 

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